La liberation de Sées et la disparition du general Leclerc

le 14 eme hussards de passage à Sées Place du Parquet (1908)
Le 14 eme hussards et le 103 eme RI sont mobilisés le 2 aout à Alençon Des le 7 aout ils sont dans la région de Verdun Pour les hussards commencent les missions de reconnaissance Les deux régiments passent en Belgique le 21 Aout Le lendemain  a lieu le sanglant combat d 'Ethe où tombent parmi les hommes du 14 hussards 6 officiers _dont le lieutenant colonel de Hautecloque _et prés de cent cavaliers .Le même jour ,le 103 eme perd 60% de ses effectifs ( extrait les temps des militaires à Alençon de 1874 a 1991 archives départementales de l'Orne)


 Le  lieutenant - colonel de Hauteclocque



 Le  lieutenant - colonel de Hauteclocque et son fils Bernard  2 aout 1914   Alençon ( cliché archives departementales de l'Orne)

Tous deux tombent  au champ  d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique)

   Le 14 eme hussards  en octobre 1893  arrive à Alençon
 Le 14  éme  hussards .ce régiment de cavalerie est nouveau ;il vient d 'être crée avec des détachements de 14 régiments ( 7 de chasseurs et 7 de hussards) mais en reprenant le numéro 14 disparu depuis  1816 il devient l'héritier ( c est la filiation d 'apellation ) de celui qui formé a Turin en1813 avait  cette même année combattu à Dresde .le nom de cette ville allemande est donc inscrit sur 
l 'étendard du régiment '( extrait de l'ouvrage " le temps des militaires à  Alençon de 1874 à 1991")

   C 'est en 1907 qu ' arrive à Alençon Wallerand de Hauteclocque il est alors chef d escadron au 14 eme hussards
Né en 1866 il est sorti de Saint Cyr en 1885 et a fait campagne en Afrique  contre Samory il a été fait " chevalier de la légion
 d 'honneur "le 30 décembre 1905 alors qu il était chef de bataillon breveté  au 75 eme regiment d infanterie de ligne pour 24 ans de services et deux campagnes ( m Dargaud )"

Le lieutenant colonel part a la tête de son unité au premier jour de la mobilisation generale en compagnie de son fils ainé Bernard - François - Marie  agé de 18 ans engagé volontaire comme cavalier au 14 eme hussards 
Tous deux tombent  au champ  d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique )



Photo familiale   1 er rang  1er a gauche  mon grand pére  Jean Marie Danet rescapé du combat de Ethe
 3 eme '( en noir )  le lieutenant colonel de Hauteclocque
 2 eme   rang le 7eme le  fils du colonel juste derriére son  pére



 photo familiale     Trois du quatorzieme hussards  Le pére et ses deux fils 
Le premier a gauche( Marcel danet ) fut décoré en 1918 prés de Charleville suite a son intervention pour sauver l un de ses officiers blessés qu il ramena dans les lignes françaises





Extrait archives  departementales de l'Orne "le colonel de Hauteclocque"Ce 22 août 1914, au combat de Ethe, le régiment perd 8 officiers, dont le lieutenant-colonel de Hautecloque et 73 sous-officiers et hussards. Le régiment est obligé de retraiter sous le feu de l'artillerie allemande. Dans le même temps, à Virton à l'EM du C.A., le colonel Raymond( 4 eme premier rang veste claire ) est blessé d'une balle à la tête : il sera évacué sur Montmédy et fait prisonnier quelques jours après. Mis au repos le 26 août, le régiment déplore 175 tués ou disparus depuis le 22 août. Ayant reçu des renforts, le régiment est engagé à Nanteuil-le-Haudouin, dès le 9 septembre et passe l'Aisne dans la nuit du 12 au 13 et participe à la bataille de l'Ourcq. Le maréchal des logis Gallet capture 52 prisonniers allemands cachés dans une grotte et reçoit la médaille militaire.
Le 14e Hussards est déplacé pour participer à la Course à la mer.
    EXTRAIT Wikipedia  La course à la mer est la dernière étape de la guerre de mouvement au début de la Première Guerre mondiale. Elle a lieu sur le front occidental de septembre à décembre 1914 à l'issue de la bataille de la Marne qui voit l'arrêt de l'offensive allemande et la consolidation du front ainsi obtenue de l'Oise jusqu'à la Suisse ; les belligérants tentent de se contourner au nord par le flanc ce qui les conduit jusqu'à la mer du Nord.


Tombe de  Wallerand de Hauteclocque  
 " le colonel n'a pas suivi le régiment dans sa retraite vers la mort   aprés l 'avoir renvoyé il a mis pied a terre lentement il ne pouvait plus tenir en selle et son cheval blessé allait s abattre   Les maréchaux des logis de la bruniere et Duhault accourent a leur chef et lui offrent leur monture .Le colonel les remercie " Ce n est pas la peine dit il je ne pourrais pas m 'en servir j ai le bras cassé et j ai une balle dans la cuisse ,ils lui proposent de le conduire à l'ambulance " Ne vous occupez pas de moi je suis en être sans valeur puisque je ne peux plus me battre " et avec un sourire " ils ne m 'auront pourtant pas  vivants j'ai encore un bras valide et mon revolver est chargé   vous rejoignez votre régiment car l'ennemi est là à 2 pas et il ne faut vous occuper que de lui .Adieu et merci ...." ( l illustration 24  mai 1924)


Une croix est érigée à l'endroit  où son corps fut retrouvé  et où il fut inhumé par les hommes du capitaine Pille du 124 eme regiment d'infanterie (ref à conférence de Chantal Bonazzi 19  21 Novembre  1997 )

Extrait document regional Alençon 

La commune de Belgique commémore le sacrifice de 600 à 700 soldats de l'Orne, dont de nombreux Alençonnais. Les Belges viendront le 2 août 2014, pour le 100 eme anniversaire du début de la Grande Guerre.

Le jour commence à poindre, en ce matin du 22 août 1914. Un épais brouillard enveloppe le village d'Ethe, à 15 kilomètres de la frontière qui sépare la France du Luxembourg belge. Il a plu, l'air est doux. Dans la rue principale, sept à huit mille soldats, arrivés à pied pendant la nuit pour monter à l'assaut de l'armée allemande. On y trouve le 103e RI et les cavaliers du 14e hussards, partis d'Alençon. Aussi le 104e, composé d'autres Ornais. La mobilisation générale a eu lieu le 2 août. Les Alençonnais, partis en train jusqu'à Verdun, via Paris, sont déjà au front.
Les premiers rayons du soleil dissipent les brumes. Et révèlent, sur les crêtes qui dominent le village, des batteries d'artillerie et de mitrailleuses allemandes. Des soldats occupent aussi les maisons. Le piège se referme, l'ennemi attaque cette cible trop facile. Pris sous le feu, les Français improvisent une fortification, installent leurs canons, utilisent le ballast de la voie ferrée comme un rempart.
Sabre contre mitraille.....
Au cours de la seule journée du 22 août, environ 3 500 soldats sont  tués à Ethe, 20 000 dans les proches environs. Dont 600 à 700 Ornais. Parmi les officiers du 14e hussards, le lieutenant-colonel Walleran de Hautecloque, oncle du général Leclerc, qui libérera Alençon trente ans plus tard, en 1944.
Héroïsme ou acte désespéré ? Sur terrain découvert, le lieutenant-colonel monte à l'assaut, sabre au clair, des mitrailleuses allemandes. C'est un massacre. L'officier reçoit une balle dans le bras, une autre dans le genou. Son fils, Bernard, est tué. En se repliant vers l'arrière avec son escorte, Walleran de Hautecloque est fauché par un obus.
À la faveur de la nuit, les survivants décrochent, quittant en silence cet enfer de feu et de sang. Les roues des charrettes ont été emmaillotées de paille. Les blessés intransportables sont confiés aux soins des villageois et des médecins et infirmiers militaires, restés sur place.
Au matin, les Allemands découvrent que la troupe a disparue Ivres de rage, ils achèvent les blessés, fusillent aveuglément les civils, enfants, femmes, vieillards, incendient les postes de secours.
À Ethe et dans les communes voisines, ces deux journées forment un sanglant épisode de la bataille des frontières, la plus meurtrière de toute la Première Guerre mondiale.






EXTRAIT ARCHIVES DEPARTEMENTALES

Le 22 août 1914, au combat de Ethe, le régiment perd 8 officiers, dont le lieutenant-colonel de Hautecloque et 73 sous-officiers et hussards. Le régiment est obligé de retraiter sous le feu de l'artillerie allemande. Dans le même temps, à Virton à l'EM du C.A., le colonel Raymond ( le 4 eme partant de la gauche au premier rang )est blessé d'une balle à la tête : il sera évacué sur Montmédy et fait prisonnier quelques jours après. Mis au repos le 26 août, le régiment déplore 175 tués ou disparus depuis le 22 août. Ayant reçu des renforts, le régiment est engagé à Nanteuil-le-Haudouin, dès le 9 septembre et passe l'Aisne dans la nuit du 12 au 13 et participe à la bataille de l'Ourcq. Le maréchal des logis Gallet capture 52 prisonniers allemands cachés dans une grotte et reçoit la médaille militaire.



Ce pont, connu à Ethe comme Pont des Arminis, fut construit en 1873 pour supporter le passage de la ligne de chemin de fer de Virton Ville vers Marbehan. Il est devenu Pont du 14e Hussards en mémoire des cavaliers français tués à cet endroit le 22 août 1914. "Le 22 août 1914, après 8h, les cavaliers français du 14e Hussards chargent les fantassins allemands installés au nord de la voie ferrée, les Hussards passent et repassent sous le pont et se font massacrer par les mitrailleuses allemandes.
Ref a livre d or du 14  ème  régiment de hussards 
 disparus le 22 Aout 1914  bataille de Ethe   33
 Morts au champ d'honneur dèçédés et blessés 
                19 officiers  62 hommes de troupes
  

EXTRAIT   Musée de la bataille des  frontiéres de jean  Latour
Jean Dauphin, cofondateur du Musée de la bataille des frontières en Gaume, fête cette année ses 90 ans. Instituteur à Latour dès l'âge de 22 ans, il a connu nombre de témoins directs des "atrocités allemandes", dont il perpétue une mémoire dénuée de rancœur et de haine. Photo: Olivier Favier.
Ce « combat de rencontre », comme on l’appelle encore, est l’épicentre du plus vaste engagement de toute la première guerre mondiale. Le même jour, les Allemands mènent une offensive de moindre ampleur, sans être mieux informés des manœuvres adverses. Quoi qu’il en soit, les lignes se sont brusquement rapprochées et des combats éclatent tout au long d’un front qui s’étend de Mons à Belfort, sur près de 600 km.

À Rossignol, ce sont 7 000 soldats français qui meurent dans la journée, 17 000 pour les quinze batailles livrées dans le Luxembourg belge, 25 000 sur l’ensemble des combats. Ce record macabre n’a jamais été dépassé depuis dans l’Histoire de France. Si l’état-major français ne prend pas le soir-même la mesure du désastre, les nouvelles qui affluent le lendemain sauront l’en aviser.

.Si la guerre de mouvement a laissé peu de traces dans le paysage –les murs encore rougis par les flammes de l’église d’Èthe, quelques obus fichés dans celle de Rossignol- elle a profondément marqué les cœurs. À 90 ans, Jean Dauphin, cofondateur et actuel président du Musée de la Bataille des Frontières en Gaume, continue d’en témoigner.


jean Latour m'  a adressé son document sur les combats sanglants du 22 aout 1914 alors que je lui adressai la photo représentant les soldats et officiers du régiment du 14 eme regiment  de hussards( photo familiale ci dessus )








Image illustrative de l'article Philippe Leclerc de Hauteclocque

Philippe Leclerc de Hauteclocque



Officier général francais 5 etoiles.svg Philippe Leclerc de Hauteclocque

 
Leclerc fut tout d'abord son nom de guerre  au sein des Forces françaises libres, avant d'être ajouté à son patronyme légal : il a été autorisé à se nommer Leclerc de Hauteclocque par décret du 17 novembre 1945 publié aux JO des 19 et 26 novembre 19451.
Il a été élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France 


La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de 130 espagnols antifranquistes

Le haut commandement finit par insister : Paris doit être libéré par des Français. Les Américains permettent ainsi aux combattants de la 2e DB de se distinguer en devenant les premiers libérateurs de la capitale

Les conducteurs de  chars montrent leur joie


EXTRAITS DE MON  JOURNAL SAGIEN



Ref à  "carnet de route d un croisé de la France libre"de


Le géneral  Leclerc sur le pont neuf a Alençon( Aout  1944)quelques heures avant d atteindre  Sees distante de 20 kilométres au  nord




Alençon       prés     du pont neuf

Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5éme DB  car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan. Les Français de Leclerc, ayant libéré Carrouges  et Ecouché  le 13 août, lancent une unité de reconnaissance au centre d'Argentan, mais cette unité est chassée par des blindés allemands lors d'une contre-attaque.

  le 12 Aout 1944                                        Capitaine Dronne ( a gauche )




2 eme DB dispositif du XV eme  corps . Après la Sarthe  la division Leclerc est à la pointe du dispositif américain, réalisant un mouvement d'encerclement. Rapidement, les troupes du XVe corps US se portent vers le nord, et c'est la 2e DB qui libère Alençon le 12 août 1944, si rapidement que les Allemands en sont décontenancés. Le général Patton  commandant la IIIe armée, ne tarit pas d'éloges au sujet du général Leclerc qui appliquait les principes de l'attaque à outrance depuis que les Français étaient entrés en Normandie.
Aussi les Américains font-ils de la 2e DB le fer de lance de leur attaque vers Argentan  pour fermer la poche de Falaise. Or, après de terribles combats dans le secteur de la forête  d Ecouves , les troupes françaises se dispersent et débordent

 Extrait rapport 2 eme DB   Le général Leclerc   décide  de se porter à l'avant  de leur secteur au sud d'Argentan, à tel point qu'ils ralentissent la progression de la 5e Division Blindée américaine à Sées. Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5eme DB américaine  car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan.

Sees Grande  rue 
                Notes personnelles On assiste place du Parquet à  un rassemblement  de chars et de véhicules les plus divers  ,un embouteillage monstre où les conducteurs de  chars américains et français ne  savent plus comment manoeuvrer pour sortir de cet  embouteillage 


Rassemblés  aux pieds de la cathédrale quelques   prisonniers de la wehrmacht apeurés  pris  dans la campagne environnante  sont rassemblés    Je  crains pour leur sécurité ,  ce  sont  des italiens enrôlés de force ? Ils montrent leurs piéces d  identité et des  photos de famille pour attendrir leurs bourreaux menaçants  et implorent la foule déchainée Leurs photos sont jetées à tout va … spectacle désolant s’il en  est  un!


Et ces tanks ? Mes yeux voient-ils clair ? Ce sont eux ? Oui, ce sont eux. Ce sont des Espagnols. Je vois toutefois le drapeau tricolore. sur l’un des chars

Partant du  Tchad nous font ils savoir Ce sont eux qui, après avoir traversé l’Afrique,.se distinguent au milieu de la 2eme DB

Les tanks portent des noms évocateurs : “Guadalajara”, "Ebro" "Guernica" “Teruel”,  etc...                   
La colonie espagnole "sagienne " accueille avec enthousiasme "la nueve"


La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de
130 espagnols antifranquistes












le 12 Aout 1944  Jour de la liberation de Sées
Premier contact entre le capitaine Dronne et André Mazeline ( extrait de "la resistance normande face a la Gestapo )par Raymond  Ruffin


texte   Place de la cathèdrale des chars marqués de la croix de Lorraine ! une jeep et prés d elle un capitaine barbu coiffé d un képi orné de l' ancre de marine un français et un marsouin en plus ! André mazeline croit rêver 
je suis le capitaine Dronne et j appartiens à la 2eme db ; venez je vais vous accompagner prés du général 
voir photo plus haut 


Parti le 26 Novembre  1947 pour une tournée d'inspection en Afrique du nord , le général Leclerc   passe l'après-midi du 26 et la journée du 27 dans la région d'Arzew- pour assister à une manœuvre interarmée.
Le 28 novembre au matin, il assiste à une prise d'armes à Arzew puis rejoint l'aérodrome de La Sénia où l'attend son avion personnel, un B25 Mitchell baptisé Tailly 2 (Tailly  est le nom de la commune de la Somme d'où est originaire Leclerc) qui doit le conduire à Colomb Béchar  où il doit passer la journée. L'avion décolle à 10 h 15 avec une météo peu favorable : une tempête de sable  est annoncée sur Colomb Béchar

 A 10 H 15   LE 28 Novembre 1947  le  Mitchell  B25  bombardier bimoteur américain transformé en avion de transport décolle de 
l aérodrome d Oran la Sénia 
A son bord se trouve le général Leclerc  probablement le français le plus populaire de son temps Deux autres appareils devaient prendre l air mais renoncent en raison du mauvais temeps Mais 
 l'avion du général lui fonce en direction de Colomb Bechar   tout droit vers la tempête de sable annoncée
Onze personnes accompagnent le général  


 L 'appareil n arrivera jamais à Colomb  A 11 Heures 58 
l avion du général  s écrase contre le remblai de la voie ferrée méditerranèe Niger  
 Le choc effroyable est immédiatement suivi d une gerbe de flammes Le général Leclerc
 n 'est plus 

Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 09/03/1995 - page 565

Réponse. - Les cérémonies commémoratives de la libération de la France, en particulier de Paris et de Strasbourg, ont permis de rendre hommage à la mémoire du maréchal Leclerc de Hauteclocque. L'accident d'avion dont celui-ci a été victime a fait l'objet d'un procès-verbal dressé le 30 novembre 1947 par la brigade de gendarmerie d'Oujda au Maroc. Le procès-verbal rapporte la déclaration d'un témoin oculaire de l'accident qui a vu " un avion volant à faible altitude rasant une petite montagne et qui, après avoir effectué quelques loopings, est venu percuter le remblai de la voie ferrée.
L'avion descend à basse altitude et suit la voie ferrée du transsaharien qui conduit à Colomb-Béchar1
L'atterrissage, prévu à 11 h 45, est repoussé deux fois d'un quart d'heure par l'équipage. Le dernier message du B25 disait : « Tout va bien à bord, sommes à dix minutes du terrain de Colomb béchar
l'appareil au contact du sol a explosé et a pris feu immédiatement ". Ce témoin pense que " les causes de la catastrophe sont dues au mauvais temps qui sévissait au moment de l'accident. La visibilité était très mauvaise par suite d'un fort brouillard formé de pluie fine ; de plus, un vent violent soufflait vers le Nord ". Il n'a " pas entendu de raté de moteur mais a vu distinctement l'appareil effectuer quelques loopings à faible hauteur avant de s'écraser au sol ". Telles sont les informations qu'il est actuellement possible de fournir sur les circonstances de cet accident.

Une heure plus tard, la rumeur d'un accident commençant à se propager à Colomb Béchar , une colonne de la 1re compagnie saharienne portée de la légion se met en route vers le Nord en longeant la voie ferrée. Ils découvrent les débris du bombardier éparpillés de part et d'autre du remblai

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sees la place du Parquet

SEES année 40 ...OCCUPATION

19 juillet 1940 Winston Churchill créa le SOE "Nous mettrons le feu l Europe".....et l Orne devint ainsi l un des premiers départementsles plus actifs Sa mission ..... soutenir les divers mouvements de Résistance Le Special Operations Executive (SOE, « Direction des opérations spéciales ») est un service secret britannique qui opérera pendant la Seconde Guerre mondiale (créé le 19-22 juillet 1940 par Winston Churchill et dissous le 30 juin 1946), Le SOE la situation internationale En ce mois de juin 1940 l Angleterre découvre sa solitude, .jours cruciaux où elle reste seule nation au combat devant la toute puissante machine de guerre allemande forgée par Hitler Seule tandis que l URSS reste liée à l Allemagne hitlérienne par le pacte d amitié et de non agression alors que les USA n ont pas encore subi le choc de Pearl Harbour Pour tenir et se défendre il reste à l Angleterre les débris de ses troupes réembarquées à Dunkerque Il lui reste aussi les qualités traditionnelles la ténacité et la force d âme de son peuple C’est dans une telle ambiance que le 17 juin 1940 le general de gaulle gagna l’Angleterre et lança son appel dés le lendemain de son arrivée LE SOE sera alors crée par Churchill le 16 juillet1940 « Nous mettrons le feu à l Europe » ref Soe in France par MICHAEL RD FOOT historien Le soe etait un organisme majeur qui devait frapper en territoire ennemi vite et fort Ses operations devaient être caractérisées par la soudaineté la ruse et la souplesse et frapper l ennemi aux défauts de sa cuirasse militaire et économique Le SOE crée par Churchill fut donc un service secret autonome chargé d une mission classique…la guerre subversive…. mais en apportant une aide puissante et inestimable aux groupes de resistants héroiques issus de nos villes et nos campagnes Afficher l'image d'origine Pour être conscient et informés du déroulement des evenements et de la coopération entre le SOE et la Résistance il a fallu attendre quarante années le document officiel de 800 pages « soe in France » de Michael Foot publié en 1966 en Angleterre mais interdit de publication en France par les Anglais c’est seulement en 2008 qu il fut publié en France Pourquoi ce livre fut interdit de diffusion en langue française par les anglais ? et non pas par les français ) Parce qu il écornait l’image complaisamment entretenue selon laquelle la Resistance dont la grandeur ne prêtait pas au doute aurait été une affaire purement française ( jean louis Crémieux –Brillac " soe in france " par Michael Foot ) Surtout comme le montre jean louis Crémieux Brilhac dans un substantiel avant propos la surprise est extréme de découvrir l ampleur de l action directement menée en France par les britanniques et le nombre de français qui y furent engagés Ce renversement de perspective explique que ce livre ne paraisse qu’aujourd,hui en français Il est évident que moi-même simple habitant de ma petite ville normande je ne pouvais qu’ ignorer l existence de ce service secret surtout lorsque les nouvelles nous parvenaient de radio Paris station d état controlée par l occupant et que nous écoutions en permanence en dehors des emissions discrétes et brouillées de la BBC L article ci-joint n est pas un article partisan mais une mise au point tardive qui met en évidence l action des services secrets britanniques 50 années plus tard après la fin de la 2eme guerre mondiale Action conduite par Churchill qui avait déçidé selon ses termes « mettre le feu à l Europe »en déplaçant la guerre sur le terrain de la guerre subversive En paralléle avec le but du SOE et la publication de ce document, j essaie de développer sans prétention l histoire sagienne telle que je l ai vècue et perçue pendant et après l occupation de juin 1940 à 1944 et ensuite après la liberation Comme tout jeune de mon age je n étais pas en mesure d interpréter les évenements qui conduisaient ma vise sagienne Après des débuts fort précaires les membres du SOE purent toutefois mettre sur pied un réseau de recrutement et établir un programme d instruction qui comprenait une initiation aux methodes de l espionnage, des cours de radio, de sabotage, des exercices de commando, close combat, de parachutage et d autres disciplines peu orthodoxes Dans l imaginaire du grand public les agents des services spéciaux sont de veritables surhommes la réalité est bien différente elle dépasse souvent en intensité dramatique tout ce que la littérature consacrée à la seconde guerre mondiale a pu inventer Parmi les hommes et les femmes recrutés et entrainés au rôle d agent secret figuraient un dessinateur de mode, un artiste,un publiciste, un receptionniste d hotel, un ingenieur etc ???bref des représentants de toutes les branches de l activité sociale Leur seul trait commun _en dehors de leurs qualités de sang froid d’ingeniosité et de courage _était leur parfaite connaissance du français et de la France Le SOE avait choisi un genre qui requiert une extréme bravoure Ces hommes et femmes ordinaires nantis d un passé normal de civils revinrent après la guerre à des activités bien moins spectaculaires quoique utiles à le société Prenons le cas de Culioli chef du réseau Monkey Puzzle considéré comme « un heros de Churchill » et qui après des interventions héroîques dans le cadre des parachutages clandestins fut blessé torturé et déporté Après ses activités de resistant il reprit sa tâche administrative à Alençon comme contrôleur des impôts et décéda en 1994 à Mortagne au Perche et inhumé à Gesvres ( Mayenne ) Les agents secrets hommes et femmes tous volontaires n ont la plupart du temps pas été préparés à l impitoyable guerre de l ombre mais ce sont des etres humains qui connaissent la peur, l angoisse permanente de vivre dans un milieu hostile Il est un fait ;;sauf une minorité directement impliquée ;directement dans le conflit;nous ignorions totalement totalement la création et l existence de cet organisme et en conséquence le déroulement des drames aériens qui se déroulaient au dessus de nous, autour de nous ;dans les villes et les campagnes de nos départements et qui avaient pourtant pour but de délivrer les français de la gangue nazie Evenements clandestins préparés dans le plus grand secret qui se déroulaient la nuit et impliquant un minimum de volontaires prêts à tous les sacrifices C est donc la raison pour laquelle j ai tenté de comprendre le déroulement des actions entreprises par les belligérants Si dans l esprit des français deux ensembles d acteurs ont animé la resistance, la France libre et ses envoyés d une part et les formations de resistants…….. il faut donc en réalité en ajouter un troisieme : les Anglais et plus précisement le SOE, la BBC et la RAF (royal air force) Voila deux années que « SOE in France » s impose sur le marché du livre et apporte multiples précisions à la coopération entre français et britanniques durant les premiers mois de l occupation Pour créer cette intervention britannique Churchill avait besoin de français parfaitement bilingues et créa donc à l interieur de cette organisation une section française commandée par le colonel Buckmaster qui fut l animateur du SOE pour la France à tel point que les réseaux dans notre pays seront appelés réseaux Buckmaster Une cinquantaine de reseaux soit 1000 agents relevant de la section F du SOE de conception britannique avait été relevée dans toutes les regions de France On y ajoute comme je le souligne la présence organisée et constante de réseaux britanniques ( réseaux Autogiro Chesnut Monkey puzzle Scientist, Pimento etc…)répartis dans nos différents départements ou pres de 2000 agents se livraient à la guerre subversive Le general de gaulle accepta difficilement que des français combattent dans une organisation britannique et il créa a son tour le BCRA de la France libre Entre le BCRA de la France libre crée par le general de gaulle et la section F donc française du SOE la cooperation pour efficace qu elle fut devint inévitablement competitive, Des heurts fréquents et parfois rudes emailleront les échanges entre les deux partis Les débuts du BCRA composé de français volontaires furent donc hésitants en raison de désaccords entre le gouvernement britannique et le général de gaulle En complément ajoutons que les britanniques disposaient d une aviation apte à remplir les missions les plus diverses dans le cadre des parachutages Les anglais fournissaient naturellement au BCRA le matériel le transport et les services de réception des émissions clandestines en leur laissant toute liberté d action Et nous arrivons à la simple conclusion …si on raisonne rapidement et simplement . Sans la BBC, pas de messages secrets definissant les lieux et dates de rendez vous nocturnes pour les parachutages …Sans la RAF . pas d avions pas de munitions…. pour la France resistante des villes des campagnes et des forêts donc une armée de resistants héroiques livrés à eux memes et sans moyens Malgré l immense courage et l’esprit de sacrifice démontrés par la resistance ses moyens utilisés auraient donc été amoindris sinon très affaiblis Ou inexistants en raison de l absence des britanniques La voie des airs dominée par l aviation britannique opposée à la luftwaffe fut donc l element vital et prépondérant qui permit a la Resistance française de rivaliser avec succés contre l ennemi occupant Les chiffres et les faits sont là C’est grâce au SOE que parvinrent à destination des milliers de tonnes d’armes et d explosifs envoyés pour aider les réseaux et les comités de réception Le probléme du SOE …le manque d avions Heureusement l’US Air force viendra à la rescousse plus tard dans le cadre des missions Harry Notons pour le démontrer que Six Halifax du SOE furent abattus dans notre département Sainte Gauburge Tinchebray Larré Aube Ecorcei Bernieres Plusieurs parachutages Les nuits sagiennes En me reférant aux archives departementales j ai compté 300 PARACHUTAGES ;;;;dans notre département par les avions du SOE l’ Orne constituait un département clé favorisé encore par la nature de ses paysages, petites plaines ou campagnes protégées, hauteurs boisées, entourées de haies vives et de vergers de pommiers, accessibles par des chemins creux couverts et secrets ( ref archives departementales Les bombardiers du SOE décollaient de Tempsford 2 heures de vol suffisaient pour atteindre notre departement TEMPSFORD AIRCRAFT The Squadrons based at Tempsford Airfield (1942 - 1945). Temoignage d un pilote de Halifax bombardier du SOE Le Halifax bombardier de la RAF basé à Tempsford aérodrome secret de la RAF spécialement transformé aménagé et chargé de ses containers emporte armes munitions medicaments destinés à la resistance locale Un comité de réception courageux (citons les groupes Tessier, Cercueil etc..°,)vigilant, prêt à tout, caché sous les ombrages nous attend, guettant désespérément notre arrivée quelles que soient l’heure de la nuit, la température, le brouillard, la pluie, la neige, les rafales de vent et il nous faut absolument découvrir les feux dissimulés dans une nature surveillée par les patrouilles allemandes Tâche périlleuse entre toutes qu’il nous fallait assumer Afficher l'image d'origine Rappelons que le ciel de nuit est une occasion d’affronter pour les lourds bombardiers ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit ..equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente Britannique, Canadiens, australiens polonais néo zelandais etc.. « chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ » Résultat de recherche d'images pour "PINTEREST NUAGES ORAGE" Les nouvelles…… nous les jeunes nous ignorons tout de la politique et de ses effets mais nous commençons à comprendre que des faits exceptionnels se déroulent au dessus de nos têtes la nuit dans nos campagnes et l ombre de nos forêts Il faut comprendre également que notre esprit était faussé par la propagande permanente diffusée sur les chaines de radio du gouvernement radio paris etc.. Extrait de mon journal « Le poste de T.S.F. familial était lui toujours présent, là, prés de la fenêtre, dressé sur un meuble en bois ciré, dans notre petite cuisine qui nous sert de salle à manger .La B.B.C.avec les quatre coups annonciateurs de « la symphonie de Beethoven « c’etait presque notre raison de vivre . Chaque soir malgré le brouillage, alors que les aiguilles de notre « Pendastrava « style « Art Déco « fonctionnant avec des piéces de dix francs, marquent 8 heures, nous écoutions religieusement en sourdine les emissions en essayant de trouver une signification aux messages mystérieux et codés diffusés par l’émetteur anglais . Messages à destination des « réseaux de l’ombre « sans aucun doute . ! Pour nous c’est presque l’ébauche d’un acte de rebellion que l’écoute réguliére et clandestine de cette emission destinée aux nations opprimées .Encore faut il être trés prudent ..., bien fermer les deux portes et notre unique fenêtre, tendre avec précaution le rideau noir qui camoufle notre vitrine, et se concentrer pour percevoir une voix lointaine quelquefois inintelligible et nasillarde perturbée par les brouillages allemands Un après midi un alsacien de la wehrmacht entrant doucement dans notre salle à manger est venu nous prévenir que l on percevait les sons propres à la BBC dans le salon ou les clients attendaient patiemment leur tour Nous ne pouvons oublier les excellents commentaires de Maurice Schumann qui chaque jour par le canal de la BBC vantaient l unité d action de tous les alliés et on commençait à percevoir une lueur d espoir . Ces voix d’outre manche nous faisait oublier les diatribes de propagande que nous assénait chaque soir Jean Hérold Paquis le chantre de radio Paris . Mais on parlait déjà de nous enlever notre valeureux poste ....par ordre de la Kommandantur _ » Reflexions personnelles RESUMONS Pour ce qui est de la lutte clandestine organisée par les réseaux de résistance, une évidence s’imposait, on ignorait tout du SOE mais on découvrait que les conquêtes techniques et en particulier la radio constituaient des atouts aux effets incalculables. Que pouvait faire la résistance si les combattants de l’ombre, même pourvus d’un courage exceptionnel, n’avaient eu pour eux la voie des airs, sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur d’un territoire occupé par l’ennemi, en rivalisant avec les dangers de la mer, les défenses des frontières et des fortifications. Comment les groupes de résistants auraient ils communiquer avec nos futurs libérateurs ? Tous ces événements se déroulaient la nuit »La lune a été pour le SOE une déesse encore plus puissante que dans les religions antiques du moyen orient « Recevoir du ciel par une nuit de pleine lune, quel que soit le temps, des armes, des munitions, des médicaments… tel était l’enjeu de cette lutte qui opposait sur terre et dans les airs, la Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht, les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis. Les messages de la BBC. Sans la télégraphie sans fil, sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France, sans les écoutes de Londres, sans les messages personnels de la BBC, comment auraient pu s’effectuer les liaisons, se transmettre les instructions, s’échanger les renseignements ? Chaque soir les messages les plus sibyllins abondaient sur la BBC, que beaucoup de français écoutaient discrètement avec la crainte permanente d’être surpris. Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu d’un parachutage et la date du rendez vous adressés à différentes équipes sur le qui vive mais conscients du danger. Six avions du SOE du type Halifax donc spécialisés dans les parachutages de containers aux résistants seront abattus dans notre departement durant la période de l’occupation ( il s agit uniquement d avions destinés aux parachutages sinon le nombre d avions abattus toutes nationalités confondues excédera plusieurs centaines ) Pour comprendre la situation de notre petite ville durant l occupation…. On se posait multiples questions Le bruit lancinant des avions … Le grondement permanent la nuit d un avion recherchant les feux du balisage ? mais aussi les escadrilles alliées allant vers le sud à destination du centre de la France et des usines du nord de l Italie Milan, Turin etc. Par sa position stratégique à moins de 100 Kilometres des côtes de la Manche et quelques 250 kilométres des bases aériennes du sud de l Angleterre L Orne constituait un département de choix Dés la fin de 1942 sous l impulsion de l organisation civile et militaire l ingenieur du génie rural Robert Aubin de Fontenay sur Orne des patriotes se mirent a l œuvre pour recenser des terrains favorables aux opérations aériennes Apres la libération de notre ville je découvrais que Tempsford aerodrome secret situé au nord de Londres était le point de décollage de tous ces avions inconnus qui venaient parachuter le contenu de leurs soute dans notre campagne alentour Il fallait considerer qu’ une heure et demi de vol temps suffisait à un bombardier Halifax pour effectuer le trajet ;;;;; de Tempsford au departement de l Orne… une courte distance mais semée d embûches Je recueillais quelques témoignages Réflexion d’un membre d’équipage … ( rencontré à Londres en 1948 et retraité de la RAF )et qui m adressa une correspondance réguliére durant quelques années -« Notre base de Tempsford est située à 100 km au nord de Londres et de Cambridge Nous décollons de Temspford destination … la France .Nous passons à haute altitude au dessus de Londres perdu dans le brouillard La destination est gardée secréte ;;;mais nous savons que c’est un petit coin de Normandie La joie d’apercevoir la ligne sombre qui annonce la côte française ( Honfleur ou Cabourg )est vite atténuée par l’illumination inamicale des projecteurs allemands et l’aboiement des canons de la flak dont les obus éclatent autour de nous .Nous volons feux éteints Nos repéres…les lumiéres des habitations, les rivieres scintillantes sous les rayons de lune, les ponts, les gares, les voies ferrées, les églises, … Afficher l'image d'origineSuite Pour avoir longtemps volé dans l aéronautique navale de jour et de nuit sur différents types d avions je considére que ces vols de nuit constituaient de veritables tours de force…Survoler une nature surveillée ponctuée de mille piéges et découvrir sous le couvert des arbres un terrain balisé par des feux rudimentaires en volant au ras des cimes, feux éteints constituaient un énorme défi au danger Les différents crashes de Halifax dans notre département comme ailleurs le démontrent Prenons l exemple d un Halifax abattu à Ecorcei ( Laigle ) Témoignage « l avion volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau.» Suite Notre objectif pour aujourd hui où nous devons larguer nos containers c’est un territoire inconnu quelque part en France ( en l’occurrence un département situé à l’intérieur des terres …..l’Orne …) ou il nous faut parachuter de nuit des containers remplis d’ armes, munitions, et medicaments ; nous n’oublions pas le colis cadeau … composé de thé, café, et cigarettes … Un simple coin de Normandie caché aux abords d’ une sombre foret mystérieuse qu il nous faut absolument trouver… quelles que soient les conditions climatiques, les radar et les danger du ciel marqués par la chasse allemande toujours aux aguets Afficher l'image d'origine Ces missions avaient pour nom « mission Harry « et les avions Halifax appartenant au 138 et 161eme squadron de la RAF etaient spécialement adaptés à ce type de mission On conçoit la difficulté des pilotes et navigateurs à trouver ces points précis de nuit et feux éteints Fin 1942 le SOE pouvait utiliser 2 escadrilles toujours basées à Tempsford, le 138 eme squadron composé alors d’une quinzaine de Halifax et le 161 eme squadron 5 Halifax six Lysander et un Hudson Il y eu bien sûr des échecs … La Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht,contre les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis. Parachutage de jour Témoignage résumé de Brigitte Friang . Extrait de « Regarde toi qui meurs « terrain Lapin (Mortrée) Avions ravitailleur de maquis abattus en cours de mission dans le département de l’Orne, avant et après le débarquement du 6 Juin 1944. En général, ces avions britanniques étaient lourdement chargés et le fait de voler à basse altitude représentait un handicap certain. Le 12 Août 1943, un Halifax du 138 eme Squadron basé à Temsford , en mission SOE, touché par la flak en volant à une altitude de 500 mètres, s'abattait vers 23.30 heures dans un herbage en bordure Est du bois du Frileux, commune d'Ecorcei (Orne). L'avion ravitailleur de maquis préparait un lancer de parachutes pour le réseau clandestin Spruce 20 /21. Deux aviateurs Foster et Cameron furent tués et inhumés au cimetière d'Ecorcei, trois aviateurs grièvement brûlés se rendront aux allemands après s'être réfugiés au château des Graviers. Deux autres, Scott et Trusty, réussissent à s'échapper vers le village des Genettes puis vers Moulin la Marche. Concernant un Halifax de la RAF du même Squadron, chargé également d'une mission de parachutages, un témoin se souvient le 17 Août 1943, avoir vu un avion pris dans les projecteurs de la Flak d'Aube Saint Esprit "Celui-ci volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau. Le pilote Norman Hayter de nationalité australienne et quatre aviateurs anglais furent tués sur le coup. Les deux survivants, les Sgt WS Davies et JA Hutchinson décédèrent de leurs brûlures et seront inhumés au cimetière de Bernay. En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité. Les américains des "Carpetbaggers" sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du 801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du Résultat de recherche d'images pour "AVION EN FLAMMES" crash et inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne "Nous volions à 300 mètres d'altitude à la recherche des feux posés par le réseau de résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche" Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus" Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA, passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne). Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers 23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Gers (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers. "Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement". Il s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31 eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés. le 16 juillet 1944 larré A la demande du maire de Larré J'ai pu identifier cet avion en 1998 avec l’aide de l'ANSA. Il s'agissait d'un quadrimoteur Halifax transporteur d'armes et de munitions qui, après avoir décollé de Tarrant Rushton devait ravitailler le terrain " Goudron " de Radon situé en limite de la forêt d'Écouves. Six victimes identifiées et une 7eme inconnue trouvée bien plus tard dans un champs de betteraves sous une trappe ou porte de l'avion. Cette victime non identifiée pourrait être un membre du SOE (Special operations executiv) Un bombardier Halifax. Les feux marquant l'emplacement d'une zone de largage. La cause de ce crash m'a été donnée en 1999 suite à un témoignage du maire de Forges. Une DCA était installée sur le territoire de Forges. parmi tant d'autres dont celle de Bois Roussel ( Les fontaines ); Les allemands suspectant la présence d'un terrain de parachutage dans les environs installèrent plusieurs feux figurant l'emplacement de la zone prévue de largage des containers. Le pilote du Halifax piégé par la présence de ces feux réduisit la puissance des moteurs pour descendre à l'altitude de lancement. La flak allemande ne laissa aucune chance à l'avion lanceur et l'abattit. Les noms des membres d'équipage furent longtemps inconnus. A la recherche des familles , j'ai pu trouver en 2003 Tom et Elsa Linning par l'intermédiaire d'un site de généalogie. Ils m'adressèrent la photo de l'un des membres de l'équipage William Edward Linning, 24 ans. Squadron Royal Canadian Air Force. 298 RAF (proche cousin de Tom linning ).flying officer operateur et mitrailleur à bord du Halifax. Ils découvraient ainsi 60 années après, la tombe de William et les circonstances du crash .William Linning originaire de l'Alberta est Inhumé aujourd'hui avec ses camarades canadiens au cimetière de Bretteville sur Laize ( Calvados ). flying officer William Edward Linning Royal Canadian Air Force Autres membres d'équipage P/O James Foxall Crossley Pilote 24 ans, Sgt Edward Maurice Cyril Wilkinson flght eng 24 ans, WO Joseph Wilfred Romeo Fournier operateur et mitrailleur ,FO Derwood William Smith 22 ans bombardier , Sgt Enzo Biaggio Grasso bombardier 23 ans et un aviateur non identifié Monument au point de crash de l avion Le Halifax abattu le 16 juillet 1944 à Larré Crossley le pilote Le Halifax bombardier du soe D W Smith Mais parlons de l'équipage du bombardier SOE Les équipages du SOE Rappelons que le ciel de nuit devient une occasion pour les lourds bombardiers britanniques et américains d affronter ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe Chasseur de nuit Fockewulf Témoignage d' un pilote du SOE "Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitalière il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalités souvent différentes Britannique, Canadiens, australiens ,néo zélandais , polonais « Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ » Bombardier lançeur de containers La navigation relative a la recherche d un terrain balisé par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulières pour 'l 'équipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait être capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire une cible minuscule mal définie après avoir volé pendant des heures au dessus du territoire ennemi" Résultat de recherche d'images pour "clair de lune" Nos résistants ou comités de réception avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l' avion ayant enfin trouvé sa zone de largage devait parfois chercher encore ........longuement les lumières destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par un bois ou les versants d une vallée Le navigateur du bombardier devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne terrain balisé par la resistance La tache des comités de réception de la résistance était quelquefois hérissée de difficultés et souvent encore plus compliquée après le lancement des containers d'armes sur le terrain choisi et ayant fait l'objet d'un message secret a la radio Les résistants devaient éclairer et surveiller la zone identifiée par un nom de code Exemples Aurore ( Rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc... Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par l appareil dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de détecter et donc d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage avait l'attention attirée pour tout ce qui se passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible rêvée Par la suite en combinant Euréka en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour déterminer plus rapidement l'emplacement de la DZ( dropping zone) La cause plus probable d'incident était en fait l interception des membres du comité de réception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants se faisaient volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler après le couvre feu http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/ressources%20historiques/archives/SAP/chrd_parachutage_Coll_Riviere.jpgLe dixième des échecs nocturnes était dû d' après les pilotes a des erreurs de navigation Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problèmes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence du comité de réception pour des raisons indépendantes de sa volonté Des accidents exceptionnels pouvaient survenir ,ainsi sur le terrain .x. dans notre département c est un Dornier de la Luftwaffe qui survint à la place de l 'avion allié attendu et qui mitrailla les hommes rassemblés au sol causant quelques dégâts parmi les troupeaux d'animaux Une vache fut tuée et comme par hasard c 'était d ' après le fermier la plus belle du troupeau ... Même si l'avion et le comité de réception arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui même poser problème , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient évaluer avec précision leur altitude Si l'avion volait trop bas les colis risquaient de se détériorer et les hommes de se blesser , Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers dans la nature et hors de portée Vol de nuit..... feux éteints L 'équipage composé d 'aviateurs chevronnés a la recherche du terrain balisé devait prendre en compte par exemple les différents types de repéres au sol en énumérant leurs avantages et leurs piéges Commençons par les énumérer l 'eau Toujours plus facile a repérer que n importe quel autre élément ... Même si la nuit est profonde un point d 'eau est facile à repérer dés lors qu'il se trouve entre vous et la source de lumiére Lorsque la lumière est diffusée par les nuages on peut voir l'eau a grande distance, Au delà de la visibilité de tous les éléments susceptibles de les aider l'eau reste le meilleurs repère sauf si on parle bien sûr de la côte et des grands fleuves qui sillonnent la région Bois et forêts Les grandes forêts, elles sont d'excellents repères,pour l équipage a la recherche des feux balisés Les bois peuvent être particulièrement identifiés lorsque vous arrivez aux abords de votre zone de lancement en comparaison par exemple d 'une photo aérienne représentant la région voies ferrées Comme l 'eau les rails brillent lorsque ils se trouvent entre vous et la lune routes une grande route nationale bordée de peupliers et coupant le paysage peut vous être très utile pour vérifier Localités importantes tout ce qui ressemble à une grande ville ou un centre industriel doit être évité en raison de la présence possible d' une DCA Une ville est aussi bien caractérisée par les forêts qui l'entourent et d 'autres points caractéristiques que le pilote ou le navigateur ont pris le soin de noter Notons en passant la difficulté a identifier un terrain balisé en plaine et quelquefois en pleine forêt n oublions pas de cette description la participation des lysander j'ai rappelé sommairement les précautions prescrites par Hugh Verity avec lequel jai communiqué durant quelques années On peut considérer que les recommandations succinctes ci dessus relatives aux points de repère concernent aussi bien les pilotes de bombardiers du SOE( Halifax Lancaster Liberator ) que les pilotes de Lysander ayant pour tache d acheminer et de récupérer des agents secrets sur le territoire national Plusieurs personnalités appartenant a la résistance furent ainsi conduits de nuit en Grande Bretagne ou déposés sur le territoire national sur des terrains dont les noms sont gardés secret