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Affichage des articles du décembre, 2018

AFFAIRE DU CRASH DE bELFONDS SUITE Complément aux témoignages de Maurice Quentin ,Robert Aubin , et Joseph Onfray Je fais référence au témoignage de Maurice Quentin 1er Octobre 1978 Fonds Vigile 41 J 5 ADO ( Crash du 4 Juillet 1943 Belfonds ) ci joint en annexe et auquel j'apporte les précisions suivantes : La lecture du rapport d'évasion de l'US Air Force no 263 de Willard E Freeman ,l'un des deux évadés blessés avec Charles Mankovitz ,document issu des archives de Maxwell Alabama reçues en 1998 ,me permet de confirmer et de compléter le témoignage de Maurice Quentin en y ajoutant Les noms des trois évadés qui figurent dans le rapport de l'US Air Force et de la RAF . Les trois évadés en question avaient été hébergés chez Victor Chevreuil et pris en charge par Albert Terrier et Jacqueline Frelat accompagnée d'un enfant . Ils avaient pour nom Willard Freeman mitrailleur USAF 384 BG caché en forêt de Gouffern Charles Mankovitz mitrailleur " " " Ivor Samsun RAF 78 sqa Son Halifax avait été abattu le 15 Juillet 1943 prés de Nogent le Rotrou ( Voir rapport d'évasion 3316 . 1561 , Sources Archives de la RAF ) Une guide inconnue (certainement Jacqueline Frelat ) a conduit nos trois évadés jusqu'au Mans Noms cités par Willard E. Freeman dans son rapport Chevreuil , Jacqueline Frelat , Mme James Gill ( Nelly ) au Mans , Monamour ,Roger Paupe à Lyon , Sigot à Flavier ( Voir traduction Rapports d'évasion Roger Cornevin Hayton ) Lors de leur périple les conduisant vers les Pyrenées ,Freeman ( rapport d'évasion no 263 )confirme que malgré la fraicheur du temps ( fin Aout 1943 )et en raison des craintes de l'hébergeur( Mr Pavageot) , le groupe entier avait été obligé de passer la nuit dans un bois à proximité du Mans ... Il parle d'un homme âgé ( Terrier ) qui avait établi de multiples contacts au Mans avec différentes personnes appartenant au réseau clandestin . Du fait de leur méconnaissance du français,le groupe des trois évadés ignorait bien sûr toutes les tractations dont il était l'objet ( voir filiére VIC ci dessous ) Note sur l'arrestation de Robert Aubin et de Joseph Onfray . Les causes de leur arrestation Robert Aubin Robert Aubin 38 ans ingénieur du génie rural , maire de Fontenai sur Orne,travaillait en accord avec Edouard Paysant était chef de l'OCM (organisation civile et militaire ) principale organisation de résistance dans l'Orne . Il fut arrêté à Alençon le 3 Novembre 1943 soit quatre mois aprés le crash de Belfonds .Libéré à Lubeck le 2 Mai 1945 du camp de déportation ,il revint par la Suéde avant de regagner la France Lettre de Robert Aubin adressée à Jean Vigile 1975 fonds Vigile 41 J 28 ADO " C'est là que se produisit l'incident qui ferait que je serai arrêté le 3 Novembre Mon nom ayant été donné en clair dans une correspondance qui n'atteignit pas son destinataire , une dame Barbier de Paris qui travaillait pour l'IS ( Intelligence service ) et qui malheureusement venait d'avoir des ennuis avec les allemands . Sa boite aux lettres fut ainsi abandonnée et le courrier trouvé 3 mois plus tard par les occupants " Journal de Joseph Onfray "l'âme résiste , journal d'un déporté " " Il fallait évacuer les quatre aviateurs pour cela reprendre les liaisons . Il faut noter que le même jour une autre forteresse etait tombée dans le département à La Coulonche . Là aussi il y avait des rescapés NP En complément des crashes de Belfonds et La Coulonche , deux autres forteresses seront abattues ce même jour à Mézeray et Poillé sur Végre ( Sarthe ) lors de ce même raid sur Le Mans ( Voir l'article independence day Roger Cornevin Hayton ) suite témoignage Joseph Onfray .... "Aubin prend contact avec Caen , on le met en relation avec Y . qui juge inutile d'envoyer quelqu'un à Paris et fait écrire par sa femme une lettre en clair à une dame Barbier de l'IS . Cette lettre se termine ainsi " D'ores et déjà vous pouvez prendre livraison de six bidons vides chez Mr Aubin service du génie rural à Alençon " En Octobre une partie de la section de rapatriement de l'IS à Paris a dû se faire " gauler " La lettre précitée a été retrouvée ... D'où notre arrestation Heureusement les aviateurs étaient déjà embarqués pour Paris et avaient déjà probablement regagné l'Angleterre " NP Source rapports d'évasion nos 65 à 68 de l'US Air Force . Effectivement les quatre aviateurs indemnes dont Erickson pilote était le leader , atteignaient Gibraltar le 17 Aout 1943 , tandis que les deux blessés cachés dans la forêt de Gouffern atteindront Gibraltar que le 13 Décembre 1943 La note ci dessous extraite de l'ouvrage de Roger Huguen " Par les nuits les plus longues "permet d'affirmer que la filiére Barbier était déjà désorganisée depuis le 18 Juin 1943 et que la lettre imprudente adressée par Robert Aubin à Elisabeth Barbier plusieurs semaines plus tard , ne pouvait que ... tomber entre les mains de la gestapo Cette dame Barbier citée par Robert Aubin et Joseph Onfray de l'IS avait pour nom Elisabeth Barbier ,elle était le chef du secteur parisien assistance directe de " Guillaume ". Elle avait débuté dans le réseau " Saint Jacques " en 1940 et c'est à cette époque que "Guillaume " l'avait connue . La mére d'Elisabeth Barbier était la chef logeuse de l'organisation en préparant l'hébergement des aviateurs chez des particuliers Un important coup de filet aux conséquences multiples (np précédant de trois mois la lettre écrite en clair par l'épouse de Robert Aub in ) venait d'être donné le 7 Juin 1943 par la gestapo et bientôt plusieurs agents du réseau Cométe se trouvaient entre les mains de la police allemande . L'adresse d'Elisabeth Barbier" alias Babette " 72 rue Vaneau Paris 7 eme fut découverte sur l'un d'eux et ce fut un jeu d'enfants pour les allemands d'organiser une souriciére . Plusieurs membres de l'organisation arriveront sur les lieux du rendez vous habituel et apercevront une voiture portant une marque de la police allemande garée le long du trottoir . Prudents ils attendront mais ne pourront résister au désir d'entrer en contact avec Elisabeth Barbier signant ainsi leur arrestation le 18 Juin Le courrier à partir de ce jour restera en souffrance dans la boite aux lettres réservée aux membres de l'organisation et la gestapo aura toute facilité pour capter le courrier de l'OCM Orne ....ce qui provoquera l'arrestation de Robert Aubin le 3 Novembre 1943 On trouve encore ce nom de Barbier , dans les rapports nos 65 66 67 68 issus des archives US de Maxwell de l'Alabama et relatifs aux quatre autres aviateurs rescapés du crash de Belfonds 4 Juillet 1943 Dans... " Roger Cornevin Hayton

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AFFAIRE DU CRASH DE bELFONDS SUITE Photos épave roger cornevin hayton prises le 5 juillet au matin la sentinelle étant absente 
Complément aux témoignages de Maurice Quentin ,Robert Aubin , et Joseph 
Je fais référence au témoignage de Maurice Quentin 1er Octobre 1978 Fonds Vigile 41 J 5 ADO ( Crash du 4 Juillet 1943 Belfonds ) ci joint en annexe et auquel j'apporte les précisions suivantes :
La lecture du rapport d'évasion de l'US Air Force no 263 de Willard E Freeman ,l'un des deux évadés blessés avec Charles Mankovitz ,document issu des archives de Maxwell Alabama reçues en 1998 ,me permet de confirmer et de compléter le témoignage de Maurice Quentin en y ajoutant
photos prises le 5 juillet aumatin les seules existantes  alors que la sentinelle était absente 

Les noms des évadés qui figurent dans le rapport de l'US Air Force et de la RAF .
les évadés furent cachés dans cette ferme aujourdhui disparue  Hackley sauta parachute en flammes  évadés en question…

Les parachutages dans la région sagienne de 1943 à 1944

"Quiconque écrit l'histoire de son temps doit s'attendre qu'on lui reprochera tout ce qu'il dit et tout ce qu'il ne dit pas " Voltaire ( Avril 1732 )

Les parachutages dans la région sagienne de 1943 à 1944
Ayant vécu cette période sombre de notre petite ville et fréquenté dans leur vie de tous les jours quelques uns de ceux qui ont contribué par leur courage ,au sacrifice de leur vie , à la libération du sol national ,je ne pouvais manquer d'apporter un éclairage supplémentaire ... . Aussi je me voyais dans l'obligation d'apporter un éclairage personnel pour comprendre et citer en particulier ,pour les avoir connus ,les gendarmes de la brigade de Sées , Albert Frémiot notre voisin ,Jean Mazeline notre instituteur , Edouard Paysant chef d'entreprise et l'un des dirigeants de notre club , et bien d'autres habitants disparus prématurément ,qui avaient participé à ces activités nocturnes et clandestines sans attirer sur eux p…