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notre vie de jeune l'avion n était pas au rendez vous Le rendez vous avait il été éventé aprés l émission du message secret « Le retour vers Sées après cette tentative manquée fut particulièrement périlleux ? Les allemands certainement informés d un parachutage dans la région sagienne Brigitte Friang Clouet des Perruches Edouard Paysant avaient établi un barrage sur la route du retour Mortrée Sées et j ai donc recueilli le témoignage de Brigitte Friang sur son ouvrage « Lors de l arrivée des allemands a Sées en juin 1940 nous avions déjà éprouvé les conséquences du couvre feu fixé à 18 heures par la Orstkommandanture locale en raison de la détérioration des lignes telephoniques de la ville par des inconnus vraisemblablement appartenant à la résistance Impossible pour nous les jeunes de se rassembler pour d éventuelle réunions sportives En complément Circuler aprés le couvre feu représentait un réel danger ( extrait « circuler texte sous l occupation ») CIRCULER SOUS L'OCCUPATION Le nombre de voitures individuelles pouvant circuler est réduit d’environ 90 % par les autorités allemandes. En fait, les autorisations de circuler concernent principalement les services publics et sanitaires, certaines entreprises ainsi que le service du ravitaillement. Les Allemands réquisitionnent des dizaines de milliers de camions, notamment pour le transport de matériel pour la construction du « Mur de l’Atlantique ». Les conducteurs qui bénéficient d’une autorisation de la part des autorités allemandes ne peuvent normalement circuler qu’en journée avec leur laissez-passer bien visible sur le véhicule. Comme le carburant, en grande partie réquisitionné par l’armée allemande, est rationné, de nouveaux modes d’énergie sont adoptés : les véhicules à gazogène fonctionnant au charbon de bois. Les rares véhicules autorisés à circuler la nuit, tout comme les motocyclettes, doivent être munis de phares avec « black-out ». C’est le retour à la bicyclette et aux voitures à pédale ! Encore faut-il trouver des pneus... ( extrait google article couvrefeu ) Deux resistant P et C circulant aux alentours du moulin d Escures avaient été surpris par deux felgendarmes « Nous avons été obligés de les supprimer et de jeter leur corps dans le plan d 'eau se trouvant à proximité « ref faite àu récit de C Autant dire que les résistants affrontaient un réel danger à vouloir se déplacer aprés l heure du couvre feu La feldgendarmerie veillait particuliérement à l observation de ces règles Personne dans les rues ;;;, ! les fenêtres et les vitrines devaient être soigneusement camouflées par des rideaux noirs Au collège la patrouille était intervenue bruyamment alors que nos rideaux laissaient filtrer des rais de lumière trop importants Il est vrai que le passage nocturne et régulier des bombardiers de nuit nous conduisait à la plus grande prudence Plusieurs sagiens se sont retrouvés au poste de garde lors d interventions de la feldgendarmerie Par contre la gendarmerie nationale avait tendance a se montrer très indulgente devant les fantaisies des sagiens à vouloir rentrer tardivement mais accidentellement après le couvre feu Les premiers mois de l année 1944 la situation devint plus délicate en raison de la présence des troupes de l Est ou mongols (armée Vlassof ) avec lesquels il était impossible de se comprendre donc de discuter En fait la situation pouvait devenir très scabreuse devant leur ignorance et leur caractère quelquefois ombrageux Ce qui pouvait nous sauver nous les jeunes lors du couvre feu dont l' horaire pouvait être très variable était en fait le bruit rythmé des bottes ferrées de la patrouille ,bruit que l on percevait à plusieurs centaines de mètres particulièrement sur les pavés des rues Billy et Conté Les feldgendarmes se differenciaient des autres membres de la troupe par cette plaque de poitrine Ils étaient ainsi surnommés " les vaches primées " par les habitants toujours en mal de moquerie …..discréte Generalement ils étaient toujours présents lors des barrages établis par la wehrmacht Plaque de feldgendarmerie Résultat de recherche d'images pour "feldgendarmerie uniform"feRésultat de recherche d'images pour "feldgendarmerie moto" feldgendarme et sa plaque Revenons au récit de Brigitte Friang très décontenancée de n avoir pu assister à son premier parachutage sur ce terrain baptisé « lapin « par le comité de résistance local Recit de Brigitte Friang lors de ce lancement attendu du 21 au 22 Septembre 1943 ( suite ) Résultat de recherche d'images pour "brigitte friang"Résultat de recherche d'images pour "CLOUET DES PERRUCHES"« Et puis merde pour la feldgendarmerie, » avait soudain proclamé Jean-François en se levant du tapis de feuilles trempées où nous nous étions assis sous le couvert des arbres. On y va. Notre voiture une 11 CV Citroen équipée de bouteilles de gaz alignées sur le toit , appartenait au père Terrier , un gros menuisier d'Alençon. Nous nous étions tassés dans l'étroite Berline. Le Père Terrier et deux hommes derrière. Jean-François et le chauffeur devant . Et moi écrasée entre ceux-ci. Le conducteur, un blondinet de vingt-ans, embraya, accrocha les vitesses, patina nerveusement dans la terre grasse , puis démarra en hoquetant. Je l'observais , vaguement inquiète. Nous roulions , toute lumière éteinte , dans l'aube couleur d'eau de lessive. Les doigts du garçon étaient crispés sur le volant. Tenez, me dit Jean-François en déposant son colt sur mes genoux. prenez le . Je vais dormir un peu.ne me réveillez pas Résultat de recherche d'images pour "auto gazogene"Résultat de recherche d'images pour "traction avant gazogéne"pour des fariboles. J'enlevai mon gant de la main droite, vérifiai l'arme . Une balle était engagée dans le canon. Je libérai le cran de sureté. Et scrutait la route. C'était l'heure où les patrouilles allemandes aimaient à prendre le frais. La départementale se déroulait toute droite, maintenant. Lumières , devant nous , observai-je tout à coup , à l'intention du conducteur. Dans la voiture tout le monde dormait , à l'exception du chauffeur et de moi-même. Il était un peu plus de 4h30 . Nous étions deux , mon patron et moi , à nous promener avec de fausses identités. Nous étions tous armés . Dans le coffre arrière , il y avait le S-phone . De toute manière, nul, sans permis spécial , n'avait le droit de rouler à cette heure trop matinale. Nous ne possédions pas de laissez-passer. Il ne pouvait donc être question de nous soumettre au moindre contrôle. Le blondinet avait ralenti. Aucun doute possible, c'était bien des lumières là-bas, dans le brouillard plus clair à cet endroit. Accélérez ,ordonnai-je. Mais si c'était un barrage, avança le garçon. Au nom du ciel accélérez . Le jeune homme appuya brutalement sur l'accélérateur. Le gazogène obéit de son mieux. Les lumières devenaient de plus en plus distinctes. Elles paraissaient immobiles . Il ne s'agissait donc pas d'une voiture mais bien d'un barrage. Cela ne devait plus faire le moindre doute. Le brouillard devait étouffer le bruit de notre moteur. Si les Allemands n'avaient pas arrêté un camion en travers de la route , nous devions passer , grâce à l'effet de surprise. Et si nous n'avions pas été repérés ( mais si cet avion avait trop tourné ), il n'y avait aucune raison pour que le barrage fût trop sévère. Contrôle de routine, probablement. De toutes les façons , faire demi-tour eût été une folie. Et il n'existait pas de transversale. Les points lumineux , maintenant , s'agitaient. On entendait nous faire stopper. L'accélérateur au plancher, commandai-je au conducteur. Son visage transpirait . Mais il obéit. Puis je poussai doucement Jean-François du coude. Jean-François , nous allons forcer un barrage. Peut-être préféreriez vous reprendre votre colt. Plus vite, con , ordonna Clouet réveillé en un centième de seconde. Mais nous allons au maximum de notre moteur à gaz. ( bouteilles de gazogéne sur le toit de la traction ) Attention , derrière , on force un barrage , lançai-je à l'adresse des dormeurs. Les lumières qui surgissent , soudain nettes . Les silhouettes des sentinelles allemandes. Quelque chose qui vole en éclats contre le capot. Et les coups de feu qui claquent. La voiture qui tangue désagréablement . La première , à droite, hurle Jean-François. La barrière salvatrice. Nous dérapons , mais le tournant est pris . Nous évitons une palissade. Nous évitons la barrière de bois qui éclate d' un petit passage à niveau de campagne heureusement ouvert. Ne ralentis pas, crétin. Jean-François pourrait avoir pitié du chauffeur qui transpire du chauffeur qui transpire à grosses gouttes en dépit du froid. Les phalanges de ses mains sont blanches. Mais il a rétabli le véhicule. On lui donnera son permis de conduire. Derrière nous, rien. Tu peux ralentir, maintenant. Derrière , toujours rien . Enfin, une voix goguenarde rompt la tension. Vous avez des manières peu délicates de réveiller vos petits camarades,ma chère Brigitte . Nous éclatons de rire. Un rire énorme. Imbécile. A la mesure de la peur que nous avons tous ressentie. Il n'est pas de meilleure médication que le rire pour remettre en place des nerfs sains, brutalement ébranlés. Et le rire, c'est aussi le pied de nez à la mort. Peut-être vaudrait-il mieux que vous prenassiez ( preniez) votre colt, mime Jean-François. Celle-là, je ne l'oublierai jamais. Et avec une petite voix bien calme. Ah les gonzesses, elles m'épateront toujours. Non mais, vous autres, vous n'avez pas entendu ça. Vous avez raté quelque chose, les gars. Cher François-Jean,nous allons forcer un barrage allemand, peut-être préféreriez-vous... Et Jean-François répète et répète la phrase, qui paraît de plus en plus ridicule, au fur et à mesure que sa voix se fait plus douce, plus maniérée." Un parachutage devait avoir lieu a cette même date sur le terrain « orage « de Macé Résultat de recherche d'images pour "sentinelle allemande"Ce dernier avait é»

notre vie de jeune



Erika Chant de marche de la wehrmacht qur nous entendions chaque jour 

Trois mois a Bursard 



notes familiales

En voulant mettre de l'ordre dans mes tiroirs ,je me suis perdu dans le flou des images de ma jeunesse ...images et péripéties vécues avec mon frère jean 


Désir d'amasser des souvenirs pour le futur , de revivre quelques moments tragiques de la vie familiale ,j'ai eu l'idée depuis ma tendre enfance de consigner sur mes carnets ,fidèles compagnons de voyage ....une foule de faits et de détails appartenant au passé , au fur et à mesure de leur déroulement ..
J'ai donc tout noté ...tant que les mots ...résonnaient encore à mes oreilles et que les images me restaient en mémoire ,les faits , mes impressions ,mes réactions et ceci pour la postérité ... Et en particulier cette journée de cauchemar du 4 Juillet 1943 , sorte de cataclysme qui s'abattit sur notre petite ville , cataclysme qui mêla au sein de la population les sentiments les plus divers et les plus opposés ,....patriotisme , courage ,délation ,
Avant d'entamer cette journée,je ne puis éviter de faire une rétrospective des trois années passées sous la botte germanique en me plongeant dans la lecture des notes personnelles prises au hasard des péripéties les plus diverses .

Une partie de mon journal mémorisant les événements des années de jeunesse antérieures à Mai 1940 ,ayant disparu dans le pillage de notre maison ,place du Parquet ....,j'ai donc repris la chronologie des événements depuis cette date et résumé les faits principaux .

Résultat d’images pour PISCINE TROUVILLETrouville ,notre paradis avec jean ,notre plage de rêve et notre piscine aux eaux bleues appartiennent alors au passé . De notre plage située prés de la rue d'Orléans et de l'aire de jeux , je me souviens que j'ouvrais grand les yeux pour regarder derrière les voiles lointaines ...si je n'apercevais pas par hasard l'Amérique . Une fascination de jeunesse et en même temps une mélancolie inexprimable .... projetée dans l'inconnu ...l'inconnu du grand large et des tropiques que je découvrirai peut être un jour !( 1)
je me souviens à Trouville ,nous logions rue d Orléans partant à la plage nous trainions nos pelles sur le goudron pour faire du bruit A la pêche aux crevettes nous avions oublié un seau dans la chambre pendant une semaine Notre retour à notre domicile de vacances ne  fut pas triomphal 

Notre président Albert Lebrun présente alors ses voeux à la population Française "" Nous avons la ferme conviction que 1940 sera une année plus heureuse pour toute l'humanité "
Dés Septembre 1939 après la déclaration de guerre à l'Allemagne ,la défense passive s'organise dans notre petite ville , comme dans toutes les villes de France . .Mon père y apporte une large contribution et se retrouve chef d'ilôt . A l'école on fait l'essayage des masques à gaz ...et c'est encore là ,une bonne occasion de se divertir
L'état d'alerte , décide la municipalité sera annonçé par des sirènes ,le tocsins et... le clairon s'il y a lieu . Les verrières ,vasistas et toutes ouvertures laissant filtrer la lumière ,devront être peints en bleu fonçé pour ne pas attirer l'attention..... de l'aviation ...allemande ... bien entendu . La nôtre on ne la voit pas ! Si une fois ...un autogire Français haut dans le ciel ! L'unique vasistas du grenier ...est donc teint en bleu par sécurité !
Les motards militaires Anglais roulent à une vitesse folle sur nos routes ,...et quelquefois à gauche .L'un d'eux vient de se tuer au passage à niveau de la Madeleine
Si je comprends bien ,il ne se passe rien sur le front ... le combattant se confond souvent avec un guetteur qui veille ,l'oeil et les oreilles aux aguets aux avant postes d'une ligne Maginot réputée infranchissable avec pour seule moisson ces trois lettres R.A.S.
Mais la perçée de Sedan ouvre à la Werhmacht les portes de la France ,c'est l'exode et le début des illusions perdues .Une longue procession de réfugiés progresse vers le Sud ...Ma communion du 19 Mai 40 se déroule au pas de course pour laisser passer les voitures ,chars nordiques et Ardennais et véhicules de toutes sortes .La famille est absente ,pas de repas de communion ,les routes sont trop dangereuses ...surveillées par les stukas
Trois mille repas vont être distribués pendant plus de 15 jours consécutifs aux différents centres d'accueil ,avec la contribution... des "Coeurs Vaillants " patronage auquel nous appartenons Jean et moi . Un bureau de la Croix rouge est alors installe à la mairie . La gare fourmille de voyageurs fébriles et anxieux en attente d'un départ du train vers un lieu inconnu .. Les portes claquent ,les mouchoirs s'agitent . Sur le quai noir de monde chaque coeur qui bat ...bat certainement d'inquiétude ...
avec jean nous apportons notre petite contribution et nous aidons les réfugiés , absorbés par leur détresse




Tandis que l'école ,périmètre sacré où la morale et la discipline rêgnent en maitre nous délivre de ses contraintes ,Charles Trenet " le fou chantant "chevelure flamboyante nous interprète des airs pleins de jeunesse et d'invention ... sûrement pour nous remonter le moral .
Il incarne la joie de vivre au moment où les nuages s'amoncellent sur l'Europe .

Après les bombardements des 14 et 16 juin , plusieurs quartiers de notre petite ville sont détruits . Une centaine de morts à l'Adoration ,au cercle catholique ,l'évéché ,l'institution Saint Joseph ,l'école libre et la rue Montjaloux .Devant les risques encourus nous trouvons un refuge de fortune dans une petite ferme du Meurger chez Madame Favry veuve de guerre aidée par ses enfants Constant et Simone et le "pére Jardinet " . Dans cette modeste ferme décrépie par deux siècles de vent et de pluie le grand silence de la nuit est uniquement troublé par le crissement des grillons ... Ce n'est plus la place du Parquet comparée à certains moments aux "forges de Vulcain" !

Dans cette campagne au visage d'angoisse, subsistent encore aujourd'hui quelques images ... la pêche avec Jean parmi une horde de canards en goguette , le réveil de la basse cour aux premières heures du jour , le grenier à foin , la conduite des chevaux le matin à l'abreuvoir après avoir échappé au "calva "matinal , et enfin , l'arrivée des premiers motards allemands ,"cavaliers de l'enfer" couverts de poussière sous les fenêtres du haras et ...le regard anxieux des parents ....,
notre passe temps favori c est bien sûr la pêche  " les carpes n ont qu à bien se tenir " les ombrages de cette petite mare située "au meurger" je ne les ai jamais oublié et je suis sur que jean avait ce même sentiment



Je ne pouvais donc rester indifférent au déferlement des événements et à la vision de ces images fortes ,difficiles à chasser de ma mémoire .
Charley ,au volant de sa Matford ... 21 litres au cent avait embarqué vers le Sud la nombreuse famille des neveux et nièces ,pour un long périple de dix sept jours,après un passage laborieux de la Loire à Blois parmi des milliers de réfugiés . Le problème... c'est que les allemands arrivèrent en même temps que lui au haras de Rotschild et lui réquisitionnèrent sa voiture pendant deux jours ....

De notre refuge ,quand le vent est favorable ,on essaie de percevoir dans le lointain le son des cloches de la cathédrale . Mais que se passe t il dans notre petite ville ?
Dans notre campagne c'est la pêche ,....encore la pêche qui prédomine dans la douceur des ombrages .Avec Jean ,on entend rarement les appels du déjeuner et du dîner ,ces rites d'adultes qui ont tout oublié du rêve et de l'aventure ...

Je reprends le déroulement des événements depuis Mai 1940 ,je suis obligé de noter avec regret que la plupart des maisons de Sées et en particulier les commerces ont été pillés et mis à sac par les réfugiés de passage , les troupes françaises en déroute et certains habitants de la ville et ceci bien avant l'arrivée des troupes allemandes dans notre petite ville . Une calamité !
Notre magasin a été totalement dévasté ,les chambres pillées par une horde de vandales qui en dehors des parfums et produits de toutes sortes ont pulvérisé ... cadres de photos ,cadeaux ,objets personnels et ...mon journal !
Le magasin de notre voisin coiffeur , Frémiot ( 2 ) a subi le même sort ainsi que tous les commerces de la ville . Une désolation .... que ces pillages par les habitants de la ville

N.P. 1997

Notre voisin Albert Frémiot ,victime de la bande à Jardin ,sera fusillé par la gestapo à L'home Chamodot le Août 1944 avec Jean Mazeline notre professeur d'Anglais et Géographie au cours complémentaire de Sées .
Notre autre voisin ,le docteur Melun disparaitra en déportation à Auschwitz en Décembre 1943

De retour à Sées ,nous ne pouvons que constater le pillage de la maison et l'amoncellement de toutes sortes de débris dans nos chambres
Lors du bombardement , un énorme pavé a traversé la toiture avant de choir sur le lit de Fernande ,l'employée chargée de nous surveiller !
Sous nos fenêtres les allemands harassés après une longue marche ...,uniformes gris vert ,mauser et masque à gaz en bandoulière , forment leur faisceaux aux pieds de la statue de Conté ..
En Juin le gouvernement s'installe à Vichy à l'hotel du Parc . L'appel du 18 Juin nous ne pouvons pas l'entendre ...Plus de T.S.F.! . La ligne de démarcation coupe la France en deux . Plus question d'aller à Montluçon chez mon oncle et ma tante ... et chez mon grand père de Vibraye . Ce grand pére, soldat dans le régiment territorial de Mamers avait connu la guerre de 14 .....mais derrière les barbelés allemands à Paderborn au sud de Hanovre .
En effet prisonnier des les premiers jours de guerre ..il avait eu pour mission nous répétait il de creuser des tranchées... le plus prés possible des lignes allemandes ...

Enfin pour le moment ,de notre fenêtre l'image de ces gigantesques officiers SS ,arpentant avec arrogance la place du Parquet et exigeant le salut des sagiens nous impressionne ...et en face de notre maison ...la kommandantur s'installe dans les bureaux de la mairie . L'étendard à croix gammée flotte au vent au dessus de la porte d'entrée


Depart pour l Angleterre
Pondichéry  Chandernagor Karikal  Yannaon , Mahé  comme la litanie des sous prefectures de l hexagone ces cinq noms constituaient l un des tests de l 'école primaire à l époque où la tache rose de la France d outre mer s "étendait sur les planisphères Les établissements de l' inde ballottés pendant un demi siéccle entre Paris et Londres après l 'écroulement du rêve de Dupleix sont restitués à la France en 1814 avec quelques autres vestiges de son premier empire colonial

C est ce que nous enseignait le père M instituteur à l école communale.... Coup de chance nous avions eu le sujet au certificat d' études qui se déroulait à l école communale de Sées place Voltaire  mais il faut attendre Napoléon III pour que la métropole s intéresse de nouveau à ces comptoirs éparpillés le long des cotes de l inde anglaise 

A Londres lors d un long séjour dans la capitale une vieille dame veuve d un officier de sa majesté me montrait  les glorieux trophées rapportés par son mari lors de son retour des Indes dans la fière Angleterre 
C était en 1948 lors des premiers jeux olympiques d après guerre et ces glorieux trophées qui tapissaient les murs me faisaient rêver  alors que j étais hébergé dans les quartiers chics de la vieille Angleterre après 4 ans et deux mois d ,occupation dans notre douce France et un long séjour à Northwick park sous la tente
je lui parlais alors des contraintes de l 'occupation ....Le couvre feu , les patrouilles , les différents problèmes rencontrés  , le cinéma franco allemand

La France avait remporté 9 médailles d or derrière les Etats unis et la Suéde ..une performance après PLUS de  4 années
d inactivité
Fini les bruits de bottes des patrouilles , sur les pavés de notre vieille ville ;;; plus 
d heure limite
Huit allemands par jour durant quatre' longues années et deux mois …. faites le compte dans notre salon place du Parquet sauf le lundi et le dimanche après midi bien sur

Là j étais à Londres.....et je découvrais finalement lors de surprises parties organisées par différents familles , des anglais curieux de tout . Je ne pouvais éluder 
l influence du grand  Churchill et insister sur son influence lors des émissions nocturnes de la BBC et insister surle fait que nous étions tous accrochés " clandestinement " à ses emissions  
j avais bien sûr visité la capitale où les ruines subsistaient encore après le blitz qui avait failli anéantir les ambitions du grand  homme qui avait permis à la France de résister et de se relever de ses ruines  


je n'oublierai jamais l accueil des anglais curieux de tout mais ignorants de l activité de leurs troupes durant cette période où leurs différents corps d arme s étaient particulièrement distingués sur différents points du globe 
L'aide apportée aux résistants;;;;;n 'oublions pas que nous leur devons beaucoup à cette Angleterre éternelle ennemie, Comme l 'histoire est bizarre Nos grands ennemis au travers des siècles mais amis fidèles pour lutter de concert contre le grand Reich
L 'écoute de la BBC ,suffisait à nous convaincre de la volonté de nos alliés à combattre un ennemi commun

,Ne serait c que l assistance  apportée aux résistants la nuit lors de parachutages au dessus de nos forêts , tous feux éteints sur un terrain minuscule après quelques  heures de vol 
le BOA  dés la fin de 1942,sous l'impulsion du chef départemental de l'organisation civile et militaire  l'ingenieur du genie rural Robert Aubin de  Fontenay sur orne des patriotes se mirent à loeuvre pour recenser des terrains favorables aux opérations aériennes ( ref le BOA Archives departementales )  

Décollage de TEMPSFORD Survoler Londres perdue dans le brouillard !
,Traverser la Manche surveillée par la luftwaffe avant de percevoir parmi les feux de balisage perdus dans la forêt le point   d atterrissage prévu des containers remplis d armes 
Ces feux il fallait les trouver parmi ces bois et ces forêts     trouver une clairière de nuit " feux éteints " dans l ignorance totale de ces contraintes          on ne pouvait mesurer le danger de ces interventions 
Un rien ….et le raid échouait ….

L 'équipe des résistants au sol interceptée ,le mauvais temps , la panne mécanique inattendue ,l avion abattu …..



Accompagnant Noel Archer officier enquêteur du  « missing research de la RAF »
 j ai eu la possibilité de juger de leur volonté d apporter toute assistance à 
l identification des victimes du crash mais aussi d assurer dans les meilleures conditions les meilleures relations possibles avec les françai








CommentaireComme en témoignent les documents, l'occupant est logé dans les casernes, mais aussi chez l'habitant. Les propriétaires doivent se plier à l'occupation de leurs bâtiments. Des lieux de vie font également l'objet de réquisitions. En effet, la salle du théâtre est régulièrement occupée par les troupes allemandes. Le cinéma est également concerné par cette mesure. Un foyer du soldat (Soldatenheim) est installé rue Saint Thibault en 1940, puis rue du Donjon en 1943. Le premier local est en effet devenu trop exigu pour le divertissement des troupes. Les dossiers de réquisition du personnel et du STO (Service du Travail Obligatoire) , mais aussi leurs difficultés à se procurer leur pain quotidien, leurs ruses, leurs expéditions et leurs batailles dans les campagnes nourricières?Pourquoi ne pas dire les ersatz, le faux tabac, le faux, le faux savon, les faux témoins, les divertissements d'une époque qui n'a pas été noire " pour tout le monde, mais aussi les souffrances des femmes de prisonniers de guerre, le martyre de tous ceux que la Gestapo traquait et attaquait?Pourquoi ne pas évoquer les nuits d'alerte, les lendemains de bombardements, le climat de ces villes dont les rafles, le couvre-feu dépeuplent les rues, l'écoute de la radio anglaise dans l'odeur des rutabagas, la vie des maquisards pour qui le combat n'est qu'une brève lumière dans la suite des jours ternes et dangereux?Très différent de tous les livres qui ont paru sur les années 1940-1944, La vie des Français sous l'Occupation éclaire d'un jour nouveau l'une des périodes les plus dramatiques et les plus controversées de l'histoire 


Requisitions  S.T.O.  


vie sagienne 


Cette vie ..C est notre vie de jeune sagien durant l occupation !
Ce texte je l ai  écris en souvenir de mon  cher frère jean ,  

il fait nuit noire ...comme chaque soir mon frère et moi sommes à notre fenêtre donnant sur notre grande place face  à notre majestueuse cathédrale Cette cathédrale objet de tous les regards nous l observons depuis plus de quinze années  et elle fait partie de notre univers 

C'est le désert sur la place et le monument de notre grand Conté se dresse devant nous alors que l énorme statue est maintenant disparue a tout jamais.absorbée par les exigence de l industrie germanique .
Seuls subsistent aujourd'hui présents à notre vue un socle en granit et des grilles qui disparaîtront.... peut être avec le temps
 La tête de la statue a été semble t il cachée dans les sous sols de la mairie  emplacement secret où elle restera durant toute la période de l 'occupation
Nous avons du mal à croire que les allemands étaient déjà présents dans nos murs et sur notre grande place durant la guerre de 1870 

Avec deux camarades espagnols nous n'avons pas voulu échapper à la dernière vision du corps de la statue    et étions partis à la gare distinguer les restes du corps de la statue qui avait dominé notre grande place depuis       
 Nous scrutons le ciel ....comme chaque soir des centaines de points lumineux se dirigent vers le sud ,et émergents parmi les nuages   Ce sont des escadrilles de bombardiers britanniques je suppose !à la recherche d objectifs stratégiques situés quelque part dans le centre de la France ou peut être le nord de l 'Italie . c'est notre passe temps à mon frère et moi Comme chaque matin  nous trouverons éparpillés sur les toits ,dans les jardins des myriades de bandes  argentées qui  en fait attirent notre attention mais quel est leur rôle ?    
un ordre du maire " interdit d y toucher 
  
Il est onze heures ,c'est la nuit noire ,nous entendons le pas régulier et saccadé de la patrouille sur les pavés de la rue Conté 

C est le couvre feu ,.... impossible de " mettre le nez dehors "mais là où nous sommes  nous ne risquons rien .....observant  les quelques  mouvements de notre grande place toutes lumières éteintes En résumé rien ne nous échappe 
Avec jean c est l entente parfaite , ...ne sommes nous pas deux frères facétieux mais solidaires  profitant des moments de la vie ,les bons comme les mauvais 
Les allemands nous les subissons tous les jours .... ,nous les subissons peut être mais dans le calme et la discipline avec  l'espoir que les alliés  nous délivreront un jour de cette emprise 
C est pourquoi nous  sommes si souvent accrochés prudemment à la BBC
Peut être dix allemands par jour dans notre salon!Rien à leur reprocher !Polis , quelquefois arrogants mais corrects et silencieux Avec eux c est toujours le grand silence .....aucun échange 


Exception faite pour les rares alsaciens       engagés " malgré eux dans l armée allemande  ils seront d ailleurs surnommés les malgré eux L' un d 'eux nous a 

d ailleurs conseillé de baisser le son de notre poste de TSF perpétuellement connecté  sur la BBC Notre souci c est surtout d 'éviter de se le faire enlever sur ordre de la kommandantur
Il est vrai que quelques mètres séparent le salon ,de notre salle a  manger et la voix du grand Churchill est si encourageante  à entendre 
Churchill c est l 'espoir pas simplement le nôtre mais celui d une grande partie de 
l Europe dominée par le joug germanique 
Ce soe crée par Churchill est un service secret et autonome chargé 
d une mission classique la guerre subversive en apportant une aide puissante et inestimable aux groupes de résistants issus de de nos villes et nos campagnes ,aide apportée par une collaboration étroite entre le BOA et le SOE en utilisant la voie des airs ,la radio de la BBC et l aviation par l intermédiaire du BCRA organisme de la France libre 


Rasés de prés , coupes réglementaires ,satisfaits ?      claquant des talons devant leur supérieur nos "pensionnaires " se regroupent ensuite sur les marches du café Ferté 
Priorité à la wehrmacht nous rappelle le panneau affiché sur les portes des magasins....  le marchand d articles funéraires Grande rue n'a pas oublié cette recommandation mais se fait rappeler à l ordre par le maire 


En 1942, toute l’économie allemande est transformée en économie de guerre, toutes les usines d’armements fonctionnent 24/7 et requièrent beaucoup de main d’œuvre qui sera, en premier lieu, effectuée par des Polonais, des Russes et des Tchèques. Un nouveau système est créé en Norvège en 1941, il s’agit du travail obligatoire.

DU VOLONTARIAT AU RECRUTEMENT FORCÉ

Dès 1942, Hitler exige de la France et de la Belgique des ouvriers qualifiés pour combler le manque de main d’œuvre disponible en Allemagne (la majorité des jeunes hommes étant partis au front). Fritz Sauckel est nommé responsable du recrutement des ouvriers en mars 1942. Après la défaite de 1940, l’Allemagne avait exigée de la France une énorme contribution de guerre, la réquisition de sa production industrielle et agricole, maintenant, elle exigeait les Français eux-mêmes. Il y a eu plusieurs étapes avant que les ouvriers ne soient envoyés de force en Allemagne. En premier lieu, cette force ouvrière fut constituée de prisonniers de guerre, puis de volontaires (la propagande fut grandement utilisée à ce moment).
La « justification » du STO. Affiche réalisée par les services de propagande allemands et vichystes
affiche du STO (service du travail obligatoire)Les conditions d’occupation étaient très dures en France, et beaucoup d’ouvriers français virent dans le travail en Allemagne, un moyen de nourrir leurs familles. En juin 1942, les Allemands exigent le recrutement forcé de 350 000 travailleurs. A la fin du mois, la politique de la « relève » fut lancée, pour trois volontaires envoyés dans les usines allemandes, un prisonnier de guerre était libéré. Le 11 août 1942, Pierre Laval accueil le premier train de « relevés »

Chaque jour nous avons droit traversant la grande place à " Erika " ou encore " nom oublié germanique donc compliqué ...
Marche saccadée et rythmée ,rien a dire ,sinon observer en silence le passage devant nos yeux d 'une compagnie souvent prèçèdée 
d un cycliste chargé de la surveillance des lieux et du trajet

Avec mon frère nous sommes souvent accrochés a la BBC notre passe temps matinal  Pour la majorité des auditeurs d alors ces phrases incompréhensibles brouillées par les émetteurs allemands exprimaient surtout que le combat contre l envahisseur continuait 
Pour ceux qui en connaissaient le sens caché elles annonçaient des parachutages d hommes et de matériel , déclenchaient des opérations de sabotage ,identifiaient de agents envoyés par les forces françaises libres.... enfin nous les jeunes tout ce que nous ignorions ...
Nous étions  bien sûr témoins  de la présence  de quelques résistants naturellement et infiniment discrets en attendant leur tour  das le salon Quelquefois mêlés à la troupe ils ne pouvaient faire autrement 

Comment dans l histoire de notre ville  traversant le temps cette période de l histoire sagienne apparaitra  ?


Enfin chaque jour nous subissons l 'ambiance du salon    celle que nous connaissons chaque jour.....

il est 23 heures Soudain venant de notre droite et et au dessus des toits un avion en flammes  inconnu surgit évite les deux clochers et disparait de notre vue 
Direction semble t il le nord de la ville!
Grosse explosion ! d ou vient elle ? route de Rouen ?

Dés le lendemain matin , jean sur son vélo de récupération et moi mon vélo de" sénateur au guidon surélevé" prenons la direction de la route de Rouen 
Est ce la bonne direction , nous suivons un camion de la wehrmacht peut être nous indique t il la bonne route ,,?
Une maisonnette sur le bord de la route et une forte odeur de brûlé  est ce l endroit du crash ,?,
Nous réussissons à tromper la surveillance de la sentinelle et à passer au travers d une haie d' aubépines 
 le factionnaire n a rien vu !

A nos yeux une étendue dévastée , Des morceaux divers  encore fumants ,une carlingue 
d 'avion disloquée , des corps mutilés éparpillés et au milieu de cet ensemble une brigade d allemands fouillant les débris mais aussi  les gendarmes sagiens tentant de recupérer quelques objets 
des papiers ,des foulards aux cartes imprimées 
Je reconnais le brigadier figure connue de notre place du Parquet 
Une bague en or aux initiales WGH est récupérée sur l un des corps par l adjudant Beuvron 
Type de cartes trouvées sur le lieu de crash en mai 1944







De retour à notre domicile nous ressentons avec jean que notre chère maman est particulièrement inquiète 
Les chars tigres sur notre grande place ,aux pieds de la cathédrale  le crash de cet avion accentuent l inquiétude de chacun de nous .
Aussi la décision est prise . notre cousine institutrice à la mairie de Bursard ne nous a t elle pas invités à venir la rejoindre dans sa campagne tranquille 

donc nous partons pour BURSARD 

Alors que l’équipage du withley n’est pas de retour à la base à l’heure prévue, il est porté disparu au combat. Ce n’est que bien plus tard que les autorités apprennent que le Whitley AD-701 a été abattu par la Flak ennemie dans un champ à La Potence, près de Sées, en Normandie, sans laisser aucun survivant. Les corps ont été inhumés dans le cimetière communal de Sées et, à la fin de la guerre, ont été exhumés et transportés au cimetière de guerre canadien de Bretteville-sur-Laize / Cintheaux, en France où ils reposent dans une tombe commune 27.G.4-7.


G-D: Goodwin, Harris-Hong, Hopper-Jacques, Wyckoff

Sur les lieux du crash, les Gendarmes français avaient trouvé une photo et une chevalière. Ce n’est pourtant qu’en 2004 qu’a été connue l’identité des six Canadiens qui ont perdu la vie le 22 mai 1944


Note publiée dans le journal ouest france 

.Roger Cornevin et son frère avaient assisté au crash, ainsi que Gérard Malherbe, tous habitants de SéesAprès plusieurs années de recherche, Roger a pu apprendre les noms de ceux qui avaient péri après avoir contacté le Ministère de l’Air britannique. Il a raconté son histoire à un journal de Sées qui a fait paraître des articles demandant à quiconque détenait des informations de se faire connaître.
Gérard Malherbe s’est alors présenté avec une photo non identifiée d’un aviateur et Georges Buvron, dont le père était le Gendarme qui s’était rendu sur le lieu du crash, s’est présenté avec une chevalière en or gravée de la mention ‘Grand Valley, CAS’ et des initiales ‘WGH

 Plusieurs mois plus tard, on apprenait qu’il s’agissait d’une photo de lieutenant d’aviation David Webster Goodwin, et le propriétaire de la chevalière était le Sgt. Wilfred Gordon Harris. La ville de Grand Valley avait offert de telles chevalières à tous les militaires de la ville avant leur départ outre Atlantique.

jean Mazeline mon instituteur au collège de Sées et Frémiot notre voisin


Tous deux en fait sont nos voisins  , Fremiot gare son camion devant notre maison  et jean Mazeline est un client assidu de notre salon

Les cours continuent au cours complémentaire dans cette ambiance délétère …Mais non….notre instituteur Jean Mazeline cesse prématurément l’année scolaire dans notre établissement alors qu’il enseignait depuis Octobre 1942

Lors des cours d anglais matière qu' il enseignait il nous parlait alors avec enthousiasme de l’Angleterre 

Il nous enseignait l hébertisme sur le terrain des Ormeaux , lieu privilégié des compétitions sportives lorsque les allemands athlètes confirmés nous laissaient enfin la possibilité d utiliser notre terrain
La raison de son départ précipité … nous ;;;les élèves nous l’ignorions .totalement
On parlait a mi voix de STO , de maquis .... des mots nouveaux qui revenaient souvent dans les conversation des adultes ,
Une ombre persistante la déportation de mon voisin le docteur Melun ,au 8 place du parquet interné dans l ' ile d Aurigny avant 
d 'être dirigé vers Auschwitz mais aussi l’arrestation pleine de mystère de Frémiot BOA autre voisin habitant 6 place du parquet et transporteur la nuit des containers récupérés 
Leur destin fut scellé par la lutte journaliére qui opposait la gestapo et , les résistants ..

Jean Mazeline décida alors sous la direction d’Edouard Paysant d’entrer dans l’organisation aérienne clandestine du B.O.A. . En juin 1943 il dirigera le premier parachutage d’armes dans la région d’Argentan .On imagine les difficultés d’une telle opération réussie par une nuit de clair de lune au nez et à la barbe de nos occupants .Réfractaire au S.T.O. il trouvera asile dans une ferme de la région de Mortagne pour quelques mois ,ce qui peut expliquer sa disparition et son absence de notre collège .
Chef du BOA de la Sarthe il forme alors les équipes d’intervention ,s’occupe de l’homologation des terrains , dirige les parachutages de Novembre 1943 à Février 1944 . Le 27 Juillet 1944 ,pris au piége à Saint Michel de la forêt ,alors qu’il rendait visite à sa femme la nuit ,pour la naissance du premier bébé , iI est emprisonné au chateau des ducs où il subit les interrogatoires et les tortures de la Gestapo . Emmené dans le bois de Brotz ,il est fusillé avec quatre autres prisonniers dont Albert Frémiot notre voisin ,transporteur nocturne des containers issus des parachutages soe dans l orne

Fremiot et Mazeline

On est extrêmement inquiet dans les jours qui suivent la libération de Sées et Alençon sur le sort des prisonniers politiques que la gestapo avait emmené s de la prison d’Alençon vers d’autres géôles nazies
Le samedi 10 aut on le savait , la gestapo s’était repliée au chateau de Brotz
A l’home –Chamodot prés de Tourouvre au milieu des bois , à l’abri des regards …mais un témoin avait entendu des bruits étranges …On entreprit des recherches Le 17 Aout on découvrait cinq corps difficilement reconnaissables Certains objets permirent d’identifier Fernand Chasseguet , , jean Mazeline , ( notre instituteur du cours complémentaire de Sées , François Bouilhac et après enquête Albert Frémiot ( notre voisin place du parquet )


Le château des ducs , lourde bâtisse du 14 eme siecle Deux tours massives encadrant la porte des l’actuelle maison d’arrêt…..



Témoignage de André Rougeyron ( extrait «  agents d’évasion «) 
«  Le 9 au matin la cellule est envahie par de nouveaux arrivants venant de la «  17 «  . Ce sont Moreau de l’intelligence service ,Jean Mazeline ,Bouillac , Daniel Desmeulles ( que je quitterai quelques jours avant sa mort ) Chasseguet des PTT d’Alençon , Frémiot cultivateur à Sées ( En fait Albert Frémiot était transporteur ) Henri Barbier de Paris . Tous résistants acharnés instruits de leur sort ,aucun n’est triste ou abattu malgré les charges qui les accablent . La meurtrière laisse passer un gai rayon de soleil et nous faisons un agréable et
bruyant petit déjeuner interrompu par l’arrivée d’un boche qu’accompagne un valet de la gestapo . Ils appellent Moreau , Mazeline , Bouillac , Desmeulles ,Chasseguet , et Frémiot . L’un d’eux demande : Faut il prendre les couvertures et les gamelles ? Ce n’est pas la peine répond en riant le milicien.
Quelques minutes après nous entendons le ronflement d’une voiture sur la place : nous nous précipitons vers la meurtrière et apercevons la partie arrière de la traction sans portes . Jardin debout sur le trottoir y fait entrer nos camarades en menaçant «  Le premier qui bouge je l’abats « 
Ce départ est le prélude à la fuite éperdue de la Gestapo de l’Orne et à l’éxécution de 5 patriotes français qui hélas devaient être abattus quelques heures plus tard ( Daniel Desmeulles me l’a souvent rappelé ) à L’hôme -Chamondot désormais tristement célébre « 
Dans la cellule de André Rougeyron il y avait également Bétourné Fernand charpentier à la chapelle prés Sées ( canton de Sées ) arrêté au Boulllon alors qu’il détenait un stock d’armes . Fernand Bétourné reviendra de déportation .
«  malgré son aventure ,aucun de nous n’est vraiment abattu et cependant pour beaucoup l’avenir est sombre étant donné ce qui a été trouvé chez lui Bétourné s’attend à la mort chaque fois que la porte de la cellule s’ouvre il pense qu’on vient le chercher Il demeure cependant imperturbable et calmement nous conte son arrestation ; un jour les allemands font irruption chez lui et l’interrogent «  tu as une arme ?Non répond il et Bétourné nous confie froidement «  je ne mentais pasje n’avais pas UNE arme j’en avais deux tonnes !

Trocherie Emile 57 ans bûcheron à Tanville ( canton de Sées )avait été arrêté pour les mêmes raisons quelques semaines auparavant Il déçédera à Weimar le 6 Mai 1945

Le 9 Août au matin Jardin et ses hommes quittent Condé sur Sarthe . Les colonnes alliées ne sont plus trés loin d’Alençon . Ils vont se transporter au chateau de Brotz à l’Hôme Chamondot non loin de Longny au Perche . Avec eux ils emmènent quelques prisonniers importants ,extraits des géôles du chateau des ducs . Quelques heurs plus tard cinq d’entre eux partaient une pelle à la main en direction du bois sous la direction d’un allemand ,de Léon et de Bertaux .Ce dernier commit là ses ultimes crimes sur la terre bas normande en éxècutant d’une balle dans la bouche François Bouilhac ,Fernand Chasseguet , Albert Frémiot ,jean Moreau , et Jean Mazeline frére du chef des FFI de l’Orne.( Jean Mazeline instituteur au cours complémentaire de Sées nous avait quitté en Juin 1943 pour rejoindre la clandestinité )

Le lendemain matin ,Jardin et sa bande quittaient l’Orne pour Evreux à l’heure où Leclerc et la 2éme DB s’apprêtaient à entrer dans Alençon
. extrait du journal local
« Albert Frémiot tenait la boite postale de Galilée VI . Il a camouflé des réfractaires ,diffusé des journaux clandestins transporté et réparti des armes dans le canton de Sées . Il fut rattaché au groupe BOA en Janvier 1943 ,arrêté le 12 Juillet 1944 Interrogé et torturé il ne parla pas . Il fut fusillé le 9 Aoùt à L’home Chamodot avant d’être . cité au DMR région 4 par l’officier commandant Clouet des Perruches pour faits de résistance et aide aux chefs de groupe « 

Pierre Jacquot notre surveillant au collège Mézeray à ARGENTAN 

Les résistants argentanais à Courtomer

Très affaibli après les expéditions de la Milice et de la Gestapo, les 14 et 16 juin, le groupe résistant de Courtomer, que je commandais, reçut heureusement des renforts. Parmi ces recrues se trouvaient 10 Argentanais : Bernard Louis ; Bizet Maurice ; Fillâtre Jean ; Jacquot Pierre ; Maze Bernard ; Pillou Albert ; Pillou André ; Pommier Alfred ; Rycroft Roger ; Vimal du Bouchet André. Ils étaient dans le maquis, faisaient des transports d'armes et d'essence, malgré la défense de circuler sur les routes. André et Albert Pillou se distinguèrent particulièrement : la nuit, ils posaient des mines et opéraient des destructions.
Le 13 août, nous rentrâmes dans Courtomer en même temps que les Américains, mais ceux-ci, à l'approche des blindés allemands, se replièrent immédiatement. Une heure plus tard, trois voitures ennemies s'approchaient de Courtomer pour l'incendier.
Vimal du Bouchet, avec son fusil-mitrailleur, détruisit la voiture de tête qui resta entre nos mains, le conducteur avait été tué. Vers minuit, les Allemands attaquèrent. Vimal fut pris mais put s'échapper et nous rejoindre ; les Allemands se replièrent. Nous restâmes trois jours en face d'eux, qui tenaient les hauteurs de Ferrières-la-Verrerie. Sur nos arrières se livraient des combats de chars ; les Américains avaient stoppé près de Sées.
Le 16, les Allemands décrochèrent et je poussai le sous-groupe d'Argentan à Ferrières.
Le 19, je passai les prendre pour les mener à Moulins-la-Marche, qui venait d'être bombardé.
Nous trouvâmes une localité à peu près complètement évacuée. Tandis que je procédais à une destruction de ligne téléphonique suspecte, je vis mes jeunes gens disparaître en courant. Quelqu'un que je n'ai jamais pu retrouver était venu leur dire que deux Allemands se tenaient à l'entrée du bourg. Bientôt une vive fusillade éclatait. S'avançant sur la route de L'Aigle, ils s'étaient heurtés, près de la ligne de chemin de fer, aux avant-postes de la division qui tenait la forêt de Bons moulins ; six contre deux cents ! De notre côté tombaient : Jacquot, Vimal du Bouchet, Fillâtre, très gravement blessés ; Parisien, trois blessures ; Pommier avait été touché au coup.
Quand on put les relever, Jacquot et Vimal avaient été achevés par les Allemands.
D'après les renseignements que j'ai pu recueillir, les ennemis avaient eu deux tués, dont un officier, qui furent emmenés dans une ambulance.
Tels sont les événements les plus marquants auxquels ont pris part les Argentanais qui étaient venus me rejoindre. Je garde de cette héroïque jeunesse le meilleur souvenir. Tous étaient parfaits d'ardeur et de dévouement. Ils m'ont apporté une aide précieuse.
Colonel de Pelet, Pays d'Argentan, juin 1946, n° 60, repris dans Pays d'Argentan, juin 1994, n° 18 : La bataille de Normandie au pays d'Argentan, p. 33.

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