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sees la place du Parquet



Passage des anglais septembre 1939



La place du parquet c était notre spectacle journalier mais aussi notre lieu de distractions familiales Avec mon frère c était le grand spectacle à  n' importe quelle heure de la journée Disons une fois pour toute que cette fenêtre est restée un lieu de souvenirs.... surtout durant cette période de l occupation ,le grand handicap restant  cette interdiction de photographier  mais malgré tout cela rien ne 
m 'empêchait   d 'écrire  
Résultat d’images pour 14 EME HUSSARDS SEES

De notre fenêtre  rien ne pouvait échapper à notre curiosité et je me suis donc intéressé aux  principaux événements que nous avions pu suivre mon frère et moi ? C est toute une histoire  .. je dirais même un roman,  je reprends donc les termes de cette aventure liée bien sûr à l occupation et aux diverses tribulations rencontrées par les sagiens 
j ai donc commencé par les grandes manoeuvres de 1937 événement qui ne m' a pas complètement marqué, bien que les militaires et camions les plus divers étaient stationnés  sur notre grande place .
Anglais ,Français y participaient en commun et ont donc fréquenté notre salon 
J'ai lu que les allemands  avaient envoyé des observateurs ....à cette manifestation militaire ce qui peut paraître surprenant au jour ...d'aujourd'hui
Toutefois. 
une bonne occasion de glisser quelques mots de vocabulaire scolaire aux soldats anglais montrant ainsi notre connaissance de la langue 
d 'Albion

Passage des Anglais septembre 1939 lors de la déclaration de guerre

En juin 1940 donc 9 mois après  cet événement exceptionnel     les allemands arrivèrent dans notre vieille cité et... ça nous 
n avons pas pu l éviter 
Dés le premier jour ils frappèrent à notre porte non pas avec délicatesse mais avec suffisamment de force pour  que mon père ouvre son magasin
je ne me doutais pas que ce salon allait devenir l un de leur rendez vous préféré ? Faisons le compte , au jugé ! 
Huit allemands par jour , cinq jours et demi par semaine cela fait du monde durant quatre ans et 8 mois d occupation .il est vrai que leur discipline stricte et rigoureuse ne leur laissait pas le temps de se divertir comme ils le souhaitaient 
je me souviens encore de leur premier jour d arrivée dans nos murs 
et de leur campement de fortune sur la place du Parquet ils cassèrent la vitrine de l épicerie Jouy et stationnèrent plusieurs heures sur notre grande place aux pieds de la statue du grand Conté 
le maire fut on s en doute  le premier  mis en demeure de satisfaire  leurs désirs  en faisant imposer   un panneau sur les vitrines des commerçants " priorité à la wehrmacht" ce qui fut fait dans les meilleurs délais même chez le marchand d objets et de monuments  funéraires de la grande rue qui obligeamment leur donna satisfaction en  ..........plaçant  un panneau sur les monuments funéraires  en présentation dans sa vitrine  Discipline oblige .....Je crois que monsieur le maire lui conseilla davantage de prudence Malgré tout on ne pouvait lui reprocher    sa  désobéissance  à
 l occupant

Pour nous c est une nouvelle vie qui commence  , pendant plus de quatre années il nous faudra supporter les exigences de la wehrmacht ce qui est un moindre mal si on compare les événements les plus divers qui ont pu se dérouler dans d autre villes
Le grand obstacle c était la patrouille du soir !l' heure du couvre feu pouvait varier en fonction des événements C est affreux de 
 voir la croix gammée flotter sur le sommet de la mairie    pourtant on s' habitue et.... le spectacle devient familier 
En ce qui me concerne rallier le domicile place du Parquet ne représentait pas après le couvre feu un obstacle infranchissable . La raison ? Les bruits de bottes ,on les percevait à un kilomètre à la ronde d où notre faculté à nous trois mes deux copains CV  et PG 
d 'attendre que ce bruit saccadé s estompe dans la fraîcheur de la nuit .Notre refuge c était le lavoir du vivier , mais notre  grand danger      c était la traversée de la place du Parquet La patrouille prenait toujours quelque repos aux pieds du monument aux morts ou sur les marches du café Ferté rendez vous des éléments assoiffés  de la troupe 
Ces deux camarades étant aujourd'hui disparus je n ai pas pu obtenir leur avis sur la question 
Une parenthèse toutefois pour ceux que l on surnommait les mongols. Asiatiques issus de l 'armée Vlasov ils ont hanté notre salon début 44....Dans le salon ils se montraient très silencieux 
et attentifs a la perfection du  rasage de leur coupe de cheveux
toutefois je dois dire qu une bagarre les opposa à un groupe franco espagnol présent sur la place où un stand de voitures tamponneuses venait de s'installer . Le jeune gardien du stand voulant intervenir battit en retraite après avoir reçu un coup de baionette au bras et fut secouru par les feldgendarmes toujours soucieux de la discipline de leurs protégés ...si l on peut dire !


c 'était le 10 place du Parquet !

Avec jean mon frère......une expérience parmi tant d autres ....
                                             1
La guerre  n'était  pas seulement une histoire d hommes   c etait  aussi une histoire d'adolescents 
Soldats allemands capturés dans la poche de chambois ( aout 1944)
Notre massive cathédrale impose son élégante silhouette sur notre grande place souvent l objet des événements majeurs de notre petite ville Nous sommes le  22 mai  1944  Nuit noire il est 23 heures , des dizaines de points lumineux dans le ciel !où vont ils?
Ils se dirigent vers le sud semble il ! leur objectif les zones industrielles du nord de l' Italie Objectifs désignés par le grand Churchill.....  notre espoir à tous.... 
Radio Sttugart est certainement le plus beau fleuron de de l arsenal radiophonique allemand  qui diffuse plusieurs fois par jour  la lutte contre les juifs ,les politiciens anglais et français 

Je sais que dans la matinée nous retrouverons dans les champs multiples paquets de bandes argentées larguées par les bombardiers alliés pour brouiller les émissions radar allemandes 
Ces bandes argentées sont appelées windows et un article affiché 
à la mairie nous déconseillera d y toucher On les retrouvera sur les toits ,dans les jardins dans les champs et leur présence accentuera notre curiosité 
Le poste de T.S.F. familial est lui toujours présent ,là , prés de la fenêtre ,dressé sur un meuble en bois ciré ,dans notre petite cuisine qui nous sert de salle à manger .La B.B.C.avec les quatre coups annonciateurs de " la symphonie de Beethoven " c'est presque notre raison de vivre . Chaque soir malgré le brouillage ,alors que les aiguilles de notre "Pendastrava " style "Art Déco " marquent 8 heures ,nous l'écoutons religieusement en sourdine et en essayant de trouver une signification aux messages mystérieux et codés diffusés par l'émetteur anglais . Messages à destination des "réseaux de l'ombre "sans aucun 
doute . !( 8)
Au fil du temps et au gré de mes pérégrinations je remarquai que la radio anglaise avait apparemment laissé une empreinte indélébile dans mes souvenirs de guerre ,une image quasi idyllique Ceux qui racontaient évoquaient toujours la radio de Londres en fait cette radio clandestine il faut le préciser nous faisait rêver  

J ai l impression que les hommes se battent depuis une éternité !
nos nuits ne sont jamais calmes  La patrouille allemande intraitable surveille les rues , la clarté des fenêtres,, des vitrines . C est le noir complet;;;; pas un trait de lumière ne doit filtrer Seuls les bruits de bottes rompent le silence...sauf quelquefois une bouteille vide explose dans le bas de la vitrine .Nous de notre fenêtre sur la grande place on ne peut rien nous dire !La cathédrale reste notre seul horizon !

Quand a notre salon ....toujours plein .... les allemands se mêlent aux civils Ces civils qui sont ils ?des résistants peut etre,? c est le grand silence Jean Mazeline est un client assidu   il n habite pas très loin rue Conté 
Au bout du couloir notre poste de TSF trône sur un meuble de cuisine mais notre problème c est d écouter la BBC lorsque les allemands sont présents et nous sommes trés sensibles à cette menace de la kommandantur qui nous incite à rester prudents Un alsacien nous a d 'ailleurs prévenu " baissez le son de votre poste "
Les allemands peut être... 8 à 10 par jour , mais le grand silence prédomine    rien à se dire ! 


Pourtant je me souviens d 'un certain incident ,un soldat allemand bien discipliné  comme tous  d ailleurs ,s étala sur le linoléum bien ciré en saluant son officier Chute sur le dos... embarras de mon père, éclats de rire de ma part et fuite dans la cuisine devant les reproches familiaux
Combien d allemands aurons nous servi durant 4 année et 8 mois faites le compte !et ceci après avoir accueilli anglais , écossais  même des néo zelandais venus de leur contrée lointaine !
Début juin le grand Churchill rappelait " nous nous battrons sur les mers et les océans ,nous nous battrons avec une confiance croissante et une force croissante ...dans les airs  nous défendrons notre île quel qu' en soit le prix Nous nous battrons sur les plages  , nous nous battrons sur les terrains de débarquement , dans les rues, les champs et les montagnes  nous ne nous rendrons jamais ! ( Sir winston Churchill BBC 4 juin 1940)

Mais nous sagiens nous somme toujours en pleine occupation ! 
C'est l ambiance que nous vivons en ce début d année 1940

Trois mois pendant lesquels la France bascule ,trois mois de mars à juin 40 trois mois au bout de quoi un homme totalement inconnu des français va entrer dans l histoire Les émissions sont diffusées plusieurs fois par jour et ont pour  but de conditionner les français contre les juifs , le politiciens français et anglais " auditeurs français l Angleterre fournit les machines alors que les Français fournissent leur poitrine "Le traitre de Stuttgart sévit sur les ondes "

Après avoir écouté la BBC dans l ombre pendant plus de quatre années nous voici à notre fenêtre comme chaque soir le regard perdu 

LA PLACE DU PARQUET 

De notre maison et de notre fenêtre donnant sur la place du Parquet c était notre spectacle journalier mais aussi notre lieu de distractions familiales Avec mon frère c était le grand spectacle a  
n importe quelle heure de la journée Disons une fois pour toute que cette fenêtre est restée un lieu de souvenirs surtout durant cette période de l occupation le grand handicap restant  cette interdiction de photographier mais malgré tout cela rien ne  
m 'empêchait  d écrire  

Résumons les faits auxquels j ai pu assister et prendre quelques clichés        le passage des anglais en 1939
l arrivée des allemands ,le passage de la patrouille ,la bagarre avec les mongols  la libération avec la 2 ème db Leclerc ,et la 5 ème db US , la nueve accueillis par les espagnols ...sagiens  ,les prisonniers allemands ,les défilés US 
encore heureux que nous avions la possibilité d utiliser notre encombrant Kodak  le probléme ...Il était plutôt encombrant 



De notre fenêtre  rien ne pouvait échapper à notre curiosité et je me suis donc amusé à énumérer les principaux èvènements que nous avions pu suivre mon frère et moi ? C est toute une histoire  .. je dirais même un roman,  je reprends donc les termes de cette aventure liée bien sûr à l occupation et aux diverses tribulations rencontrées par les sagiens 
j ai donc commencé par les grandes manoeuvre de 1937 évenement qui ne m a pas complètement marqué 
français Anglais , Ecossais y participaient et bien sûr ont occupé notre salon 


Une bonne occasion de glisser quelques mots de vocabulaire scolaire montrant ainsi notre connaissance de la langue d Albion
En juin 1940 les allemands arrivèrent dans notre vieille cité et ça nous n avons pu l éviter 
Dés le premier jour ils frappèrent à notre porte non pas avec délicatesse mais avec suffisamment de force pour  que mon père ouvre son magasin
je ne me doutais pas que ce salon allait devenir l un de leur rendez vous préféré ? Faisons le compte , au jugé ! 
Huit allemands par jour , cinq jours et demi par semaine cela fait du monde durant quatre ans et 8 mois d occupation .il est vrai que leur discipline stricte et rigoureuse ne leur laissait pas le temps de se divertir comme ils le souhaitaient 
je me souviens encore de leur premier jour d arrivée dans nos murs 
et de leur campement de fortune sur la place du Parquet ils cassèrent la vitrine de l épicerie Jouy et stationnèrent plusieurs heures sur notre grande place aux pieds de la statue du grand Conté 
Le maire fut on s en doute  le premier t mis en demeure de satisfaire  leurs désirs  en faisant imposer    un panneau sur les vitrines des commerçants " priorité à la wehrmacht" ce qui fut fait dans les meilleurs délais même chez le marchand d objets et de monuments  funéraires de la grande rue qui obligeamment leur donna satisfaction en  ..........plaçant  un panneau sur les monuments  en présentation dans sa vitrine  Discipline oblige .....Je crois que monsieur le maire lui conseilla davantage de prudence §Malgré tout on ne pouvait lui reprocher    sa  désobéissance  à l occupant

Pour nous c est une nouvelle vie qui commence  , pendant plus de quatre années il nous faudra supporter les exigences de la wehrmacht ce qui est un moindre mal si on compare les événements les plus divers qui ont pu se dérouler dans d autre villes
Le grand obstacle c était la patrouille du soir !l' heure du couvre feu pouvait varier en fonction des événements 
En ce qui me concerne rallier le domicile place du Parquet ne représentait pas  après le couvre feu un obstacle infranchissable . La raison ? Les bruits de bottes ,on les percevait à un kilomètre à la ronde d où notre faculté à nous trois mes deux copains CV  et PG 
d attendre que ces bruits saccadés s estompent dans la fraîcheur de la nuit .Notre refuge c était le lavoir du vivier , mais notre  grand danger  c était la traversée de la place du Parquet La patrouille prenait toujours quelques repos aux pieds du monument aux morts ou sur les marches du café Ferté rendez vous des éléments assoiffés  de la troupe 
Ces deux camarades étant aujourd' hui disparus je n ai pas pu obtenir leur avis sur la question 


c 'était le 10 place du Parquet !

Avec jean mon frère......une expérience parmi tant d autres ....
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La guerre  n'est pas seulement une histoire d hommes   c est aussi une histoire d'adolescents 
Notre massive cathédrale impose son élégante silhouette sur notre grande place souvent l objet des événements majeurs de notre petite ville
Nous sommes le  22 mai  1944  Nuit noire il est 23 heures , des dizaines de points lumineux dans le ciel !où vont ils?
Ils se dirigent vers le sud semble il ! leur objectif les zones industrielles du nord de l' Italie Objectifs désignés par le grand Churchill.....  notre espoir à tous.... 
Radio Sttugart est certainement le plus beau fleuron  de l arsenal radiophonique allemand  qui diffuse plusieurs fois par jour  la lutte contre les juifs ,les politiciens anglais et français mais nous notre rendez vous du soir c 'est la BBC 
Des avions alliés   je suppose volent haut dans le ciel .....Je sais que dans la matinée nous retrouverons dans les champs multiples paquets de bandes argentées larguées par les bombardiers alliés pour brouiller les émissions radar allemandes 
Ces bandes argentées sont appelées windows et un article affiché 
à la mairie nous déconseillera d y toucher On les retrouvera sur les toits ,dans les jardins dans les champs et leur présence accentuera notre curiosité 
Le poste de T.S.F. familial est lui toujours présent ,là , prés de la fenêtre ,dressé sur un meuble en bois ciré ,dans notre petite cuisine qui nous sert de salle à manger .La B.B.C.avec les quatre coups annonciateurs de " la symphonie de Beethoven " c'est presque notre raison de vivre . Chaque soir malgré le brouillage ,alors que les aiguilles de notre "Pendastrava " style "Art Déco " marquent 8 heures ,nous l'écoutons religieusement en sourdine et en essayant de trouver une signification aux messages mystérieux et codés diffusés par l'émetteur anglais . Messages à destination des "réseaux de l'ombre "sans aucun 
doute . !( 8)
Au fil du temps et au gré de mes pérégrinations je remarquai que la radio anglaise avait apparemment laissé une empreinte indélébile dans les souvenirs de guerre ,une image quasi idyllique Ceux qui racontaient évoquaient toujours la radio de Londres en fait cette radio clandestine il faut le préciser nous faisait rêver  

J ai l impression que les hommes se battent depuis une éternité !
nos nuits ne sont jamais calmes  La patrouille allemande intraitable surveille les rues , la clarté des fenêtres,, des vitrines . C est le noir complet;;;; pas un trait de lumière ne doit filtrer Seuls les bruits de bottes rompent le silence...sauf quelquefois une bouteille vide explose dans le bas de la vitrine .Nous de notre fenêtre sur la grande place avec mon frère jean on ne peut rien nous dire !La cathédrale reste notre seul horizon !

Quand a notre salon ....toujours plein .... les allemands se mêlent aux civils Ces civils qui sont ils ?des résistants peut être,? c est le grand silence Jean Mazeline est un client assidu   il n habite pas très loin rue Conté 
Au moins le coiffeur Frémiot n a pas à s inquiéter de la présence des allemands  ,c est un salon pour dames ..

Malheureusement nous savons tous que ses activités héroiques dans la résistance lui coûteront la vie avec jean Mazeline mon instituteur  

Au bout du couloir notre poste de TSF trône sur un meuble de cuisine mais notre problème c est d écouter la BBC lorsque les allemands sont présents et nous sommes très sensibles à cette menace de la kommandantur qui nous incite à rester prudents Un alsacien nous a d 'ailleurs prévenu " baissez le son de votre TSF " 

Les allemands sont là chaque jour peut être... 8 à 10 par jour , mais le grand silence prédomine    rien à se dire ! 


Pourtant je me souviens d 'un certain incident ,un soldat allemand bien discipliné  comme tous  d ailleurs s étala sur le linoléum bien ciré en saluant son officier Chute sur le dos... embarras de mon père, éclats de rire de ma part et fuite dans la cuisine devant les reproches familiaux 
Combien d allemands aurons nous servi durant 4 année et 8 mois faites le compte !et ceci après avoir accueilli anglais , écossais  ^même des néo zelandais venus de leur contrée lointaine !
th.jpgDébut juin le grand Churchill rappelait " nous nous battrons sur les mers et les océans ,nous nous battrons avec une confiance croissante et une force croissante ...dans les airs  nous défendrons notre île quel qu en soit le prix Nous nous battrons sur les plages   nous nous battrons sur les terrains de débarquement , dans les rues les champs et les montagnes  nous ne nous rendrons jamais ! ( Sir winston Churchill BBC 4 juin 1940°)

Mais nous sagiens nous somme toujours en pleine occupation ! 
C'est l ambiance que nous vivons en ce début d année 1944

Trois mois pendant lesquels la France bascule ,trois mois de mars à juin 40 trois mois au bout de quoi un homme totalement inconnu des français va entrer dans l histoire Les émissions sont diffusées plusieurs fois par jour et ont pour  but de conditionner les français contre les juifs , le politiciens français et anglais " auditeurs français l Angleterre fournit les machines alors que les Français fournissent leur poitrine "Le traitre de stuttgart sévit sur les ondes 

PLACE DU Parquet ;;;;notre place ( extrait de mon journal sagien )
Les jours de marché ,le samedi ,les chanteurs des rues se rassemblent sur les trottoirs entre
notre magasin et celui du coiffeur Frémiot Ils entraînent la foule dans la chansonnette , avant
de vendre la partition des succés à la mode ; On s’ arrache les partitions ! Mistinguett ,Réda Caire ,Rina Ketty , Lucienne Boyer ....
Ce marché ,c’est l’événement hebdomadaire .Par toutes les routes ,les chemins convergeant vers Sées ,arrivent les paysans du canton . Ils affluent de tous les villages environnants .
Les pavés glissants de la rue Billy vibrent sous le poids des voitures à chevaux ,…..
Des villageoises ,quelques unes en coiffes ,à pied ,de lourds paniers au bras ,des bicyclettes,des charrettes attelées ,des carrioles , donnent au paysage cet aspect animé et laborieux qu’on trouve dans les tableaux et les cartes postales d’autrefois .La ville resplendit d’une vie nouvelle . Les commerçants travaillent à plein ,et montrent leur bonne humeur .
Achille mon copain de classe et moi ,nous nous faisons un devoir de planter avec délice notre doigt dans les lourdes mottes de beurre qui remplissent les paniers en osier exposés sur la place du Parquet .
Une famille juive vit cour du chapitre où l’abbé Vaucanu leur a trouvé un logement . Cettefamille Ezygman ; ; ; ; ;se montre très discrète Deux garçons dont l’un est dans ma classe
à l’école communale ….;L’ainé ,futur professeur donne clandestinement des cours d’anglais
Résultat de recherche d'images pour "PLACE DU PARQUET SEES"le soir à ma soeur ; évitant ainsi de se faire remarquer et malgré les remarques désobligeantes de certains sagiens ;


Aprés avoir écouté la BBC dans l ombre pendant plus de quatre années nous voici à notre fenêtre comme chaque soir le regard perdu ...vers l inconnu!





Epargné par les rafles meurtriéres, après la déportation de ses parents Il me rappellera après la guerre ces quelques mots agressifs d’une paysanne alors que sa famille achetait du beurre et des oeufs sur le marché du Samedi , place du Parquet « je croyais que les juifs avaient les mains crochues ! ! !"
Aprés la guerre et après quelques recherches je contactai l’un des deux freres habitant Levallois Lui et son frere avaient échappé à le rafle de juillet 1942 à Paris et gagné le maquis en zone libre Par contre leurs parents tailleurs, rue du Sentier déportés à Auschwitz
ne survivr


Défilé américain       place du Parquet  ( pris de ma fenêtre )


Les Allemands PLACE DU Parquet ;;;;notre place ( extrait de mon journal sagien )
Les jours de marché ,le samedi ,les chanteurs des rues se rassemblent sur les trottoirs entre
notre magasin et celui du coiffeur Frémiot Ils entraînent la foule dans la chansonnette , avant
de vendre la partition des succés à la mode ; On s’ arrache les partitions ! Mistinguett ,Réda Caire ,Rina Ketty , Lucienne Boyer ....
Ce marché ,c’est l’événement hebdomadaire .Par toutes les routes ,les chemins convergeant vers Sées ,arrivent les paysans du canton . Ils affluent de tous les villages environnants .
Les pavés glissants de la rue Billy vibrent sous le poids des voitures à chevaux ,…..
Des villageoises ,quelques unes en coiffes ,à pied ,de lourds paniers au bras ,des bicyclettes
,des charrettes attelées ,des carrioles , donnent au paysage cet aspect animé et laborieux qu’on
trouve dans les tableaux et les cartes postales d’autrefois .La ville resplendit d’une vie
nouvelle . Les commerçants travaillent à plein ,et montrent leur bonne humeur .
Achille mon copain de classe et moi ,nous nous faisons un devoir de planter avec délice
,notre doigt dans les lourdes mottes de beurre qui remplissent les paniers en osier exposés sur
la place du Parquet .
Une famille juive vit cour du chapitre où l’abbé Vaucanu leur a trouvé un logement . Cette
famille Ezygman ; ; ; ; ;se montre très discréte Deux garçons dont l’un est dans ma classe
à l’école communale ….;L’ainé ,futur professeur donne clandestinement des cours d’anglais
Résultat de recherche d'images pour "PLACE DU PARQUET SEES"le soir à ma soeur ; évitant ainsi de se faire remarquer et malgré les remarques désobligeantes de certains sagiens ;


Epargné par les rafles meurtriéres, après la déportation de ses parents Il me rappellera après la guerre ces quelques mots agressifs d’une paysanne alors que sa famille achetait du beurre et des oeufs sur le marché du Samedi , place du Parquet « je croyais que les juifs avaient les mains crochues ! ! !"
Aprés la guerre et après quelques recherches je contactai l’un des deux freres habitant Levallois Lui et son frere avaient échappé à le rafle de juillet 1942 à Paris et gagné le maquis en zone libre Par contre leurs parents tailleurs, rue du Sentier déportés à Auschwi
ne survivront pas à cette rafle et seront déportés dans un convoi fin 1943




Villepreux Le 13 Avril 1997

Monsieur



Le hasard et quelques ouvrages récents achetés au "Salon du livre " ( Documents archives départementales ) m'ont remis en mémoire cette suite d'interventions courageuses ,les unes réactions individuelles ou anonymes ,d'autres collectives inspirées par le patriotisme le plus profond et ne se rattachant à aucune organisation . Ce qui nous parait aujourd'hui un simple geste d'assistance était alors punissable comme nous le savons tous , de la peine capitale . .

En fait je n'ai jamais pu établir une corrélation exacte entre tous ces événements et ces personnes qui ont courageusement participé à ces actions de sauvetage et de résistance .
Cinquante années après je me pose encore la question ....,alors que pour beaucoup cette suite d'événements est tombée dans l'oubli . La vie a repris son cours ....

Comme vous l'avez rappelé , mon père après l'achat du fonds de commerce de coiffure en 1931 exerça son activité jusqu'en 1975 .Je suis très heureux que vous l'ayez si bien connu et je suis certain qu'il a laissé dans notre ville le souvenir d'une personne honnête et intègre ..En ce qui me concerne ,je ne puis passer devant cette maison de la place du général de Gaulle (ex place du Parquet ) sans une pointe d'émotion et de nostalgie , surtout lorsqu'il m'arrive d'évoquer les moments difficiles de notre jeunesse insouciante ,...Mais moments périlleux pour le monde des adultes de l'époque .

Armé d'un vieux Kodak ,posté à le fenêtre de notre petite maison j'avais pour habitude de jouer les "Reporter" et de tenter de photographier tous les évenements exceptionnels qui agitaient et faisaient vivre notre petite ville .
L'arrivée des Anglais en 40 , la libération ,le passage des armées alliées ,et du Général de Gaulle etc ...rien ne m'échappait ! Par contre .peu de photos sur la période relative à l'occupation ..... On en devine les raisons .....
Toutefois j'ai pu prendre à l'abri des regards indiscrets , trois photos montrant les débris de la forteresse B17 et bien sûr j'ai tenté vainement d'en rassembler d'autres ....dans le but de meubler mon journal personnel et l' album familial ..
Pourquoi un journal personnel ? Tout simplement parce que ,ayant parcouru quelques continents dont l'Afrique et l'Amérique ,j'ai eu pour habitude ,avec un respect profond du passé de consigner personnellement sur le papier , ma jeunesse Sagienne ....et les événements majeurs auxquels j'ai été confronté au hasard de mes voyages ...

Ne en 1929 ,j'ai quitté Sées en 1948 pour entreprendre une carriére dans le personnel Volant de l'Aéronautique navale sur différents type d'avions .Aprés un passage dans l'aviation embarquée sur le Clemenceau et quelques cours aux Etats Unis ,j'ai oeuvré pendant 25 années dans une société multinationale spécialisée dans l'informatique ...mais qui m'a également fait découvrir de nouveaux horizons .

En ce qui me concerne et malgré ces pérégrinations multiples ,ma petite ville de Sées m'attire toujours comme un aimant et c'est maintenant en toute indépendance que j'essaie d'approfondir son histoire et d'évoquer les moments passés .


Personnellement j'ai été le témoin visuel de cette sombre journée . Je venais de terminer l'année scolaire dans la classe de Jean Mazeline qui enseignait alors l'Anglais ... et la géographie ... ce qui m'incitait déjà à rêver de grands espaces ...

Participant ce jour de Juillet 1943 aux épreuves d'athlétisme au sein de notre club l'USS dirigé par Edouard Paysant ,meneur d'hommes exceptionnel , j'ai assisté du stade des Ormeaux ( terrain aujourd'hui coupé en deux parties par une déviation ) au saut désespéré des occupants du B17 .)
Arrivé sur les lieux trés rapidement ,j'ai pu simplement voir disparaitre dans la nature l'un des aviateurs alors empétré dans le harnais de son parachute . Des images que l'on ne peut oublier ...mais pour l'époque que nous vivions ... des images d'espoir ...
Au retour je constatais que le passage à niveau de Saint Laurent était sévèrement gardé .et contrôlé . Je me suis toujours étonné que les allemands aient pu se laisser ainsi distancer et dépasser par les événements . C'est d'ailleurs l' occasion supplémentaire de   rendre hommage aux anonymes de Belfonds et aux différentes personnes qui ont pu faciliter ces évasions en s'impliquant profondément mais au risque de leur vie .
Je note que l'ouvrage " Les 500 déportés de L'orne " dénombre plus de 20 personnes déportées dans le cadre de cet événement dont la plupart ne sont jamais revenues .
Je suis trés heureux d'avoir fait indirectement votre connaissance par l'intermédiaire de mon fils Didier et évoqué quelques images sagiennes malheureusement parmi les plus sombres .
Monsieur ,vous remerciant par avance je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués .

A tout hasard ,je vous conseille quelques ouvrages publiés par :

Direction des Archives Départementales de L'Orne

"1944 Lieux de mémoire dans l'Orne 1994 119 pages 60 francs

"Les 500 déportés de l'Orne " 1995 94 pages 75 "
Liste des 17 déportés arrêtes en Juillet 1943 etc ...

Histoire d'une ville Argentan de 1939 à 1945 6 pages de témoignage de Monsieur Cosnard ouvrage publié par le conseil général d'Argentan .
A voir

Extraits de mon journal de L'occupation ( Période Mai 1940 à Août 1943 )

En voulant mettre de l'ordre dans mes tiroirs ,je me suis perdu dans le flou des images de ma jeunesse ...

Désir d'amasser des souvenirs pour le futur , de revivre quelques moments tragiques de la vie familiale ,j'ai eu l'idée depuis ma tendre enfance de consigner sur mes carnets ,fidéles compagnons de voyage ....une foule de faits et de détails appartenant au passé , au fur et à mesure de leur déroulement ..
J'ai donc tout noté ...tant que les mots ...résonnaient encore à mes oreilles et que les images me restaient en mémoire ,les faits , mes impressions ,mes réactions et ceci pour la postérité ... Et en particulier cette journée de cauchemar du 4 Juillet 1943 , sorte de cataclysme qui s'abattit sur notre petite ville , cataclysme qui mêla au sein de la population les sentiments les plus divers et les plus opposés ,....patriotisme , courage ,délation ,
Avant d'entamer cette journée,je ne puis éviter de faire une restrospective des trois années passées sous la botte germanique en me plongeant dans la lecture des notes personnelles prises au hasard des péripéties les plus diverses .

Une partie de mon journal mémorisant les événements des années de jeunesse antérieures à Mai 1940 ,ayant disparu dans le pillage de notre maison ,place du Parquet ....,j'ai donc repris la chronologie des événements depuis cette date et résumé les faits principaux .
Trouville ,notre paradis ,notre plage de rêve et notre piscine aux eaux bleues appartiennent alors au passé . De notre plage située prés de la rue d'Orléans et de l'aire de jeux , je me souviens que j'ouvrais grand les yeux pour regarder derriére les voiles lointaines ...si je n'apercevais pas par hasard l'Amérique . Une fascination de jeunesse et en même temps une mélancolie inexprimable .... projetée dans l'inconnu ...l'inconnu du grand large et des tropiques que je découvrirai peut être un jour !( 1)

Notre président Albert Lebrun présente alors ses voeux à la population Française "" Nous avons la ferme conviction que 1940 sera une année plus heureuse pour toute l'humanité "
Dés Septembre 1939 aprés la déclaration de guerre à l'Allemagne ,la défense passive s'organise dans notre petite ville , comme dans toutes les villes de France . .Mon pére y apporte une large contribution et se retrouve chef d'ilôt . A l'école on fait l'essayage  des masques à gaz ...et c'est encore là ,une bonne occasion de se divertir
L'état d'alerte , décide la municipalité sera annonçé par des sirénes ,les tocsins et... le clairon s'il y a lieu . Les verriéres ,vasistas et toutes ouvertures laissant filtrer la lumiére ,devront être peints en bleu fonçé pour ne pas attirer l'attention de l'aviation ...allemande ... bien entendu . La nôtre on ne la voit pas ! Si une fois ...un autogyre Français haut dans le ciel ! L'unique vasistas du grenier ...est donc teint en bleu par sécurité !
Les motards militaires Anglais roulent à une vitesse folle sur nos routes ,...et quelquefois à gauche .L'un d'eux vient de se tuer au passage à niveau de la Madeleine
Si je comprends bien ,il ne se passe rien sur le front ... le combattant se confond souvent avec un guetteur qui veille ,l'oeil et les oreilles aux aguets aux avant postes d'une ligne Maginot réputée infranchissable avec pour seule moisson ces trois lettres R.A.S.
Mais la perçée de Sedan ouvre à la Werhmacht les portes de la France ,c'est l'exode et le début des illusions perdues .Une longue procession de réfugiés progresse vers le Sud ...Ma communion du 19 Mai 40 se déroule au pas de course pour laisser passer les voitures ,chars nordiques et Ardennais et véhicules de toutes sortes .La famille est absente ,pas de repas de communion ,les routes sont trop dangereuses ...surveillées par les stukas
Trois mille repas vont être distribués pendant plus de 15 jours consécutifs aux différents centres d'accueil ,avec la contribution... des "Coeurs Vaillants " patronage auquel nous appartenons Jean et moi . Un bureau de la Croix rouge ést alors installe à la mairie . La gare fourmille de voyageurs fébriles et anxieux en attente d'un départ du train vers un lieu inconnu .. Les portes claquent ,les mouchoirs s'agitent . Sur le quai noir de monde chaque coeur qui bat ...bat certainement d'inquiétude ...

Tandis que l'école ,périmètre sacré où la morale et la discipline rêgnent en maitre nous délivre de ses contraintes ,Charles Trenet " le fou chantant "chevelure flambloyante nous interpréte des airs pleins de jeunesse et d'invention ... sûrement pour nous remonter le moral .
Il incarne la joie de vivre au moment où les nuages s'amoncellent sur l'Europe .

Aprés les bombardements des 14 et 16 juin , plusieurs quartiers de notre petite ville sont détruits . Une centaine de morts à l'Adoration ,au cercle catholique ,l'évéché ,l'institution Saint Joseph ,l'école libre et la rue Montjaloux .Devant les risques encourus nous trouvons un refuge de fortune dans une petite ferme du Meurger chez Madame Favry veuve de guerre aidée par ses enfants Constant et Simone et le "pére Jardinet " . Dans cette modeste ferme décrépie par deux siécles de vent et de pluie le grand silence de la nuit est uniquement troublé par le crissement des grillons ... Ce n'est plus la place du Parquet comparée à certains moments aux "forges de Vulcain" !

Dans cette campagne au visage d'angoisse, subsistent encore aujourd'hui quelques images ... la pêche avec Jean parmi une horde de canards en goguette , le réveil de la basse cour aux premiéres heures du jour , le grenier à foin , la conduite des chevaux le matin à l'abreuvoir aprés avoir échappé au "calva "matinal , et enfin , l'arrivée des premiers motards allemands ,"cavaliers de l'enfer" couverts de poussiére sous les fenêtres du haras et ...le regard anxieux des parents ....,

Je ne pouvais donc rester indifférent au déferlement des événements et à la vision de ces images fortes ,difficiles à chasser de ma mémoire .
Charley ,au volant de sa Matford ... 21 litres au cent avait embarqué vers le Sud la nombreuse famille des neveux et niéces ,pour un long périple de dix sept jours,aprés un passage laborieux de la Loire à Blois parmi des milliers de réfugiés . Le probléme... c'est que les allemands arrivérent en même temps que lui au haras de Rotschild et lui réquisitionnérent sa voiture pendant deux jours ....

De notre refuge ,quand le vent est favorable ,on essaie de percevoir dans le lointain le son des cloches de la cathédrale . Mais que se passe t il dans notre petite ville ?
Dans notre campagne c'est la pêche ,....encore la pêche qui prédomine dans la douceur des ombrages .Avec Jean ,on entend rarement les appels du déjeuner et du dîner ,ces rites d'adultes qui ont tout oublié du rêve et de l'aventure ...

Je reprends le déroulement des événements depuis Mai 1940 ,je suis obligé de noter avec regret que la plupart des maisons de Sées et en particulier les commerces ont été pillés et mis à sac par les réfugiés de passage , les troupes françaises en déroute et certains habitants de la ville et ceci bien avant l'arrivée des troupes allemandes dans notre petite ville . Une calamité !
Notre magasin a été totalement dévasté ,les chambres pillées par une horde de vandales qui en dehors des parfums et produits de toutes sortes ont pulvérisé ... cadres de photos ,cadeaux ,objets personnels et ...mon journal !
Le magasin de notre voisin coiffeur , Frémiot ( 2 ) a subi le même sort ainsi que tous les commerces de la ville . Une désolation .... que ces pillages par les habitants de la ville

N.P. 1997

Notre voisin Albert Frémiot ,victime de la bande à Jardin ,sera fusillé par la gestapo à L'home Chamodot le Août 1944 avec Jean Mazeline notre professeur d'Anglais et Géographie au cours complémentaire de Sées .
Notre autre voisin ,le docteur Melun disparaitra en déportation à Auschwitz en Décembre 1943

De retour à Sées ,nous ne pouvons que constater le pillage de la maison et l'amoncellement de toutes sortes de débris dans nos chambres
Lors du bombardement , un énorme pavé a traversé la toiture avant de choir sur le lit de Fernande ,l'employée chargée de nous surveiller !
Sous nos fenêtres les allemands harassés aprés une longue marche ...,uniformes gris vert ,mauser et masque à gaz en bandouliére , forment leur faisceaux aux pieds de la statue de Conté ..ils dorment à même le sol et se reposent d une longue marche je remarque leur sac recouvert d une sorte de peau de bête et garni d un ensemble imposant
et pratique de couverts de cuisine
Ou vont ils? en tous cas ils prennent la direction
d ,Alençon...et nous n'osons pas trop nous montrer ….

Deux jours auparavant nous étions à Bois Roussel lorsque les premiers allemands sont arrivés Des motards impressionnants imperméables gris couverts de poussiére ils nous avaient pratiquement ignorés en s introduisant dans notrs salle à manger ...et s étaient surtout interessé à l élevage local 

EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE  
Les opérations aériennes spéciales établissant un lien vital avec les organisations clandestines en territoires occupés ne prirent au sein de la RAF une aussi grande importanceRésultat de recherche d'images pour "tangmere lysander" 



 Aux impératifs du vol de nuit  venaient  s'ajouter la menace permanente de la présence au sol des moyens de détection allemandes et l intervention des patrouilles allemandes toujours sur le qui vive principalement la nuit après le couvre feu 

 Le passage de la côte anglaise  se faisait sur un point bien précis au sud d 'Eastbourne 
Cap au sud il ne pouvait que rencontrer la côte française  Ouistreham dans la rade de Caen était typique  
 Un lysander englué jusqu' aux essieux et le pilote dut détruire  volontairement par le feu  malgré l intervention des paysans aidé par des boeufs 
Réalisons qu un Lysander pesait plus de trois tonnes 

Note  les allemands informés du probléme patrouillérent sur la région et s embourbérent a leur tour en voulant récupérer les restes mais sans l aide cette fois des villageois  ' note jean michel legrand " 
Le danger était la base de Caen avec sa flak et ses chasseurs 
La ville de Blois était bien souvent choisie en raison d' une grande ile sur le fleuve trés caractéristique 
Une fois le terrain repéré le pilote faisait son approche et se posait 
en toute confidentialité 
Les instructions de la RAF étaient sévéres 
Pas de spectateur inutile personne ne devait approcher l' avion de la droite et le pilote seul avait le droit de tirer sur toute personne se présentant du coté droit 

Hugh Verity groupe 161.jpgDocuments de recherche  Hugh  Verity 




"Dans la nuit du 16  au  17 Aout 1943   Je partais pour Couture sur loire  A 22 heures 25 prés d Alençon je connus une expérience navrante heureusement plutôt rare sur nos trajets solitaires au dessus de la France   A un kilomètre ou deux seulement de moi je vis un appareil abattu en flammes ce devrait être le travail d 'un chasseur de nuit que je 
n 'avais pas vu; j espérais a la lueur des flammes apercevoir des parachutes mais il n 'y en eut aucun j avais un paquet a remettre a Déricourt "

j ai pu contacter dans les années 50 Hugh Verity et lui communiquer la réponse Il s'agissait en fait d un bombardier lancaster du 115 ème squadron se dirigeant vers Turin                          (liste équipage ci dessus )
Apellation " little snoring "La presse locale précise que 
Village signl équipage se délesta  de ses bombes sur Boitron petit village au sud de sées L 'équipage du lancaster était composé de  7 hommes S/L Watson ,sgt Heyes ,F/S Crawshaw( rnzaf) les sergeants Brook ,Pettet, Clifford ,Eastwoodtous sont inhumés dans le cimetiére West du mans 




transmis a hugh verity 
 Incidents divers en cours d opération




Personnes transportées clandestinement de nuit par Hugh Verity et les differents pilotes de la base de Tangmire   

Quelques noms de personnalités transportées clandestinement de nuit par Lysander.....on peut dire au nez et à la barbe  des allemands 

Christian Pineau       Avion  collé dans la boue  17 MINUTES 
P Brossolette
D' astier de la Vigerie
jean Moulin      General Delestraint executé en déportation 
Claude de Baissac 
Noor inayat khan  agent secret  exécutée danss prisons allemandes 
Vic Gerson
Duthilleul
Résultat de recherche d'images pour "pinterest rivieres"Equipages évadés
Gal de lattre de Tassigny 
Vincent Auriol 
Gaston Deferre
Francois Mitterand 
6 aviateurs britanniques
Violette Szabo 
Clouet des perruches

 Des vols aveugles dans la nuit , sans feux de position  sans lumiére a bord , sans moyens de navigation sophistiqués au dessus des zones ennemies,  au dessus de champs noyés de brume éclairés par une lune plus ou moins généreuse
  













































































































































le 14 eme hussards de passage à Sées Place du Parquet (1908)

le 14 eme hussards de passage à Sées Place du Parquet (1908)
Le 14 eme hussards et le 103 eme RI sont mobilisés le 2 aout à Alençon Des le 7 aout ils sont dans la région de Verdun Pour les hussards commencent les missions de reconnaissance Les deux régiments passent en Belgique le 21 Aout Le lendemain  a lieu le sanglant combat d 'Ethe où tombent parmi les hommes du 14 hussards 6 officiers _dont le lieutenant colonel de Hautecloque _et prés de cent cavaliers .Le même jour ,le 103 eme perd 60% de ses effectifs ( extrait les temps des militaires à Alençon de 1874 a 1991 archives départementales de l'Orne)


 Le  lieutenant - colonel de Hauteclocque



 Le  lieutenant - colonel de Hauteclocque et son fils Bernard  2 aout 1914   Alençon ( cliché archives departementales de l'Orne)

Tous deux tombent  au champ  d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique)

   Le 14 eme hussards  en octobre 1893  arrive à Alençon
 Le 14  éme  hussards .ce régiment de cavalerie est nouveau ;il vient d 'être crée avec des détachements de 14 régiments ( 7 de chasseurs et 7 de hussards) mais en reprenant le numéro 14 disparu depuis  1816 il devient l'héritier ( c est la filiation d 'apellation ) de celui qui formé a Turin en1813 avait  cette même année combattu à Dresde .le nom de cette ville allemande est donc inscrit sur 
l 'étendard du régiment '( extrait de l'ouvrage " le temps des militaires à  Alençon de 1874 à 1991")

   C 'est en 1907 qu ' arrive à Alençon Wallerand de Hauteclocque il est alors chef d escadron au 14 eme hussards
Né en 1866 il est sorti de Saint Cyr en 1885 et a fait campagne en Afrique  contre Samory il a été fait " chevalier de la légion
 d 'honneur "le 30 décembre 1905 alors qu il était chef de bataillon breveté  au 75 eme regiment d infanterie de ligne pour 24 ans de services et deux campagnes ( m Dargaud )"

Le lieutenant colonel part a la tête de son unité au premier jour de la mobilisation generale en compagnie de son fils ainé Bernard - François - Marie  agé de 18 ans engagé volontaire comme cavalier au 14 eme hussards 
Tous deux tombent  au champ  d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique )



Photo familiale   1 er rang  1er a gauche  mon grand pére  Jean Marie Danet rescapé du combat de Ethe
 3 eme '( en noir )  le lieutenant colonel de Hauteclocque
 2 eme   rang le 7eme le  fils du colonel juste derriére son  pére




































































passage a sées de la 2 eme DB




 passage a sées de la 2 eme  DB

la  Nueve   se distingue au milieu de la 2eme DB
voir le lien suivant

Et ces tanks ?  Ce sont eux ? Oui, ce sont eux. Ce sont des Espagnols.Toute la colonie espagnole présente dans les lieux depuis 1936 est là pour les accueillir sur notre grande place laP place du Parquet.Je vois toutefois le drapeau tricolore. sur l’un des chars

Partant du  tchad nous font ils savoir Ce sont eux qui, après avoir traversé l’Afrique,.se distinguent au milieu de la 2eme DB

Les tanks portent des noms évocateurs : “Guadalajara”, "Ebro" "Guernica" “Teruel”,  etc...                   
 


 La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de 130 espagnols
antifranquistes

Le haut commandement finit par insister : Paris doit être libéré par des Français. Les Américains permettent ainsi aux combattants de la 2e DB de se distinguer en devenant les premiers libérateurs de la capitale

Les conducteurs de  chars montrent leur joie


Ref à  "carnet de route d un croisé de la France libre"



A la fin de la nuit une patrouille de chars légers et de half tracks emmenée par le général en personne avait  occupé sans coup férir  les ponts sur la sarthe à Alençon

A 10  heures nous sommes a Alençon   nouveaux ordres   destination  Sées ?  Par  Semallé ,Larré  Bursard   Neauphe

 LA Nueve s est forgée une personnalité originale le seul bataillon  où l 'espagnol est communément parlé

A la tête de ce bataillon un chef qui sort de l’ordinaire le commandant Putz  français C’ est un guerrier ;."..les espagnols ,?  A l’expérience je constatais rapidement qu’il  étaient a la fois difficiles et faciles a commander


La plupart avaient combattu dans les rangs de l’armée  réguliére républicaine ou dans les milices  populaires pendant la guerre 
d Espagne Forts divers il y avait  parmi eux des communistes ,des anarchistes ,des socialistes et des républicains modérés .( on remarque sur l'avant  du char léger "le moustique " la photo de Staline)


La plupart des espagnols s étaient engagés sous des identités d’emprunt ce qui ne facilitait pas les opèrations d etat civil   Ils redoutaient des représailles contre les familles restées en Espagne Ils n’avaient pas l’esprit militaire mais ils étaient de magnifiques soldats ,des guerriers courageux et expérimentés difficiles à commander mais ayant épousé notre cause


Tels étaient les  hommes de la Nueve, ils n'étaient pas des saints  ils étaient tout simplement des hommes mais au sens plein et noble du terme

Désireux de baptiser leurs  chars ils avaient choisi des noms de lieux   en  Espagne ,nom de provinces, de villes ,de batailles  Madrid  , Estramadura ,Santander ,Teruel   ,Ebro etc ...

la 2 eme DB accueillie par  la colonie espagnole  "sagienne "lE CHAR  LE MOUSTIQUE " place  du Parquet
extrait rapport 2 eme DB

« Nous entrons à Sées à13 Heures   un instant d arrêt sur la place principale(la place du Parquet l'accueil de la population est délirant  ensuite nous fonçons sur Saint  Christophe le jajolet et a la nuit tombante  Ecouché    Là ce fut un carnage...! les panther allemands avec leur fort blindage surclassent  nos sherman a l’entrée 
d Ecouché un des chars de la division le "Massaoua" est mis hors de combat   ( ce char est toujours à Ecouché il  a été érigé en monument par les soins de la municipalité à l’endroit même où il a été touché )
1er janvier 1945, le capitaine Dronne  rend hommage  à la compagnie espagnole dans une lettre :

« Les Espagnols se sont remarquablement battus. Ils sont délicats à commander mais ils ont énormément de courage et une grande expérience du combat. Certains traversent une crise morale nette due aux pertes subies et surtout aux événements d'Espagne. »

La 2e DB est relevée fin février pour cinquante jours de repos, dans la région de Chateauroux. Fin avril, elle reprend les combats jusqu'à la prise, le 5 mai, du « Nid d aigle , à Berchtesgaden. À ce moment, les pertes de la 9e compagnie s'élevaient à 35 morts et 97 blessés. Il ne restait plus que 16 Espagnols actifs dans la Nueve, beaucoup ayant été affectés à d'autres unités de l'armée française. À la fin de la guerre, quelques-uns suivirent Leclerc en Indochine, certains partirent avec des véhicules blindés en direction de l'Espagne franquiste, tandis que d'autres retournaient à la vie civile en acceptant la nationalité française qui leur était proposée pour avoir combattu au sein des troupes françaises.


Postérité et hommages

Le rôle de ces Espagnols tombe rapidement dans l'oubli. Aujourd'hui, rares sont les soldats de la Nueve encore vivants, mais leur part dans la Libération de la France, et surtout de Paris, est reconsidéré







































































Sees Meeting sagien 4 et 5 aout 1912 et l aviation durant l occupation






  Sées    Meeting sagien 4 et 5 aout  1912 et l aviation durant l occupation

La consultation des archives locales est une plongée dans les premices de l aviation au début du siecle et  la constatation qui saute aux yeux c'est  l évolution rapide des  techniques utilisées par les différentes coalitions pour prendre part a la seconde guerre mondiale 
En 28 années on passe du biplan souvent entoilé et a base de bois à la forteresse volante métallique pressurisée hérissée de mitrailleuses 

Les premières années du XIXe siècle vont pourtant marquer le début de la conquête du ciel par les pionniers du plus lourd que l’air où les 4 et 5  Aout 1912 les premiers engins à moteur vont décoller de terre par leurs propres moyens. 

Région sagienne 

 Cette manifestation du 4 et 5 aout 1912 donna lieu à l’édition de plusieurs cartes postales habilement retouchées où l’on voit des avions survolant la ville





Suivant l’exemple de Francisque Reymond, Roanne constitue un comité pour l’aviation militaire qui a la charge d’organiser la première fête de l’aviation. C’est donc en septembre 1912 que se déroule, à Roanne, le premier meeting aérien qui attire une foule considérable., Pour guider les pilotes, on utilise un drap de lit déployé sur le sol. Le programme des fêtes s’étale sur trois jours, et les usines ont donné congé à leurs employés. 
Sees n’est pas inactive et organise les manifestations des 4 et 5 Aout 1912 avec la participation de Chapron organisateur Hanouille et Gazzioli • 


 Ayant habité plus de quinze années face a cette cathédrale je découvrais avec surprise cette vue prise par un habitant et représentant le survol de notre édifice religieux par des avions de l époque Cette observation et ce montage me conduisirent t inévitablement vers la fête des 4 et 5 Aout 1912 avec la participation de pilotes chevronnés de    l époque MM Chapron aviateur organisateur , Hanouille ,et Gazzioli  
  
Été 1912 : des festivités mais au loin, le bruit des armes 
Les aviateurs ne savent pas encore – en cette année où l’on crée l’Aviation Militaire – que deux ans plus tard, ce sera la Grande Guerre et les premiers raids et combats aériens. Mais en 1912, la France se bat pour asseoir sa suprématie de l’autre côté de la Méditerranée.  
Dès 1912, quelques visionnaires qui pressentent les services que pourraient rendre à l’armée l’aviation militaire collaborent à son développement. À l’initiative de la Croix-Rouge française, une vente de charité est organisée dès 1911 au profit des soldats qui se battent au Maroc. 

C’est ainsi que tous étaient appelés à acheter et arborer la « petite fleur bleue », insigne de charité et de patriotisme.(image ci-dessous « vendeuse de la petite fleur bleue » )


 




Le 16 mars 1914, l’actualité aéronautique est marquée par le décès de l’aviateur de nationalité belge Elie Hanouille qui a participé au meeting de Sées les 4 et 5 Aout 1912)et périt dans un accident d’aéroplane dans le cadre d’une manifestation d’exhibition en Espagne, plus précisément lors du survol de la baie de Saint-Sébastien, Titulaire du brevet belge numéro 42, Elie Hanouille réalisait de nombreuses démonstrations de vol depuis quatre mois et c’est au cours de l’une d’entre elles qu’il a trouvé la mort, sous le regard de son frère qui, avec un Espagnol, a tenté en vain de le sauver, en mettant même sa propre vie en péril en manquant de se noyer. Elie Hanouille qui, comme Pégoud, était parvenu à boucler la boucle le 15 novembre 1913 a été victime de son gouvernail de profondeur, alors qu’il effectuait un looping à une altitude de 100 mètres. Suite à cette avarie, l’appareil de type monoplan d’Hanouille a fini dans la mer, capotant alors sur l’aviateur…lors d un survol dela baie de saint sebastien 









 Témoignage d un sagien Fete d aviation du 4 et 5 Aout 1912 
« Les grands oiseaux n ont pas volé au dessus de la place mais les expériences eurent lieu au Buhot .j assistai à un vol superbe le dimanche 4 et a un autre le lundi 5 mais le vendredi précédent quelques minutes avant 7heures un magnifique biplan passa au dessus de ma tête se dirigeant au dessus de ma tête à quelques 500 metres de hauteur venant d Alençon se dirigeant vers Argentan alors que je me promenai dans mon jardin C était la premiére fois que je voyais un aéroplane » 
 Des meetings aériens sont organisés dans la France entière, afin de recueillir des fonds pour développer l’armement aérien.

                                    La rue  Billy a Sees



































































ute d un croisé de la France libre"de


Le géneral  Leclerc sur le pont neuf a Alençon( Aout  1944)quelques heures avant d atteindre  Sees distante de 20 kilométres au  nord




Alençon       prés     du pont neuf

Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5éme DB  car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan. Les Français de Leclerc, ayant libéré Carrouges  et Ecouché  le 13 août, lancent une unité de reconnaissance au centre d'Argentan, mais cette unité est chassée par des blindés allemands lors d'une contre-attaque.

  le 12 Aout 1944                                        Capitaine Dronne ( a gauche )




2 eme DB dispositif du XV eme  corps . Après la Sarthe  la division Leclerc est à la pointe du dispositif américain, réalisant un mouvement d'encerclement. Rapidement, les troupes du XVe corps US se portent vers le nord, et c'est la 2e DB qui libère Alençon le 12 août 1944, si rapidement que les Allemands en sont décontenancés. Le général Patton  commandant la IIIe armée, ne tarit pas d'éloges au sujet du général Leclerc qui appliquait les principes de l'attaque à outrance depuis que les Français étaient entrés en Normandie.
Aussi les Américains font-ils de la 2e DB le fer de lance de leur attaque vers Argentan  pour fermer la poche de Falaise. Or, après de terribles combats dans le secteur de la forête  d Ecouves , les troupes françaises se dispersent et débordent

 Extrait rapport 2 eme DB   Le général Leclerc   décide  de se porter à l'avant  de leur secteur au sud d'Argentan, à tel point qu'ils ralentissent la progression de la 5e Division Blindée américaine à Sées. Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5eme DB américaine  car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan.

Sees Grande  rue 
                Notes personnelles On assiste place du Parquet à  un rassemblement  de chars et de véhicules les plus divers  ,un embouteillage monstre où les conducteurs de  chars américains et français ne  savent plus comment manoeuvrer pour sortir de cet  embouteillage 


Rassemblés  aux pieds de la cathédrale quelques   prisonniers de la wehrmacht apeurés  pris  dans la campagne environnante  sont rassemblés    Je  crains pour leur sécurité ,  ce  sont  des italiens enrôlés de force ? Ils montrent leurs piéces d  identité et des  photos de famille pour attendrir leurs bourreaux menaçants  et implorent la foule déchainée Leurs photos sont jetées à tout va … spectacle désolant s’il en  est  un!


Et ces tanks ? Mes yeux voient-ils clair ? Ce sont eux ? Oui, ce sont eux. Ce sont des Espagnols. Je vois toutefois le drapeau tricolore. sur l’un des chars

Partant du  Tchad nous font ils savoir Ce sont eux qui, après avoir traversé l’Afrique,.se distinguent au milieu de la 2eme DB

Les tanks portent des noms évocateurs : “Guadalajara”, "Ebro" "Guernica" “Teruel”,  etc...                   
La colonie espagnole "sagienne " accueille avec enthousiasme "la nueve"


La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de
130 espagnols antifranquistes












le 12 Aout 1944  Jour de la liberation de Sées
Premier contact entre le capitaine Dronne et André Mazeline ( extrait de "la resistance normande face a la Gestapo )par Raymond  Ruffin


texte   Place de la cathèdrale des chars marqués de la croix de Lorraine ! une jeep et prés d elle un capitaine barbu coiffé d un képi orné de l' ancre de marine un français et un marsouin en plus ! André mazeline croit rêver 
je suis le capitaine Dronne et j appartiens à la 2eme db ; venez je vais vous accompagner prés du général 
voir photo plus haut 


Parti le 26 Novembre  1947 pour une tournée d'inspection en Afrique du nord , le général Leclerc   passe l'après-midi du 26 et la journée du 27 dans la région d'Arzew- pour assister à une manœuvre interarmée.
Le 28 novembre au matin, il assiste à une prise d'armes à Arzew puis rejoint l'aérodrome de La Sénia où l'attend son avion personnel, un B25 Mitchell baptisé Tailly 2 (Tailly  est le nom de la commune de la Somme d'où est originaire Leclerc) qui doit le conduire à Colomb Béchar  où il doit passer la journée. L'avion décolle à 10 h 15 avec une météo peu favorable : une tempête de sable  est annoncée sur Colomb Béchar

 A 10 H 15   LE 28 Novembre 1947  le  Mitchell  B25  bombardier bimoteur américain transformé en avion de transport décolle de 
l aérodrome d Oran la Sénia 
A son bord se trouve le général Leclerc  probablement le français le plus populaire de son temps Deux autres appareils devaient prendre l air mais renoncent en raison du mauvais temeps Mais 
 l'avion du général lui fonce en direction de Colomb Bechar   tout droit vers la tempête de sable annoncée
Onze personnes accompagnent le général  


 L 'appareil n arrivera jamais à Colomb  A 11 Heures 58 
l avion du général  s écrase contre le remblai de la voie ferrée méditerranèe Niger  
 Le choc effroyable est immédiatement suivi d une gerbe de flammes Le général Leclerc
 n 'est plus 

Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 09/03/1995 - page 565

Réponse. - Les cérémonies commémoratives de la libération de la France, en particulier de Paris et de Strasbourg, ont permis de rendre hommage à la mémoire du maréchal Leclerc de Hauteclocque. L'accident d'avion dont celui-ci a été victime a fait l'objet d'un procès-verbal dressé le 30 novembre 1947 par la brigade de gendarmerie d'Oujda au Maroc. Le procès-verbal rapporte la déclaration d'un témoin oculaire de l'accident qui a vu " un avion volant à faible altitude rasant une petite montagne et qui, après avoir effectué quelques loopings, est venu percuter le remblai de la voie ferrée.
L'avion descend à basse altitude et suit la voie ferrée du transsaharien qui conduit à Colomb-Béchar1
L'atterrissage, prévu à 11 h 45, est repoussé deux fois d'un quart d'heure par l'équipage. Le dernier message du B25 disait : « Tout va bien à bord, sommes à dix minutes du terrain de Colomb béchar
l'appareil au contact du sol a explosé et a pris feu immédiatement ". Ce témoin pense que " les causes de la catastrophe sont dues au mauvais temps qui sévissait au moment de l'accident. La visibilité était très mauvaise par suite d'un fort brouillard formé de pluie fine ; de plus, un vent violent soufflait vers le Nord ". Il n'a " pas entendu de raté de moteur mais a vu distinctement l'appareil effectuer quelques loopings à faible hauteur avant de s'écraser au sol ". Telles sont les informations qu'il est actuellement possible de fournir sur les circonstances de cet accident.

Une heure plus tard, la rumeur d'un accident commençant à se propager à Colomb Béchar , une colonne de la 1re compagnie saharienne portée de la légion se met en route vers le Nord en longeant la voie ferrée. Ils découvrent les débris du bombardier éparpillé



PLACE  DU PARQUET  AOUT 1944











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SEES année 40 ...OCCUPATION

19 juillet 1940 Winston Churchill créa le SOE "Nous mettrons le feu l Europe".....et l Orne devint ainsi l un des premiers départementsles plus actifs Sa mission ..... soutenir les divers mouvements de Résistance Le Special Operations Executive (SOE, « Direction des opérations spéciales ») est un service secret britannique qui opérera pendant la Seconde Guerre mondiale (créé le 19-22 juillet 1940 par Winston Churchill et dissous le 30 juin 1946), Le SOE la situation internationale En ce mois de juin 1940 l Angleterre découvre sa solitude, .jours cruciaux où elle reste seule nation au combat devant la toute puissante machine de guerre allemande forgée par Hitler Seule tandis que l URSS reste liée à l Allemagne hitlérienne par le pacte d amitié et de non agression alors que les USA n ont pas encore subi le choc de Pearl Harbour Pour tenir et se défendre il reste à l Angleterre les débris de ses troupes réembarquées à Dunkerque Il lui reste aussi les qualités traditionnelles la ténacité et la force d âme de son peuple C’est dans une telle ambiance que le 17 juin 1940 le general de gaulle gagna l’Angleterre et lança son appel dés le lendemain de son arrivée LE SOE sera alors crée par Churchill le 16 juillet1940 « Nous mettrons le feu à l Europe » ref Soe in France par MICHAEL RD FOOT historien Le soe etait un organisme majeur qui devait frapper en territoire ennemi vite et fort Ses operations devaient être caractérisées par la soudaineté la ruse et la souplesse et frapper l ennemi aux défauts de sa cuirasse militaire et économique Le SOE crée par Churchill fut donc un service secret autonome chargé d une mission classique…la guerre subversive…. mais en apportant une aide puissante et inestimable aux groupes de resistants héroiques issus de nos villes et nos campagnes Afficher l'image d'origine Pour être conscient et informés du déroulement des evenements et de la coopération entre le SOE et la Résistance il a fallu attendre quarante années le document officiel de 800 pages « soe in France » de Michael Foot publié en 1966 en Angleterre mais interdit de publication en France par les Anglais c’est seulement en 2008 qu il fut publié en France Pourquoi ce livre fut interdit de diffusion en langue française par les anglais ? et non pas par les français ) Parce qu il écornait l’image complaisamment entretenue selon laquelle la Resistance dont la grandeur ne prêtait pas au doute aurait été une affaire purement française ( jean louis Crémieux –Brillac " soe in france " par Michael Foot ) Surtout comme le montre jean louis Crémieux Brilhac dans un substantiel avant propos la surprise est extréme de découvrir l ampleur de l action directement menée en France par les britanniques et le nombre de français qui y furent engagés Ce renversement de perspective explique que ce livre ne paraisse qu’aujourd,hui en français Il est évident que moi-même simple habitant de ma petite ville normande je ne pouvais qu’ ignorer l existence de ce service secret surtout lorsque les nouvelles nous parvenaient de radio Paris station d état controlée par l occupant et que nous écoutions en permanence en dehors des emissions discrétes et brouillées de la BBC L article ci-joint n est pas un article partisan mais une mise au point tardive qui met en évidence l action des services secrets britanniques 50 années plus tard après la fin de la 2eme guerre mondiale Action conduite par Churchill qui avait déçidé selon ses termes « mettre le feu à l Europe »en déplaçant la guerre sur le terrain de la guerre subversive En paralléle avec le but du SOE et la publication de ce document, j essaie de développer sans prétention l histoire sagienne telle que je l ai vècue et perçue pendant et après l occupation de juin 1940 à 1944 et ensuite après la liberation Comme tout jeune de mon age je n étais pas en mesure d interpréter les évenements qui conduisaient ma vise sagienne Après des débuts fort précaires les membres du SOE purent toutefois mettre sur pied un réseau de recrutement et établir un programme d instruction qui comprenait une initiation aux methodes de l espionnage, des cours de radio, de sabotage, des exercices de commando, close combat, de parachutage et d autres disciplines peu orthodoxes Dans l imaginaire du grand public les agents des services spéciaux sont de veritables surhommes la réalité est bien différente elle dépasse souvent en intensité dramatique tout ce que la littérature consacrée à la seconde guerre mondiale a pu inventer Parmi les hommes et les femmes recrutés et entrainés au rôle d agent secret figuraient un dessinateur de mode, un artiste,un publiciste, un receptionniste d hotel, un ingenieur etc ???bref des représentants de toutes les branches de l activité sociale Leur seul trait commun _en dehors de leurs qualités de sang froid d’ingeniosité et de courage _était leur parfaite connaissance du français et de la France Le SOE avait choisi un genre qui requiert une extréme bravoure Ces hommes et femmes ordinaires nantis d un passé normal de civils revinrent après la guerre à des activités bien moins spectaculaires quoique utiles à le société Prenons le cas de Culioli chef du réseau Monkey Puzzle considéré comme « un heros de Churchill » et qui après des interventions héroîques dans le cadre des parachutages clandestins fut blessé torturé et déporté Après ses activités de resistant il reprit sa tâche administrative à Alençon comme contrôleur des impôts et décéda en 1994 à Mortagne au Perche et inhumé à Gesvres ( Mayenne ) Les agents secrets hommes et femmes tous volontaires n ont la plupart du temps pas été préparés à l impitoyable guerre de l ombre mais ce sont des etres humains qui connaissent la peur, l angoisse permanente de vivre dans un milieu hostile Il est un fait ;;sauf une minorité directement impliquée ;directement dans le conflit;nous ignorions totalement totalement la création et l existence de cet organisme et en conséquence le déroulement des drames aériens qui se déroulaient au dessus de nous, autour de nous ;dans les villes et les campagnes de nos départements et qui avaient pourtant pour but de délivrer les français de la gangue nazie Evenements clandestins préparés dans le plus grand secret qui se déroulaient la nuit et impliquant un minimum de volontaires prêts à tous les sacrifices C est donc la raison pour laquelle j ai tenté de comprendre le déroulement des actions entreprises par les belligérants Si dans l esprit des français deux ensembles d acteurs ont animé la resistance, la France libre et ses envoyés d une part et les formations de resistants…….. il faut donc en réalité en ajouter un troisieme : les Anglais et plus précisement le SOE, la BBC et la RAF (royal air force) Voila deux années que « SOE in France » s impose sur le marché du livre et apporte multiples précisions à la coopération entre français et britanniques durant les premiers mois de l occupation Pour créer cette intervention britannique Churchill avait besoin de français parfaitement bilingues et créa donc à l interieur de cette organisation une section française commandée par le colonel Buckmaster qui fut l animateur du SOE pour la France à tel point que les réseaux dans notre pays seront appelés réseaux Buckmaster Une cinquantaine de reseaux soit 1000 agents relevant de la section F du SOE de conception britannique avait été relevée dans toutes les regions de France On y ajoute comme je le souligne la présence organisée et constante de réseaux britanniques ( réseaux Autogiro Chesnut Monkey puzzle Scientist, Pimento etc…)répartis dans nos différents départements ou pres de 2000 agents se livraient à la guerre subversive Le general de gaulle accepta difficilement que des français combattent dans une organisation britannique et il créa a son tour le BCRA de la France libre Entre le BCRA de la France libre crée par le general de gaulle et la section F donc française du SOE la cooperation pour efficace qu elle fut devint inévitablement competitive, Des heurts fréquents et parfois rudes emailleront les échanges entre les deux partis Les débuts du BCRA composé de français volontaires furent donc hésitants en raison de désaccords entre le gouvernement britannique et le général de gaulle En complément ajoutons que les britanniques disposaient d une aviation apte à remplir les missions les plus diverses dans le cadre des parachutages Les anglais fournissaient naturellement au BCRA le matériel le transport et les services de réception des émissions clandestines en leur laissant toute liberté d action Et nous arrivons à la simple conclusion …si on raisonne rapidement et simplement . Sans la BBC, pas de messages secrets definissant les lieux et dates de rendez vous nocturnes pour les parachutages …Sans la RAF . pas d avions pas de munitions…. pour la France resistante des villes des campagnes et des forêts donc une armée de resistants héroiques livrés à eux memes et sans moyens Malgré l immense courage et l’esprit de sacrifice démontrés par la resistance ses moyens utilisés auraient donc été amoindris sinon très affaiblis Ou inexistants en raison de l absence des britanniques La voie des airs dominée par l aviation britannique opposée à la luftwaffe fut donc l element vital et prépondérant qui permit a la Resistance française de rivaliser avec succés contre l ennemi occupant Les chiffres et les faits sont là C’est grâce au SOE que parvinrent à destination des milliers de tonnes d’armes et d explosifs envoyés pour aider les réseaux et les comités de réception Le probléme du SOE …le manque d avions Heureusement l’US Air force viendra à la rescousse plus tard dans le cadre des missions Harry Notons pour le démontrer que Six Halifax du SOE furent abattus dans notre département Sainte Gauburge Tinchebray Larré Aube Ecorcei Bernieres Plusieurs parachutages Les nuits sagiennes En me reférant aux archives departementales j ai compté 300 PARACHUTAGES ;;;;dans notre département par les avions du SOE l’ Orne constituait un département clé favorisé encore par la nature de ses paysages, petites plaines ou campagnes protégées, hauteurs boisées, entourées de haies vives et de vergers de pommiers, accessibles par des chemins creux couverts et secrets ( ref archives departementales Les bombardiers du SOE décollaient de Tempsford 2 heures de vol suffisaient pour atteindre notre departement TEMPSFORD AIRCRAFT The Squadrons based at Tempsford Airfield (1942 - 1945). Temoignage d un pilote de Halifax bombardier du SOE Le Halifax bombardier de la RAF basé à Tempsford aérodrome secret de la RAF spécialement transformé aménagé et chargé de ses containers emporte armes munitions medicaments destinés à la resistance locale Un comité de réception courageux (citons les groupes Tessier, Cercueil etc..°,)vigilant, prêt à tout, caché sous les ombrages nous attend, guettant désespérément notre arrivée quelles que soient l’heure de la nuit, la température, le brouillard, la pluie, la neige, les rafales de vent et il nous faut absolument découvrir les feux dissimulés dans une nature surveillée par les patrouilles allemandes Tâche périlleuse entre toutes qu’il nous fallait assumer Afficher l'image d'origine Rappelons que le ciel de nuit est une occasion d’affronter pour les lourds bombardiers ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit ..equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente Britannique, Canadiens, australiens polonais néo zelandais etc.. « chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ » Résultat de recherche d'images pour "PINTEREST NUAGES ORAGE" Les nouvelles…… nous les jeunes nous ignorons tout de la politique et de ses effets mais nous commençons à comprendre que des faits exceptionnels se déroulent au dessus de nos têtes la nuit dans nos campagnes et l ombre de nos forêts Il faut comprendre également que notre esprit était faussé par la propagande permanente diffusée sur les chaines de radio du gouvernement radio paris etc.. Extrait de mon journal « Le poste de T.S.F. familial était lui toujours présent, là, prés de la fenêtre, dressé sur un meuble en bois ciré, dans notre petite cuisine qui nous sert de salle à manger .La B.B.C.avec les quatre coups annonciateurs de « la symphonie de Beethoven « c’etait presque notre raison de vivre . Chaque soir malgré le brouillage, alors que les aiguilles de notre « Pendastrava « style « Art Déco « fonctionnant avec des piéces de dix francs, marquent 8 heures, nous écoutions religieusement en sourdine les emissions en essayant de trouver une signification aux messages mystérieux et codés diffusés par l’émetteur anglais . Messages à destination des « réseaux de l’ombre « sans aucun doute . ! Pour nous c’est presque l’ébauche d’un acte de rebellion que l’écoute réguliére et clandestine de cette emission destinée aux nations opprimées .Encore faut il être trés prudent ..., bien fermer les deux portes et notre unique fenêtre, tendre avec précaution le rideau noir qui camoufle notre vitrine, et se concentrer pour percevoir une voix lointaine quelquefois inintelligible et nasillarde perturbée par les brouillages allemands Un après midi un alsacien de la wehrmacht entrant doucement dans notre salle à manger est venu nous prévenir que l on percevait les sons propres à la BBC dans le salon ou les clients attendaient patiemment leur tour Nous ne pouvons oublier les excellents commentaires de Maurice Schumann qui chaque jour par le canal de la BBC vantaient l unité d action de tous les alliés et on commençait à percevoir une lueur d espoir . Ces voix d’outre manche nous faisait oublier les diatribes de propagande que nous assénait chaque soir Jean Hérold Paquis le chantre de radio Paris . Mais on parlait déjà de nous enlever notre valeureux poste ....par ordre de la Kommandantur _ » Reflexions personnelles RESUMONS Pour ce qui est de la lutte clandestine organisée par les réseaux de résistance, une évidence s’imposait, on ignorait tout du SOE mais on découvrait que les conquêtes techniques et en particulier la radio constituaient des atouts aux effets incalculables. Que pouvait faire la résistance si les combattants de l’ombre, même pourvus d’un courage exceptionnel, n’avaient eu pour eux la voie des airs, sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur d’un territoire occupé par l’ennemi, en rivalisant avec les dangers de la mer, les défenses des frontières et des fortifications. Comment les groupes de résistants auraient ils communiquer avec nos futurs libérateurs ? Tous ces événements se déroulaient la nuit »La lune a été pour le SOE une déesse encore plus puissante que dans les religions antiques du moyen orient « Recevoir du ciel par une nuit de pleine lune, quel que soit le temps, des armes, des munitions, des médicaments… tel était l’enjeu de cette lutte qui opposait sur terre et dans les airs, la Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht, les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis. Les messages de la BBC. Sans la télégraphie sans fil, sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France, sans les écoutes de Londres, sans les messages personnels de la BBC, comment auraient pu s’effectuer les liaisons, se transmettre les instructions, s’échanger les renseignements ? Chaque soir les messages les plus sibyllins abondaient sur la BBC, que beaucoup de français écoutaient discrètement avec la crainte permanente d’être surpris. Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu d’un parachutage et la date du rendez vous adressés à différentes équipes sur le qui vive mais conscients du danger. Six avions du SOE du type Halifax donc spécialisés dans les parachutages de containers aux résistants seront abattus dans notre departement durant la période de l’occupation ( il s agit uniquement d avions destinés aux parachutages sinon le nombre d avions abattus toutes nationalités confondues excédera plusieurs centaines ) Pour comprendre la situation de notre petite ville durant l occupation…. On se posait multiples questions Le bruit lancinant des avions … Le grondement permanent la nuit d un avion recherchant les feux du balisage ? mais aussi les escadrilles alliées allant vers le sud à destination du centre de la France et des usines du nord de l Italie Milan, Turin etc. Par sa position stratégique à moins de 100 Kilometres des côtes de la Manche et quelques 250 kilométres des bases aériennes du sud de l Angleterre L Orne constituait un département de choix Dés la fin de 1942 sous l impulsion de l organisation civile et militaire l ingenieur du génie rural Robert Aubin de Fontenay sur Orne des patriotes se mirent a l œuvre pour recenser des terrains favorables aux opérations aériennes Apres la libération de notre ville je découvrais que Tempsford aerodrome secret situé au nord de Londres était le point de décollage de tous ces avions inconnus qui venaient parachuter le contenu de leurs soute dans notre campagne alentour Il fallait considerer qu’ une heure et demi de vol temps suffisait à un bombardier Halifax pour effectuer le trajet ;;;;; de Tempsford au departement de l Orne… une courte distance mais semée d embûches Je recueillais quelques témoignages Réflexion d’un membre d’équipage … ( rencontré à Londres en 1948 et retraité de la RAF )et qui m adressa une correspondance réguliére durant quelques années -« Notre base de Tempsford est située à 100 km au nord de Londres et de Cambridge Nous décollons de Temspford destination … la France .Nous passons à haute altitude au dessus de Londres perdu dans le brouillard La destination est gardée secréte ;;;mais nous savons que c’est un petit coin de Normandie La joie d’apercevoir la ligne sombre qui annonce la côte française ( Honfleur ou Cabourg )est vite atténuée par l’illumination inamicale des projecteurs allemands et l’aboiement des canons de la flak dont les obus éclatent autour de nous .Nous volons feux éteints Nos repéres…les lumiéres des habitations, les rivieres scintillantes sous les rayons de lune, les ponts, les gares, les voies ferrées, les églises, … Afficher l'image d'origineSuite Pour avoir longtemps volé dans l aéronautique navale de jour et de nuit sur différents types d avions je considére que ces vols de nuit constituaient de veritables tours de force…Survoler une nature surveillée ponctuée de mille piéges et découvrir sous le couvert des arbres un terrain balisé par des feux rudimentaires en volant au ras des cimes, feux éteints constituaient un énorme défi au danger Les différents crashes de Halifax dans notre département comme ailleurs le démontrent Prenons l exemple d un Halifax abattu à Ecorcei ( Laigle ) Témoignage « l avion volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau.» Suite Notre objectif pour aujourd hui où nous devons larguer nos containers c’est un territoire inconnu quelque part en France ( en l’occurrence un département situé à l’intérieur des terres …..l’Orne …) ou il nous faut parachuter de nuit des containers remplis d’ armes, munitions, et medicaments ; nous n’oublions pas le colis cadeau … composé de thé, café, et cigarettes … Un simple coin de Normandie caché aux abords d’ une sombre foret mystérieuse qu il nous faut absolument trouver… quelles que soient les conditions climatiques, les radar et les danger du ciel marqués par la chasse allemande toujours aux aguets Afficher l'image d'origine Ces missions avaient pour nom « mission Harry « et les avions Halifax appartenant au 138 et 161eme squadron de la RAF etaient spécialement adaptés à ce type de mission On conçoit la difficulté des pilotes et navigateurs à trouver ces points précis de nuit et feux éteints Fin 1942 le SOE pouvait utiliser 2 escadrilles toujours basées à Tempsford, le 138 eme squadron composé alors d’une quinzaine de Halifax et le 161 eme squadron 5 Halifax six Lysander et un Hudson Il y eu bien sûr des échecs … La Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht,contre les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis. Parachutage de jour Témoignage résumé de Brigitte Friang . Extrait de « Regarde toi qui meurs « terrain Lapin (Mortrée) Avions ravitailleur de maquis abattus en cours de mission dans le département de l’Orne, avant et après le débarquement du 6 Juin 1944. En général, ces avions britanniques étaient lourdement chargés et le fait de voler à basse altitude représentait un handicap certain. Le 12 Août 1943, un Halifax du 138 eme Squadron basé à Temsford , en mission SOE, touché par la flak en volant à une altitude de 500 mètres, s'abattait vers 23.30 heures dans un herbage en bordure Est du bois du Frileux, commune d'Ecorcei (Orne). L'avion ravitailleur de maquis préparait un lancer de parachutes pour le réseau clandestin Spruce 20 /21. Deux aviateurs Foster et Cameron furent tués et inhumés au cimetière d'Ecorcei, trois aviateurs grièvement brûlés se rendront aux allemands après s'être réfugiés au château des Graviers. Deux autres, Scott et Trusty, réussissent à s'échapper vers le village des Genettes puis vers Moulin la Marche. Concernant un Halifax de la RAF du même Squadron, chargé également d'une mission de parachutages, un témoin se souvient le 17 Août 1943, avoir vu un avion pris dans les projecteurs de la Flak d'Aube Saint Esprit "Celui-ci volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau. Le pilote Norman Hayter de nationalité australienne et quatre aviateurs anglais furent tués sur le coup. Les deux survivants, les Sgt WS Davies et JA Hutchinson décédèrent de leurs brûlures et seront inhumés au cimetière de Bernay. En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité. Les américains des "Carpetbaggers" sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du 801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du Résultat de recherche d'images pour "AVION EN FLAMMES" crash et inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne "Nous volions à 300 mètres d'altitude à la recherche des feux posés par le réseau de résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche" Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus" Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA, passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne). Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers 23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Gers (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers. "Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement". Il s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31 eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés. le 16 juillet 1944 larré A la demande du maire de Larré J'ai pu identifier cet avion en 1998 avec l’aide de l'ANSA. Il s'agissait d'un quadrimoteur Halifax transporteur d'armes et de munitions qui, après avoir décollé de Tarrant Rushton devait ravitailler le terrain " Goudron " de Radon situé en limite de la forêt d'Écouves. Six victimes identifiées et une 7eme inconnue trouvée bien plus tard dans un champs de betteraves sous une trappe ou porte de l'avion. Cette victime non identifiée pourrait être un membre du SOE (Special operations executiv) Un bombardier Halifax. Les feux marquant l'emplacement d'une zone de largage. La cause de ce crash m'a été donnée en 1999 suite à un témoignage du maire de Forges. Une DCA était installée sur le territoire de Forges. parmi tant d'autres dont celle de Bois Roussel ( Les fontaines ); Les allemands suspectant la présence d'un terrain de parachutage dans les environs installèrent plusieurs feux figurant l'emplacement de la zone prévue de largage des containers. Le pilote du Halifax piégé par la présence de ces feux réduisit la puissance des moteurs pour descendre à l'altitude de lancement. La flak allemande ne laissa aucune chance à l'avion lanceur et l'abattit. Les noms des membres d'équipage furent longtemps inconnus. A la recherche des familles , j'ai pu trouver en 2003 Tom et Elsa Linning par l'intermédiaire d'un site de généalogie. Ils m'adressèrent la photo de l'un des membres de l'équipage William Edward Linning, 24 ans. Squadron Royal Canadian Air Force. 298 RAF (proche cousin de Tom linning ).flying officer operateur et mitrailleur à bord du Halifax. Ils découvraient ainsi 60 années après, la tombe de William et les circonstances du crash .William Linning originaire de l'Alberta est Inhumé aujourd'hui avec ses camarades canadiens au cimetière de Bretteville sur Laize ( Calvados ). flying officer William Edward Linning Royal Canadian Air Force Autres membres d'équipage P/O James Foxall Crossley Pilote 24 ans, Sgt Edward Maurice Cyril Wilkinson flght eng 24 ans, WO Joseph Wilfred Romeo Fournier operateur et mitrailleur ,FO Derwood William Smith 22 ans bombardier , Sgt Enzo Biaggio Grasso bombardier 23 ans et un aviateur non identifié Monument au point de crash de l avion Le Halifax abattu le 16 juillet 1944 à Larré Crossley le pilote Le Halifax bombardier du soe D W Smith Mais parlons de l'équipage du bombardier SOE Les équipages du SOE Rappelons que le ciel de nuit devient une occasion pour les lourds bombardiers britanniques et américains d affronter ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe Chasseur de nuit Fockewulf Témoignage d' un pilote du SOE "Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitalière il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalités souvent différentes Britannique, Canadiens, australiens ,néo zélandais , polonais « Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ » Bombardier lançeur de containers La navigation relative a la recherche d un terrain balisé par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulières pour 'l 'équipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait être capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire une cible minuscule mal définie après avoir volé pendant des heures au dessus du territoire ennemi" Résultat de recherche d'images pour "clair de lune" Nos résistants ou comités de réception avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l' avion ayant enfin trouvé sa zone de largage devait parfois chercher encore ........longuement les lumières destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par un bois ou les versants d une vallée Le navigateur du bombardier devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne terrain balisé par la resistance La tache des comités de réception de la résistance était quelquefois hérissée de difficultés et souvent encore plus compliquée après le lancement des containers d'armes sur le terrain choisi et ayant fait l'objet d'un message secret a la radio Les résistants devaient éclairer et surveiller la zone identifiée par un nom de code Exemples Aurore ( Rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc... Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par l appareil dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de détecter et donc d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage avait l'attention attirée pour tout ce qui se passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible rêvée Par la suite en combinant Euréka en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour déterminer plus rapidement l'emplacement de la DZ( dropping zone) La cause plus probable d'incident était en fait l interception des membres du comité de réception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants se faisaient volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler après le couvre feu http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/ressources%20historiques/archives/SAP/chrd_parachutage_Coll_Riviere.jpgLe dixième des échecs nocturnes était dû d' après les pilotes a des erreurs de navigation Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problèmes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence du comité de réception pour des raisons indépendantes de sa volonté Des accidents exceptionnels pouvaient survenir ,ainsi sur le terrain .x. dans notre département c est un Dornier de la Luftwaffe qui survint à la place de l 'avion allié attendu et qui mitrailla les hommes rassemblés au sol causant quelques dégâts parmi les troupeaux d'animaux Une vache fut tuée et comme par hasard c 'était d ' après le fermier la plus belle du troupeau ... Même si l'avion et le comité de réception arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui même poser problème , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient évaluer avec précision leur altitude Si l'avion volait trop bas les colis risquaient de se détériorer et les hommes de se blesser , Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers dans la nature et hors de portée Vol de nuit..... feux éteints L 'équipage composé d 'aviateurs chevronnés a la recherche du terrain balisé devait prendre en compte par exemple les différents types de repéres au sol en énumérant leurs avantages et leurs piéges Commençons par les énumérer l 'eau Toujours plus facile a repérer que n importe quel autre élément ... Même si la nuit est profonde un point d 'eau est facile à repérer dés lors qu'il se trouve entre vous et la source de lumiére Lorsque la lumière est diffusée par les nuages on peut voir l'eau a grande distance, Au delà de la visibilité de tous les éléments susceptibles de les aider l'eau reste le meilleurs repère sauf si on parle bien sûr de la côte et des grands fleuves qui sillonnent la région Bois et forêts Les grandes forêts, elles sont d'excellents repères,pour l équipage a la recherche des feux balisés Les bois peuvent être particulièrement identifiés lorsque vous arrivez aux abords de votre zone de lancement en comparaison par exemple d 'une photo aérienne représentant la région voies ferrées Comme l 'eau les rails brillent lorsque ils se trouvent entre vous et la lune routes une grande route nationale bordée de peupliers et coupant le paysage peut vous être très utile pour vérifier Localités importantes tout ce qui ressemble à une grande ville ou un centre industriel doit être évité en raison de la présence possible d' une DCA Une ville est aussi bien caractérisée par les forêts qui l'entourent et d 'autres points caractéristiques que le pilote ou le navigateur ont pris le soin de noter Notons en passant la difficulté a identifier un terrain balisé en plaine et quelquefois en pleine forêt n oublions pas de cette description la participation des lysander j'ai rappelé sommairement les précautions prescrites par Hugh Verity avec lequel jai communiqué durant quelques années On peut considérer que les recommandations succinctes ci dessus relatives aux points de repère concernent aussi bien les pilotes de bombardiers du SOE( Halifax Lancaster Liberator ) que les pilotes de Lysander ayant pour tache d acheminer et de récupérer des agents secrets sur le territoire national Plusieurs personnalités appartenant a la résistance furent ainsi conduits de nuit en Grande Bretagne ou déposés sur le territoire national sur des terrains dont les noms sont gardés secret