RESISTANCE SAGIENNE Juill 1940


RESISTANCE SAGIENNE
Juill Jet 1940
Premier contact E  Voyer

Affecté special à la sté electricité de l ouest mes fonctions m ont appelé à prendre contact avec Edouard Paysant au sujet des travaux a faire sur le réseau de distribution électrique
Me connaissant de longue date et très impressionné par l 'appel du 18 juin il songeait déjà à
s organiser dans la résistance à l envahisseur et me pressaiit de me joindre à lui dans ce but
Etant donné le désarroi dans lequel nous nous trouvions à la trouvant un peu farfelue à cette époque jai décliné sa propoposition mais j ai dù reconnaître plus tard que cest lui qui avait raison bien qu un peu trop tôt à mon avis
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Toutefois par la suite je fusmis en rapport avec le commandant Clouetdes perruches responsable du BOA pour l ensemble des régions M1 à M4 et il fut décidé que mon domicile serait l un des points de réunion
Mes premiéres missions consistérent dans la recherche des terrains propices aux parachutages dans la région de Mortagne et de Laigle
Les coordonnées des terrains prospectés étaient établies d aprés les cartes routiéres michelin au 200000 eme
Deux seulement des terrains furent retenus par Londres
Né le 11 juillet 1904 à Beaumont-sur-Sarthe (Sarthe), déclaré disparu le 19 juin 1944 ; BOA ; FFC.
Édouard Paysant
SOURCE : Exposition Rimaison 2017
« À la mémoire des patriotes et parachutistes fusillés le 18 juillet 1944 »
« X...
X... »
Deux inconnus

Sur le monument de Rimaison
Le carré 1939-1945 de la nécropole de Sainte-Anne-d’Auray
SOURCE : Photos Husson
Après des études à l’École des arts et métiers d’Angers (Maine-et-Loire), Édouard Paysant fut conducteur de travaux sur des chantiers d’électrification en Algérie de 1929 à 1933. Revenu en France, il reprit l’entreprise paternelle de travaux publics à Sées (Orne). En 1939 il fut mobilisé sur place à la tête de son entreprise réquisitionnée par l’armée française. Il s’engagea dans la Résistance fin 1941 sous le pseudonyme de Dominique Tinchebray, repérant des terrains de parachutage et organisant des équipes de réception au sol.
En juillet 1943, menacé d’être arrêté, il quitta l’Orne pour la Sarthe où il continua son action sous le pseudonyme de Kim B. Adjoint de Pierre Deshayes, responsable du Bureau des opérations aériennes (BOA) de la France libre pour le Bloc Nord, il fut nommé par Londres en juin 1944 responsable du BOA pour le Bloc Bretagne où il opéra sous le pseudonyme de Trouvère.
Le 4 juin 1944, il arriva en gare de Questembert (Morbihan) avec une dizaine de personnes, dont son radio 
René Halimbourg [pseudonyme dans la Résistance : Gérard] chargé du codage des messages, deux opérateurs disposant d’un « Eurêka » et d’un « S. Phone », sa secrétaire Marie Croisé [pseudonyme dans la Résistance : Irène], Julien Le Port, responsable du BOA dans le Morbihan, et deux jeunes de la région parisienne, Robert Grenet et Robert Kessler*. Le groupe s’installa près du terrain « Baleine », à la ferme du Parc (près de La Nouette en Sérent ?), pour organiser la réception de parachutages d’armes destinées au maquis de Saint-Marcel (Morbihan). Le 19 juin 1944, au lendemain des combats de Saint-Marcel, alors que le maquis se dispersait, Édouard Paysant décida de scinder son équipe en trois groupes de trois personnes : un groupe restant sur place avec Robert Jourdren[pseudonyme dans la Résistance : Bob], un groupe chargé de rejoindre le maquis du bois de Botségalo à Colpo (Morbihan), un groupe constitué de lui-même, de René Halimbourg et de Marie Croisé qui emmena le matériel radio, les codes et les coordonnées des terrains de parachutage. Le groupe déposa le matériel radio au moulin de Callac à Plumelec (Morbihan), puis fut rejoint par Marguerite Neulat [pseudonyme dans la Résistance : Marie], qui venait d’échapper à des soldats russes appartenant à une « unité de l’Est » dans le bourg voisin de Saint-Aubin. La traction avant à bord de laquelle ils s’apprêtaient à quitter Plumelec fut interceptée par des soldats russes. Trouvés porteurs d’armes, des codes et d’une forte somme d’argent, ils furent considérés comme une prise importante et transférés à Locminé puis à Pontivy (Morbihan). Détenus dans l’École primaire supérieure de jeunes filles qui servait de lieu de détention et d’interrogatoire, ils furent torturés.
Marie Croisé et Marguerite Neulat déportées à Ravensbrück par le convoi parti de Pantin le 15 août 1944 survécurent à la déportation. Quant au sort de 
René Halimbourg et d’Édouard Paysant, il est très incertain. Le site Mémoire des hommes déclare ce dernier disparu le 19 juin 1944. Est-il décédé des suites des tortures ou a-t-il été exécuté à Pontivy ?
L’épouse d’Édouard Paysant et leur fille Françoise furent déportées à Ravensbrück. De retour en France, elles entreprirent des recherches, sans succès. Selon René Le Guénic, la confrontation d’un entretien avec Françoise Comte-Paysant et de la description des deux inconnus fusillés le 18 juillet 1944 à 
Rimaison, notée dans les registres des décès de 1944 en mairie de Bieuzy-les-Eaux, laisse supposer que les corps de ces deux inconnus pourraient être ceux d’Édouard Paysant et de René Halimbourg.
Registre des décès de Bieuzy-les-Eaux :
« Corps n° 5 - Acte de décès n° 21 : Ce 29 juillet nous avons constaté le décès d’un individu du sexe masculin, dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort parait remonter à 11 jours. Le corps a été découvert au lieu-dit Rimaison sur la route de Sourn à Bieuzy. Le signalement est le suivant : taille environ 1m72 ; vêtements, veste et pantalon bleus, marque 
La Belle Jardinière ; souliers montants cloutés.
Dressé le 29 juillet par Nous, Alexis Le Marec, maire de Bieuzy, ayant procédé sur les lieux à l’identification du corps. »
« Corps n° 13 - Acte de décès n° 28 : Ce 29 juillet nous avons constaté le décès d’un individu du sexe masculin, dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort parait remonter à 11 jours. Le corps a été découvert au lieu-dit Rimaison sur la route de Sourn à Bieuzy. Le signalement est le suivant : chaussures Richelieu marron clair ; chaussettes lie de vin tachetée"s jaune et blanc ; pantalon lainage bleu uni ; cravate bleue à rayures espacées rouges et blanches ; couteau rouge avec tire-bouchon marque 
Café du Brésil ; mouchoir rayures rouges et noir marqué H. E.
Dressé le 29 juillet par Nous, Alexis Le Marec, maire de Bieuzy, ayant procédé sur les lieux à l’identification du corps. »

D’abord inhumés dans le cimetière de 
Bieuzy-les-Eaux, les corps de ces deux « inconnus » furent transférés en 1961 dans l’ossuaire de la nécropole nationale de Sainte-Anne d’Auray (Morbihan), ce qui ne permet plus d’effectuer une analyse ADN.
Édouard Paysant obtint la mention « Mort pour la France ».

À Sées, où une rue porte son nom, le nom d’Édouard Paysant est inscrit sur le monument aux morts de la commune.

Sources
SOURCES : AVCC, Caen, AC21P 128 887.— Arch. munic. Bieuzy-les-Eaux, dossier communiqué par Léon Quilleré, maire de Bieuzy-les-Eaux et exposition " Rimaison " Bieuzy-les-Eaux 18 juillet 1944-15 juillet 2017 (photo), réalisée par Yves Jouan. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978.— René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse-Bretagne, Quéven, 2013. — " Bieuzy-les-Eaux : crimes de guerre du 18 juillet 1944 ", dossier mis en ligne le 30 septembre 2016 sur le Blog de Kristian Hamon. — Site Internet consacré à deux figures de la Résistance à Sées, Georges Tual et Édouard Paysant. Registre des décès (Bieuzy-les-Eaux).
Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson


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