Nuits de parachutages dans notre région sagienne

Nuits de parachutages dans notre région sagienne

L’espoir des ténèbres « 
L’avion et la radio ont révolutionné  les moyens d’action des belligérants de la seconde guerre mondiale ,imposant des changements
fondamentaux à la nature ,au déroulement et aux formes de la lutte
.On peut  dire que la BBC réglait l’ existence de la plupart des français tout au moins pour ceux qui accordaient la plus grande confiance aux alliés en écoutant les nouvelles transmises par Robert  Schuman   , Jean Marin  , Pierre Jourdan .On commençait à ressentir  une sorte de  tressaillement aux premiers succés alliés qui commençaient à se dessiner
En résumé l’exaspération et la rancune des hommes plaçés sous le joug germanique se faisaient de moins en moins silencieuses
Pour ce qui est de la lutte clandestine une évidence s’impose : ces conquêtes techniques ont constitué des atouts aux effets incalculables . Qu ‘aurait été en effet la résistance si les combattants de l’ombre n’avaient eu aussi pour eux l’azur et le ciel ? Sans la voie des airs sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur du territoire occupé par l’ennemi  ,en se jouant de la mer ,des frontiéres et des fortifications ,comment les groupes de résistants auraient ils pu communiquer , recevoir des armes , accueillir ou envoyer des agents ? Et sans la télégraphie sans fil  ,sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France  ,sans les écoutes de Londres ,sans les messages personnels de la BBC ,comment auraient pu s’effectuer les liaisons , se transmettre les instructions , s’échanger les renseignements ? 
Résultat de recherche d'images pour "lune  pinterest nuit"

Note        ( les réseaux actions de la France combattante )
                    Les terrains étaient soigneusement préparés'  dans les secteurs sagiens
   Avant de demander une opération aérienne qu’ elle soit de parachutage ou d’atterrissage il fallait d’abord rechercher l’endroit où elle pourrait être effectuée avec le maximum de chances de réussite et la meilleure sécurité possible   les normes exigées de ce que l’on appelait «  le terrain » variaient selon le genre d’opération auquel il était destiné C’était en fait le travail du BOA dont le chef incontesté pour le département était Edouard Paysant
La recherche de terrains était confiée en principe aux responsables départementaux   les emplacements possibles lui étaient signalés la plupart du temps par des unités de résistance  
Il était toujours préférable de trouver une grande étendue les alentours devaient être assez dégagés pour faciliter la recherche des containers ou paquets parfois dispersés sur une grande distance ce que  ne favorisait pas une forêt attenante 
Pas d’arbustes trop hauts qui pourraient cacher les lumiéres du balisage 

Il était souvent nécessaire que le terrain soit éloigné non seulement de toute présence de miliciens , d’allemands ‘ susceptibles d’intervenir rapidement mais plus généralement de toute habitation à moins que les habitants soient bien connus comme sympathisants et qu’il n’exista aucun risque de dénonciation ou de bavardage
En effet un bombardier quadrimoteur  qui rôde au dessus de la campagne pour rechercher le terrain repasse plusieurs fois au même endroit ,descend à 150 métres pôur lâcher ses parachutes , remet ses moteurs à plein régime pour reprendre de l’altitude et cela fait beaucoup de bruit dans le silence de la nuit …..
.

Largage de conteneur
Recherche du terrain par l’avion lanceur de containers
Nuages, la brume ou la pluie. Cette opération  constitue en fait une cible de choix du point de vue de la chasse allemande, malgré la présence de la pleine lune. Il y eut bien sûr des échecs… erreur de navigation, incident mécanique, absence du réseau de résistance pour des raisons indépendantes de leur volonté, terrain invisible, la météo...
Trop bas les colis risquaient de s’abimer au contact du sol. Trop haut, dispersés par le vent  , des résistants au sol menaçés par la présence d éléments inattendus  les colis étaient alors ramassés par les allemands ou des mains étrangères.
Résultat de recherche d'images pour "CONTAINERS SOE"
Les terrains :  Aurore, Godet ,lapin, Eclair Goudron, Orage et d’autres encore   environnant notre ville seront le théâtre de parachutages très risqués,de containers  recueillis par des hommes défiant tous les dangers.On peut malheureusement citer plusieurs parachutages qui se sont très mal terminés dans notre région, au Merlerault par exemple, où  plusieurs membres du comité de réception furent arrêtes et déportés, victimes de dénonciations

Terrain balisé vu d'une altitude de 500 métres

Aurore



Ce terrain homologué se situe "Aux Rouges Terres " à Saint Leonard des Parcs . Toutefois c'est le terrain " le Pré de l'hospice " qui sera utilisé pour le parachutage des containers

On enregitre un seul échec sur sept parachutages et cela dans la nuit du nuit du 10 au 11 Juin 1943



Nuit du 12 au 13 Juin 1943 ( Pentecôte ,préçédant la pleine lune du 18 Juin )



Le parachutage est réussi .et 5 containers et un paquet ( opération BOA ) sont récupérés par le comité de réception



Témoignage de Mr Cosnard habitant Saint Clair prés de Belfonds et membre du BOA



"Le message " Nous mangeons de la salade à l'orange " annonçait un parachutage à Saint Leonard des parcs


J'ai retrouvé là ,mon propriétaire Rattier et de Normandie avec Granger ( maire de Macé ) . A ce parachutage des "Rouges Terres" avec Mouton et Rallu , la camionnette de Paysant était tombée en panne ,nous avons utilisé celle de Rallu et tout le parachutage a été ramené à Belfonds au petit jour en passant par Neuville Prés Sées .

Le lendemain Paysant ,Mouton et un gars de Sées sont venus faire l'inventaire des containers qui nous apportaient des grenades ,pistolets ,mitraillettes et munitions qui ont été transportés à Tanville



En fait les containers récupérés aux "Rouges terres " sur le terrain Orage ont été cachés par l'équipe Tessier "aux Gatines "en forêt d'Ecouves prés de Tanville sous la garde du garde forestier Leborgne



"A la suite de ce parachutage , j'ai eu à cacher un colis spécial contenant les billets , une assez forte somme ,pour les besoins de la résistance



J'ai aussi avec Paysant réceptionné un Français parachuté et ils sont partis , tous deux à bicyclette
Lors d'une éxpédition de nuit début 1943 nous nous sommes trouvés nez à nez avec deux feldgendarmes motocyclistes . Nous avons dû les éliminer et enterrer hommes et moto dans un marécage"



Le 4 Juillet 1943 12 heures à la Guerriére pres de Belfonds une forteresse B17 a été abattue par la chasse allemande ( Voir AD Dossier Roger Cornevin Hayton no )





Nuit du 29 Février au 1er Mars 1944



Ce parachutage devait avoir lieu sur "Orage "

Nous réceptionnons 15 containers et des paquets



Nuit du 7 au 8 Mars 1944 



Parachutage réussi

Réception de 15 containers et des paquets



Nuit du 9 au 10 Avril 1944



Réception de 15 Containers et des paquets

Deux agents reçus Tracteur et Sarcloir



Nuit du 7 au 8 Mai



Parchutage réussi

Réception de 24 containers et des paquets



Nuit du 8 au 9 Mai 1944



Parachutage réussi

Réception de 24 containers 3 paquets



Les deux agents saboteurs parachutés avaient pour noms Tracteur ( pseudonyme ) et Sarcloir de son vrai nom Roger Carrel ( Notes Michel Pichard et Henri Noguéres






Le contact avec la BBC était généralement établi par M Colonna D'istria habitant" L e Bouillon " ( Témoignage Cercueil )



Deux habitants du Bouillon Bétourné et Jardinet serront arrêtés en 1944 pour cache d'armes . On peut penser qu'il s'agissait des armes récupérées lors des parachutages sue "Aurore " et "Orage "





Bétourné interné au chateau des ducs en Aout 1944 aura comme compagnons de cellule ( source : agents d'évasion de André Rougeyron )André Rougeyron de Domfront . 
Ce dernier hébergeait au " chalet du brouillard " situé dans le jardin public de la ville ,plusieurs aviateurs alliés en attente d'un "contact réseau" permettant de préparer leur évasion vers l'Espagne ou la Bretagne



Jean Mazeline ( notre instituteur au cours complémentaire de Sées , d'Octobre à Juin 1943 ) habitait Rue Conté



Albert Frémiot ( notre voisin transporteur à Sées , 6 place du Parquet ),



Moreau ( intelligence service ) et Bouillac ,



Desmeulles ( chef de la résistance de l'orne ) , Chasseguet des PTT d'Alençon .



Tous étaient internés dans les sombres cellules du chateau des ducs en attente d'une décision de leur géoliers

On sait que ces cinq résistants seront fusillés à l'home Chamondot das les bois du chateau de Brotz par Berthaut aprés que leur tombe ait été creusée par deux hommes de la Gestapo








Témoignage de Bernard Cercueil fils de Edouard Cercueil habitant 30 rue Saint Martin à Sées



"Les containers avaient été cachés dans un bâtiment qui servait de réserve à foin dans un herbage qui appartenait à Monsieur Gaucher ; Les containers issus du dernier parachutage avaint été finalement cachés à son insu .

Venant voir ses bêtes il vit un faisan en train de manger du grain à la porte de son bâtiment Perplexe et curieux il découvre le matériel entassé

Quelques jours aprés Maurice Cercueil vient lui rendre visite et le met au courant des faits en lui faisant remarquer qu'il pouvait adhérer à leur cause .

Cest ainsi que Monsieur Gaucher entra dans la résistance ....

La nuit du parachutage les containers furent transportés de l'herbage à un bâtiment d'attente en utilisabt une vachére à pneus attelée à un cheval dont les fers avaient été posés à l'envers

Ils furent acheminés ensuite par différents transporteurs à Maisons verte où habitait Monsieur Colonna D'istriala pleine lune, la lune dévoilée parmi les nuages colorés



Pâques 25 Avril 1944



" Edouard Cerceuil participe à cette opération Il réceptionne prés de deux tonnes d'armes qui seront cachées dans la ferme de Mr Gaucher

Ce jour un camion de la luftwaffe est stationné place du Parquet aux pieds du monument de Conté privé de son héros 
Nous ignorons le but de son action bien que la présence des opérateurs coiffés de leur casque d écoute attire notre attention 









 Les deux agents parachutés ( Tracteur et Sarcloir ) trouvent asile au 30 Rue Saint Martin au troisiéme étage de la maison d'habitation  

Quelques jours plus tard Maurice Cercueil( Témoignage Bernard Cercueil ).........


 venait livrer du lait à l'épicerie Jouy place du Parquet et passait réguliérement chez son frére boire le café

Ce jour la descendant la grande rue , il voit deux allemands sur chaque trottoir , écouteurs aux oreilles .

Il arrive tres vite à Saint Martin et demande " Tu n'as rien içi ? "

Edouard répond " Si "

Aussitôt mon père monte au premier et demanda aux agents s'ils avaient des problèmes . Les agents racontèrent qu'ils étaient en train d'émettre vers l'Angleterre et qu'ils avaient été captés par un avion allemand . Bien qu'ils aient coupé leur émission l'avion survola )plusieurs fois le secteur

Un cheval fut attelé dans la minute à un tombereau ,les agents cachés sous les couvertures montèrent dans le tombereau avec le matériel recouvert de paille Ils furent emmenés dans la campagne de Champ Gérard qui était très boisée à l'époque

Bien que n'ayant rien trouvé les allemands arr^térent une dizaine de personnes qui habitaient dans le secteur répèré ; Aprés interrogation elles furent relâchées . L'occupant ne trouva jamais l'emplacement de l'émetteur pourtant les personnes arrêtées habitaient à 200 métres du 30 ue Saint Martin



Arrestation de Gravel Marcel ouvrier agricole à Saint Léonard des parcs ( canton de Courtomer ) Déporté pour parachutages et transport d'armes

Libéré le 2 Mai 1945 à Neustadt petit port sur la Baltique ( commando de Neuengamme )



Avril 1944 La ferme de l'' hopital ( suite témoignage Bernard Cercueil )



"Un parachute ne s'est pas ouvert . Le container s'est retrouvé alors qu'il fait jour mais il est enfonçé dans le sol . Il faut faire vite pour en retirer les armes et ne pas être vus

Le parachute et le container vide restés sur le terrain seront récupérés par Mr Lelibou qui les camoufle rapidement

En attendant leur transport à la "Maison Verte " les deux tonnes d'armes sont stockées chez Edouard Cercueil sous sept rangs de paille dans le hangar de la ferme ( 30 rue Saint Martin) C'est alors que les allemands décident de venir chercher de la paille et concasser des biscuits de soldat . Ils sont quatorze

Edouard Cercueil voyant le tas de paille baisser rentre chez lui , prend deux revolvers ,les met dans sa ceinture et dit à sa femme Madeleine " Si tu entends péter , fais ce que tu peux " puis retourne sous le hangar

Ne sachant que faire elle monta au grenier pour prier

Edouard Cercueil demande au sous officier s'ils avaient bientôt fini de prendre de la paille car lui aussi en avait besoin .Les allemands arrêtérent leur chargement il ne restait que deux rangs au dessus des munitions . Ouf l'alerte avait été chaude ....

Vers la fin d'avril 1944 les parachutes devenant encombrants il fut déçidé de les brûler rue Saint Martin . Maurice Cercueil avait une vachère à pneus et une jument qui n'était pas ferrée rassemble les parachutes dans la vachère . Il installe sa femme et les enfants sur le chargement sur la vachère et c'est ainsi que vers midi le chargement transita de Sévilly à la rue Saint Martin sans problème Apres avoir mangé Maurice rentre tranquillement avec sa famille à Sévilly



Le lendemain à l'aube Edouard brûla tranquillement les soixante parachutes . Vers sept heures du matin René Bothet arriva pour prendre son travail à la ferme et fut surpris de trouver les portes fermées à clé . Connaissant bien les lieux , il sauta par dessus une ancienne barriére pour entrer dans la cour et soigna les chevaux .Voyant le feu qui finissait de se consumer il prit une fourche et secoua les cendres . il ramassa les boucles qui s'y trouvaient et les suspendit dans l'écurie pensat pouvoir les utiliser plus tard . En arrivant dans la cuisine il fut vivement interpellé par mon pére qui lui demanda " Par où es tu rentré ? "

Aprés explication il lui fut ordonné de jeter ces boucles dans la riviére et surtout de ne parler à personne de ce qu'il venait de voir . René Bothet s'exécuta sans chercher à comprendre ce qu'il lui arrivait



Mon pére par la suite me donna les noms de plusieurs personnes résistantes de la région de Sées


Monsieur Philippe Quenouelle habitant le chateau de Chailloué

Rattier facteur à Chailloué

Burté régisseur au manoir de Chailloué

Evin pharmacien à Sées

Fossey équarisseur transportait des containers d'armes dans son camion

Frémiot trasporteur à Sées " " "

Bouffay

L'abbé Marchal économe au grand séminaire faisait des fausses cartes et les cachait dans le transformateur du grand séminaire . Il était le seul à avoir la clé par peur des sabotages et avait réussi à les faire garder par une sentinelle allemande .









NP J'ai bien connu Edouard Cercueil de 1942 à 1948. C'était un homme d'une force athlétique peu commune qui avait d'ailleurs mis ses talents de lanceur de poids et de disque à la disposition du club local de "l'Espérance de Sées "











 note spéciale Agents saboteurs


Les officiers instructeurs spécialisés dans le sabotage et parachutés sur les terrains situés dans les départements de l'Orne et la Sarthe seront identifiés généralement sous des pseudonymes empruntés aux noms utilisés dans l'outillage agricole

Jeanne Couty Bohec alias "Rateau "

fera une arrivée trés remarquée dans la nuit du 29 Février au 1er Mars 1944 sur le terrain Ouragan à Assé le Boisne . " Le boa en s'enroulant vous apportera un petit "

Elle passera ensuite par Paris y rencontrera le DMR ( délégué militaire régional ) Fantassin et gagnera la Bretagne où elle deviendra la plastiqueuse à bicyclette ( Témoignage Jeanne Bohec CR d'opérations Lorient 16 8 1944 '" La plastiqueuse à bicyclette An BCRA 205 dossier 6 piéce 33 à vérifier

Jean Clouet des Perruches qui était sur le terrain pour la réceptionner crut sur le moment qu'il s'agissait d'un agent de la Gestapo cherchant à enfiltrer son équipe


Témoignage de Jeanne Bohec



Résultat de recherche d'images pour "pinterest paysages la nuit"" Nous approchions du lieu de rendez vous . La petite lampe rouge s'allume . Le pilote avait dù apercevoir les lumiéres sur le terrain . Le dispatcher accrocha la static line ouvrit la trappe . Je m'installai au bord du trou , les jambes dans le vide " Action Station " Dans la nuit noire à ma droite ,les quatre feux de position formaient un L sur le sol ....

J'atterris au milieu d'un champ . Mon parachute s'étala à côté de moi . Je m'en débarassai . Il me semblait qu'il faisait moins froid qu'en Angleterre ....Personne ,silence de la campagne endormie



En effet un parachutage aura lieu sur le terrain " Ouragan "dans la nuit du 29Février au 1er Mars 1944 à Assé le Boisne Sarthe . Clouet des Perruches , Brigitte Friang Croisé et l' équpe de réception locale #Deux agebnts tracteur détai


Voir note spéciale Agents saboteurs


Les officiers instructeurs spécialisés dans le sabotage et parachutés sur les terrains situés dans les départements de l'Orne et la Sarthe seront identifiés généralement sous des pseudonymes empruntés aux noms utilisés dans l'outillage agricole

Jeanne Couty Bohec alias "Rateau "fera une arrivée trés remarquée dans la nuit du 29 Février au 1er Mars 1944 sur le terrain Ouragan à Assé le Boisne . " Le boa en s'enroulant vous apportera un petit "
Elle passera ensuite par Paris y rencontrera le DMR ( délégué militaire régional ) Fantassin et gagnera la Bretagne où elle deviendra la plastiqueuse à bicyclette ( Témoignage Jeanne Bohec CR d'opérations Lorient 16 8 1944 '" La plastiqueuse à bicyclette An BCRA 205 dossier 6 piéce 33 à vérifier

Jean Clouet des Perruches qui était sur le terrain pour la réceptionner crut sur le moment qu'il s'agissait d'un agent de la Gestapo cherchant à enfiltrer son équipe



Témoignage de Jeanne Bohec



" Nous approchions du lieu de rendez vous . La petite lampe rouge s'allume . Le pilote avait dù apercevoir les lumiéres sur le terrain . Le dispatcher accrocha la static line ouvrit la trappe . Je m'installai au bord du trou , les jambes dans le vide " Action Station " Dans la nuit noire à ma droite ,les quatre feux de position formaient un L sur le sol ....

J'atterris au milieu d'un champ . Mon parachute s'étala à côté de moi . Je m'en débarassai . Il me semblait qu'il faisait moins froid qu'en Angleterre ....Personne ,silence de la campagne endormie



En effet un parachutage aura lieu sur le terrain " Ouragan "dans la nuit du 29Février au 1er Mars 1944 à Assé le Boisne Sarthe . Clouet des Perruches , Brigitte Friang Croisé et l' équpe de réception locale #Deux agents tracteur détai






Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

sees la place du Parquet

SEES année 40 ...OCCUPATION

19 juillet 1940 Winston Churchill créa le SOE "Nous mettrons le feu l Europe".....et l Orne devint ainsi l un des premiers départementsles plus actifs Sa mission ..... soutenir les divers mouvements de Résistance Le Special Operations Executive (SOE, « Direction des opérations spéciales ») est un service secret britannique qui opérera pendant la Seconde Guerre mondiale (créé le 19-22 juillet 1940 par Winston Churchill et dissous le 30 juin 1946), Le SOE la situation internationale En ce mois de juin 1940 l Angleterre découvre sa solitude, .jours cruciaux où elle reste seule nation au combat devant la toute puissante machine de guerre allemande forgée par Hitler Seule tandis que l URSS reste liée à l Allemagne hitlérienne par le pacte d amitié et de non agression alors que les USA n ont pas encore subi le choc de Pearl Harbour Pour tenir et se défendre il reste à l Angleterre les débris de ses troupes réembarquées à Dunkerque Il lui reste aussi les qualités traditionnelles la ténacité et la force d âme de son peuple C’est dans une telle ambiance que le 17 juin 1940 le general de gaulle gagna l’Angleterre et lança son appel dés le lendemain de son arrivée LE SOE sera alors crée par Churchill le 16 juillet1940 « Nous mettrons le feu à l Europe » ref Soe in France par MICHAEL RD FOOT historien Le soe etait un organisme majeur qui devait frapper en territoire ennemi vite et fort Ses operations devaient être caractérisées par la soudaineté la ruse et la souplesse et frapper l ennemi aux défauts de sa cuirasse militaire et économique Le SOE crée par Churchill fut donc un service secret autonome chargé d une mission classique…la guerre subversive…. mais en apportant une aide puissante et inestimable aux groupes de resistants héroiques issus de nos villes et nos campagnes Afficher l'image d'origine Pour être conscient et informés du déroulement des evenements et de la coopération entre le SOE et la Résistance il a fallu attendre quarante années le document officiel de 800 pages « soe in France » de Michael Foot publié en 1966 en Angleterre mais interdit de publication en France par les Anglais c’est seulement en 2008 qu il fut publié en France Pourquoi ce livre fut interdit de diffusion en langue française par les anglais ? et non pas par les français ) Parce qu il écornait l’image complaisamment entretenue selon laquelle la Resistance dont la grandeur ne prêtait pas au doute aurait été une affaire purement française ( jean louis Crémieux –Brillac " soe in france " par Michael Foot ) Surtout comme le montre jean louis Crémieux Brilhac dans un substantiel avant propos la surprise est extréme de découvrir l ampleur de l action directement menée en France par les britanniques et le nombre de français qui y furent engagés Ce renversement de perspective explique que ce livre ne paraisse qu’aujourd,hui en français Il est évident que moi-même simple habitant de ma petite ville normande je ne pouvais qu’ ignorer l existence de ce service secret surtout lorsque les nouvelles nous parvenaient de radio Paris station d état controlée par l occupant et que nous écoutions en permanence en dehors des emissions discrétes et brouillées de la BBC L article ci-joint n est pas un article partisan mais une mise au point tardive qui met en évidence l action des services secrets britanniques 50 années plus tard après la fin de la 2eme guerre mondiale Action conduite par Churchill qui avait déçidé selon ses termes « mettre le feu à l Europe »en déplaçant la guerre sur le terrain de la guerre subversive En paralléle avec le but du SOE et la publication de ce document, j essaie de développer sans prétention l histoire sagienne telle que je l ai vècue et perçue pendant et après l occupation de juin 1940 à 1944 et ensuite après la liberation Comme tout jeune de mon age je n étais pas en mesure d interpréter les évenements qui conduisaient ma vise sagienne Après des débuts fort précaires les membres du SOE purent toutefois mettre sur pied un réseau de recrutement et établir un programme d instruction qui comprenait une initiation aux methodes de l espionnage, des cours de radio, de sabotage, des exercices de commando, close combat, de parachutage et d autres disciplines peu orthodoxes Dans l imaginaire du grand public les agents des services spéciaux sont de veritables surhommes la réalité est bien différente elle dépasse souvent en intensité dramatique tout ce que la littérature consacrée à la seconde guerre mondiale a pu inventer Parmi les hommes et les femmes recrutés et entrainés au rôle d agent secret figuraient un dessinateur de mode, un artiste,un publiciste, un receptionniste d hotel, un ingenieur etc ???bref des représentants de toutes les branches de l activité sociale Leur seul trait commun _en dehors de leurs qualités de sang froid d’ingeniosité et de courage _était leur parfaite connaissance du français et de la France Le SOE avait choisi un genre qui requiert une extréme bravoure Ces hommes et femmes ordinaires nantis d un passé normal de civils revinrent après la guerre à des activités bien moins spectaculaires quoique utiles à le société Prenons le cas de Culioli chef du réseau Monkey Puzzle considéré comme « un heros de Churchill » et qui après des interventions héroîques dans le cadre des parachutages clandestins fut blessé torturé et déporté Après ses activités de resistant il reprit sa tâche administrative à Alençon comme contrôleur des impôts et décéda en 1994 à Mortagne au Perche et inhumé à Gesvres ( Mayenne ) Les agents secrets hommes et femmes tous volontaires n ont la plupart du temps pas été préparés à l impitoyable guerre de l ombre mais ce sont des etres humains qui connaissent la peur, l angoisse permanente de vivre dans un milieu hostile Il est un fait ;;sauf une minorité directement impliquée ;directement dans le conflit;nous ignorions totalement totalement la création et l existence de cet organisme et en conséquence le déroulement des drames aériens qui se déroulaient au dessus de nous, autour de nous ;dans les villes et les campagnes de nos départements et qui avaient pourtant pour but de délivrer les français de la gangue nazie Evenements clandestins préparés dans le plus grand secret qui se déroulaient la nuit et impliquant un minimum de volontaires prêts à tous les sacrifices C est donc la raison pour laquelle j ai tenté de comprendre le déroulement des actions entreprises par les belligérants Si dans l esprit des français deux ensembles d acteurs ont animé la resistance, la France libre et ses envoyés d une part et les formations de resistants…….. il faut donc en réalité en ajouter un troisieme : les Anglais et plus précisement le SOE, la BBC et la RAF (royal air force) Voila deux années que « SOE in France » s impose sur le marché du livre et apporte multiples précisions à la coopération entre français et britanniques durant les premiers mois de l occupation Pour créer cette intervention britannique Churchill avait besoin de français parfaitement bilingues et créa donc à l interieur de cette organisation une section française commandée par le colonel Buckmaster qui fut l animateur du SOE pour la France à tel point que les réseaux dans notre pays seront appelés réseaux Buckmaster Une cinquantaine de reseaux soit 1000 agents relevant de la section F du SOE de conception britannique avait été relevée dans toutes les regions de France On y ajoute comme je le souligne la présence organisée et constante de réseaux britanniques ( réseaux Autogiro Chesnut Monkey puzzle Scientist, Pimento etc…)répartis dans nos différents départements ou pres de 2000 agents se livraient à la guerre subversive Le general de gaulle accepta difficilement que des français combattent dans une organisation britannique et il créa a son tour le BCRA de la France libre Entre le BCRA de la France libre crée par le general de gaulle et la section F donc française du SOE la cooperation pour efficace qu elle fut devint inévitablement competitive, Des heurts fréquents et parfois rudes emailleront les échanges entre les deux partis Les débuts du BCRA composé de français volontaires furent donc hésitants en raison de désaccords entre le gouvernement britannique et le général de gaulle En complément ajoutons que les britanniques disposaient d une aviation apte à remplir les missions les plus diverses dans le cadre des parachutages Les anglais fournissaient naturellement au BCRA le matériel le transport et les services de réception des émissions clandestines en leur laissant toute liberté d action Et nous arrivons à la simple conclusion …si on raisonne rapidement et simplement . Sans la BBC, pas de messages secrets definissant les lieux et dates de rendez vous nocturnes pour les parachutages …Sans la RAF . pas d avions pas de munitions…. pour la France resistante des villes des campagnes et des forêts donc une armée de resistants héroiques livrés à eux memes et sans moyens Malgré l immense courage et l’esprit de sacrifice démontrés par la resistance ses moyens utilisés auraient donc été amoindris sinon très affaiblis Ou inexistants en raison de l absence des britanniques La voie des airs dominée par l aviation britannique opposée à la luftwaffe fut donc l element vital et prépondérant qui permit a la Resistance française de rivaliser avec succés contre l ennemi occupant Les chiffres et les faits sont là C’est grâce au SOE que parvinrent à destination des milliers de tonnes d’armes et d explosifs envoyés pour aider les réseaux et les comités de réception Le probléme du SOE …le manque d avions Heureusement l’US Air force viendra à la rescousse plus tard dans le cadre des missions Harry Notons pour le démontrer que Six Halifax du SOE furent abattus dans notre département Sainte Gauburge Tinchebray Larré Aube Ecorcei Bernieres Plusieurs parachutages Les nuits sagiennes En me reférant aux archives departementales j ai compté 300 PARACHUTAGES ;;;;dans notre département par les avions du SOE l’ Orne constituait un département clé favorisé encore par la nature de ses paysages, petites plaines ou campagnes protégées, hauteurs boisées, entourées de haies vives et de vergers de pommiers, accessibles par des chemins creux couverts et secrets ( ref archives departementales Les bombardiers du SOE décollaient de Tempsford 2 heures de vol suffisaient pour atteindre notre departement TEMPSFORD AIRCRAFT The Squadrons based at Tempsford Airfield (1942 - 1945). Temoignage d un pilote de Halifax bombardier du SOE Le Halifax bombardier de la RAF basé à Tempsford aérodrome secret de la RAF spécialement transformé aménagé et chargé de ses containers emporte armes munitions medicaments destinés à la resistance locale Un comité de réception courageux (citons les groupes Tessier, Cercueil etc..°,)vigilant, prêt à tout, caché sous les ombrages nous attend, guettant désespérément notre arrivée quelles que soient l’heure de la nuit, la température, le brouillard, la pluie, la neige, les rafales de vent et il nous faut absolument découvrir les feux dissimulés dans une nature surveillée par les patrouilles allemandes Tâche périlleuse entre toutes qu’il nous fallait assumer Afficher l'image d'origine Rappelons que le ciel de nuit est une occasion d’affronter pour les lourds bombardiers ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit ..equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente Britannique, Canadiens, australiens polonais néo zelandais etc.. « chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ » Résultat de recherche d'images pour "PINTEREST NUAGES ORAGE" Les nouvelles…… nous les jeunes nous ignorons tout de la politique et de ses effets mais nous commençons à comprendre que des faits exceptionnels se déroulent au dessus de nos têtes la nuit dans nos campagnes et l ombre de nos forêts Il faut comprendre également que notre esprit était faussé par la propagande permanente diffusée sur les chaines de radio du gouvernement radio paris etc.. Extrait de mon journal « Le poste de T.S.F. familial était lui toujours présent, là, prés de la fenêtre, dressé sur un meuble en bois ciré, dans notre petite cuisine qui nous sert de salle à manger .La B.B.C.avec les quatre coups annonciateurs de « la symphonie de Beethoven « c’etait presque notre raison de vivre . Chaque soir malgré le brouillage, alors que les aiguilles de notre « Pendastrava « style « Art Déco « fonctionnant avec des piéces de dix francs, marquent 8 heures, nous écoutions religieusement en sourdine les emissions en essayant de trouver une signification aux messages mystérieux et codés diffusés par l’émetteur anglais . Messages à destination des « réseaux de l’ombre « sans aucun doute . ! Pour nous c’est presque l’ébauche d’un acte de rebellion que l’écoute réguliére et clandestine de cette emission destinée aux nations opprimées .Encore faut il être trés prudent ..., bien fermer les deux portes et notre unique fenêtre, tendre avec précaution le rideau noir qui camoufle notre vitrine, et se concentrer pour percevoir une voix lointaine quelquefois inintelligible et nasillarde perturbée par les brouillages allemands Un après midi un alsacien de la wehrmacht entrant doucement dans notre salle à manger est venu nous prévenir que l on percevait les sons propres à la BBC dans le salon ou les clients attendaient patiemment leur tour Nous ne pouvons oublier les excellents commentaires de Maurice Schumann qui chaque jour par le canal de la BBC vantaient l unité d action de tous les alliés et on commençait à percevoir une lueur d espoir . Ces voix d’outre manche nous faisait oublier les diatribes de propagande que nous assénait chaque soir Jean Hérold Paquis le chantre de radio Paris . Mais on parlait déjà de nous enlever notre valeureux poste ....par ordre de la Kommandantur _ » Reflexions personnelles RESUMONS Pour ce qui est de la lutte clandestine organisée par les réseaux de résistance, une évidence s’imposait, on ignorait tout du SOE mais on découvrait que les conquêtes techniques et en particulier la radio constituaient des atouts aux effets incalculables. Que pouvait faire la résistance si les combattants de l’ombre, même pourvus d’un courage exceptionnel, n’avaient eu pour eux la voie des airs, sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur d’un territoire occupé par l’ennemi, en rivalisant avec les dangers de la mer, les défenses des frontières et des fortifications. Comment les groupes de résistants auraient ils communiquer avec nos futurs libérateurs ? Tous ces événements se déroulaient la nuit »La lune a été pour le SOE une déesse encore plus puissante que dans les religions antiques du moyen orient « Recevoir du ciel par une nuit de pleine lune, quel que soit le temps, des armes, des munitions, des médicaments… tel était l’enjeu de cette lutte qui opposait sur terre et dans les airs, la Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht, les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis. Les messages de la BBC. Sans la télégraphie sans fil, sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France, sans les écoutes de Londres, sans les messages personnels de la BBC, comment auraient pu s’effectuer les liaisons, se transmettre les instructions, s’échanger les renseignements ? Chaque soir les messages les plus sibyllins abondaient sur la BBC, que beaucoup de français écoutaient discrètement avec la crainte permanente d’être surpris. Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu d’un parachutage et la date du rendez vous adressés à différentes équipes sur le qui vive mais conscients du danger. Six avions du SOE du type Halifax donc spécialisés dans les parachutages de containers aux résistants seront abattus dans notre departement durant la période de l’occupation ( il s agit uniquement d avions destinés aux parachutages sinon le nombre d avions abattus toutes nationalités confondues excédera plusieurs centaines ) Pour comprendre la situation de notre petite ville durant l occupation…. On se posait multiples questions Le bruit lancinant des avions … Le grondement permanent la nuit d un avion recherchant les feux du balisage ? mais aussi les escadrilles alliées allant vers le sud à destination du centre de la France et des usines du nord de l Italie Milan, Turin etc. Par sa position stratégique à moins de 100 Kilometres des côtes de la Manche et quelques 250 kilométres des bases aériennes du sud de l Angleterre L Orne constituait un département de choix Dés la fin de 1942 sous l impulsion de l organisation civile et militaire l ingenieur du génie rural Robert Aubin de Fontenay sur Orne des patriotes se mirent a l œuvre pour recenser des terrains favorables aux opérations aériennes Apres la libération de notre ville je découvrais que Tempsford aerodrome secret situé au nord de Londres était le point de décollage de tous ces avions inconnus qui venaient parachuter le contenu de leurs soute dans notre campagne alentour Il fallait considerer qu’ une heure et demi de vol temps suffisait à un bombardier Halifax pour effectuer le trajet ;;;;; de Tempsford au departement de l Orne… une courte distance mais semée d embûches Je recueillais quelques témoignages Réflexion d’un membre d’équipage … ( rencontré à Londres en 1948 et retraité de la RAF )et qui m adressa une correspondance réguliére durant quelques années -« Notre base de Tempsford est située à 100 km au nord de Londres et de Cambridge Nous décollons de Temspford destination … la France .Nous passons à haute altitude au dessus de Londres perdu dans le brouillard La destination est gardée secréte ;;;mais nous savons que c’est un petit coin de Normandie La joie d’apercevoir la ligne sombre qui annonce la côte française ( Honfleur ou Cabourg )est vite atténuée par l’illumination inamicale des projecteurs allemands et l’aboiement des canons de la flak dont les obus éclatent autour de nous .Nous volons feux éteints Nos repéres…les lumiéres des habitations, les rivieres scintillantes sous les rayons de lune, les ponts, les gares, les voies ferrées, les églises, … Afficher l'image d'origineSuite Pour avoir longtemps volé dans l aéronautique navale de jour et de nuit sur différents types d avions je considére que ces vols de nuit constituaient de veritables tours de force…Survoler une nature surveillée ponctuée de mille piéges et découvrir sous le couvert des arbres un terrain balisé par des feux rudimentaires en volant au ras des cimes, feux éteints constituaient un énorme défi au danger Les différents crashes de Halifax dans notre département comme ailleurs le démontrent Prenons l exemple d un Halifax abattu à Ecorcei ( Laigle ) Témoignage « l avion volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau.» Suite Notre objectif pour aujourd hui où nous devons larguer nos containers c’est un territoire inconnu quelque part en France ( en l’occurrence un département situé à l’intérieur des terres …..l’Orne …) ou il nous faut parachuter de nuit des containers remplis d’ armes, munitions, et medicaments ; nous n’oublions pas le colis cadeau … composé de thé, café, et cigarettes … Un simple coin de Normandie caché aux abords d’ une sombre foret mystérieuse qu il nous faut absolument trouver… quelles que soient les conditions climatiques, les radar et les danger du ciel marqués par la chasse allemande toujours aux aguets Afficher l'image d'origine Ces missions avaient pour nom « mission Harry « et les avions Halifax appartenant au 138 et 161eme squadron de la RAF etaient spécialement adaptés à ce type de mission On conçoit la difficulté des pilotes et navigateurs à trouver ces points précis de nuit et feux éteints Fin 1942 le SOE pouvait utiliser 2 escadrilles toujours basées à Tempsford, le 138 eme squadron composé alors d’une quinzaine de Halifax et le 161 eme squadron 5 Halifax six Lysander et un Hudson Il y eu bien sûr des échecs … La Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht,contre les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis. Parachutage de jour Témoignage résumé de Brigitte Friang . Extrait de « Regarde toi qui meurs « terrain Lapin (Mortrée) Avions ravitailleur de maquis abattus en cours de mission dans le département de l’Orne, avant et après le débarquement du 6 Juin 1944. En général, ces avions britanniques étaient lourdement chargés et le fait de voler à basse altitude représentait un handicap certain. Le 12 Août 1943, un Halifax du 138 eme Squadron basé à Temsford , en mission SOE, touché par la flak en volant à une altitude de 500 mètres, s'abattait vers 23.30 heures dans un herbage en bordure Est du bois du Frileux, commune d'Ecorcei (Orne). L'avion ravitailleur de maquis préparait un lancer de parachutes pour le réseau clandestin Spruce 20 /21. Deux aviateurs Foster et Cameron furent tués et inhumés au cimetière d'Ecorcei, trois aviateurs grièvement brûlés se rendront aux allemands après s'être réfugiés au château des Graviers. Deux autres, Scott et Trusty, réussissent à s'échapper vers le village des Genettes puis vers Moulin la Marche. Concernant un Halifax de la RAF du même Squadron, chargé également d'une mission de parachutages, un témoin se souvient le 17 Août 1943, avoir vu un avion pris dans les projecteurs de la Flak d'Aube Saint Esprit "Celui-ci volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau. Le pilote Norman Hayter de nationalité australienne et quatre aviateurs anglais furent tués sur le coup. Les deux survivants, les Sgt WS Davies et JA Hutchinson décédèrent de leurs brûlures et seront inhumés au cimetière de Bernay. En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité. Les américains des "Carpetbaggers" sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du 801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du Résultat de recherche d'images pour "AVION EN FLAMMES" crash et inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne "Nous volions à 300 mètres d'altitude à la recherche des feux posés par le réseau de résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche" Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus" Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA, passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne). Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers 23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Gers (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers. "Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement". Il s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31 eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés. le 16 juillet 1944 larré A la demande du maire de Larré J'ai pu identifier cet avion en 1998 avec l’aide de l'ANSA. Il s'agissait d'un quadrimoteur Halifax transporteur d'armes et de munitions qui, après avoir décollé de Tarrant Rushton devait ravitailler le terrain " Goudron " de Radon situé en limite de la forêt d'Écouves. Six victimes identifiées et une 7eme inconnue trouvée bien plus tard dans un champs de betteraves sous une trappe ou porte de l'avion. Cette victime non identifiée pourrait être un membre du SOE (Special operations executiv) Un bombardier Halifax. Les feux marquant l'emplacement d'une zone de largage. La cause de ce crash m'a été donnée en 1999 suite à un témoignage du maire de Forges. Une DCA était installée sur le territoire de Forges. parmi tant d'autres dont celle de Bois Roussel ( Les fontaines ); Les allemands suspectant la présence d'un terrain de parachutage dans les environs installèrent plusieurs feux figurant l'emplacement de la zone prévue de largage des containers. Le pilote du Halifax piégé par la présence de ces feux réduisit la puissance des moteurs pour descendre à l'altitude de lancement. La flak allemande ne laissa aucune chance à l'avion lanceur et l'abattit. Les noms des membres d'équipage furent longtemps inconnus. A la recherche des familles , j'ai pu trouver en 2003 Tom et Elsa Linning par l'intermédiaire d'un site de généalogie. Ils m'adressèrent la photo de l'un des membres de l'équipage William Edward Linning, 24 ans. Squadron Royal Canadian Air Force. 298 RAF (proche cousin de Tom linning ).flying officer operateur et mitrailleur à bord du Halifax. Ils découvraient ainsi 60 années après, la tombe de William et les circonstances du crash .William Linning originaire de l'Alberta est Inhumé aujourd'hui avec ses camarades canadiens au cimetière de Bretteville sur Laize ( Calvados ). flying officer William Edward Linning Royal Canadian Air Force Autres membres d'équipage P/O James Foxall Crossley Pilote 24 ans, Sgt Edward Maurice Cyril Wilkinson flght eng 24 ans, WO Joseph Wilfred Romeo Fournier operateur et mitrailleur ,FO Derwood William Smith 22 ans bombardier , Sgt Enzo Biaggio Grasso bombardier 23 ans et un aviateur non identifié Monument au point de crash de l avion Le Halifax abattu le 16 juillet 1944 à Larré Crossley le pilote Le Halifax bombardier du soe D W Smith Mais parlons de l'équipage du bombardier SOE Les équipages du SOE Rappelons que le ciel de nuit devient une occasion pour les lourds bombardiers britanniques et américains d affronter ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe Chasseur de nuit Fockewulf Témoignage d' un pilote du SOE "Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitalière il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalités souvent différentes Britannique, Canadiens, australiens ,néo zélandais , polonais « Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ » Bombardier lançeur de containers La navigation relative a la recherche d un terrain balisé par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulières pour 'l 'équipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait être capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire une cible minuscule mal définie après avoir volé pendant des heures au dessus du territoire ennemi" Résultat de recherche d'images pour "clair de lune" Nos résistants ou comités de réception avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l' avion ayant enfin trouvé sa zone de largage devait parfois chercher encore ........longuement les lumières destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par un bois ou les versants d une vallée Le navigateur du bombardier devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne terrain balisé par la resistance La tache des comités de réception de la résistance était quelquefois hérissée de difficultés et souvent encore plus compliquée après le lancement des containers d'armes sur le terrain choisi et ayant fait l'objet d'un message secret a la radio Les résistants devaient éclairer et surveiller la zone identifiée par un nom de code Exemples Aurore ( Rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc... Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par l appareil dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de détecter et donc d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage avait l'attention attirée pour tout ce qui se passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible rêvée Par la suite en combinant Euréka en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour déterminer plus rapidement l'emplacement de la DZ( dropping zone) La cause plus probable d'incident était en fait l interception des membres du comité de réception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants se faisaient volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler après le couvre feu http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/ressources%20historiques/archives/SAP/chrd_parachutage_Coll_Riviere.jpgLe dixième des échecs nocturnes était dû d' après les pilotes a des erreurs de navigation Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problèmes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence du comité de réception pour des raisons indépendantes de sa volonté Des accidents exceptionnels pouvaient survenir ,ainsi sur le terrain .x. dans notre département c est un Dornier de la Luftwaffe qui survint à la place de l 'avion allié attendu et qui mitrailla les hommes rassemblés au sol causant quelques dégâts parmi les troupeaux d'animaux Une vache fut tuée et comme par hasard c 'était d ' après le fermier la plus belle du troupeau ... Même si l'avion et le comité de réception arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui même poser problème , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient évaluer avec précision leur altitude Si l'avion volait trop bas les colis risquaient de se détériorer et les hommes de se blesser , Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers dans la nature et hors de portée Vol de nuit..... feux éteints L 'équipage composé d 'aviateurs chevronnés a la recherche du terrain balisé devait prendre en compte par exemple les différents types de repéres au sol en énumérant leurs avantages et leurs piéges Commençons par les énumérer l 'eau Toujours plus facile a repérer que n importe quel autre élément ... Même si la nuit est profonde un point d 'eau est facile à repérer dés lors qu'il se trouve entre vous et la source de lumiére Lorsque la lumière est diffusée par les nuages on peut voir l'eau a grande distance, Au delà de la visibilité de tous les éléments susceptibles de les aider l'eau reste le meilleurs repère sauf si on parle bien sûr de la côte et des grands fleuves qui sillonnent la région Bois et forêts Les grandes forêts, elles sont d'excellents repères,pour l équipage a la recherche des feux balisés Les bois peuvent être particulièrement identifiés lorsque vous arrivez aux abords de votre zone de lancement en comparaison par exemple d 'une photo aérienne représentant la région voies ferrées Comme l 'eau les rails brillent lorsque ils se trouvent entre vous et la lune routes une grande route nationale bordée de peupliers et coupant le paysage peut vous être très utile pour vérifier Localités importantes tout ce qui ressemble à une grande ville ou un centre industriel doit être évité en raison de la présence possible d' une DCA Une ville est aussi bien caractérisée par les forêts qui l'entourent et d 'autres points caractéristiques que le pilote ou le navigateur ont pris le soin de noter Notons en passant la difficulté a identifier un terrain balisé en plaine et quelquefois en pleine forêt n oublions pas de cette description la participation des lysander j'ai rappelé sommairement les précautions prescrites par Hugh Verity avec lequel jai communiqué durant quelques années On peut considérer que les recommandations succinctes ci dessus relatives aux points de repère concernent aussi bien les pilotes de bombardiers du SOE( Halifax Lancaster Liberator ) que les pilotes de Lysander ayant pour tache d acheminer et de récupérer des agents secrets sur le territoire national Plusieurs personnalités appartenant a la résistance furent ainsi conduits de nuit en Grande Bretagne ou déposés sur le territoire national sur des terrains dont les noms sont gardés secret