REFLEXIONS SUR LE PASSE;;;;

1914          1918

AOUT  1914  Mon grand pére premier à gauche ,l  oncle du general Leclerc(en noir) sortant de l 'école de Saumur 
avant le départ pour le front .Le régiment sera déçimé à Ethe ( photo personnelle ) en Aout 1914
.


SEES    Reflexions lointaines ....le temps passe....,l occupation germanique  Les notes  que  j ai pu rassembler  sur mon journal !C est ce que j'ai vu,vécu et c 'est ce que j'ai cru comprendre !

j avais l' habitude de prendre  mes photos du premier étage du premier étage du home familial

et voici Mon journal en quelques lignes et quelques  photos.... 

 il est temps que j apporte mon témoignage sans prétention  sur la période  de l occupation....et sur les événements qui ont inflençé la vie sagienne


Guernica st une petite ville du pays basque espagnol ville de la province de Biscaye Elle fait la une de tous les quotidiens ,en effet ce 26 avril 1937 elle est devenue la proie des bombardiers de la légion Condor qui lâche ses bombes incendiaires le jour du marché  Plus de 1800 morts écrit la presse ….Hitler allié de Franco a frappé 






Avril    L’Alcazar de Toléde devient le cruel symbole de la guerre civile espagnole



Juchée sur un roc ,bordée par le ravin du Tage ,dominée par l’Alcazar avec ses hautes murailles et ses quatre tours carrées Toléde est enfin prise d’assaut par les Franquistes aprés soixante dix jours de résistance .

Ce  soulèvement militaire fasciste contre la république espagnole améne Franco au pouvoir   .  Les  républicains traversent péniblement les Pyrenées dans le dénuement le plus total .  La plupart sont  internés au  camp d ‘Argelès ,et par la suite répartis dans diverses regions de  France.



Les premiers réfugiés …...la ville accepte d’en  recevoir trois mille   Accueillis à la gare ils sont dans un état déplorable après un long périple dans des conditions éxécrables et un arrêt forçé à la frontiére espagnole pour un contrôle rapide



Les soldats républicains sont obligés d’abandonner leurs armes aux gendarmes français chargés de la surveillance de la frontiére

Après un passage rapide entre les mains de plusieurs coiffeurs ils sont saupoudrés d’un produit contre la vermine 

 Les  dortoirs sont organisés dans l ‘ancien  séminaire .  Il est vrai  que la ville dispose d’immenses bâtiments vétustes certes ...mais  pratiquement inoccupés

Avec le temps les familles parviennent à s’installer mais la promiscuité est un réel probléme

Arrivée des réfugiés  espagnols     a Sées venant du Pays basque et de Catalogne Ils sont pris en charge par Pierre Sarraute
ci dessus M Casero enseignant en Espagne 
Le délégué espagnol   se nommait Carrete ,son fils suivait des  cours de français dans la  classe  de Monsieur Guy
De nombreuses espagnoles sont alors employées dans les familles françaises  ( l 'une d'elles Carmen originaire de ......( catalogne )et  logée au séminaire place voltaire a  partagé  
 pendant quatre années notre vie familiale  suivie de Rosario 



Premiers espagnols a Sees  accueillis par le maire son épouse et son fils 
,



  Français et espagnols accueillant les  soldats britanniques en route vers le  front dés la déclaration de guerre   du  4 Septembre 1939                

  

19 Mai 1940     Ma communion

  Notre cortège de jeunes communiantes et communiants est préçédé du garde suisse Monsieur Thierry en grand uniforme 

 Destination   l immaculée conception  rue Conté 

 

 

Situé sur la place du Friche ,l’école communale
de Sees est marquée de  l’empreinte dé monsieur M...... , instituteur formé à la discipline et à la rigueur contraignante du début de siecle    Le visage perpétuellement figé je ne me souviens pas y avoir perçu un sourire….   le noir de son regard disparaît derriere un masque froid et austére
C’est un dur  un vrai ….il trône sur son bureau surélevé par une estrade ….  une véritable tour de contrôle d’où les coups de baguette de sureau cueillies dans la campagne environnante fusent à longueur de journée
Je ne cesse de remettre en ordre l’écrin noir des compas et leur mécanique précise de pointe rapporteurs et tire lignes dans un plumier noir laqué à décoration florale multicolore
 La punition suprême.... l éléve récalcitrant doit rester debout une heure durant  sur son bureau sa blouse grise relevée au dessus de la tête , 
Exercice d'endurance qui en principe doit ramener le calme


Le corps enseignant fait vraiment la loi ,  l’école est un périmétre sacré où la morale et la discipline rêgnent en maitre

C’est ainsi que nous découvrons «  La douce France » livre illustré à fond patriotique et dont la lecture nous vante les mérites des grands personnages de l’histoire de France ….Jeanne d’Arc   François Premier ,  Henri Quatre  , Napoléon  ….. 
Etonnement de ma part , on est toujours en lutte contre les Anglais dans un coin du globe

Cette vérité je la vérifierai lors de mes voyages futurs au Québec , en Virginie , en Louisiane   les iles  Maurice et de la Réunion ….

j avais l' habitude de prendre  mes photos du premier étage du premier étage du home familial


Avec mon ami Achille Le temps dévorant , le temps qui absorbe ;…n’est pas le nôtre …  Que le jour se léve ou disparaisse ne modifie en rien nos besoins d’évasion d’imprévu et d’aventures

 

Le simple mot de   colonies , la lecture des épopées africaines du colonel Baratier ,les souvenirs au Congo de la mission Marchand ont quelque chose de troublant et de magique et développent en nous la vision lointaine des pays tropicaux  De la confusion que nous faisons des choses et des événements se dégage un sentiment de frustration indéracinable




Etonnant  je découvrirai dans mes archives personnelles ,le journal dactylographié de Monseigneur Prosper Augouard ,personnage hors du commun et  évêque du Centre Afrique il entreprit  une partie de ses études à Sées au Petit et au Grand Séminaire

Survolant les côtes d Afrique dans les années 50 jai eu une pensée pour  monseigneur Augouard 



Sa plaque est apposée sur le mur gauche intérieur en entrant à l’Immaculée Conception prés du Petit Séminaire  Une vie d’aventures au Congo et vouée à la découverte de ces régions dominées par le cannibalisme Il y rencontrera la mission

M archand , Savorgna de Brazza, le colonel  Baratier ,tous ces explorateurs héroiques qui bâtirent l’empire colonial français











Pourquoi  cet avion ? 
le   journal de monseigneur Augouard m a fait réver ... J ai donc survolé les côtes d 'Afrique en imaginant les péripéties   de Monseigneur Augouard "sur le Congo l Alima , les forêts bordant le fleuve tumultueux et pleins de mystéres et de traquenards 




Son aventure commença avec la riviere …..,moyen toujours privilégié de pénétration à l’intérieur des immenses étendues de forêts ou de brousse

Navire à aubes aux longues cheminées ,   le bateau du fleuve offre une importance particulière dans l’imagerie coloniale    C’est au fil de très lentes étapes , au ronflement monotone de sa chaudière que s’opèrent généralement pour le nouvel arrivant l’entrée dans un autre monde ,la première initiation aux mystères encore presque intacts d’une nature sauvage et d’une humanité inconnue 
Monseigneur Augouard fit de nombreux séjours dans notre paroisse et en fait état dans ce volumineux courrier que j’ai récupéré …un jour ...en me promenant au marché de Clignancourt





Il  a voulu consacrer le souvenir de son séjour à Sées en offrant au sanctuaire de Notre Dame de Sées un très bel ex voto apposé en entrant à gauche dans la basilique

L’inscription suivante est gravée en dessous des armes de monseigneur Augouard




Prosper Augouard

Evêque de Sinita

Vicaire Apostolique de L’Oubangui

Ancien éléve du Petit Séminaire



















                                                           1937





 







MON VOISIN FREMIOT ET LE DOCTEUR MELUN  NOS QUATRE  GENDARMES
JEAN MAZELINE





 Le SOE   c est Winston Churchill qui créa ce service au cours de l'été 1940 en définissant ses objectifs " mettre le feu a l'europe "et mener le combat pour  la liberté " par le sabotage et la subversion derriere les lignes ennemies "  est 



la BBC est devenue notre principal point d’intérêt…. la guerre des airs et la

guerre des ondes apportent une note d espoir

C’est dans une telle ambiance que le 17 juin 1940 le general de Gaulle

gagna l’Angleterre et lança son appel dés le lendemain de son arrivée

LE SOE sera alors crée par Churchill le 16 juillet 1940 «


Dans ses Mémoires de guerre, le général de Gaulle évoque le soutien décisif du Premier ministre britannique dès son arrivée à Londres le 17 juin 1940: « Quant à moi, je n'étais rien au départ...Naufragé de la désolation sur les rivages de l'Angleterre qu'aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite ».Winston Churchill, impressionné par la détermination du général à poursuivre le combat, choisit en effet de parier sur un général inconnu récemment nommé sous-secrétaire d'Etat à la Défense nationale et rencontré 8 jours plus tôt. Malgré les réticences de son cabinet, il lui permet de lancer ses appels à la BBC, appuie financièrement la mise en place des Forces Françaises Libre et lie politiquement son gouvernement à la France Libre.






Le SOE organisme majeur et secret chargé d une mission subversive qui devait

frapper en territoire ennemi vite et fort Ses operations telles que les d armes aux groupes de resistants héroiques de nos villes et nos campagnes
devaient être caractérisées par la soudaineté la ruse et la souplesse et frapper

l’ennemi aux défauts de sa cuirasse militaire et économique

Cette organisation entrainera la création du BCRA a Londres et du BOA dans

nos provinces

 il semble évident que ces termes SOE  BOA  BCRA  ne pouvaient être connus de la plupart des français en raison  ,du contrôle de nos occupants sur les moyens de communication cette organisation étant propre à la France libre
 Toutefois l action du bureau de Londres fut prépondérante dans le déroulement des interventions contre l'occupant

L’avion et la radio révolutionnent alors les moyens d action des belligérants

imposant des changements fondamentaux a la nature,au déroulement et aux

formes de la lutte


Habitant de ma petite ville normande privé des nouvelle diffusées par la

BBC de Londres je ne pouvais qu’ ignorer l existence de ce service secret

surtout lorsque les nouvelles nous parvenaient de radio Paris station d état

controlée par l occupant et que nous écoutions en permanence en dehors

des emissions discrétes et brouillées de la BBC

Il nous fallait avec une grande précaution  nous caler sur la longueur 
ondes de Londres et surtout par prudence …. ne pas y rester



Mais le BOA issu de cette nouvelle organisation dans notre département en attendant un débarquement Quelle en était la signification ?


Edouard Paysant en deviendra  l organisateur et le chef


Un comité de réception courageux vigilant, prêt à tout, caché sous les

ombrages attend,… guettant désespérément l’ arrivée de l avion lanceur de

containers sur le terrain balisé, quelles que soient l’heure de la nuit, la

température, le brouillard, la pluie, la neige, les rafales de vent



Un équipage d’aviateurs entrainés du SOE devait absolument découvrir les

feux dissimulés par les résistants dans une nature surveillée par les patrouilles allemandes et la feldgendarmerie Tâche périlleuse entre toutes …Ces nouvelles filtraient dans le hasard des discussions et des bavardages mais n excédaient pas la discrétion requise pour ce type de mission


De Tempsford aérodrome secret (sud ouest de Cambridge ) deux heures de vol

suffisaient a un bombardier spécialement modifié et adapté au lancement de ces containeurs sur la DZ ( dropping zone ) préparée par les résistantset dont les feux au sol déterminaient les limites 


Pour ce qui est de la lutte clandestine une évidence s’imposait.... ces conquetes

techniques constituaient des changement fondamentaux aux effets incalculables

Qu’aurait été en effet la Resistance si les combattants de l’ombre n' avaient eux

aussi pour eux l’azur et le ciel

Sans la voie des airs sans la possibilité offerte de la sorte à la France Libre ,les

écoutes de Londres ,comment auraient pu s’effectuer les liaisons ? se

transmettre les instructions ? échanger les renseignements ?


Un souvenir guerrier de famille me remet en mémoire  la ruée héroïque des cavaliers du 14 eme hussards dans le brouillard sous le feu des mitrailleuses allemandes  et les progrés substantiels réalisés en trente années par l’utilisation de l’aviation et de la radio et nous comprendrons que nous allons nous confronter à une guerre totalement différente où la technique imposait ses impératifs

Bien sûr avant le jour J un projet ambitieux de débarquement etait en préparation sur la côte normande mais les canadiens seront déçimés a Dieppe en aout 1942

Lourde déception en découvrant  les images du Rex et ces soldats vaincus 

Témoignage d’après guerre Le comité de reception des résistants


Comment circuler la nuit en silence aprés l'heure d'interdiction imposée par le

couvre feu ? Une équipe de patriotes décidés se rend au point de largage

prévu en empruntant des chemins forestiers ou de campagne Les chiens aboient à leur passage ,laissant derriére eux une piste sonore qui indique une présence dans des lieux supposés déserts à cette heure de la nuit ?

Qu’attendent ils, ?le passage d un avion de la RAF l’avion du SOE qui doit les approvisionner en armes munitions et matériel les plus divers sur un terrain balisé selon un code déterminé


Témoignage d un pilote obtenu après la guerre


"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous fallait la

survoler avec la plus grande prudence et un équipage perpétuellement aux

aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arrière les profondeurs de la nuit

"..equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente

Britannique, Canadiens, australiens néo zelandais polonais






Accrochés chaque  soir à la BBC  ,notre TSF nous apporte les nouvelles et tous les messages secrets destinés à la résistance et  dont nous ignorons la signification  
Conduits et dirigés par  un héros  de l'ombre   Edouard Paysant la resistance au sol prépare les terrains dans les campagnes et les forêts .Terrains qui devront recevoir les containers d armes

les avions bombardiers anglais lourdement chargés d armes  décollent de Tempsford aéroport secret situé au nord de londres

Témoignage d 'un   pilote obtenu aprés guerre
« chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »

Notre objectif " trouver un terrain balisé perdu dans la nature"


Clouet des perruches chef de la region2 




                                         TEMPSFORD(aerodrome secret de la RAF)                                 !
                   !                      
                 ORNE ( lieux de parachutages )
les containers d 'armes sont lâchés par les équipages des bombardiers anglais 
E DOUARD PAYSANT Témoignage de E Voyer  ( ref archives de l Orne dossier Vigile )
"Affecté spécial de la société de  distribution d 'electricite de l ouest mes fonctions m ont appelé à prendre attache avec Edouard Paysant au sujet de travaux à effectuer sur le réseau de distribution d électricité
Me connaissant de longue date  et très impressionné par l appel du 18 Juin 1²940 il songeait déjà a s organiser dans la résistance à l envahisseur et me pressait de me joindre à lui dans ce but
Etant donné le désarroi dans lequel nous nous trouvions à cette époque j ai décliné sa proposition la trouvant même un peu farfelue mais j ai dû reconnaitre plus tard que c est lui qui avait raison , bien qu un peu trop tôt à mon avis
Ce n est finalement qu en mars 1943   mis au courant de ses activités au sein du boa que je me décidai à prendre une part effective dans les activités de la résistance clandestine
A partir de ce moment les choses allérents très vite
Je fus mis en contact avec Andre Gros  Paul qui était le responsable du BOA pour la région M1 comprenant les departements de l Orne  la Mayenne   la Sarthe   et l indre et loire
Par la suite je fus mis en rapport avec le commandant Clouet des perruches responsable du BOA pour l ensembles des régions M1 M2 M3 M4 Il fut décidé que mon domicile serait l un des points de réunion des principaux responsables de la région M"

Mes pemieres missions consisterent dans la recherche de terrains propices aux parachutages dans la région de Mortagne et de Laigle
Les coordonnées des terrains prospectés étaient établis d après les cartes routiéres Michelin au 200 .000eme leur situation étant définie par  le point d intersection des lignes méridien et paralléle
Ces coordonnées exprimées en degrés et minutes étaient remises au responsable BOA de la région M1  lequel les faisait transmettre en code à l etat major du BCRA de Londres par
 l operateur radio du BOA
Deux seulement des cinq terrains proposés furent retenus par Londres
J ai bien connu Edouard Paysant l un de nos mentors sur le plan sportif durant les années 42  43   J ignorais totalement  son activité de l ombre
Personnage attachant et amical il se tenait régulierement sur la touche de notre terrain de hand ball sport pratiqué en France depuis quelques mois sous             l influence germanique lorsque les militaires allemands  voulaient bien nous laisser le terrain 

j ai eu le bonheur de l aider à mesurer  les dimensions de la future piscine 
On pouvait encore rêver dans ce monde d imprévu et de traquenards

Parachutages sarthe et nord
BCRA   deux agents     Tracteur et  Sarcloir        


Communications avec Londres
J ai à la demande d André Gros hébergé à plusieurs reprises l opérateur Georges Guesdon alias Malgache tant a mon usine de st victor de rebo que chez mes parent à Mortagne  après qu un événement qui n a été que drôle mais qui aurait pu être tragique soit survenu le 3 janvier 1944 à Mortagne
L a présence de la voituré  gonio nous fut signalée  georges n eut le temps que de retirer son antenne

Edouard Paysant prisonnier à Saint Marcel ( ref l espoir des ténébres «  parachutages sous l occupation           «  de Michel Pichard coordinateur national du boa
La « 3 eme équipe est composée de Trouvére et Irene ( Marie Croisé  )
Le 19 juin 1940    au matin dans le bois de Callac «  Trouvére  «  a pris soin d achever la dispersion de son équipe puis il décide de se rendre au moulin de Plumele’c afin d y recuperer un poste et du matériel
Mais a quelque distance du moulin alors que les trois equipiers circulent a pied dans un chemin creux ils sont capturés par un groupe de «  cosaques « vers 15  heures
ils sont immediatement dans un café de Plumelec où Maryse a la surprise d apercevoir Marguerite  Neulat ( secrétaire de fonction et hauteur  )mais elle réalise que Marguerite est aussi captive des cosaques
Ces captifs sont d abord conduits dans un café de Plumelec  a Locminé les prisonniers sont enfermés dans une porcherie mais à  une heure du matin le SD prend l affaire en main   le SD de Pontivy considére que la prise est de taille
Marie Croisé et marguerite Neulat seront déportées   a la prison de Pontivy «  Trouvére «  se signale par son courage et ses efforts pour maintenir le moral de ses compagnons   mais on perd la trace de Trouvére certainement éxécuté prés de Pontivy  On ignore enfin ce que sont devenus certain  de ses amis
Premier parachutage dans l Orne
·   
    Un officier britannique déclara : « Le rôle qu’elle a joué en aidant le maquis et la résistance en France ne sera jamais trop loué et a fait beaucoup pour faciliter les préparations du maquis et la résistance avant la percée américaine en Mayenne. »

·         Dans son dossier SOE, on lit : « Elle fut l’inspiratrice de groupes dans l’Orne, et par ses initiatives, elle a infligé de lourdes pertes aux Allemands grâce à des dispositifs qui faisaient exploser les pneus sur les routes près de Saint-Aubin-du-Désert, Saint-Mars-du-Désert (Mayenne), et aussi loin que Laval, Le Mans et Rennes. Elle a aussi pris part à des attaques armées sur des colonnes ennemies. »



Aout 1943  Nos Gendarmes  ( je prends l exemple des gendarmes sagiens que je connaissais particulierement )

 
 Nous habitons à proximité de la gendarmerie et bien sûr  les visages des gendarmes  nous sont plus que   familiers






Jean Mazeline        Les Ormeaux…  lieu de détente

En ce jeudi  de l’année scolaire   1942  1943 ,c’est la grande détente  ! Notre lieu de rendez vous c’est le   stade « des Ormeaux » . Sous la conduite de  Jean Mazeline notre nouveau  professeur d’anglais et de géographie  depuis le1er octobre 1942 ,le monde des collégiens découvre dans la joie  les secrets de la méthode Hébert


Un train rempli de soldats de la Wehrmacht passe sur la voie ferrée . L’un des passagers  jette une orange . C’est la ruée . Je réussis à m’en emparer au grand dam de mon copain de classe Raymond Jorry ,avant centre inamovible de notre équipe de Hand Ball .

Chaque dimanche ,par tous les temps ,les équipes allemandes s’affrontent sur notre terrain ,et désespérés nous assistons à la prise de possession inéluctable de notre vétuste vestiaire Quelques photos perdues  par nos occupants trainent sous un banc ...Trois  SS , short noir  ,maillot blanc  frappé  de l’aigle noir  ,feront le bonheur de ma collection ...

L’année se termine  et  les brumes épaisses des grandes villes industrielles anglaises de notre «  Carpentier Fialip « s’estompent  à l’approche des grande vacances  Cette Angleterre ..terre de liberté .accrochée aux rivages de l’Europe occupée   nous fait  rêver    Middleborough c’est un nom que je n’oublierai pas . Pour moi c’est l’image de Jean Mazeline s’évertuant à nous faire prononcer correctement la langue de Shakespeare  .

  A la tombée de la nuit , la ville prend un aspect différent de celui qu’elle offrait autrefois  Les reverbéres sont éteints ,le black out total doit être observé jusque dans les appartements où le moindre rayon d’électricité filtrant des tentures mal ajustées fait encourir à l’habitant   une amende immédiate infligée par les rondes  de police Les éclairages d’usage courant diffusent une lueur   parcimonieuse  et glauque que corrige à peine le  faisceau également bleuté des lampes de poche des passants


Qui devions admirer le plus en ces nuits de pleine lune   ..le sang froid de ces équipages de la RAF ou la détermination  des comités de récéption composés d’hommes  au courage énorme conscients du danger mais prés à se sacrifier pour la cause de la résistance

Edouard Paysant était leur chef , un homme que je suis fier d’avoir connu .Sa silhouette d’homme tranquille ,présente aux abords du terrain des Ormeaux ne pouvait me laisser soupçonner  une telle  responsabilité   , lourde de dangers , à la merci de trahisons insoupçonnées ou de bavardages imprudents 



Extrait de « Clandestinités » de Andre M azeline «  l’âme du BOA fut Edouard Paysant ( pseudo Dominique Tinchebray )de Sées à qui Robert Aubin confia ce service en mars1943

E Paysant déploya une activité inlassable .il sacrifia tout à la cause qu’il servait Son dévouement , son audace, son allant firent l’admiration de ceux qui le connurent

Il forçait l’estime et l’affection par ses qualités d’homme qui égalaient ses vertus  de chef


Dans le département il prospecta et fit homologuer une vingtaine de terrains ,recruta leur chef et leurs équipes, organisa le service de liaison par radio avec londres par courrier avec Paris, dirigea les premieres réceptions d’armes et de matériel, assura le sauvetage et la protection d’aviateurs alliés abattus , le camouflage des réfractaires  Toutes les formes de résistance l’intéressaient , il ne s’accordait aucun loisir ,aucun répit ,Sa simca bien connue des initiés sillonnait en tous sens le département

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-Les Resistants de l’Orne  qui l’ont connu et apprécié aux heures difficiles gardent dans leur cœur le deuil de Paysant  »















Edouard Paysant est né à Beaumont-sur -Sarthe le 11 juillet 1904. Après des études supérieures à l'école des arts et métiers d'Angers, il débute





comme conducteur de travaux sur divers chantiers d'électrification en Algérie, de 1929 à 1933. Cette année-là, il s'installe à Sées où son père dirige une entreprise de travaux publics.
A la déclaration de guerre, il est mobilisé sur place, l'entreprise Paysant étant réquisitionnée par l'armée française pour fabriquer des pièces nécessaires à la production de chevaux de frise (Les chevaux de Frise sont formés de poutres d'environ 1,5 m, aiguisées, assemblées en croix, et solidarisées par une poutre longitudinale qui assure la stabilité de l'ensemble).

Edouard Paysant prend, dès la fin de 1941, une part active à la résistance, participant au service d'évasion des prisonniers et collectant des renseignements. En juillet 1942, Robert Aubin, accepte de diriger l'OCM dans le département et demande à Edouard Paysant (alias"Dominique Tinchebray") d'organiser des groupes de résistance dans le secteur de Sées, puis de repérer des terrains de parachutage et de constituer des équipes de réception.



photos Roger Cornevin prises le lendemain du crash à10  heures sur les
rives de la Senneviére








La chute d'un bombardier B-17 américain, le 4 juillet 1943, à Belfonds oblige Edouard Paysant à tout tenter pour que les aviateurs rescapés ne tombent pas aux mains des allemands. Il y parvient avec l'aide de gendarmes de la brigade de Sées, d'agriculteurs de Belfonds et de résistants de la région de Mortrée , mais il doit quitter l'Orne pour échapper à la répression.


Réfugié à Assé-le-Boisne, puis à La Chartre-sur-Loir et Chahaignes, dans la Sarthe, il poursuit la lutte , sous les pseudonymes de "Kim B" et de "Thierry", malgré l'arrestation de ses parents, le 15 juillet 1943, et celle de sa femme et de sa fille aînée Françoise le 21 juillet 1943.


A Paris, il rencontre au début d'août 1943 Pierre Deshayes, alias "Rod", chef BOA du bloc nord (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Seine-Inférieure et Ardennes) dont il devient l'adjoint. De septembre 1943 à mai 1944, dans tous ces départements, il rétablit le liens interrompus par les arrestations, recrute de nouveaux agents, crée de nouvelles boîtes à lettres, repère de nouveaux terrains de parachutage, dirige deux opérations Lysander en novembre et assure le sauvetage de nombreux aviateurs alliés.

juin1944
A l'approche du débarquement, Edouard Paysant est nommé par Londres chef BOA du bloc Bretagne, à compter du 3 juin 1944. Sous le nouveau pseudo de "Trouvère", il s'installe avec toute une équipe : son adjoint chargé du chiffre René Halimbourg ("Gérard"), son agent de liaison Marie Croisé ("Irène") et deux radios, près du village Saint-Marcel (Morbihan) où se constitue un important maquis FFI renforcé par une compagnie de parachutistes SAS dirigée par le Commandant Bourgoin.


Attaqué par les allemands le 18 juin 1944, le maquis doit se disperser. Le lendemain, Edouard Paysant est arrêté par hasard sur une route de la commune de Plumelec par une unité ukrainienne. Conduit à Pontivy, il est remis à la Gestapo et subit plusieurs interrogatoires. Porté disparu, on n'a jamais pu retouver le corps de cette grande figure de la résistance.


A l'école Monsort, le nom d'Edouard Paysant figure sur une plaque commémorant le souvenir des élèves morts pendant la guerre.







EN 1943  Edouard Paysant rencontre à Arras « le lapin blanc «et lui remit une liste de besoins urgents  on lui demandait pour préparer la paix de demain des explosifs tels que pistolets  silencieix poignards et aussi des passe montagnes des vestes de cuir   deshayes  (ref
j’apprendrai après la liberation la creation de plusieurs terrains de parachutage baptises  de noms codés    identifiant les sites de Montmerrei ,Macé , Haras des Rouges Terres ,Tanville ;
Radon etc…Un comité de reception composé de resistants déterminés et courageux , récupérait sous la direction et le contrôle de Edouard Paysant les containers largués par parachutes sur les terrains identifiés par un code et après emission et reception de messages generalement diffusés par la BBC après les informations de 19 heures ( Voir à ce sujet en annexe les parachutages dans la region sagienne parRoger Cornevin fonds archives départementales no      )

PARACHUTAGES
Les membres du comité de réception se donnaient generalement rendez vous prés de l’église  .de Montmerrei                                   Les communications avec la BBC de Londres étaient assurées par  Mr Riviére habitant Belfonds 
Mr Cosnard cultivateur et habitant Saint Clair apporte le  témoignage suivant extrait de « Histoire d’une ville Argentan » 


Nuit du 10 au 11 Juin 1943 veille de la pentecôte  ( correspondant à la lunaison et à la pleine lune du 18 Juin )  
Message convenu et émis par la BBC : «  Claude a un joli chapeau « 
Le parachutage est réussi et   10 containers   dont 4 de matériel médical sont  récupérés par le comité de réception  
Le Chef de terrain est Victor Chevreuil  maire de Mortrée  .(Trois semaines plus tard Victor Chevreuil hébergera pendant trois   semaines six rescapés du crash  de la forteresse volante
Mouton agriculteur prés de Sées et le groupe du « Sanglier «  de Tanville sont venus renforcés l’équipe de réception  
« C’était Despierres  , boulanger à Sées place des halles qui m’avait proposé de rentrer dans la résistance .Il me mit en contact avec Edouard Paysant . Celui çi  m’avait  demandé de trouver des hommes sûrs . J’ai contacté Martin  ,de Saint Hilaire la Gérard , Lemeunier docteur à Mortrée . Faisaient aussi partie du groupe Rallu marchand de porcs qui était allé à l’école avec Paysant et Tancray un cousin  ,Louvel et Riviere

NP  Martin et Tancray cacheront dans une remise  en Juillet et Août 1944 le pilote d’un Lightning de l’ USAAF    abattu le 6 Juillet prés de Montmerrei . J’ai pu retrouver les traces de cet américain Jim  en 1998  sans pouvoir malheureusemnt établir un contact  suivi
Suite à cette même affaire J; Cosnard et son épouse seront  déportés les 3 et 20 Juillet 1943  mais reviendront de déportation
: «  Paysant m’avait dit que si j’entendais le message personnel «  Claude a un joli chapeau « c’était un parachutage pour nous ,Sa fille Françoise est d’ailleurs venue me le confirmer pour que je prévienne Martin . Le rendez vous était convenu à la chapelle du vieux Montmerrei avec Lemoine et nous avons retrouvé Chevreuil sur le terrain , les  Tessier alias  «  Le sanglier «  et ses fils «  les marcassins «  y étaient aussi
Ballavoine de Saint Christophe le Jajolet était avec sa voiture à cheval pour le transport des containers et des colis .C’était huit jours avant la pentecôte
Pour camoufler les dégâts causés aux cultures par nos allées et venues nous avons ouvert les barriéres aux bestiaux dont les les traces ont effaçé les nôtres
Les parachutes ont dû être jetés dans l’étang de Vrigny aprés avoir été lestés ( Etang de Vrigny situé à  12  km  au nord ouest    de Sées  ,2 km ouest de Montmerrei ) 
Les containers sont restés à Belfonds  huit jours à la ferme et j’ai reçu l’ordre de les conduire chez Septier , menuisier à la Ferriére Béchet puis ensuite à Tanville ce qui ne m’avait pas été indiqué d’ailleurs...

Le samedi suivant  ,veille de la Pentecôte le message émis par la BBC  «  Nous mangeons de la salade à l’orange «  annonçait un parachutage à Saint Léonard des Parcs  
Annie Rospabée apporte le témoignage suivant ,concernant le parachutage de la nuit du 10 au 11 Juin 1943   sur le terrain Lapin  ( Source « L’épreuve « de  Annie Guehenno ex Annie Rospabée  )
« C’est à Sées chez Edouard Paysant que j’ai rempli ma premiére mission quelques jours aprés mon engagement au BOA c’est à dire au début de Juin 1943 
Par une porte entrouverte j’aperçus des paillasses alignées les unes contre les autres dans une piéce où l’on avait reculé les meubles contre le mur .   Edouard Paysant alias Dominique Tinchebray m’expliqua qu’un parachutage avait eu lieu la nuit même ,vers une heure du matin ; Ses hommes et lui étaient rentrés à l’aube et venaient seulement de se lever . Ce devait être l’une de leurs premiéres opérations
Résultat de recherche d'images pour "CATHEDRALE DE SEES"Sées ....Vieil évêché , ses rues étroites aux riches maisons enserraient une magnifique cathédrale portant comme des pansements les sacs de sable dont on protégeait les églises et les monuments en ce temps là  .Tout était gris austére et noble ... 
L’aprés midi Dominique me remit la liste des armes parachutées avec deux ou trois colts ...
Le malheur arriva trés peu de temps aprés....
Ci joint en annexe un article de Brigitte Friang secrétaire de Clouet des Perruches( délégué régional de la région Ouest )  et qui participait à l’opération avec l’équipe de Mortrée
Témoignage résumé  de Brigitte Friang .  Extrait de «  Regarde toi qui meurs «  terrain Lapin
Clouet  , et le pére Terrier  entrepreneur à Alençon et deux autres passagers dont Andre Gros ( alias Minet )étions  entassés dans la « traction avant «  conduite par un « blondinet «  de 20 ans  .  . Nous étions sur place depuis onze heures du soir . La phrase code était passée deux fois sur la BBC .Nous percevons le bruit d’un avion dans le lointain ,...les lumiéres du balisage étaient  allumées . C’était un L formé de 3 lampes  torche ...
Aprés plusieurs heures d’une attente vaine.....  ,la voiture  prit le chemin du retour et roulait lumiéres éteintes en raison du couvre feu .

Le S phone était dans le coffre  ,et sans permis spécial il était périlleux de circuler  à cette heure trop matinale
Au loin des lumiéres s’agitent dans le brouillard ...  .Celles de sentinelles allemandes  Nous roulons trés vite ... Clouet s’ést réveillé et décide de forcer le  barrage .. Des coups de feu claquent ....la voiture tangue ... 
Enfin un chemin de traverse salvateur nous permet in extremis d’éviter le barrage

NP Brigitte Friang  secrétaire de Clouet des Perruches sera  arrêtée en Mai 1944   et déportée à Ravensbruck
Nous avions attendu le lever du jour . Nous étions glacés . Mornes , aussi . L’opération avait raté . Au reste les équipes de réception craignaient ma présence comme la peste . Il me suffisait d’apparaitre à un parachutage et l’opération échouait . En place sur le terrain Lapin depuis onze heures du soir nous avions attendu l’avion anglais qui devait nous parachuter des armes . La phrase de code était passée deux fois à la BBC . Les opérations s’effectuaient en période de lune dont la clarté était indispensable pour le repérage des terrains par les avions et des containers par les receveurs . Aussi notre planning s’organisait il en lunes et nous appelions nous les gens de la lune ,trés contents de notre jeu de mots
Vers une heure du matin dans le ciel gris de lune nous avions repéré un lointain bruit de moteurs d’avion . L’appareil semblait chercher . Nous avions allumé le balisage . C’était un L formé de trois lampes torches . La lettre indiquait le sens du largage en fonction du vent et de la foerme du terrain . Dans le le micro du S.phone Jean François ( Clouet des Perruches ) s’était employé à attirer l’avion dans le faisceau de son appareil «  Here  Here France calling ...france calling . »
Nous étions sortis du couvert des arbres . La haute silhouette de Clouet se découpait dans le ciel . Cette voix qui eut pu être britannique tant l’accent était parfait résonnait étrangement dans le silence de la nuit normande ,l’immobilité des hommes et des choses que soilignait le bourdonnement vague de l’avion . Néammoins tout autour du terrain on eut pu entendre les coeurs battre .
Battre d’émotion d’espoir . Venu d’Angleterre pour larguer ses passagers et ses cylindres métalliques de matériel ...

..L’avion symbolisait la réussite d’éfforts de centaines d’hommes et de femmes qui risquaient toutes les minutes leur vie pour cela ...des parachutes se balançant dans le clair de lune  .

  1944

Nuit du 9 au 10   avril 1944      Harry 28 B       réseau ’ Buckmaster  à Saint Leonard des Parcs pres du haras des rouges terres sur terrain Aurore   code «  un nouveau jour s annonce  « 
Deux agents du BCRA  Tracteur et Sarcloir sont parachutés ainsi que 15 containers et des paquets   Les containers sont destinés au radio Wallon qui a  rejoint Edouard Paysant alias Trouvére présent à st Jean Brevelay dans le Morbihan
 Telegramme de Clouet des Perruches alias Galiée proteste car les agents Sarcloir ( René Carrel ) et Tracteur à ont été largués à 3 km au lieu dit  le  moulin d escures et heureusement  récupérés Les deux agents secrets contacteront Londres mais les camions Gonio les detecteront à Sées 30 saint Martin Ils  devront fuir vers Champ Gerard dans une charrette  cachés sous des bottes de paille 

A  CE sujet place du parquet 

J’étais toutefois dans 


Windows anti radar larguées  par les bombardiers 
 l’impossibilité d’ identifier ces escadrilles mystérieuses Nous emettions alors chaque soir multiples hypothéses d aprés le bruit du  moteur  Avions anglais ?allemands ? Quel était leur but ? Des avions , toujours le bruit des avions …c'était notre réflexion à nous les jeunes et je dirais même notre principale préoccupation Dés la tombée de la nuit abandonnés dans la campagne ,des nuages de bandes métalliques ( appelées windows)… Interdit d y toucher dira le maire ….des parachutes oubliés , des tracts et même un poste emetteur perdu et destiné à un groupe de résistants composant un comité de réception Enfin pour nous les jeunes le  mystére le plus  total
 Ces bandes métalliques que l on trouvait dans les jardins et même sur les toits des habitations étaient l' objet de toutes les interrogations.Elles nous inquiétaient et pourtant aujourd hui la réponse est simple
Les ondes radar émises par les radar au sol allemands se  réfléchissaient sur  les nuages de " windows" et formaient sur l écran radar allemand au sol une masse compacte et fuyante empêchant toute localisation précise de l'escadrille alliée Mais également la  destination prise par l 'escadrille détectée
Les anglais avaient réussi là un bon coup....pour tromper l'ennemi


















octobre  1942


LLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL

'4 JUILLET 1943Une forteresse  volante B17 est abattue a belfonds non  loin   de  notre terrain de sports L equipage 2 victimes , 2 prisonniers ,6 évadés provisoirement cachés par la resistance dans une vieille grange

 
 







 Découvert le réseau de  résistance est dissous



Affaire de Belfonds
Les allemands réalisent que les six rescapés n ont pu s évader sans l aide d une assistance extérieure  plusieurs personnes interrogées parlent de la présence d un dénonciateur t sur le terrain où les aviateurs rescapés ont été récupérés par les villageois  



Nous n’ignorons pas que les gendarmes Daniel et Bouyet sont convoqués à la kommandanture et ne rentrent pas  

L’adjudant Tual et le gendarme Collet sont appelés à leur tour à la kommandanture

Soupçonnés d’avoir assuré plusieurs parachutages et facilité l’évasion  des aviateurs de la forteresse  , ils sont alors interrogés et emprisonnés à la caserne Bonet d’ Alençon

 Mme Collet réussit à savoir que tous quatre passeront à Sées dans la matinée du 14 Aout ,encadrés par plusieurs gardes allemands Tous préparent un colis dans l’espoir de leur donner avant un départ vers une destination inconnue   Mes parents font en sorte de trouver quelques denrées  pour  les envoyer à la gendarmerie


Extrait d’une lettre pleine d’émotion de Madame Collet



«  Nous attendons le passage du car avec impatience ;place du Parquet;; notre déception est grande..  le car passe sans s’arrêter malgré nos signes désespérés  Nous le  regardons disparaitre au loin… impuissantes …… emportant nos êtres chers vers leur nouveau destin….   mais ô chance les allemands se ravisent et le car stoppe quelques centaines de metres plus loin   Nous courons vers lui ….,L’officier allemand  nous demande « que contiennent ces colis ? »Nous répondons «  des vêtements _» L’officier accepte que nous remettions notre précieux chargement à nos époux …. dieu merci !  

Le car repart nous laissant seules et désespérées ….nous rentrons le cœur serré sachant que nous ne les reverrons pas d’içi longtemps . »



Le car venait de la caserne Bonet d’Alençon où les prisonniers étaient retenus en attente de jugement

Les quatre gendarmes seront interrogés au palais de justice de Rouen et à la prison de Bonne Nouvelle avant de partir pour … l’Allemagne

Tous quatre  seront déportés au camp de Dora Elrich  camp spécialisé dans le montage des fusées et v2      Seul l’adjudant Tual reviendra de déportation

A partir du 1 avril 1945 les SS entreprendront l’évacuation du camp en direction du nord notamment vers Bergen Belsen où de nombreux déportés périront Les gendarmes Collet , Daniel périront épuisés   dans le train ,le gendarme Bouyer étant décédé à l’infirmerie du camp 


22  23 Mai  1944  12 jours avant le débarquement

…Un avion en flammes passe derriére les  lourds clochers et disparaît derriere la mairie Une explosion lointaine puis un ….grand silence



Déception  les allemands nous ont déjà  préçédé   


Deux corps dans le cockpit et des debris humains        des membres de l'équipage dans le champ et les branches des arbres du champ bordé d aubépines Combien  d hommes d équipage  ?

Des corps épars et mutilés… un parachute accroché à un arbre ,des documents des foulards C’est la dernière vision que je conservais  de ce drame avant le grand départ  pour l'aéronautique navale
Témoignage des gendarmes.... avion inconnu !mais vraisemblablement allié
Cet avion je l'identifierai aprés une enquête auprés  de la  RAF  en 1998  
  
SOUVENIR DE JEUNESSE  

  … un drame  de guerre vécu  alors que    50 années  se sont écoulées depuis ce mois où de ma fenêtre je tentais de distinguer  a la tombée de la nuit chaque soir les vagues de bombardiers se dirigeant vers les régions du sud de la France  Les faisceaux des projecteurs fouillaient lentement le ciel mais accrochaient rarement un avion allié dont on distinguait la silhouette haut dans le ciel illuminée par le faisceau lumineux

 Dés le lever du jour nous trouvions ces fameux" windows "composés de bandes métalliques recouvrant haies et jardins 





le hasard me faisait  découvrir en 1998 dans le  cimetiére local une  tombe abandonnée et un vieux  registre au cimetiere communal
libérés par la 5 eme db US  et la 2 eme db leclerc





ET  PENDANT CE TEMPS ......
En  ce début du mois d' Aout.......Le sort de nos prisonniers sagiens  au chateau des ducs....




Le Chateau des ducs a Alençon 
jean mazeline
Albert Frémiot

Témoignage de André Rougeyron ( extrait «  agents d’évasion «) 



 «  Le 9 Aout soit trois jours avant l'arrivée de la 2éme DB de Leclerc et de la 

5 eme division  US dans nos murs  
André Rougeyron témoigne
"Au matin la cellule est envahie par de nouveaux arrivants venant de la «  17 «  . Ce sont Moreau de l’intelligence service ,Jean Mazeline ,Bouillac , Daniel Desmeulles ( que je quitterai quelques jours avant sa mort ) Chasseguet des PTT d’Alençon , Frémiot cultivateur à Sées ( En fait Albert Frémiot notre voisin était transporteur ) Henri Barbier de Paris . Tous résistants acharnés instruits de leur sort ,aucun n’est triste ou abattu malgré les charges qui les accablent .
 La meurtriére laisse passer un gai rayon de soleil et nous faisons un agréable et bruyant petit déjeuner interrompu par l’arrivée d’un boche qu’accompagne un valet de la gestapo . Ils appellent Moreau , Mazeline , Bouillac , Desmeulles ,Chasseguet , et Frémiot . L’un d’eux demande : Faut il prendre les couvertures et les gamelles ? Ce n’est pas la peine répond en riant le milicien.


Quelques minutes aprés  nous entendons le ronflement d’une voiture sur la place : nous nous précipitons vers la meurtriére et apercevons la partie arriére de la traction sans portes . Jardin debout sur le trottoir y fait entrer nos camarades en menaçant «  Le premier qui bouge je l’abats "

Ce départ est le prélude à la fuite éperdue de la Gestapo de l’Orne et à l’éxécution de 5 patriotes français qui hélas devaient être abattus quelques heures plus tard ( Daniel Desmeulles me l’a souvent rappelé ) à L’hôme  -Chamondot désormais tristement célébre « 

Dans la cellule de André Rougeyron il y avait également Bétourné Fernand charpentier à   la chapelle prés Sées ( canton de Sées ) arrêté au Bouillon  alors qu’il détenait un stock d’armes  . Fernand Bétourné reviendra de déportation .

«  malgré son aventure ,aucun de nous n’est vraiment abattu et cependant pour beaucoup l’avenir est sombre étant donné ce qui a été trouvé chez lui  Bétourné s’attend à la mort  chaque fois que la porte de la cellule s’ouvre il pense qu’on vient le chercher  Il demeure cependant imperturbable et calmement nous conte son arrestation ; un jour les allemands font irruption chez lui et l’interrogent «  tu as une arme ?Non   répond il et Bétourné nous confie froidement «  je ne mentais pas je n’avais pas UNE  arme  j’en avais deux tonnes !"


Trocherie Emile 57 ans bûcheron à Tanville ( canton de Sées )avait été arrêté pour les mêmes raisons quelques semaines auparavant Il  déçédera  à Weimar le 6 Mai 1945



Le 9 Août au matin Jardin et ses hommes quittent Condé sur Sarthe . Les colonnes alliées ne sont plus trés loin d’Alençon . Ils vont se transporter au chateau de Brotz à l’Hôme Chamondot non loin de Longny au Perche . Avec eux ils emménent quelques prisonniers importants  ,extraits des géôles du chateau des ducs . Quelques heurs plus tard cinq d’entre eux partaient une pelle à la main en direction du bois sous la direction d’un allemand  ,de Léon et de Bertaux  .Ce dernier commit là ses ultimes crimes sur la terre bas normande en éxécutant d’une balle dans la bouche François Bouilhac ,Fernand Chasseguet , Albert Frémiot ,jean Moreau , et Jean Mazeline frére du chef des FFI de l’Orne.


( Jean Mazeline instituteur au cours complémentaire de Sées depuis octobre 1942 nous avait quitté en  Juin 1943 pour rejoindre la clandestinité  dés la promulgation de la loi sur le STO  )

Pour nous éléves  de 4 eme ce fut une surprise de voir disparaitre sans raison un enseignant dynamique ,trés proche de ses éléves ,et entraineur sportif hors du commun )

Le lendemain matin  ,Jardin et sa bande quittaient l’Orne pour Evreux à l’heure où Leclerc et la 2eme DB s’apprêtaient à entrer dans Alençon 

. Extrait du journal local

« Albert Frémiot( notre voisin 6 place du parquet ) tenait la boite postale de Galilée VI  . Il a camouflé des réfractaires ,diffusé des journaux clandestins transporté et réparti des armes dans le canton de Sées . Il fut rattaché au groupe BOA en Janvier 1943  ,arrêté le 12 Juillet 1944 Interrogé et torturé il ne parla pas . Il fut fusillé le 9 Aoùt à L’home Chamodot avant d’être . cité au DMR région 4 par l’officier commandant Clouet des Perruches pour faits de résistance et aide aux chefs de groupe « 


Retrospective

Voilà deux  mois que les alliés s accrochent au rivage et progressent enfin vers le sud aprés de sanglants combats( extrait 2emeDB  ci dessous  )


Le général Leclerc  débarqué le 1 er  Aout  à  Utah beach   n'a alors de cesse de se porter à l'avant du dispositif du 15 eme corps  Après la Sarthe , la division Leclerc est à la pointe du dispositif américain, réalisant un mouvement d'encerclement. Rapidement, les troupes du XVe corps US se portent vers le nord, et c'est la 2e DB qui libère Alençon  le 12 août 1944, si rapidement que les Allemands en sont décontenancés. Le général Patton , commandant la IIIe armée, ne tarit pas d'éloges au sujet du général Leclerc qui appliquait les principes de l'attaque à outrance depuis que les Français étaient entrés en Normandie.
Aussi les Américains font-ils de la 2e DB le fer de lance de leur attaque vers Argentan pour fermer la poche de Falaise. Or, après de terribles combats dans le secteur de la forêt d Ecouves  les troupes françaises se dispersent et débordent de leur secteur au sud d'Argentan, à tel point qu'ils ralentissent la progression de la 5e Division Blindée américaine à Sées.
Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5éme DB  car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan. Les Français de Leclerc, ayant libéré Carrouges  et Ecouché  le 13 août, lancent une unité de reconnaissance au centre d'Argentan, mais cette unité est chassée par des blindés allemands lors d'une contre-attaque.

  le 12 Aout 1944  


2 eme DB dispositif du XVe corps. Après la Sarthe, la division Leclerc est à la pointe du dispositif américain, réalisant un mouvement d'encerclement. Rapidement, les troupes du XVe corps US se portent vers le nord, et c'est la 2e DB qui libère Alençon le 12 août 1944, si rapidement que les Allemands en sont décontenancés. Le général Patton, commandant la IIIe armée, ne tarit pas d'éloges au sujet du général Leclerc qui appliquait les principes de l'attaque à outrance depuis que les Français étaient entrés en Normandie.
Aussi les Américains font-ils de la 2e DB le fer de lance de leur attaque vers Argentan pour fermer la poche de Falaise. Or, après de terribles combats dans le secteur de la Forêt d'Écouves, les troupes françaises se dispersent et débordent

 Extrait rapport 2 eme DB   Le général Leclerc décide  de se porter à l'avant  de leur secteur au sud d'Argentan, à tel point qu'ils ralentissent la progression de la 5e Division Blindée américaine à Sées. Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5e DB américaine car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan.

 
Notes personnelles On assiste place du parquet à  un rassemblement  de chars et de véhicules les plus divers  ,un embouteillage monstre où les conducteurs de  chars américains et français ne  savent plus comment manoeuvrer pour sortir de cet  embouteillage 


Rassemblés  aux pieds de la cathédrale quelques   prisonniers de la wehrmacht apeurés  pris  dans la campagne environnante  sont rassemblés    Je  crains pour leur sécurité ,  ce  sont  des italiens enrôlés de force ? Ils montrent leurs piéces d  identité et des  photos de famille pour attendrir leurs bourreaux menaçants  et implorent la foule déchainée Leurs photos sont jetées à tout va … spectacle désolant s’il en  est  un!


Et ces tanks ? Mes yeux voient-ils clair ? Ce sont eux ? Oui, ce sont eux. Ce sont des Espagnols. Je vois toutefois le drapeau tricolore. sur l’un des chars

Partant du  tchad nous font ils savoir Ce sont eux qui, après avoir traversé l’Afrique,.se distinguent au milieu de la 2eme DB

Les tanks portent des noms évocateurs : “Guadalajara”, "Ebro" "Guernica" “Teruel”,  etc...                   
 


 La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de 130 espagnols antifranquistes

Le haut commandement finit par insister : Paris doit être libéré par des Français. Les Américains permettent ainsi aux combattants de la 2e DB de se distinguer en devenant les premiers libérateurs de la capitale

Les conducteurs de  chars montrent leur joie


Ref à  "carnet de route d un croisé de la France libre"



A la fin de la nuit une patrouille de chars légers et de half tracks emmenée par le général en personne avait  occupé sans coup férir  les ponts sur la sarthe à Alençon

A 10  heures nous sommes a Alençon   nouveaux ordres   destination  Sées ?  Par  Semallé ,Larré  Bursard   Neauphe

 LA Nueve s est forgée une personnalité originale le seul bataillon  où l 'espagnol est communément parlé

A la tête de ce bataillon un chef qui sort de l’ordinaire le commandant Putz  français C’ est un guerrier ;."..les espagnols ,?  A l’expérience je constatais rapidement qu’il  étaient a la fois difficiles et faciles a commander


La plupart avaient combattu dans les rangs de l’armée  réguliére républicaine ou dans les milices  populaires pendant la guerre 
d Espagne Forts divers il y avait  parmi eux des communistes ,des anarchistes ,des socialistes et des républicains modérés .( on remarque sur l'avant  du char léger "le moustique " la photo de Staline)


La plupart des espagnols s étaient engagés sous des identités d’emprunt ce qui ne facilitait pas les operations d etat civil   Ils redoutaient des représailles contre les familles restées en Espagne Ils n’avaient pas l’esprit militaire mais ils étaient de magnifiques soldats ,des guerriers courageux et expérimentés difficiles à commander mais ayant épousé notre cause


Tels étaient les  hommes de la Nueve, ils n'étaient pas des saints  ils étaient tout simplement des hommes mais au sens plein et noble du terme

Désireux de baptiser leurs  chars ils avaient choisi des noms de lieux   en  Espagne ,nom de provinces, de villes ,de batailles  Madrid  , Estramadura ,Santander ,Teruel   ,Ebro etc ...

la 2 eme DB accueillie par  la colonie espagnole  "sagienne "lE CHAR  LE MOUSTIQUE "
extrait rapport 2 eme DB


« Nous entrons à Sées à13 Heures   un instant d arrêt sur la place principale(la place du Parquet l'accueil de la population est délirant  ensuite nous fonçons sur Saint  Christophe le jajolet et a la nuit tombante  Ecouché    Là ce fut un carnage les panther allemands avec leur fort blindage surclassent  nos sherman a l’entrée 
d Ecouché un des chars de la division le "Massaoua" est mis hors de combat   ( ce char est toujours à Ecouché il  a été érigé en monument par les soins de la municipalité à l’endroit même où il a été touché )
1er janvier 1945, le capitaine Dronne  rend hommage  à la compagnie espagnole dans une lettre :

« Les Espagnols se sont remarquablement battus. Ils sont délicats à commander mais ils ont énormément de courage et une grande expérience du combat. Certains traversent une crise morale nette due aux pertes subies et surtout aux événements d'Espagne. »

La 2e DB est relevée fin février pour cinquante jours de repos, dans la région de Chateauroux. Fin avril, elle reprend les combats jusqu'à la prise, le 5 mai, du « Nid d aigle , à Berchtesgaden. À ce moment, les pertes de la 9e compagnie s'élevaient à 35 morts et 97 blessés. Il ne restait plus que 16 Espagnols actifs dans la Nueve, beaucoup ayant été affectés à d'autres unités de l'armée française. À la fin de la guerre, quelques-uns suivirent Leclerc en Indochine, certains partirent avec des véhicules blindés en direction de l'Espagne franquiste, tandis que d'autres retournaient à la vie civile en acceptant la nationalité française qui leur était proposée pour avoir combattu au sein des troupes françaises.


Postérité et hommages

Le rôle de ces Espagnols tombe rapidement dans l'oubli. Aujourd'hui, rares sont les soldats de la Nueve encore vivants, mais leur part dans la Libération de la France, et surtout de Paris, est reconsidérée.



NOTRE  REFUGE PROVISOIRE A LA CAMPAGNE ;;;la mairie de  Bursard avant notre  retour dans notre cité sagienne






l 12 Aout  les allemands ont fait sauter leurs batteries 



En ce qui nous concerne nous arrivions  de notre refuge de campagne..   la mairie de Bursard lieu où nous avions séjourné pendant plus  d un  mois mais en compagnie d'une unité de DCA  allemande de la Luftwaffe venue se protéger au prime abord sous l'allée de tilleul conduisant  à la mairie 
Profitant des surfaces confortables de notre mairie  ils étaient  restés dans nos murs et nous n'avions plus  la liberté
 d écoute de la BBC ,notre poste à galéne étant dissimulé  dans un endroit sûr

 Avant notre retour nos vaillants locataires inattendus  venaient d’abattre un bombardier de la ( RNZAF )  Royal Nouvelle Zelande Air force )

mise a l'eau de reservoirs de mustangs 
le pilote  du  mosquito abattu  
Après avoir fait sauter leurs batteries, leur fuite précipitée le 11 Aout annonçait l’approche inéluctable de la 5eme division US et de la  2DB Leclerc



En fait ce fut la  2 eme db de Leclercqui nous surprit le 12 aout  à 9 heures du matin…..un nuage de poussiéres au dessus de notre petit village   et des chars , couverture orange installée sur l’avant  destinée a leur protection vis a vis de leur propre aviation 

  Surprise …et . enthousiasme,délirant ! de la population

Une dose de calvados pour nos liberateurs!



Dans le feu de l’action nous brandissons une pancarte « you are welcome «Réponse ….. des  premiers guerriers entrant dans le village ….« nous sommes français ;;;et contents de l’être !»

Arrivant à Sées sur notre grande place la 5eme division US était donc venue tout droit par la route venant
 d Alençon et la2 eme   DB par les routes intérieures Larré, Bursard ,Neauphle ,Fresneaux,
 Allemands emprisonnés à Chambois 


 Enfin 5eme DB US  et 2 eme DB Leclerc se retrouvent partiellement bloquées sur notre grande place du Parquet d’où ;;;l'intervention du commandement américain pour régulariser la situation

De retour a Sées notre soulagement est grand de constater  que  notre domicile et notre  vitrine protégée par des volets étaient  intacts L'image du magasin et de  notre maison pillée en1940 nous avaient laissé un triste souvenir


Premier char entrant  "  grande rue "face pharmacie Evin

Le palais  episcopal  Prisonniers aprés la poche de Falaise 



Direction Mortrée avant de rejoindre Falaise












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Nous sommes en1998 Plus de 50 années  écoulées ,et passées en Afrique du nord l Algérie le Maroc  le Sénégal les  Etats unis 
 Dans cet  endroit  éloigné de la ville   la  nature a repris ses droits ,,les buissons d’aubépine, les haies fleuries du bocage  ont disparu ,C’est aujourd'h ui une sorte de plateau balayé par les vents Aucune trace de ce drame
 Ai je rêvé ?Que faire ?








Devant l'Ignorance  manifestée par les membres officiels de la municipalité Je décide  de faire paraître un article dans le journal local 

Visitant le cimetiére en novembre 1998 sur une tombe familiale j’éprouve le besoin de parler avec le gardien 
Surprise .ce dernier entretient  régulierement une tombe de victimes inconnues inhumées précipitamment par les allemands .IL ignore bien sûr que cette tombe est vide L’idée me vient donc de consulter le registre et là …. je découvre le texte suivant « 22 Mai 1944 "l’inhumation de six aviateurs anglais inconnus




        Fort de cette information j’écris au ministére de la défense britannique qui me précise par retour qu’un  bombardier canadien du type whitley en mission de largage de tracts sur la région était disparu avec tout son équipage dans la nuit du 22 au23 Mai  entre Sées et Alençon








NOUS étions en 1998  plus de 54 ans  aprés le crash  de cet avion  je tenais enfin une information précise et je faisais publier un article joint à la liste de l’équipage dans le journal pour tenter d’obtenir quelques témoignages correspondant à cette date article de journal


E t là ce fut la grande surprise…. un lecteur du journal local se rue vers un tiroir de son buffet de salle à manger avant d’extraire une bague gravée intérieurement aux initiales WGH ? Bague en or carbonisée récupérée par son pére gendarme et qu’il avait fait minutieusement fait restaurer  par un bijoutier depuis de longues années Ces initiales correspondaient alors au nom d’un des membres de l’équipage canadien Wilfried Gordon Harris   
que j avais pu obtenir



Wilfried  Gordon Harris 



 Mes recherches me conduisent alors au  Canada ou je fais la connaissance 
d une canadienne passionnée par le sujet

ministére  de la défense britannique 


ce n’est pas tout …..un autre habitant se présente au journal  et présente la photo d’un inconnu
extirpée du portefeuille de l’une des poches de 
l une des victimes bloquée ds le poste de pilotage











HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH





















































































































































































De nombreuses images m assaillent en quittant  la Tunisie  terre où je viens de passer 5 années de ma vie
de 1949 à 1955




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Flambant neuf , eclatant de blancheur notre nouvel hydravion   quitte  Bizerte et ses plages ….Nous longeons la  côte Tunisienne , cap à l’ouest  alors que  mille pensées m’assaillent … Sel mer et soleil ont taillé le long de cette côte déchiquetée des crics ,des apics des éboulis de rochers Voici Tabarka et ses fonds transparents ou le corail  abonde ,village ou Bourguiba passa deux années, loin du monde  politique et des siens 
Ce séjour de cinq années en Tunisie c’est aussi le souvenir de son  retour d’exil sur sa terre natale 

  Même Bourguiba  en juin 1956  sur son fringant cheval noir, franchissant les remparts de la ville comme tous les grands héros de l’histoire  Accueillie par les habitants venus de tous les coins de la Tunisie ,une escorte des hautes personnalités locales  se fraie un chemin parmi la foule alors que  les plages de la Marsa et de Carthage  sont débordées par une populace bigarrée et chatoyante
Non averti  de  cet événement attendu par tout un peuple    nous avions  décidé avec quelques membres de la famille  la visite des ruines de Carthage …..Par contre nous ignorions totalement  que par prudence guides et   touristes bien informés avaient suivi le mouvement et déserté les lieux en délaissant  pratiquement la côte et ses attraits 

Au fur et à mesure que nous nous éloignions de la côte   je gardais surtout en mémoire  la disparition  tragique  d un hydravion de notre escadrille dans les eaux
( Cet hydravion construit aux Mureaux par la societe nationale des constructions aéronautiques du nord (SNCAN°° avait été conçu pour la lutte anti soumarine )et le sauvetage en mer nous créait de réels soucis)sombres du lac de  Bizerte Huit hommes d équipage  ,camarades et amis dont les noms resteront   gravés sur le monument de l’aéronavale de la base d’Hyeres  pour l’éternité  depuis ce  2  Nov 1954  
 Journée noire pour toute notre escadrille    
















 C e jour je devais voler avec cet équipage mais les servitudes  journalieres   m’imposérent dans le cadre des tâches habituelles attribuées au personnel volant de l’escadrille,la surveillance et la sécurité du plan d’eau réservé aux   exercices des hydravions  Il  est vrai qu’une flottille de pêcheurs tunisiens  non informée de ces mouvements   pouvait trés bien s’aventurer imprudemment sur le lac  et compliquer dangereusement la tâche des pilotes

Du sommet de la vigie surplombant la tour de contrôle je surveillais  donc ce vaste plan d eau et informais  les pilotes engagés dans cet exercice , des conditions de vol ….pression atmosphérique , vitesse et  orientation du vent   Au loin le massif  et les agglomerations toutes blanches de Menzel Djemil …     Isolé au  sommet de la vigie de la tour de contrôle je découvrai la totalité du lac de Bizerte mais aussi dans le lointain les contours de la montagne d'ischkeul  noyés dans la brume  
Deux semaines auparavant  dans les eaux de la mediterranée  l’un de nos  hydravion avait pris feu en vol alors que nous partions pour une mission de huit heures
Un  odeur acre et une fumée noire se dégageaient du poste radar et le  feu attisé par les filets d’air se développait rapidement dans  l’aile gauche 
Notre salut nous l’avions dû   a une evacuation rapide des lieux et  un saut pécipité dans les dinghies de sauvetage   Un bateau averti  par SOS vint à notre secours alors que l’incendie à bord faisait rage  et pendant ce temps nous naviguions sur  les flots agités  poussés pa le vent



       







     






le manque de fiabilité de ce type d’appareil ne pouvait donc que m’inciter à accentuer ma vigilance et je surveillais  avec attention  les évolutions de notre hydravion A chaque passage au large de la tour de contrôle  le pilote m’interrogeait sur les paramétres  de vol 


photo noroit 




 Brusquement alors que tout semblait se dérouler le plus normalement du monde ,le lourd hydravion  alors   en ligne de vol peut être  à 400 pieds d’altitude bascula sur une aile et privé apparemment  de contrôle , partit en vrille .avant de s’écraser sur le plan d’eau Cette image je ne l’oublierai jamais estimant qu il ne pouvait y avoir de rescapés après une  telle peripétie  …et encore aujourdhui je n’ai pu rayé de ma mémoire la vision de ce plongeon vers la mort
L hydravion  disparut dans une gerbe d’écume , avalé littéralement par les flots du lac 
Me précipitant au PC operations je déclenchai l’alarme  sans hésitations  et m’emparai d une paire de jumelles
 Remontant au sommet de la vigie , le doute  ,la  peur d’avoir déclenché inutilement dans un cauchemar  une alerte m’envahirent  Avais je été victime d une hallucination ? Réellement je me posais mille questions mais je ne révais pas …aucune épave à la surface ….la surface de la mer avait retrouvé son calme , un  calme absolu A prés quelques minutes d’observation j’observais à la jumelle plusieurs morceaux flottant dans les vagues ..Pas un être vivant , les flots s’étaient enfin refermés sur  les membres de l’équipage et les restes de l’épave
 J’apprenais à la fin de la journée  , la récupération d’un survivant ,éléve pilote en formation , maintenu par sa Mae West mais grievement blessé
Ayant été le seul témoin de la catastrophe la base décida de me confier les recherches (voir photos )
Trois scaphandriers "pieds  lourds"lourdement équipés ratisserent les lieux supposés du crash parmi les hautes herbes qui  tapissaient le fond du lac et baliserent une immense zone d’investigations    Aprés une  semaines de recherches , l’emplacement de l’épave était enfin localisé sur un fond couvert d’algues La vision des differents parties de l’épave n’apportait aucun élément nouveau  et démontrait totalement que l’hydravion privé de commandes avait heurté de plein fouet après une chute verticale de plusieurs centaines de pieds la surface des vagues Cette chute verticale ne laissait aucun doute sur la qualité de   mon interprétation nécessaire Témoignage  indispensable  à la commission d’enquête 
Nous étions peu nombreux a l’escadrille et ce drame marqua profondément la vie des membres du  personnel , tous solidement liés par une profonde camaraderie Il nous fallait attendre maintenant les conclusions de la commission d’enquête avant de reprendre les vols et consécutivement l’entrainement des éléves de l’école de pilotage je songeais aux moyens  techniques   fonds sablonneux



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CAP SUR LE SENEGAL




Constantine amas de maisons son et de mosquées se dressant sur les flancs d’un rocher escarpé et son tumultueux torrent le Rummel













QUELQUES IMAGES!!!!!!
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Le terrible seisme d’Agadir en fevrier 1960 ou désigné pour un cours je me retrouve parmi un groupe de secouristes à la recherche de rescapés et de sauveteurs aux moyens très limités tout au moins les premiers jours






 
Longeant la côte voici le  petit poste  noyé dans les sables du Rio de Oro aussi isolé de toute vie qu’un ilot perdu en mer Son image me fait irrésistiblement penser à notre grand Mermoz et aux escales    de Saint Exupery




  











Enfin Port Etienne notre  escale avec ses ambitions de grand port  de peche mais aussi ses bateaux abandonnés secoués par le ressac  sur une  berge déserte. Nous nous posons dans une gerbe d’écume C’est dans cette région de bancs de sable vaste plateau à fleur d’eau  qui émerge partiellement à marée basse  que la Méduse s’est échouée en 1812 Face à cette terre aride la frégate s’était choisie la plus austére des tombes


Cette frontiére gardée par une sentinelle esagnole entre le Rio de oro et la Mauritanie 
n 'existe plus

CO

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