DEUX HEURES de Tempsford aéroport secret de la RAF... il nous fallait deux heures pour atteindre l'orne et une "dropping zone"pleine d embûches



DEUX  HEURES DE VOL SUFFISAIENT A UN BOMBARDIER DE LA RAF POUR ACCOMPLIR LA DISTANCE ENTRE TEMPSFORD ET LE DEPARTEMENT DE L ORNE

TRAJET  DU BOMBARDIER TEMPSFORD   LONDRES BRIGHTON  CABOURG et ;;;;; CAP sur l 'objectif  désigné

     
 
WELLINGTON
Bombardier Halifax lanceur de containers d armes



EDOUARD PAYSANT CHEF  du BOA    CLOUET DES PERRUCHES Chef de la region 2  


Le SOE début 1941 ne disposait que de quelques bombardiers  modifiés pour le lancement de containers  d armes tel le Withley  appareil lourd peu maniable  avec un rayon d action limité 
Comme l écrivait un agent secret " être largué en France occupée ce n était ni 
bombardier withley
une grande aventure ni un passe temps excitant ,c'était une lutte sans merci avec un ennemi impitoyable bien souvent avec la mort au bout"

La navigation relative a la recherche d un terrain balisé  par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulieres pour 'léquipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait etre capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire  une cible minuscule mal définie aprés avoir volé  pendant des heures au dessus du territoire ennemi"
Résultat de recherche d'images pour "clair de lune"

Nos résistants  ou comités de réception  avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l avion ayant enfin trouvé  sa zone  de largage devait parfois chercher encore longuement les lumieres destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par  un bois ou les versants d une vallée

Le navigateur du bombardier  devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne
terrain balisé par la resistance
La tache des comités de réception de la resistance était quelquefois hérissée de difficultés  et souvent encore plus compliquée aprés le lancement des  containers  d'armes  sur  le  terrain choisi et ayant fait l'objet  d'un message  secret a la radio
Les résistants  devaient éclairer et surveiller la zone choisie et identifiée par un nom de code
  Exemples
Aurore ( rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc...


Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par  l appareil  dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de detecter et donc   d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain
Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage  avait l'attention attirée  pour tout ce qui se  passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible revée

Chasseur de nuit Fockewulf
Par  la suite en combinant Euréka  en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour determiner  plus rapidement l'mplacement de la DZ( dropping zone)

La cause plus probable d'incident était en fait  
Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"l interception des  membres du comité de reception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants  se faisait volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler aprés le couvre feu

http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/ressources%20historiques/archives/SAP/chrd_parachutage_Coll_Riviere.jpgLe dixieme des échecs nocturnes était dû 
d' aprés les pilotes a des erreurs de navigation Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problemes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence  du  comité  de réception pour des raisons indépendantes de sa  volonté
Des accidents exceptionnels  pouvaient survenir ainsi sur le terrain .x. c est un Dornier de la luftwaffe qui survint à la place  de l avion allié attendu et qui mitrailla les hommes  rassemblés au  sol causant quelques  dégâts parmi  les troupeaux d animaux

Meme si l'avion et le comité de reception  arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui meme poser probléme , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient  évaluer avec précision leur altitude   Si l'on était trop bas les colis risquaient de se déteriorer  et les hommes de se blesser ,  Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers

Vol de nuit..... feux éteints L 'équipage composé d 'aviateurs chevronnés a la  recherche du terrain balisé devait prendre en compte  par exemple les différents types de repéres au sol en énumérant leurs avantages et leurs piéges 

Commençons  par les énumérer


l 'eau  
 Toujours plus facile a repérer que n importe quel autre élément ... Même si la nuit est profonde un point d 'eau  est facile à repérer dés lors qu'il  se trouve entre vous et la source de lumiére 
Lorsque la lumiere est diffusée par les nuages on peut voir l'eau de trés loin ,
Au delà de la L’espoir des ténèbres « visibilité de tous les éléments susceptibles de nous aider  l'eau reste le meilleurs repére sauf si on parle  bien sûr de  la côte et les grands fleuves 

bois  et forêts 

les grandes forêts, elles font d'excellents repéres, Les bois peuvent être particulierement identifiés lorsque vous arrivez aux abords de votre zone de lancement par comparaison avec la photo  aérienne 
 
voies ferrées 
comme l 'eau les rails brillent lorsque ils se trouvent entre vous et la lune

routes  
une grande route nationale bordée de peupliers et coupant le paysage peut vous etre trés utile



localités importantes  tout ce qui ressemble à une grande ville ou un centre industriel doit etre évité en raison de la présence possible d une DCA 
Une ville est aussi bien caracterisée par les forêts qui l'entourent 


j'ai  rappele sommairement les précautions prescrites par Hugh Verity avec lequel jai communiqué durant quelques années On peut considérer que les recommandations succinctes  ci dessus concernent aussi bien les pilotes de bombardiers du SOE que les pilotes de lysander ayant pour tache d acheminer et de récupérer des agents secrets sur le territoire national
Plusieurs personnalités appartenant a la résistance furent ainsi de nuit conduits en Grande Bretagne ou déposés sur le territoire national sur  des  terrains dont les noms étaient gardés secret



Correspondant avec Hugh verity et me reportant a l article suivant   issu de  son ouvrage"  we landed by moonlight"je lui ai donné la  solution de son probléme

  Traduction de  son  article issu de "  we landed by moonlight"
édité dans les  années 50
"la nuit du 16 au 17 Aout 1943  Je me dirigeai vers Couture sur  loire ;;;;prés d'Alençon A 22.25 j ai eu une expérience pénible toutefois exceptionnelle  sur  les routes de France , juste un  mile devant moi, je vis un avion en flammes victime sans aucun doute  d'un chasseur allemand   Dans la lueur des flammes j'espérai découvrir un parachute  mais rien .....j 'avais un paquet a délivrer à Dericourt ..."
le lysander


Aprés quelques recherches sur les documents en ma possession       je lui précisai que cet avion en flammes qu'il avait rencontré lors de sa  mission était un Lancaster de la RAF touché lors  d'un  raid sur Turin (  ref à bomber command losses de la raf ( wr chorley )edition 1943

NOTE adressée à HUGH VERITY concernant le Lancaster tombé au Chenay dans lanuit du 16 au 17 aout 1943

Stèle Lancaster II DS684 KO-M Chenay Sarthe (72)Squadron Leader John Russell Watson - Pilot
 

Sergeant Adrian Bernard Heyes - Flight Engineer of Birmingham
 

Sergeant Walter Bell Pettet - Wireless Operator/Air Gunner of Edinburgh
 

Sergeant Charles Edward Brook - Bomb Aimer of Boldon Colliery, County Durham
 

Sergeant Richard Clifford - Mid Upper Gunner
 

Sergeant Stanley Eastwood - Rear Gunner
Dessin, Britannique, lourd, quadri-moteur, Bombardier avro. Typ 683, lancaster Wallpaper
  Sgt Robert Crawshaw (Nouvelle-Zélande),

l avion est tombé au Chenay prs d Alencon TOUS inhumés au cimetiere  du Mans ouest


72 Sarthe   Commune  : Chenay

Lancaster Mk.II DS684 du 115 Squadron RAF codé KO-M tombé le 15 août 1943 entre Chenay et Lignières-la-Carelle dans la Sarthe. L'appareil était parti de sa base de Little Snoring, en Grande-Bretagne dans le cadre d'une opération de bombardement sur Turin. Les 7 membres de l'équipage Sqn Ldr John Watson, Sgt Robert Crawshaw (Nouvelle-Zélande), Sgt Adrian Heyes, Sgt Charles Brook, Sgt Walter Pettet UK, Sgt Richard Clifford et Sgt Stanley Eastwood UK ont été tués dans le crash. Ils ont été enterrés au cimetière ouest au Mans.

De ma chambre face à la cathédrale  nous nous interrogions chaque soir sur la destination haut dans le ciel des  escadrilles  de bombardiers alliés ;;;;Cap au sud....c est ainsi que j'ai pu assister au passage du WITHLEY en flammes et  qui  allait s écraser a la Potence vers 23 heures
Apres le passage de ces bombardiers nous trouvions dans la campagne des paquets de bandes argentées destines au brouillage des radar allemands 

Avions ravitailleur de maquis abattus en cours de mission dans le département de l’Orne, avant et après le débarquement du 6 Juin 1944.( extrait de mon dossier enregistré  sur ANSA 39 45)


 En général, ces avions britanniques étaient lourdement chargés et le fait de voler à basse altitude représentait un handicap certain.
Le 12 Août 1943, un  Halifax du 138 eme Squadron basé à Temsford , en mission SOE, touché par la flak en volant à une altitude de 500 mètres, s'abattait vers 23.30 heures dans un herbage en bordure Est du bois du Frileux, commune d'Ecorcei (Orne).
L'avion ravitailleur de maquis préparait un lancer de parachutes pour le réseau clandestin Spruce 20 /21. Deux aviateurs Foster et Cameron furent tués et inhumés au cimetière d'Ecorcei,  trois
aviateurs grièvement brûlés se rendront  aux allemands après s'être réfugiés au château des Graviers. Deux autres, Scott et Trusty, réussissent à s'échapper vers le village des Genettes puis vers Moulin la Marche.

Concernant un Halifax de la RAF du même Squadron, chargé également d'une mission de parachutages, un témoin se souvient le 17 Août 1943, avoir vu un avion pris dans les projecteurs de la Flak d'Aube Saint Esprit  "Celui-ci volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau.
Le pilote Norman Hayter de nationalité australienne et quatre aviateurs anglais furent tués sur le coup.  Les deux survivants, les Sgt WS Davies et JA Hutchinson décédèrent de leurs brûlures et seront inhumés au cimetière de Bernay.
En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité.
Les américains des "Carpetbaggers"  sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du  801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit  "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de  l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du crash et  inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne "Nous volions à 300 mètres d'altitude à la recherche des feux posés par le réseau de résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche"
Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus"

Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA,  passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein  régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne).

Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers  23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Gers (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers. "Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement". Il s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31 eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés.

Témoignage personnel:

Le 16 Juillet 1944, alors que nous étions réfugiés à Bursard, nous apprenons qu'un bombardier venait de s'écraser de nuit prés de Larré au lieu dit "La Chouannerie". C'était un Halifax qui, dans le cadre d'une mission SOE, devait larguer ses parachutes sur le terrain "Goudron" situé prés de Radon en bordure de la forêt d'Ecouves. Mais les allemands avaient semble t il déplacé les feux de balisage. L’avion trompé ne put éviter la Flak. Les munitions stockées à bord explosèrent une grande partie de la nuit. Nous trouverons dans la forêt un poste émetteur certainement destiné au réseau de résistance local. 




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