Découverte de l épave de la forteresse

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1943                      

Album Archive - Belfonds la Philippière - Google


Découverte de l épave de la forteresse

La Senneviére c'est notre  lieu de  pêche du dimanche ...., 
Le calme de la campagne, le bruit du  courant ,la verdure , les peupliers ....Nous  suivons la  rive a la fois impatients mais inquiets de voir surgir  une sentinelle
A défaut de  truite nous avons au moins le plaisir  de profiter du grand air et de nous libérer des contraintes imposées par l'occupant Oubliés pour quelques heures  ,le couvre feu ,les patrouilles et les  bruits de bottes ..


https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQxqf4teHt6yYfFTID-qf0fUhKnAFHD63yS_gbfDAJKQdH5acle
Mais aujourd hui ce lundi  5 Juillet 1943 lendemain du crash mon frére et moi  sommes encore  sous le coup  de l'émotion liée a la vision de cet  avion en détresse pourchassé par un chasseur allemand  
La Sennevière est un affluent du fleuve Orne.
Sa source se trouve sur la commune de Tanville à une altitude de 363 m. Coordonnées géographique : latitude 48° 33' 18'' Nord (48.5549°) et longitude 0° 1' 25'' Est (0.0236°).

L'altitude du lieu de confluence avec l'Orne est de 158 m. Sa longueur totale est de 14,4 km et le dénivelé moyen de la rivière est de 0,01 m d'altitude tous les kilomètres soit un pourcentage moyen de 1,42%. Elle traverse les communes de Tanville, La Ferrière-Béchet, Saint-Hilaire-la-Gérard, Belfonds et Mortrée. Les affluents de la rivière sont le ruisseau de la Forêt, et le ruisseau des Ponts Besnard. Wikipédia

Notre derniere image  ... l avion entrainant un long sillage de fumée noire volait   bien en dessous des  avions de  l'escadrille remontant vers le nord , Il perdit alors de l'altitude et ensuite rasa les  çimes  des arbres avant de 
s 'écraser au milieu d' un bosquet .
En fonction  de  la distance  l'endroit précis du crash dissimulé par la hauteur 
d 'un  massif  d'  arbres imposants était  alors impossible à  évaluer

Aprés une longue concertation ...  nous décidons dés le lendemain avec  mon pére et mon frére d 'aller prospecter les rives de la Senneviére  ,notre lieu de pêche habituel ,Peut être aurons nous la chance de  découvrir les restes de l avion...
Nous avons alors  connaissance  d 'aprés les bavardages que le lieu de crash se situe a la Philippiére a  1km    de Belfonds  c est le lieu que nous avions estimé a partir du terrain des Ormeaux

Donc munis de notre équipement de  pêche justifiant par précaution notre présence dans les lieux ,nous partons a bicyclette.lundi matin .. direction   Belfonds
Le grand kodak familial est alors  dissimulé a l'intérieur de  mon blouson
Grande émotion , un  barrage allemand nous arréte  ....je m'inquiete de savoir si mon valeureux kodak passera inaperçu  Un  feldwebel soupçonneux nous barre la route  Concertation.. ,la présence sur nos bicyclettes de notre équipement de pêche semble mettre en évidence  notre désir de profiter du grand air et de ce soleil exceptionnel de juillet ..la veille nous  avions pu distinguer sans difficultés les parachutes des rescapés se détacher nettement sur le bleu du ciel
Finalement  le feldwebel  convaincu de notre but ...la péche ... nous  laisse passer  sans encombre ...

 Une odeur de brûlé et de  carburant ....nous saisit à la gorge..
 L 'épave apparait enfin dispersée  sur toute la surface d'un champ bordé de haies   Enfin le courant de la riviére..qui se faufile parmi les peupliers
Pas un bruit....   le grand  silence .... seul   le bruissement des feuilles dans les  hauts arbres qui  bordent   la  riviére 
Nous sommes toutefois inquiets et surpris ... pas âme qui vive .Mais  où est la  sentinelle !
Etonnement ..un moteur est immergé dans le courant et a demi recouvert par les roseaux 
Nous progressons le long de la rive et nous découvrons surpris....une masse  blanche  dans les hautes  herbes.... 
C' est  un  corps recouvert d un drap 
Sur le drap un bouquet de violettes ....Moment de  tension  et d'intense  émotion ,nous soulevons le drap pour découvrir un  corps profondément brûlé revêtu d'un blouson de vol
Un  habitant  survient alors, c est Mr P... chargé par le maire  MR Théblines  de la  garde de ce corps abandonné 
 je n ai pu m adresser qu en 1995 aux archives de l alabama pour obtenir la liste de l équipage et apprendre qu il s agissait du navigateur
A partir du site web lançé tel une bouteille a la mer accompagné de mon témoignage je me trouvais alors contacté dans les années 90 pat la  famille de ce membre  d 'équipage  qui ignorait totalement les circonstances du drame


 la forteresse volante Nymokimi de la  8 eme air force

NY comme New  york ..MO comme  Missouri  KI  comme Kentuky MI comme Minnesota



Puis a peine sortie de la ville , la riviere Orne reçoit par l'intermédiaire de la Senneviere au joli nom poétique ,les eaux venues de la forêt d 'Ecouves ....un peu plus loin la Thouane..... '(extrait l'Orne et l'histoire André Edgar Poessel )

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La Senneviére c'est notre  lieu de  pêche du dimanche ...., 
Le calme de la campagne, le bruit du  courant ,la verdure , les peupliers ....Nous  suivons la  rive a la fois impatients mais inquiets de voir surgir  une sentinelle
A défaut de  truite nous avons au moins le plaisir  de profiter du grand air et de nous libérer des contraintes imposées par l'occupant Oubliés pour quelques heures  ,le couvre feu ,les patrouilles et les  bruits de bottes ..
https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQxqf4teHt6yYfFTID-qf0fUhKnAFHD63yS_gbfDAJKQdH5acle
Mais aujourd hui ce lundi  5 Juillet 1943  mon frére et moi  sommes encore  sous le coup  de l'émotion liée a la vision de cet  avion en détresse pourchassé par un chasseur allemand  
Notre derniere image  ... l avion entrainant un long sillage de fumée noire volait   bien en dessous des  avions de  l'escadrille remontant vers le nord , Il perdit alors de l'altitude et ensuite rasa les  çimes  des arbres avant de 
s 'écraser au milieu d' un bosquet .En fonction  de  la distance  l'endroit précis du crash dissimulé par la hauteur 
d 'un  massif  d'  arbres imposants était  alors impossible à  évaluer

Aprés une longue concertation ...  nous décidons dés le lendemain d 'aller prospecter les rives de la Senneviére  ,notre lieu de pêche habituel ,Peut être aurons nous la chance de  découvrir les restes de l avion...
Nous avons alors  connaissance  d 'aprés les bavardages que le lieu de crash se situe a la Philippiére a  1km    de Belfonds

Morceau de la tourelle de la forteresse Nymokimi
Donc munis de notre équipement de  pêche justifiant par précaution notre présence dans les lieux ,nous partons a bicyclette... direction   Belfonds
Le grand kodak familial est alors  dissimulé a l'intérieur de  mon blouson
Grande émotion , un  barrage allemand nous arréte  ....je m'inquiete de savoir si mon valeureux kodak passera inaperçu  Un  feldwebel soupçonneux nous barre la route  Concertation.. ,la présence sur nos bicyclettes de notre équipement de pêche semble mettre en évidence  notre désir de profiter du grand air et de ce soleil exceptionnel de juillet ..la veille nous  avions pu distinguer sans difficultés les parachutes des rescapés se détacher nettement sur le bleu du ciel
Finalement  le feldwebel  convaincu de notre but ...la péche ... nous  laisse passer  sans encombre ...

 Une odeur de brûlé et de  carburant ....nous saisit à la gorge..
 L 'épave apparait enfin dispersée  sur toute la surface d'un champ bordé de haies   Enfin le courant de la riviére..qui se faufile parmi les peupliers
Pas un bruit....   le grand  silence .... seul   le bruissement des feuilles dans les  hauts arbres qui  bordent   la  riviére 
Nous sommes toutefois inquiets et surpris ... pas âme qui vive .Mais  où est la  sentinelle !
Etonnement ..un moteur est immergé dans le courant et a demi recouvert par les roseaux 
lLe corps de l'une des deux victimes au " chêne d 'amour "est   recouvert d' un drap
Une tache colorée toutefois ,un bouquet de violettes a été  posé par des inconnus sur  le drap blanc ,On distingue  l affut d'une mitrailleuse au premier plan 
Il  s'agit  de  Irvine le  mitrailleur bombardier  du poste avant
Nous progressons le long de la rive et nous découvrons surpris....une masse  blanche  dans les hautes  herbes.... 
C' est  un  corps recouvert d un drap 
Les seules  photos existantes aujourd'hui  de l épave de  la forteresse  prises le lundi 5 juillet 11 heures ,témoins , mon frére , mon pére et moi
Sur le drap un bouquet de violettes ....Moment de  tension  et d' émotion ,nous soulevons le drap pour découvrir un  corps profondément brûlé revêtu d'un blouson de vol
Un  habitant  survient alors, c est Mr P... chargé par le maire   de la  garde de ce corps abandonné

Par la suite  mais tardivement.... suite  à une enquête auprés des archives de Maxwell ( Alabama)dans les années 90 j apprendrai   qu il s'agit de Francis  Hackley le navigateur qui évacua l avion , parachute en flammes Un jeune berger-( Mr  Raymond B...... )  présent sur les lieux, gardien   d un  troupeau de moutons , se sauva épouvanté ...

 Huit  aviateurs sauteront sur la plaine de Belfonds dans un zone comprise entre le hameau de Condé le Butor et l'église de Cléray. 
Un  aviateurs est  resté à bord...

Le bombardier, le lieutenant Donald Irvine, tombera avec les restes d'une tourelle de mitrailleuse prés de Belfonds au lieu dit "le chêne d'amour" et le navigateur, le lieutenant Francis Hackley, s'écrasera parachute en flammes au "Val d'enfer".




Hypothese de reconstitution de l évacuation de l ' avion




    


Article dans un journal us publiant la disparition du lieutenant hackley navigateur de la forteresse volante " nymokimi "










 j ai pu correspondre avec David Butcher ( courrier                                          )seul rescapé de la forteresse abattue a Poillé sur végre même jour même heure qui  m a transmis son témoignage

Bien Roger ,faites un salut amical pour moi , à toute la famille Leloup et demandez à Perrick qu'il m'écrive ,dés qu'il le pourra .

Votre nouvel ami
Dave Butcher





Notes personnelles

( 1) Dominique Chasseguet est le fils de Fernand Chasseguet controleur des PTT à Alençon ,chef du sCE 4 juillet 1943
 David Butcher, mitrailleur, sera le seul rescapé de son équipage. Sa forteresse "Lakanuki" touchée par la flak explosera en plein vol. Panique... instinct de survie...  à moitié évanoui il se retrouvera  miraculeusement, parachute déployé, au dessus du village de Poillé sur Végre . "Quelle impression bizarre" dira t il ! Deux habitants providentiels l'aideront à s'esquiver mais à bicyclette. Employé clandestinement comme jardinier "sourd et muet" et ensuite incorporé malgré lui, dans le réseau de résistance local il participera à la réception des parachutages d'armes des avions ravitailleurs de maquis. Son périple aventureux en territoire français aura duré sept moisSes compagnons de résistance auront subi des fortunes diverses mais David Butcher, chanceux malgré lui, aura déjoué toutes les embûches dressées sur son chemin. Il gardera un souvenir impérissable de son séjour en territoire français. Il est aujourd'hui citoyen d'honneur de Poillé sur Végre et son nom est intégré au réseau de resistance français 


Je fais référence au témoignage de Maurice Quentin 1er Octobre 1978 Fonds Vigile 41 J 5 ADO ( Crash du 4 Juillet 1943 Belfonds ) ci joint en annexe et auquel j'apporte les précisions suivantes :



La lecture du rapport d'évasion de l'US Air Force no 263 de Willard E Freeman ,l'un des deux évadés blessés avec Charles Mankovitz ,document issu des archives de Maxwell Alabama reçues en 1998 ,me permet de confirmer et de compléter le témoignage de Maurice Quentin en y ajoutant



Les noms des trois évadés qui figurent dans le rapport de l'US Air Force et de la RAF . Les trois évadés en question avaient été hébergés chez Victor Chevreuil et pris en charge par Albert Terrier et Jacqueline Frelat accompagnée d'un enfant . Ils avaient pour nom



Willard Freeman mitrailleur USAF 384 BG caché en forêt de Gouffern

Charles Mankovitz mitrailleur " " "

Ivor Samsun RAF 78 sqa Son Halifax avait été abattu le 15 Juillet 1943 prés de Nogent le Rotrou ( Voir rapport d'évasion 3316 . 1561 , Sources Archives de la RAF ) Une guide inconnue (certainement Jacqueline Frelat )

a conduit nos trois évadés jusqu'au Mans



Noms cités par Willard E. Freeman dans son rapport Chevreuil , Jacqueline Frelat , Mme James Gill ( Nelly ) au Mans , Monamour ,Roger Paupe à Lyon , Sigot à Flavier ( Voir traduction Rapports d'évasion Roger Cornevin Hayton )





Lors de leur périple les conduisant vers les Pyrenées ,Freeman ( rapport d'évasion no 263 )confirme que malgré la fraicheur du temps ( fin Aout 1943 )et en raison des craintes de l'hébergeur( Mr Pavageot) , le groupe entier avait été obligé de passer la nuit dans un bois à proximité du Mans ...

Il parle d'un homme âgé ( Terrier ) qui avait établi de multiples contacts au Mans avec différentes personnes appartenant au réseau clandestin .


Du fait de leur méconnaissance du français,le groupe des trois évadés ignorait bien sûr toutes les tractations dont il était l'objet ( voir filiére VIC ci dessous )













 Edouard Paysant en sera l organisateur et le chef

Il  s'agit dans le cadre  de  cette organisation clandestine de frapper l ennemi de maniére à l affaiblir    

Un comité de réception courageux vigilant, prêt à tout, caché sous les ombrages attend,… guettant désespérément l’ arrivée de l avion lanceur de containers sur le terrain balisé, quelles que soient l’heure de la nuit, la température, le brouillard, la pluie, la neige, les rafales de vent

Un équipage d’aviateurs entrainés du SOE décollant de Tempsford avant de parachuter ses  containers devait absolument découvrir les feux dissimulés dans une nature surveillée par les patrouilles allemandes Tâche périlleuse entre toutes …Ces nouvelles filtraient dans le hasard des discussions et des bavardages






Trois soldats casques avec écouteurs s’agitent autour des camions alors surveilles par deux feldgendarmes reconnaissables à leur plaque de poitrine bien astiquée L’un d’eux entre dans notre cour et demande à mon père un seau d’eau 
Sur le toit du camion un grand cercle en métal dont je ne puis deviner l’utilité














                                                          1944
 
Transporteur trés occupé ,Albert Frémiot avait pour habitude de ranger son camion devant notre domicile .Sollicité par la résistance à partir de 1943 lors de la création par Edouard Paysant du BOA départemental ; il n'hésita pas quel que soit le danger à apporter son aide à la récupération et au transport des armes et munitions parachutées de nuit par les avions alliés .Tout le matériel récupéré était ensuite conduit dans les caches préparées à l'avance généralement en différents points de la forêt ou de la campagne environnante 19 juillet 1940

André Rougeyron dans son récit " Agents d'évasion "nous parle briévement du jour où il a rencontré Frémiot et ceux qui l'accompagnaient pour la premiére fois à la prison du chateau des ducs 

" Le 9 au matin la cellule est envahie par de nouveaux arrivants venant de la " 17 " . Ce sont Moreau de l'intelligence service ,Jean Mazeline ,Bouillac , Daniel Desmeulles ( que je quitterai quelques jours avant sa mort ) Chasseguet des PTT d'Alençon , Frémiot cultivateur à Sées ( En fait Albert Frémiot était transporteur ) Henri Barbier de Paris . Tous résistants acharnés instruits de leur sort ,aucun n'est triste ou abattu malgré les charges qui les accablent . La meurtriére laisse passer un gai rayon de soleil et nous faisons un agréable et bruyant petit déjeuner interrompu par l'arrivée d'un boche qu'accompagne un valet de la gestapo . Ils appellent Moreau , Mazeline , Bouillac , Desmeulles ,Chasseguet (1), et Frémiot . L'un d'eux demande : Faut il prendre les couvertures et les gamelles ? Ce n'est pas la peine répond en riant le milicien.
Quelques minutes aprés nous entendons le ronflement d'une voiture sur la place : nous nous précipitons vers la meurtriére et apercevons la partie arriére de la traction sans portes . Jardin debout sur le trottoir y fait entrer nos camarades en menaçant " Le premier qui bouge je l'abats "
Ce départ est le prélude à la fuite éperdue de la Gestapo de l'Orne et à l'éxécution de 5 patriotes français qui hélas devaient être abattus quelques heures plus tard ( Daniel Desmeulles me l'a souvent rappelé ) à L'hôme -Chamondot désormais tristement célébre


( 1 )Chasseguet trahi par le chef FFI de la Sarthe alors qu’il pârticipait à une réunion dans une clairiére avec d’autres membres de la résistance ne put s’échapper( ref l espoir de ténébres  parmichel pichard coordinateur national du BOA
Dans la cellule de André Rougeyron il y avait également Bétourné Fernand charpentier à la chapelle prés Sées ( canton de Sées ) arrêté au Boulon alors qu'il détenait un stock d'armes . Fernand Bétourné reviendra de déportation .
Trocherie Emile 57 ans bûcheron à Tanville ( canton de Sées )avait été arrêté pour les mêmes raisons quelques semaines auparavant Il déçédera à Weimar le 6 Mai 1945

Autre témoignage


Le 9 Août au matin Jardin et ses hommes quittent Condé sur Sarthe . Les colonnes alliées ne sont plus trés loin d'Alençon . Ils vont se transporter au chateau de Brotz à l'Hôme Chamondot non loin de Longny au Perche . Avec eux ils emménent quelques prisonniers importants ,extraits des géôles du chateau des ducs . Quelques heurs plus tard cinq d'entre eux partaient une pelle à la main en direction du bois sous la direction d'un allemand ,de Léon et de Bertaux .Ce derniercommit là ses ultimes crimes sur la terre bas normande en éxécutant d'une balle dans la bouche François Bouilhac ,Fernand Chasseguet , Albert Frémiot ,jean Moreau , et Jean Mazeline frére du chef des FFI de l'Orne.( Jean Mazeline instituteur au cours complémentaire de Sées nous avait quitté en Juin 1943 pour rejoindre la clandestinité )
Le lendemant matin ,Jardin et sa bande quittaient l'Orne pour Evreux à l'heure où Leclerc et la 2eme DB s'apprêtaient à entrer dans Alençon


LA GUERRE DE NUIT   

Ce fut .....une guerre de la nuit faite d’organisation persévérante et de travail ingrat , de résolution méthodique et de mauvaises surprises , de complicités multiples et d’ingéniosité constante ,de coups de chances et d’avatars imprévus , d’héroisme et de trahison , de succés
et de défaillances jusqu’à ce que ,aprés bien des sacrifices ,sonne enfin l’heure de la libération »



François Bédarida (institut d’histoire du temps présent)

La gendarmerie était située derriere la mairie ( coté droit )
Cette citation de notre historien ,spécialiste de la seconde guerre mondiale , je l’ai retenue…car elle s’appliquait à tous ces héros de l’ombre et en particulier la brigade de gendarmerie de notre petite ville de basse Normandie où quatre années de ma jeunesse se sont écoulées


J’habitais alors à proximité de la gendarmerie …..,juste la place de la cathedrale à traverser Ces gendarmes étaient tous quatre des familiers de mes parents Ils se  nommaient Tual , Collet , Daniel, et
 Bouyer

Afficher l'image d'origineQuatre gendarmes soumis dans la journée aux ordres de l’administration allemande et de la kommandantur mais ardents patriotes convaincus ,succombant la nuit à l’appel de la résistance et de tous ses dangers
Une évidence s’imposait durant cette période où nos gendarmes devaient composer avec les contraintes de l’occupation et les obligations de l’administration allemande


C'est tout naturellement que l adjudant  Tual se place sous les ordres d'Edouard Paysant  qui le charge quelques mois plus tard de diriger l'équipe de sécurité qui doit assurer la protection des terrains de parachutage du secteur. Il agit avec le maréchal des logis chef Daniel  le gendarme bouyer et le gendarme Collet 
 Outre cette activité, les 4 gendarmes participent aux camouflages des réfractaires, à l'établissement de fausses cartes d'identité, aux renseignements sur les mouvements de troupes ennemies et à la protection de familles juives.






Afficher l'image d'origine.Sans la voie des airs , la TSF et les messages de la BBC…. comment pouvaient se réaliser
les liaisons périlleuses auxquels ils participaient …en l’occurrence des parachutages de nuit avec le « comité de réception » composé de résistants volontaires ,ardents et déçidés
 

En résumé en 1942 , l’exaspération et la rancune des hommes plaçés sous le joug germanique se faisaient de moins en moins silencieuses
Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu du parachutage et la date du rendez vous( lire les blogs
Encore fallait il que l’avion de la RAF soit présent à l’endroit précis et dans une nuit uniquement écl
airée par la pleine lune
Echappant aux tirs de la DCA et aux chasseurs de nuit de la Luftwaffe , l’avion anglais devait naviguer feux éteints dans la pénombre ,reperant les points stratégiques ,lacs ,ponts lignes de
chemin de fer, cours d’eau , villes calfeutrées ..enfin toutes sortes de signes distinctifs avant de trouver enfin un terrain identifié par la présence au sol de lampes torche formant une lettre de reconnaissance Il s’agissait de larguer à cet endroit précis les containers de munitions et de médicaments attendus par les résistants

 L un des gendarmes sagiens élévait secrétement des pigeons voyageurs 

« L’espoir des ténèbres « 
Afficher l'image d'origineL’avion et la radio ont révolutionné les moyens d’action des belligérants de la seconde guerre mondiale ,imposant des changements fondamentaux à la nature ,au déroulement et aux formes de la lutte
.On peut dire que la BBC réglait l’ existence de la plupart des français tout au moins pour ceux qui accordaient la plus grande confiance aux alliés en écoutant les nouvelles transmises par Robert Schuman , Jean Marin , Pierre Jourdan .On commençait à ressentir une sorte de tressaillement aux premiers succés alliés qui commençaient à se dessiner

Pour ce qui est de la lutte clandestine une évidence s’imposait : ces conquêtes techniques ont constitué des atouts aux effets incalculables . 
Fin fevrier 1943  Premier parachutage dans l' Orne   

Etaient présents Bob, figaro ,( noms de code,? )Granger  Denormandie ( Macé ), Lefévre de chailloué , Cosnard de Belfonds
l 'adjudant Thual et le gendarme Collet ces deux gendarmes appartenant a la brigade de Sées




"le chlorate fortifie les dents " Tel est le message diffusé par la BBC; Message uniquement compris et assimilé par les résistants en attente de cette intervention planifiée par Londres le soe et les groupes de résistance locaux

 Premier lieu de lancement  Saint Leonard des Parcs  prés du Haras des rouges terres Nom du terrain  AURORE
On note la présence de deux gendarmes sagiens lors de ce lancement

Notons que la brigade sagienne paiera un lourd tribu
Quatre gendarmes seront déportés à Ellrich  .....un seul reviendra de cet enfer
Pendant l'Occupation, les missions de la gendarmerie sont commandées par le gouvernement de Vichy et par l'occupant. Des gendarmes participent ainsi à la déportation des Juifs et à l'arrestation des réfractaires au service du travail obligatoire. 
D'autres choisissent la voie de la Résistance et combattent pour la libération du pays, seuls ou en unités constituées (groupements Daucourt et Thiolet notamment).
Structure traditionnelle ou pas, le travail de la gendarmerie 
s avére aussi ingrat que délicat 
  Les brigades doivent surveiller ,protéger ,arrêter , signaler et tout cela contre leur gré , à la merci des menaces et des représailles  de l occupant








Qu ‘aurait été en effet la résistance si les combattants de l’ombre n’avaient eu aussi pour eux l’azur et le ciel ? Sans la voie des airs sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur du territoire occupé par l’ennemi ,en se jouant de la mer ,des frontiéres et des fortifications,comment les groupes de résistants auraient ils pu communiquer , recevoir des armes ,
accueillir ou envoyer des agents ? Et sans la télégraphie sans fil ,sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France ,sans les écoutes de Londres ,sans les messages
personnels de la BBC ,comment auraient pu s’effectuer les liaisons , se transmettre lesinstructions , s’échanger les rensei
gnements ?
LES NUITS SAGIENNES

Que se passait t il la nuit dans notre région sagienne ? Ces avions qui nous survolaient ….la nuit,?
Le Halifax…. ce quadrimoteur anglais dont les soutes avaient été adaptées au transport et au largage en altitude des munitions,armes , médicaments ‘ destinés aux résistants groupés en « comités de réceptions "Des groupes de résistants héroiques tels les Tessier  de Tanville ,Cercueil de Sées et bien d autres héros de l ombre

Le Halifax bombardier utilisé  normalement par les alliés pour des raids sur l'Allemagne avait été adapté et  modifié pour d autres missions En effet les soutes avaient été prévues  pour y recevoir... des containers remplis d 'armes et non pas des bombes 



« Ce rassemblement au sol composé 
d hommes courageux entrainés pour la récupération de ces éléments tombés du ciel et qui seront utilisés dés l’annonce à la résistance de la date et de  l'heure  du débarquement 
 Ces mois durant l occupation et précédant le débarquement le danger sera donc présent au ciel et sur terre dans notre région et les territoires occupés.,où les mouvements aériens n’auront jamais été aussi actifs 

 Nous simples habitants d une ville occupée et privée de toute information....nous nous posions mille questions ...

 Le mystére des nuits sagiennes 

  La population au sol et c est normal aura été plaçée dans


l ignorance la plus totale en raison du caractére secret de ces missions et tenue à l’écart de ces mouvements ,
 C’est pourquoi cette aide apportée par la RAF et par la suite l'USAAF totalement ignorée Peu de sagiens auront donc été en mesure de rendre hommage à ces aviateurs héroîques dont je souligne sans parti pris l'immense mérite et pour lesquels j'éprouve une profonde admiration 
 Notre mission me rappelera un ancien pilote de la RAF
Chasseur de nuit Fockewulf


"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente Britannique, Canadiens, australiens ,néo zelandais  polonais
« Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »

"Pour être présent au rendez vous et échapper aux  tirs de la DCA et aux chasseurs de nuit de la Luftwaffe, l’avion anglais décollant de Temsford, doit naviguer feux éteints dans la pénombre, repérant les points stratégiques, lacs, ponts, lignes de chemin de fer, cours d’eau, villes calfeutrées... toutes sortes de signes distinctifs avant de trouver enfin un terrain identifié par la présence au sol de lampes torches formant une lettre de reconnaissance. Il s’agissait   de larguer à cet endroit précis les containers de munitions et de médicaments attendus par les résistants.
Au cœur de ces paysages grandioses et inconnus, obscurcis par la nuit, il fallait  à tout prix trouver le terrain défini par
différents codes et le contenu d’un message secret.
 
L un des gendarmes élevait secrétement des pigeons voyageurs

  Le pigeon voyageur a toujours joué un rôle primordial dans les guerres de siège. Lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 par exemple, le pigeon voyageur était le seul moyen de communiquer avec l’extérieur pour Paris assiégé.

Afficher l'image d'originePendant la guerre 1914-1918, plus de 30 000 pigeons sont utilisés par les armées françaises. Alors que les liaisons téléphoniques sont constamment interrompues, ces volatiles sont d’une fiabilité totale sur les courtes distances qu’ils doivent parcourir.
Les pigeons voyageurs sont à nouveau employés pendant le Seconde Guerre mondiale, mais la vitesse de l’occupation allemande désorganise les colombiers. De son côté, la résistance eut également recours à ces volatiles. Plus de 16 500 pigeons anglais furent parachutés en France, permettant aux patriotes français de renseigner Londres de manière efficace.

Un rapport de gendarmerie est riche d'enseignements concernant les parachutages des Alliés : "De multiples parachutages de personnes, mais surtout de matériel (postes de TSF, explosifs, armes) sont realisés par des avions britanniques décollant de Temsford L'expérience a prouvé que des terrains de 250 m de long et de 150 m de largeur sont suffisants, s'ils sont un peu isolés des villages, à peu près plats et sans clôtures ni obstacles. . Le matériel, toujours parachuté, comprend : des cylindres remplis d'explosifs, pistolets, munitions, bobines pellicules photos, bloc-notes, cigarettes etc. [...].
 Tout le matériel, combinaisons, casques etc. est souvent  dissimulé sur place dans les meilleurs délais , au besoin dans un ruisseau et au moment propice récupéré par la suite. Les balisages des terrains sont toujours réalisés par des lampes électriques de poche puissantes, maniées par des complices ou sympathisants qui sont sur les lieux.  [...] 
Tout se fait en période de nouvelle lune. C'est à ce moment que la surveillance doit être très intense. Parfois, à cause du vent, le contact au sol des personnes ou objets parachutés se fait assez loin en dehors du chemin repéré.par nous :dés la réception du message émis par la bbc
il faut  s'assurer le concours de personnes de confiance habitant à proximité de terrains qui semblent utilisables dans le but ,   d obtenir des renseignements les plus divers ".
 

Témoignage d' un pilote du SOE

"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitalière il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalités souvent différentes Britannique, Canadiens, australiens ,néo zélandais , polonais
« Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »



Après avoir accompli leurs mission journaliére et rempli leurs obligations quotidiennes , les gendarmes présents sur le lieu du parachutage assuraient à leurs risques et périls la sécurité du terrain en protégeant le « comité de réception « et en éloignant les éventuels curieux…. et tout cela au nez et à la barbe de l’occupant toujours aux aguets et doté de moyens de détection extrêmement précis
Se posait alors le probleme du transport nocturne des armes et munitions dans une nuit rendu pleine d’embûches par un couvre feu aux horaires intraitables
C’était un véhicule fourni par un fermier , un particulier ou une administration laissé la nuit à la garde d’un chauffeur quand ce n’était pas celui de la gendarmerie
 

Soupçonnés d’avoir aidé en juillet 1943 les rescapés d’un bombardier américain( crash d’une forteresse volante à Belfonds ) abattu prés de notre ville , nos quatre gendarmes seront arrétés les 7et 8  aout
Interrogés , battus ,torturés …Ils rencontreront alors l’enfer de Dora Ellricht , sinistre tunnel où Hitler construisait des fusées et les fameux v2 La cause immédiate de la construction de cette usine souterraine résultait du bombardement de Peenemunde et du désir du commandement allemand de déplacer sous terre la fabrication
des fusées Dans cet enfer souterrain les détenus ne pouvaient échapper à la poussiére , au bruit infernal des machines et des explosions , à la circulation intempestive des wagonnets
chargés de pierres . L’eau courante était absente
Le sabotage devint alors un devoir sacré
Un seul de nos gendarmes revint de cet enfer …..c'est 

l adjudantTual
 

Affaire de Belfonds



Les allemands réalisent que les six rescapés du crash de belfonds  n ont pu s évader sans l aide d une assistance extérieure  
Plusieurs personnes interrogées parlent de la présence d un dénonciateur t sur le terrain où les aviateurs rescapés ont été récupérés par les villageois  



Nous n’ignorons pas que les gendarmes Daniel et Bouyet sont convoqués à la kommandanture et ne rentrent pas  

L’adjudant Tual et le gendarme Collet sont appelés à leur tour à la kommandanture

Soupçonnés d’avoir assuré plusieurs parachutages et facilité l’évasion  des aviateurs de la forteresse  , ils sont alors interrogés et emprisonnés à la caserne Bonet d’ Alençon

12  Aout  1943  le tribunal allemand d Alençon inflige pour non dénonciation des aviateurs américains a 6 otages des peines   allant de 8 jours a 7 semaines de prison


Mme Collet réussit à savoir que tous quatre passeront à Sées dans la matinée du 14 Aout ,encadrés par plusieurs gardes allemands Tous préparent un colis dans l’es
 Mme Collet réussit à savoir que tous quatre passeront à Sées dans la matinée du 14 Aout ,encadrés par plusieurs gardes allemands Tous préparent un colis dans l’espoir de leur donner avant un départ vers une destination inconnue   Mes parents font en sorte de trouver quelques denrées  pour  les envoyer à la gendarmerie


Extrait d’une lettre pleine d’émotion de Madame Collet



«  Nous attendons le passage du car avec impatience ;place du Parquet;; notre déception est grande..  le car passe sans s’arrêter malgré nos signes désespérés  Nous le  regardons disparaitre au loin… impuissantes …… emportant nos êtres chers vers leur nouveau destin….   mais ô chance les allemands se ravisent et le car stoppe quelques centaines de metres plus loin   Nous courons vers lui ….,L’officier allemand  nous demande « que contiennent ces colis ? »Nous répondons «  des vêtements _» L’officier accepte que nous remettions notre précieux chargement à nos époux …. dieu merci !  

Le car repart nous laissant seules et désespérées ….nous rentrons le cœur serré sachant que nous ne les reverrons pas d’içi longtemps . »



Le car venait de la caserne Bonet d’Alençon où les prisonniers étaient retenus en attente de jugement

Les quatre gendarmes seront interrogés au palais de justice de Rouen et à la prison de Bonne Nouvelle avant de partir pour … l’Allemagne

Tous quatre  seront déportés au camp de Dora Elrich  camp spécialisé dans le montage des fusées et v2      Seul l’adjudant Tual reviendra de déportation

A partir du 1 avril 1945 les SS entreprendront l’évacuation du camp en direction du nord notamment vers Bergen Belsen où de nombreux déportés périront Les gendarmes Collet , Daniel périront épuisés   dans le train ,le gendarme Bouyer étant décédé à l’infirmerie du camp 


Aurore



Ce terrain homologué se situe "Aux Rouges Terres " à Saint Leonard des Parcs . Toutefois c'est le terrain " le Pré de l'hospice " qui sera utilisé pour le parachutage des containers

On enregitre un seul échec sur sept parachutages et cela dans la nuit du nuit du 10 au 11 Juin 1943



Nuit du 12 au 13 Juin 1943 ( Pentecôte ,préçédant la pleine lune du 18 Juin )



Le parachutage est réussi .et 5 containers et un paquet ( opération BOA ) sont récupérés par le comité de réception



Témoignage de Mr Cosnard habitant Saint Clair prés de Belfonds et membre du BOA



"Le message " Nous mangeons de la salade à l'orange " annonçait un parachutage à Saint Leonard des parcs


J'ai retrouvé là ,mon propriétaire Rattier et de Normandie avec Granger ( maire de Macé ) . A ce parachutage des "Rouges Terres" avec Mouton et Rallu , la camionnette de Paysant était tombée en panne ,nous avons utilisé celle de Rallu et tout le parachutage a été ramené à Belfonds au petit jour en passant par Neuville Prés Sées .

Le lendemain Paysant ,Mouton et un gars de Sées sont venus faire l'inventaire des containers qui nous apportaient des grenades ,pistolets ,mitraillettes et munitions qui ont été transportés à Tanville



En fait les containers récupérés aux "Rouges terres " sur le terrain Orage ont été cachés par l'équipe Tessier "aux Gatines "en forêt d'Ecouves prés de Tanville sous la garde du garde forestier Leborgne



A la suite de ce parachutage , j'ai eu à cacher un colis spécial contenant les billets , une assez forte somme ,pour les besoins de la résistance



J'ai aussi avec Paysant réceptionné un Français parachuté et ils sont partis , tous deux à bicyclette
Lors d'une éxpédition de nuit début 1943 nous nous sommes trouvés nez à nez avec deux feldgendarmes motocyclistes . Nous avons dû les éliminer et enterrer hommes et moto dans un marécage



Le 4 Juillet 1943 12 heures à la Guerriére pres de Belfonds une forteresse B17 a été abattue par la chasse allemande ( Voir AD Dossier Roger Cornevin Hayton no )

  1944

 On peut  dire que la BBC réglait l’ existence de la plupart des français tout au moins pour ceux qui accordaient la plus grande confiance aux alliés en écoutant les nouvelles transmises par Robert  Schuman   , Jean Marin  , Pierre Jourdan .On commençait à ressentir  une sorte de  tressaillement aux premiers succés alliés qui commençaient à se dessiner

En résumé l’exaspération et la rancune des hommes plaçés sous le joug germanique se faisaient de moins en moins silencieuses
Pour ce qui est de la lutte clandestine une évidence s’impose : ces conquêtes techniques ont constitué des atouts aux effets incalculables . Qu ‘aurait été en effet la résistance si les combattants de l’ombre n’avaient eu aussi pour eux l’azur et le ciel ? Sans la voie des airs sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur du territoire occupé par l’ennemi  ,en se jouant de la mer ,des frontiéres et des fortifications ,comment les groupes de résistants auraient ils pu communiquer , recevoir des armes , accueillir ou envoyer des agents ? Et sans la télégraphie sans fil  ,sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France  ,sans les écoutes de Londres ,sans les messages personnels de la BBC ,comment auraient pu s’effectuer les liaisons , se transmettre les instructions , s’échanger les renseignements ? 


Note        ( les réseaux actions de la France combattante )
                    Les terrains étaient soigneusement préparés' ( dans lesecteur sagien les terrains ....)   avant de demander une opération aérienne qu’ elle soit de parachutage ou d’atterrissage il fallait d’abord rechercher l’endroit où elle pourrait être effectuée avec le maximum de chances de réussite et la meilleure sécurité possible   les normes exigées de ce que l’on appelait «  le terrain » variaient selon le genre d’opération auquel il était destiné C’était en fait le travail du BOA dont le chef incontesté pour le département était Edouard Paysant
La recherche de terrains était confiée en principe aux responsables départementaux   les emplacements possibles lui étaient signalés la plupart du temps par des unités de résistance 
Il était toujours préférable de trouver une grande étendue les alentours devaient être assez dégagés pour faciliter la recherche des containers ou paquets parfois dispersés sur une grande distance ce que  ne favorisait pas une forêt attenante 
Pas d’arbustes trop hauts qui pourraient cacher les lumiéres du balisage 

Il était souvent nécessaire que le terrain soit éloigné non seulement de toute présence de miliciens , d’allemands ‘ susceptibles d’intervenir rapidement mais plus généralement de toute habitation à moins que les habitants soient bien connus comme sympathisants et qu’il n’exista aucun risque de dénonciation ou de bavardage
En effet un bombardier quadrimoteur  qui rôde au dessus de la campagne pour rechercher le terrain repasse plusieurs fois au même endroit ,descend à 150 métres pôur lâcher ses parachutes , remet ses moteurs à plein régime pour reprendre de l’altitude et cela fait beaucoup de bruit dans le silence de la nuit …..
.

Largage de conteneur
Recherche du terrain par l’avion lanceur de containers
Nuages, la brume ou la pluie. Cette opération  constitue en fait une cible de choix du point de vue de la chasse allemande, malgré la présence de la pleine lune. Il y eut bien sûr des échecs… erreur de navigation, incident mécanique, absence du réseau de résistance pour des raisons indépendantes de leur volonté, terrain invisible, la météo...
Trop bas les colis risquaient de s’abimer au contact du sol. Trop haut, dispersés par le vent  , des résistants au sol menaçés par la présence d éléments inattendus  les colis étaient alors ramassés par les allemands ou des mains étrangères.

Les terrains :  Aurore, Godet ,lapin, Eclair Goudron, Orage et d’autres encore   environnant notre ville seront le théâtre de parachutages très risqués,de containers  recueillis par des hommes défiant tous les dangers.On peut malheureusement citer plusieurs parachutages qui se sont très mal terminés dans notre région, au Merlerault par exemple, où  plusieurs membres du comité de réception furent arrêtes et déportés, victimes de dénonciations

Terrain balisé vu d'une altitude de 500 métres





Nuit du 29 Février au 1er Mars 1944



Ce parachutage devait avoir lieu sur "Orage "

Nous réceptionnons 15 containers et des paquets



Nuit du 7 au 8 Mars 1944



Parachutage réussi

Réception de 15 containers et des paquets



Nuit du 9 au 10 Avril 1944



Réception de 15 Containers et des paquets

Deux agents reçus Tracteur et Sarcloir

maison cercueil

Nuit du 7 au 8 Mai



Parchutage réussi

Réception de 24 containers et des paquets



Nuit du 8 au 9 Mai 1944



Parachutage réussi

Réception de 24 containers 3 paquets



Les deux agents saboteurs parachutés avaient pour noms Tracteur ( pseudonyme ) et Sarcloir de son vrai nom Roger Carrel ( Notes Michel Pichard et Henri Noguéres






Le contact avec la BBC était généralement établi par M Colonna D'istria habitant" L e Bouillon " ( Témoignage Cercueil )



Deux habitants du Bouillon Bétourné et Jardinet serront arrêtés en 1944 pour cache d'armes . On peut penser qu'il s'agissait des armes récupérées lors des parachutages sue "Aurore " et "Orage "

  C 'est le temps où dans la campagne ,nous interrogeons les aboiements de chiens au fond de la nuit ,le temps où les parachutes multicolores ,chargés d armes et de cigarettes ,tombent du ciel dans la lueur des feux des clairiéres .... 
 André Malraux















Une nuit sur le terrain "lapin " ( Mortrée )nuit du 21 au 22 Septembre 1943
Extrait   Archives Orne . Echec L' équipe  a quitté  le  terrain à 3 heures  L avion est passé à "3 Heures  45  Etaient présents Victor Chevreuil   chef de  terrain 
son équipe  Clouet  des perruches ,jean pierre alias joel ,ou Galilée 1 chef régional BOA  
 Brigitte Friang sa secrétaire ou " Galilée"



André Gros    alias Grandvallet ou " mon minet " 
Albert Terrier d Alençon alias "monsieur jules "
René Croiset de Mortagne alias " janvier "
Auguste Briand alias"petit maurice "

Récit  par  Brigitte Friang présente sur le terrain en attente de  l'avion anglais " regarde toi  qui meurs"  Paris Plon 1978

Brigitte friang secrétaire de Clouet des perruches
il sagissait du terrain 





" Nous avions attendu  le lever du jour .Nous étions glaçés .mornes aussi .  L'opération avait raté .Au reste les équipes de réception craignaient ma présence comme la peste  il,me suffisait 
d 'apparaitre afin de participer à un parachutage et l'opération 'échouait   En place sur le terrain lapin depuis 11 heures du soir nous avions attendu l'avion anglais qui devait venir nous parachuter des armes La phrase était passée deux fois dans la  journée  à la BBC   Les opérations s effectuaient en période de lune dont la clarté était indispensable pour le repérage  des terrains par les avions et des containers par les receveurs
  Aussi nos plannings  s 'organisaient en lune,et nous appelions nous les gens de la lune trés contents de notre jeu de mots
 
Vers une heure  du matin  dans le ciel gris  de lune nous avions repéré un lointain bruit de moteur d avion .L'appareil semblait chercher .Nous avions allumé le balisage  c était un L formé de trois lampes torches  la lettre indiquait le sen du largage en fonction du vent et de la forme du terrain  dans le micro du s phone Jean François ( Clouet des Perruches )s 'était employé à attirer lavion dans le faisceau  de son appareil ...here france calling ,france calling   nous étions sortis du couvert des arbres ;la haute silhouette de Clouet se découpait dans le ciel .Cette voix qui eut pu être britannique tant l'accent était parfait,résonnait  étrangement dans le silence de la nuit normande,  l'immobilité des hommes et des choses que soulignait le bourdonnement vague de l'avion .Néanmoins dans les fourrés tout autour du terrain on eut pu entendre les coeurs battre 
battre d'émotion,D'espoir. 
Venu d' Angleterre pour larguer ses passagers et ses cylindres métalliques de matériel l'avion symbolisait la réussite d efforts de centaines d hommes et de femmes qui risquaient toutes les minutes leur vie pour cela des parachutes se balançant dans le clair de lune .Le triomphe sur l'occupant .Sur la mort...
Les coeurs battaient de tendresse aussi .Dans l'univers presque uniformément hostile ,toujours dangereux ,où nous vivions .Londres je l'ai dit représentait la maison ,le refuge 
De Londres nous parvenaient certes les ordres mais aussi tous les éléments  indispensables à notre survie c était la mére . et l,avion le cordon ombellical qui nous alimentait tant  moralement que matériellement 

Plus que les télégrammes transmis par les ondes impalpables , 
l'avion était la démonstration sensible que ,petits groupe d 'êtres isolés dans la nuit de l'occupation qui recouvrait l'Europe  nous constituions  un souci pour ceux  qui de Londres tiraient les ficelles de notre action 
Le bombardier aux flancs  bourrés  était l affirmation  que nous n'étions pas abandonnés dans notre monde d arrestations,de fusillades , de tortures   l'assurance  aussi que  les risques que nous  prenions nétaient pas vains que nous étions bien des rouages de l'énorme machine de résistance dont le cerveau moteur siégeait au delà de la mort quotidienne et obsédante
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Le bruit des moteurs s 'était rapproché   la masse noire s 'était profilée  dans le ciel gris   nous avions  rallumé les lampes ,passé en morse la lettre de reconnaissance du terrain   l'avion était là  ça y était   Nous avions tous tremblé de joie



L'appareil s  était éloigné il ne nous avait pas encore repéré    peut être était il gêné par  la luminosité de la lune pour distinguer nos maigres torches   .IL allait revenir

C 'était déjà arrivé qu un avion ne vint pas au rendez vous   . Mauvais temps sur les côtes anglaises  . Touché par la flak en pénétrant sur le territoire français  . Ou abattu.Mais de l'avoir vu à le palper   c 'était bien plus pénible !
Pourtant ce qui était plus pénible encore c 'était l'impression de solitude ,
d 'abandon   la solitude
 s appesantissait toujours à la fin d'une opération même réussie   
les hommes se retrouvaient livré à eux même confrontés avec  la réalité _  la Gestapo_dans la nuit  vide une fois le messager de Londres disparu
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La  brume lentement  nous avait enveloppés .C était la lune de Novembre


Extrait du Récit  de  Brigitte Friang présente sur le terrain en attente de  l'avion anglais " regarde toi  qui meurs" 







 

 ls étaient surnommés.. les mongols ;;;ils parcouraient les rues de Sées depuis le début de l'année 1944 et je me posais  multiples questions concernant leur origine ,leur réelle nationalité ....
D'où venaient ils ?Pourquoi étaient ils intégrés dans la wehrmacht ? Je sais par expérience qu'ils étaient particulierement surveillés par les feldgendarmes de la Werhrmacht donc pas totalement libres de leurs mouvements

Issus d une autre culture ils pouvaient être dangereux lorsque l'alcool était venu à leur rencontre ,Dans ce cas notre attitude de jeunes consistait à les éviter

A la libération jai appris qu 'il s'agissait de troupes issues de l arméeVlassof

L'Armée de libération Russe ( également connue sous le nom d'armée Vlassov était une formation militaire de volontaires russes armés par la wehrmacht durant la 2 eme guerre mondiale Cette armée fut organisée par l’ancien général de l’armée rouge Andrei Vlassov qui tentait ainsi d’unifier tous les Russes

Quelquefois groupés sur les marches du café Ferté place du Parquet ou imbibés d alcool , allongés prés du monument aux morts

L 'alcool semblait être leur passion prémiere et ils avaient il faut le dire ,une certaine capacité à absorber les liquides de tous genres .La descente de la rue Billy pavée et glissante était généralement pour eux une course d obstacles et nous les jeunes on n'osait pas trop extérioriser ni montrer notre sourire dés que l'un d'eux s'étalait au milieu de la chaussée 
Dés la sortie du café Ferté le monument aux morts situé à proximité



Pourtant dans le salon de mon pére Place du Parquet tous étaient sagement assis attendant leur tour ; je pense qu'ils avaient trouvé là un moyen d échapper à la surveillance de la feldgendarmerie toujours aux aguets Certains somnolaient sur leur chaise et pas du tout pressés de se faire servir
En les observant on avait l impression de découvrir les membres d un peuple paisible loin des tracas  de la guerre 
Par contre intégrés dans la patrouille du soir avec le feldwebel de service ils pouvaient dans le cadre de la discipline qui leur était imposée faire preuve de rigueur et même de brutalté vis a vis des sagiens retardataires 

Notre refuge a nous .....aprés le couvre feu à l horaire trés variable c était le lavoir du vivier là où les laveuses attitrées discutaient des bobards     de la journée
 Une telle avait  été vue chemin Saint Joseph ...avec un officier allemand ou autre représentant de l armée du reich  

Personnellement je ne me souviens pas avoir vu dans notre salon la moindre incartade apte à nous inquiéter et pourtant ils nous inspiraient la crainte ..particulierement aprés le couvre feu contrôlé par la patrouille

Une aprés midi de Mars 1944 ils manifestérent pourtant un certain   esprit belliqueux ... l'alcool a coup sûr était passé par là;....

De ma fenêtre place du parquet je pouvais tout observer et mon frére présent devant l évenement en présence de plusieurs camarades m'a souvent évoqué cette bagarre qui rassembla français ,espagnols et " mongols" Je pense de toute façon que les allemands avaient du mal à gérer et à contenir leur besoin de "'s extérioriser "....

Un manége d autoscooter avait pris place aux pieds du socle en granit de la la statue de Conté ;;;monument privé de son héros depuis 1943

;Ma derniére vision de Conté fut cet amas de ferrailles que nous avions découvert avec mes amis espagnols dans un entrepôt de la gare SNCF ? la tête de la statue avait disparue....J ai su par la suite que des patriotes l avaient caché dans les sous sols de la mairie



Une bande de jeunes français et espagnols prenait alors plaisir à rivaliser dans l'enthousiasme sur les autoscooter et sous la surveillance habituelle du gardien de manége

Une bande de mongols ....plutôt agressive survient et tente de sortir les jeunes de leur voiture . Le gardien attentif se jette alors dans la bataille et tente d apaiser les belligérants ..bagarre générale....

'Eclair d'une baionnette !dans la mêlée et notre vaillant gardien ... bras visage ensanglantés se bat comme un beau diable ! un mongol s écrase sur le sol

Mais la feldgendarmerie veille...elle réussit a extirper le jeune de la mêlée et l'embarque ensanglanté Nous sommes alors plutôt inquiets sur son sort.....

Surprise le lendemain nous le voyons surgir , un énorme pansement au bras aprés une nuit passée au palais episcopal .gardé par un sbire de la feldgendarmerie

Le manége quitta la ville ..., nous n'avons pu jamais entendu parler de ce jeune ..qui au péril de sa vie se mêla au combat  pour faire rêgner l 'ordre en dépit de la qualité de l'adversaire







Photo de presse Google




Extraits d' un article sur les ostruppén( note google )









 

En fait ces envahisseurs de la dernière heure, ne sont pas des Mongols, bien qu'il ait pu exister en région Midi-Pyrénées un petit contingent de vrais Mongols originaires de la petite république de Touva entre la Mongolie et l'URSS.

Il s'agissait en réalité de soldats originaires du Turkestan soviétique. Ils appartenaient aux minorités nationales de l'URSS et étaient Ouzbeks, Turkmènes, Kirghises, Kazaks et Tadjiks.

Il en étaient aussi qui venaient des minorités jaunes de la moyenne ou de la basse Volga comme les Bachkirs, les Tchouvaches , les Tatars et les Kalmouks.
Faits prisonniers sur le front de l'Est, ces hommes n'eurent que le choix de mourir de faim dans les camps de prisonniers soviétiques, ou bien de survivre en s'engageant dans l'armée allemande.

Ces engagés se sont retrouvés dans une unité supplétive de l'armée allemande, la "Légion du Turkestan"

Ce sont donc ces hommes là que l'on nommait les "Mongols" et qui en quelques jours devinrent tristement célèbres en Ariège (et ailleurs). Une grande frayeur se répercutait de village en village "Les Mongols arrivent".
                                                  
      Ce matin d‘avril 1944 Avec mon pére de notre fenêtre donnant sur la place du Parquet ,poste d’observation privilégié nous sommes intrigués par la présence de deux camions équipés de matériel inconnu . Leurs occupants casqués d’écouteurs se livrent à des manœuvres mystérieuses prés du piédestal en granit de Conté , socle débarrassé de son grand homme pour l’éternité .

Il me vient à l’esprit cette bataille aux pieds du monument de Conté privé de son héros entre Français espagnols et Ostruppen ou mongols comme nous aimions les surnommer et tout cela pour s emparer des auto scooter convoités par les jeunes en quête   de distractions 


Vêtus de bleu , il s’agirait de soldats de la Luftwaffe reconnaissables à leurs uniformes
Nous demandons à un gendarme de nos connaissances la cause de cette animation….il reste muet Il est vrai que ce n’est plus la même brigade ,la précédente ayant été déportée en Aout dernier aprés la chute de la forteresse volante à Belfonds Que sont devenus nos gendarmes , ? figures familieres et clients assidus de notre salon
Trois soldats casques avec écouteurs s’agitent autour des camions alors surveilles par deux feldgendarmes reconnaissables à leur plaque de poitrine bien astiquée L’un d’eux entre dans notre cour et demande à mon père un seau d’eau 
Sur le toit du camion un grand cercle en métal dont je ne puis deviner l’utilité

J’ai pu avec le temps trouver la raison de cette animation….Ces soldats se préparaient ou s’exerçaient à une operation de détection d’émetteur et certainement en relation avec l’émetteur caché chez Cercueil ( voir témoignage Bernard Cercueil ) 30 rue saint Martin …bien sûr nous ignorions cette situation
Les allemands avaient donc été informés d’un parachutage dans la région….

En effet ce parachutage venait d avoir lieu aux "Rouges Terres " en voici les points essentiels 

message radio diffusé par la BBC "précisant la date du parachutage



Colis destinés au radio Wallon en attente sur le terrain "baleine" a Saint Marcel et accompagnant Edouard Paysant ( ref l espoir des ténébres  michel pichard coordinateur du boa)
Operation controlée par le DMR  Clouet des perruches qui s étonne que les deux agents aient été parachutés loin du point de chute des containers et qui atterrissent au moulin d 'escures 

Heureusement ces deux agents seront récupérés par deux resistants et conduits chez Edouard Cercueill habitant  Sées 30 rue saint Martin

Edouard Cercueil homme courageux cachait en effet clandestinement deux agents secrets parachutés au haras des Rouges Terres 
 Edouard Cercueil averti in extremis par Mr Jouy épicier ,voisin de Ipcar électricien habitant place du Parquet s’empressa de faire évacuer les deux agents camouflés dans une charrette vers un bois à champgerard dans la campagne environnante

Le principe de l’identification et de localisation d’émetteurs clandestins utilisés par la resistance est le suivant

,L ‘installation de camions utilise le principe de propagation des ondes courtes ( ondes directes) le long de la surface du sol autour de l’émetteur , et que recherche le recepteur allemand 
Les ondes reflechies vers le sol par les couches nuageuses , constituent les ondes recherchées par les grands centres de recherche allemandes Brest Nantes en France Munich Hambourg en Allemagne etc ..
Une premiere phase délimite un premier triangle de 20 km de coté triangle repris sur un triangle de 2 km de côté grâce à l’onde de sol et les camions portant le recepteur gonio que nous distinguons sur le toit du camion( voir photos )

  Note

L'organisation des communications Survol  rapide

Le parachutage est annoncé sur les ondes de la BBC dans la série des messages personnels émis tous les soirs à destination des différents groupes de résistants.  
Dans les 48 heures précédant l'opération, le message conventionnel passe sur les ondes. Les dispositions sont immédiatement prises pour la réception. Dans les premiers temps, les terrains étaient balisés par des feux allumés dans les coins de l'aire de parachutage. Le largage est dans ce cas effectué en aveugle avec une précision très relative. Un code est adressé à l'équipage grâce à une lampe électrique, mais il arrive assez souvent que le code n'est pas idnetifié. L'opération est donc négative. Progressivement, le système va se perfectionner.
Le terrain est balisé grâce à des feux électriques (Trois rouges et un blanc en L qui indique le sens du vent). Dans certains cas, le système est plus élaboré notamment grâce à la présence de globes lumineux beaucoup plus visibles. Les terrains sont également progressivement équipés de moyens de communication audio. Le système de balise Eureka permet l'émission et la réception de signaux. 
Le système S PHONE  permet la communication directe entre le comité d'accueil du terrain et l'équipage des avions. L'opération est alors grandement facilitée et peut être effectuée même dans des conditions de visibilité médiocres.

L'organisation de la réception

Les opérations sont en principe effectuées dans les périodes de pleine lune pour obtenir une visibilité optimale. Elles sont donc programmées pour les lunes mensuelles. L'amélioration des moyens de communication évoquée au paragraphe précédent permet de décupler le nombre de parachutages. On parle alors de lune et d'inter lune (pour les terrains équipés).1944. 
pleine-lune
Dès la transmission du message annonçant le parachutage, l'équipe chargée de la réception est mise en alerte. Cette équipe type est généralement composée de la façon suivante : 1 chef de parachutage, 1 homme à l'S-Phone, 1 homme au phare (blanc), 6 hommes aux feux (rouges), 8 hommes pour la garde du terrain, 24 hommes groupés en équipes de 6 pour la récupération et l'acheminement des containers2. Cette organisation peut évidemment varier selon les terrains.

 lire la suite "2 agents secrets a Sees Pâques 1944"

                                               1944

  avec mon frére

  mariage familial                agents secrets

 

 

22 23  mai  1944 des escadrilles Deux semaines avant le débarquement du 6 juin 1944 un avion inconnu en flammes survole la ville , évite les clochers de notre cathedrale et s’écrase dans la campagne environnante
Impossible pour la gendarmerie de déterminer la nationalité de cet avion .Ensuite un grand silence…… de 54 ans
Une enquête personnelle réalisée en1998 , la découverte d une tombe abandonnée , la photo
d’un inconnu recueillie sur les lieux du crash,une bague gravée aux initiales WGH rapportée par des habitants de la ville me révélent après de longues recherches qu il s agissait d’un avion lanceur de tracts dont l équipage non identifié jusqu'alors, était composé de six jeunes canadiens sortant de l'école de formation et désignés pour une premiere mission en territoire
occupé ( mission Nickel )


La DCA locale dissimulée prés de la gare de Sées ne lui laissa aucune chance
 

dés le lendemain ignorant l emplacement du crash avec mon frére nous avons suivi les camions allemands qui prenaient la direction de la route du merlerault 
J,ai rédige ce texte aprés_la découverte d’une tombe inconnue au cimetiere communal de Sées , et d’ un registre précisant la date d’inhumation des victimes ( voir texte ci-dessus « un avion oublié »),

_une enquête auprés du ministere de la défense britannique et la collaboration de Mme shirley stone pour retrouver les familles de cet équipage canadien supposé disparu en Manche
Témoin de ce crash c’est simplement en 1998 que j’ai pu rassembler toutes les données le concernant alors que la municipalité avait été tenue à l’écart des conclusions de l’enquête
C’est l’histoire d’ un jeune équipage qui venait de terminer sa formation au 24 OTU (Operational training unit ) et qui devait confirmer son experiénce acquise en vol en executant au dessus d un territoire occupé une mission de largage de tracts ou de prises de photos dans le cadre d une mission Nickel
La mission était considéreé comme un examen de sortie de l école avant que cet équipage récemment formé ne soit destiné à une esescadrille de combat
Crash de Sées (la Potence)
Le 22 mai 1944 vers 23 heures comme chaque soir , mon frére et moi attirés par le grondement des avions ,nous essayons de distinguer haut dans le ciel parmi les myriades d, etoiles,les poInts lumineux qui sont pour nous les préludes de la libération de notre pays
Les sagiens ont encore à l’esprit le crash de la forteresse volante le 4 juillet 1943 à Belfonds avec ses conséquences douloureuses pour notre petite ville j’en rappelle les principaux termes…. interrogations emprisonnement de 50 habitants de la région ,déportation de quatre gendarmes ,dissolution du BOA , alors que l’enquête que je réalisais auprés des services historiques de Maxwell ( USA )faisait état après la chute de la forteresse touchée au dessus du Mans de 2 victimes , 2 prisonniers et 6 évadés aidés par la résistance jusqu’au seuil des Pyrénées
En ce mois de Mai 1944 On ne peut douter qu’un grand evenement se prepare .Les messages de la BBC malgré le brouillage allemand proliferent sur les ondes et chaque français attend le cœur rempli d’espoir une délivrance hypothetique après 4 années d’occupation germanique
En effet depuis plusieurs semaines l’aviation alliée disloque les voies ferroviaires et routieres, ecrase les gares d’Argentan l’Aigle Mortagne , Surdon détruit et pilonne les ponts et les concentrations de matériel de transpoIl nous est alors impossible de prévoir la date de réalisation de cet événement tant espéré par les peuples alors sous le joug allemand …Nous habitions face à la cathédrale et avec mon frére nous passions nos soirées à scruter le ciel et les étoilesA 2 semaines du débarquement nous ne pouvions pas soupçonner les préparatifs alliés en cours de l’autre côté de la Manche
Soudain un avion en flammes surgit ,venant du sud de la ville , ,rasant les toits et semblant vouloir éviter les clochers de la cathedrale Une explosion soudaine puis un grand calme… alors qu une patrouille allemande appartenant vraisemblablement aux troupes de l’Est ( nous les appelions les mongols ) resta longtemps sur notre grande place , littéralement prostrée à scruter le ciel
Le lendemain matin avec mon frére sautant sur nos bicyclettes ,nous n’hésitons pas un seul instant…. et nous nous dirigeons vers le nord de la ville, route du Merlerault Nous sommes parmi les premiers curieux à découvrir , un spectacle effroyable parmi les buissons d’aubépines
Le point de crash ,2 km au nord de Sées prés du Buhot ( lieu dit “ la Potence )
Deux sentinelles gardent l’acces du champ.. il nous faut ruser pour pénétrer au milieu du lieu de crash bordé d’immenses buissons d’aubépines
La présence des gendarmes en cours d’investigations semble alors nous protéger d’une éventuelle intervention des deux sentinelles
D’aprés les renseignements obtenus aprés la libération j’ai pu apprendre que les deux sentinelles étaient yougoslaves
Nous étions fin mai 1944 et sans le savoir à la veille du débarquement Dés l’annonce des premiers commandos sur la côte normande le 6 juin , les deux sentinelles yougoslaves et partisans de Tito en quête de patriotisme et de liberté plient bagages clandestinement , sans crier gare ….et disparaissent dans la campagne
Leur équipée se terminera dans une ferme de Boisville située à 1 km du lieu de crash Sachant que toute désertion est passible de la peine de mort ils attendront sagement la fin de la bataille de Chambois Montormel avant de quitter définitivement leur refugeL ‘un d’eux elira définivement domicile dans la région sagienne aprés la libération
Découverte …Les débris d’un avion inconnu …
L avion inconnu dont nous ignorons totalement l origine avait le nez enfoui dans le sol ,et la queue pulverisée par une probable explosion,
Les corps des victimes étaient dispersés dans les haies et les buissons d’aubépine Deux sentinelles assuraient une certaine sécurité et repoussaient les curieux peu nombreux à cette heure de la journée Allemands et gendarmes s’affairaient ..alors dans les débris épars en quête d’éléments permettant d’identifier la nationalité de l’avion
Les allemands récupérent enfin une liasse de billets de banque qu’ils 
s empressent de garder ‘ ref PV gendarmerie )
Nos deux gendarmes découvrent la photo d’un asiatique , un foulard ,une bague carbonisée et un portefeuille renfermant quelques photos dont celle d’un inconnu
ils ne peuvent identifier la nationalité de cet avion et le gendarme
G… stipule “avion inconnu” mais vraisemblablement allié » dans le procés verbal,
En final le proces verbal n’apporte rien à l’identité de l’avion ( ref compte rendu gendarme G.. )


Parmi les débris epars le brigadier de gendarmerie récupérera la bague carbonisée de l’une des victimes et un sagien la photo d’un aviateur demeurée dans les restes du cokpit





C’est le mystére total ….,grand mystére qui subsistera pendant prés de 60 années …..tout au moins pour les sagiens




APRES 58 ans en ….1998
Je retourne dans notre petite cité aprés plusieurs années d ‘absence et je découvre avec surprise l’ignorance et le manque d’intérêt évident de la municipalité concernant ce drame oublié aussi je décidais de conduire ma propre enquête en commençant par le cimetiere communal Le probléme …. j avais totalement oublié la date du crash !
Remuant une montagne de vieux registres présentés par le gardien du cimetiere nous découvrons l inhumation de plusieurs aviateurs anglais inconnus à la date du 22 mai 1944
Le gardien de l' epoque plus de 50 années après cet évenement n avait aucun souvenir de cet événement mais par contre il me faisait découvrir une tombe abandonnée qu il entretenait soigneusement suite aux consignes formulées par les gardiens précédents
Surprise.. la tombe était vide…. et j apprendrai par la suite que les corps avaient été transférés par des inconnus vers le cimetiére canadien de Bretteville sur laize si bien que les divers gardiens du cimetiére entretenaient une tombe vide depuis ….1946
A partir de cette date j obtiens enfin la liste de l équipage aupres du Ministere de la Défense que je transmets au journal «  Orne Hebdo _ »et  là…. ce fut la grande surprise ,
A la lecture de l’article à partir des éléments communiqués par le ministére de la défense britannique Deux sagiens rapportent au journal la photo d’in inconnu et une bague en or soigneusement restaurée et comportant les initiales WGH gravées intérieurement ,et les noms de Grand Valley , et de C .A.S sur la face extérieure
W.G.H.
Le  pilote et son épouse
Le whitley AD701 piloté par F/O David Webster Goodwin atteignait Alençon son objectif à 23 heures W/O Joseph Gaston Jacques était instructeur à bord .Ils devaient être de retour à 1heure 41
Lé 23 mai Ils sont reportés « missing in action »
Selon Chorley les pertes du bomber command de la WW2 2TAIT était une production tardive ‘Bomber Command Losses «  de la Seconde guerre mondiale
L’équipage

F/O D Goodwin RCAF
P/O J Hong RCAF, fils de Mi Hong and Chung (June) Hong de Windsor, Ontario RCAF
P/O C B Wyckoff RCAF: Charles Beverly, age 28 fils de Roy and Bertha M Wyckoff, mari de Chloris Helen Wyckoff of Trenton,  Ontario

WO2 J G Jacques RCAFde Drummondville Quebec Sgt J Hopper RCAF
Sgt W G Harris RCAF


Deux semaines après le crash du 22 23 Mai 1944 ….. C'était le débarquement ....

L’aprés libération .. la municipalité avait oublié ensuite ce crash du 22 MAI 1944 et ces informations je ne les ai obtenues qu en 1998, il est vrai que les enquéteurs de la RAF

ne transmettaient jamais ou très rarement les résultats de leurs recherches
Des janvier 1945 je fais la connaissance de l’un des responsables du service de la Royal Air Force “ Missing Research Enquiry Service “crée en 1944 pour rechercher le personnel manquant de la RAF à l’issue des nombreux combats ou elle affrontait l’aviation des pays belligérents .( (ref à RAF museum)
42 000 aviateurs de la RAF étaient considérés manquants ou présumés tués .La demande des familles sans nouvelles de leurs êtres chers fut alors si importante que ce service en développement fut rapidement submergé par de nombreuses questions concernant les disparus
Ce personnel désigné pour assurer ce service, n ayant suivi aucun entrainement spécial n’avait pu profiter des développements des techniques modernes mais par contre était doté d’un désir profond de retrouver pour les familles ceux qui n’étaient pas revenus des zones de combat
En dépit des obstacles crées par le manque de moyens l e MRES retrouva les deux tiers du personnel manquant aprés de longues recherches autour du globe avant que les corps retrouvés puissent être identifiés et inhumés par le Commonwealth war graves commission
Sans la volonté et l’énergie manifestées par les équipes du MRES de nombreuses familles n’auraient jamais connu le destin de leurs êtres chers ou l’emplacement de leur destin final
Le MRES apporta aux familles la dignité qui leur été due et fut dissous en 1952 sept années aprés la fin du conflit
Dans le cadre familial nous sommes donc appelés à faire la connaissance de Noel Archer l’un des membres influents de ce service
Hayton family charles Hayton en uniforme Noel Archer en civil
Découvrant le haras de Bois Roussel en 1945 que nous habitions ,,,domicile et lieu de travail de nombreux britanniques depuis les années 20 , Ne parlant pas notre langue , Noel Archer prit l’habitude de nous rendre visite En raison de la situation nous ne pouvions que l’aider à contacter les mairies et à prospecter dans la région à la recherche des lieux de crashes des avions du Commonwealth ( ref courrier familial et Noel Archer ) Notons qu il se distinguera en 1949 lors de l identification du corps rejeté sur la côte belge du commandant Mouchotte squadron leader et commandant du groupe Alsace Nous l avons conduit sur les lieux de crash de Sées, la Potence , Larré et Bursard qui figuraient dans ses objectifs mais sans précisions particulieres lui permettant de progresser dans la compréhension des circonstances et des conséquences humaines du drame
Accompagné de son chauffeur,il prospectait alors à la recherches des points de crash de la RAF….Il est vrai que les crashes avaient été nombreux dans notre région ….
Finalement à partir du rapport de Noel Archer je finis par obtenir la solution de cette énigme et compléter ainsi les éléments manquants concernant ce whitley de la Royal Canadian Air Force
Résumons …. C’est l’histoire d’ un jeune équipage qui venait de terminer sa formation du 24 OTU doté de bombardiers du type whitley …et qui devait confirmer son experiénce acquise en vol en executant au dessus d un territoire occupé une mission de largage de tracts ou photos dans le cadre d une mission Nickel
La mission était considérée comme un examen de sortie de l école avant que cet équipage récemment formé ne soit destiné à une escadrille de combat
Cette observation explique la relative jeunesse des victimes de 20 à 24 ANS
Six whitley du 24 eme OTU intelligence section avaient donc décollé de Long Marston dans le cadre d’une opération Nickel ,nom particulier donné aux missions spécialisées dans les missions de renseignements , photos , largage de tracts ;;; En l occurrence avertir les habitants , de ne pas séjourner à proximité des cibles stratégiques ,voies de communication importantes , viaducs ,ponts dépôt de carburant, gares etc..
Bilan de cette mission
Trois whitley executerent cette mission de renseignements photos et lancements de tracts sans probleme majeur , 2 rentrerent au bercail en raison de la présence de phénoménes de givrage ,et un Whitley perdu chargé de lancer des tracts dans les régions d’Alençon , le Mans , Laval
Les sagiens pensent que cet avion a été touché par la DCA cachée à proximité de la voie ferrée De ma fenêtre située devant la cathédrale à 500 métre au nord de la gare il passa environné de flammes après avoir survolé quelques immeubles
Cette image de l’avion en flammes je ne pouvais l’oublier et je pense qu elle fut la motivation premiére m’ incitant à résoudre ce probléme de l’identification des victimes
La source de gouttelettes pour le givre est un nuage ou le brouillard . et le givrage ensuite forment des cristaux de glace mais en se déposant sur des surfaces solides, tels que les surfaces de l’avion constituant ainsi un revêtement opaque et granuleux. Il est fréquent en hiver sur le sol, la végétation, les objets et les aéronefs.
Ce que j ignorais la RAF disposait d un service spécial de recherches et ses conclusions figuraient parmi ses archives mais n’avaient jamais été transmises aux mairies concernées , Ce n’est d ailleurs pas le seul exemple, il m’a fallu pour chaque enquête retrouver les informations auprés des services historiques de Maxwell ( USA ) pour l USAAF et du ministére de la défense britannique pour la RAF
Identification de l’épave par l’équipe britannique du MRES
Mars 1946 Retrospective soit 22 mois après le crash
Des Mars 1946 soit plus de 18 mois aprés la liberation ,le MRES intervient sous la direction de Noel Archer flight lieutenant enquêteur de la RAF et sans nouvelles précise concernant l identité de cet avion
Une simple lettre de l un des gendarmes parlait d un avion de transport ……..Noel Archer décide l’extraction des moteurs profondément enfonçés dans un sol humide et examine avec son équipe les débris de l’épave qui sont restés sur place v
voici les termes de son intervention
Jai trouvé un morceau de fermeture éclair utilisé pour la fabrication des bottes d’aviateur Cette piece est canadienne car la doublure des tenues de combat canadiennes est d un bleu plus pâle et plus éclatant que ceux portés par la RAF
Sur les lieux du crash nous avons pu voir les ailerons de l’appareil de forme carrée typiques du Whitley et nous avons trouvé un chargeur d’une mitrailleuse VGO utilisée à l époque sur les withley mais dont l utilisation fut abandonnée par la suite sur les bombardiers en service à la fin de la guerre
Notre hypothése fut confirmée par la découverte d une plaque matricule affichant le nom whitley suivi d une série de chiffres “Sous les moteurs pas de trace de corps…. »
L’équipage en fait comprenait 6 membres d équipage ,5 corps furent ramassés par les allemands plaçés dans 4 cercueils et enterrés dans le cimetiére civil de sées
Par la suite les corps en question furent exhumés en 1946 par une unité non identifiée des forces alliées et transférés au cimetiére de Bretteville sur laize Deux des six membres d’équipage demeuraient introuvables mais six noms seront gravés sur le monument
Le 25 septembre 1948‘_( plus de 4 années aprés la date du crash ) les familles Wyckoff et Goodwin le ,étaient informés du décés de leurs etres chers sans autres précisions La Royal Air Force comme on le sait n’avait pas transmis à l’administration française les résultats de son enquête Le mystere concernant cet avion restait donc entier pour les sagiens qui avaient été témoin de ce crash
Une importante commémoration réunira le s 7 et 8 Mai 2005 les membres restants de la famille et les membres officiels de la ville
Après 60 années,
la bague carbonisée découverte parmi les débris du Withley a retrouvé la famille de WGH et la photo du pilote retrouvée par un sagien fut enfin remise à son épouse
Collage Shirley Stone


La Potence Monument érigé pour la commémoration des 7 et 8 mai 2005


photo Mme Catherine Berthelot
Enquête roger Cornevin-Hayton et recherches des familles mme Shirley Stone
Commémoration franco canadienne à Sées ( orne ) le 5 Mai 2005






MME Shirley Stone édita un livre sur le sujet « Six men on a Nickel  »  après avoir retrouvé les familles de ces jeunes aviateurs
La tv de Toronto et 35 canadiens assistérent à cette commémoration
J’ai pu recueillir ci-dessous le témoignage d un habitant du Buhot
« J’étais dans mon premier sommeil ,il faisait nuit noire Tout à coup , je sursaute dans mon lit réveillé par un hurlement monstrueux ,un rugissement déchirant . Dans le même instant devant moi ma fenêtre, le ciel m’apparaît tout embrasé de rouge feu puis dans les secondes suivantes un bruit énorme Puis soudain plus rien ,plus de bruit …,plus de ciel rouge ….
Mon dieu qu’est ce que cela peut bien être ? A peine ai-je le temps de réagir que des détonations claquent sans interruption pendant plusieurs minutes c’est là tout prés de chez nous, peut être à 500 métres , ce ne peut être autre chose que le crash d’un avion,,,
«  ….. j’ai douze ans et les obus explosent toujours ….et si les allemands me tombent dessus Une voix gutturale hurle dans la nuit … patron patron !
------------------------------------------------------------------------------------
Mon pere descend précipitamment ouvrir, c’était un officier allemand qui était déjà arrivé là ,pour s’assurer que nous n’aurions pas recueilli et abrité un rescapé du crash ….ce qui hélas ne pouvait être le cas Dans la foulée il donna ordre de mettre à sa disposition le plus grande piéce pour y loger une section de soldats chargés de la surveillance de l’épave de l’avion Cette section de quatre ou cinq hommes partagea notre maison
Avion Whitley VAD 701 tombé à la Potence dans la nuit du 22 au 23 mai 1944
pendant une semaine environ Le chef de section était sûrement un allemand cela se voyait tellement à son allure autoritaire mais les autres sûrement pas… on murmurait que c’était des yougoslaves ;;; eux ils avaient l’air très gentils
Mon frere et moi un peu rassurés nous avons réussi le lendemain après midi à déjouer la surveillance des parents A toute vitesse nous avons traversé la grande prairie plantée de pommiers et sommes arrivés horrifiés devant les débris éparpillés de l’appareil le feu était éteint il n’y avait plus d’explosions chose étonnante il n’y avait personne sur les lieux pas d’allemands , pas de gendarmes, pas de civils non plus mais nous somme sûrs qu’il en était déjà venu Plusieurs petits bouquets de fleurs champêtres étaient disposés juste à toucher sur ce qui nous semblait être une partie de corps humain encore recouvert de la tenue des pilotes
Nous ne sommes pas restés longtemps , nous n’avons touchés à rien Bouleversés accablés nous sommes rentrés à la maison en silence et nous n’avons rien dit à personne
Note personnelle R Cornevin-Hayton

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Le terme de « mission Nickel "était utilisé par la RAF pour désigner les missions spéciales en territoire occupé Dans le cas présent le lancement de tracts devait prévenir les populations de la région alençonnaise de ne pas séjourner à proximité des voies de communications importantes
En ce qui nous concerne lors de notre arrivée a dans notre refuge la mairie de Bursard en juin 1944 nous dormions dans le grenier  avec mon frére parmi tous les postes de TSF des habitants qui avaient été confisqués et récupérés dans le village dictant notre décision de construire un poste a galéne ,poste qui restera caché dans l un des pupitres de la classe 
Nous avons donc vécu là en communauté avec une compagnie de la luftwaffe durant deux mois      ...de la premiere semaine de juin à aout 1944  compagnie qui nous causa une immense frayeur lorsqu elle abattit de nuit un mosquito de la RNZAF 
L avion rasa le toit de la mairie avant de s abattre a quelques centaines de métres de notre domicile
Les familles de Clark le pilote et de Carr le navigateur m ont contacté a ce sujet aprés la guerre



Reprenant mon témoignage et les résultats de mon enquête un ouvrage canadien « Six men on a nickel « par Mme Shirley Stone habitant l' Ontario qui m’aida à retrouver les familles dans cet immense Canada évoque ce drame qui fera objet d’une émouvante
commémoration a Sées Orne en mai 2004

 Les familles retrouvées et non informées du lieu du crash pensaient que l avion de leurs êtres chers était disparu en Manche et ils furent en majorité présents à cette émouvants cérémonie du souvenir
Les medias canadiens ont repris par la suite les péripéties de ce drame
Lire mon article et les détails sur Google ( rubrique dossiers ) ansa 39 45 et ansa Orne Maine rubrique dossiers roger Cornevin-Hayton


Ouvrages Edition canadienne « six men on a nickel " par Shirley Stone Traduction  française “Six hommes en mission nickel"

la photo du pilote identifiée aprés six mois de recherches en 1998 ( photo coupée bas à gauche )
Aprés 58 ans en ….1998
 
Je retourne dans notre petite cité après plusieurs années d ‘absence et je découvre avec surprise l’ignorance et le manque d’intérêt évident de la municipalité concernant ce drame oublié aussi je décidai de conduire ma propre enquête en commençant par le cimetière communal. Le problème …. j'avais totalement oublié la date du crash ! Remuant une montagne de vieux registres présentés par le gardien du cimetière nous découvrons l'inhumation de plusieurs aviateurs anglais inconnus à la date du 22 mai 1944. Le gardien de l'époque, plus de 50 ans après, n'avait aucun souvenir de cet événement mais par contre il me faisait découvrir une tombe abandonnée qu'il entretenait soigneusement suite aux consignes formulées par les gardiens précédents. Surprise  ! la tombe était vide… et j'apprendrai par la suite que les corps avaient été transférés par des inconnus vers le cimetière canadien de Bretteville sur Laize si bien que les divers gardiens du cimetière entretenaient une tombe vide depuis ….1946 !

 


1945    noel archer   ss




 Avions ravitailleurs de maquis abattus en cours de mission dans le département de l’Orne, avant et après le débarquement du 6 Juin 1944.
 En général, ces avions britanniques étaient lourdement chargés et le fait de voler à basse altitude représentait un handicap certain.
 

_____Le 12 Août 1943, un Halifax du 138 eme Squadron basé à Tempsford,  en mission SOE, touché par la flak en volant à une altitude de 500 mètres, s'abattait vers 23.30 heures dans un herbage en bordure Est du bois du Frileux, commune d'Ecorcei (Orne).
 

L'avion ravitailleur de maquis préparait un lancer de parachutes pour le réseau clandestin Spruce 20 /21. Deux aviateurs Foster et Cameron furent tués et inhumés au cimetière d'Ecorcei, trois aviateurs grièvement brûlés se rendront aux allemands après s'être réfugiés au château des Graviers. Deux autres, Scott et Trusty, réussissent à s'échapper vers le village des Genettes puis vers Moulin la Marche.
_____Concernant un Halifax de la RAF du même Squadron, chargé également d'une mission de parachutages, un témoin se souvient le 17 Août 1943, avoir vu un avion pris dans les projecteurs de la Flak d'Aube Saint Esprit "Celui-ci volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau.
Le pilote Norman Hayter de nationalité australienne et quatre aviateurs anglais furent tués sur le coup. Les deux survivants, les Sgt WS Davies et JA Hutchinson décédèrent de leurs brûlures et seront inhumés au cimetière de Bernay.
En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité.
 

Pour être présent au rendez vous et échapper aux  tirs de la DCA et aux chasseurs de nuit de la Luftwaffe, l’avion anglais décollant de Temsford, doit naviguer feux éteints dans la pénombre, repérant les points stratégiques, lacs, ponts, lignes de chemin de fer, cours d’eau, villes calfeutrées... toutes sortes de signes distinctifs avant de trouver enfin un terrain identifié par la présence au sol de lampes torches formant une lettre de reconnaissance. Il s’agit  de larguer à cet endroit précis les containers de munitions et de médicaments attendus par les résistants.

________Les américains des "Carpetbaggers" sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du 801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du crash et inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne 
résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche"
Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus"
___Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA, passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont  enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne).


____Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers 23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Ger (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers.  

"Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement". Il s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31 eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés.
_____

Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à largeur du matériel volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage n'a d' yeux que pour tout ce qui se passe en dessous de lui constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible révée surtout lorsque la zone de parachutage était enclose entre des hauteurs ce qui réduisait les chances  du pilote de s échapper aprés l action 

La navigation présentait des difficultés toutes particuliéres pour l'équipage emission spéciale qui pour mener sa tâche a bien devait être capable de repérer avec la plus grande précision une cible minuscule et souvent mal définie aprés avoir  volé  de nuit pendant des heures au dessus du territoire ennemi 

La navigation tant durant l ensemble du trajet qu' a l 'approche de la cible devait être de premier ordre 

Les comités  de réception avaient l' ordre de choisir des  sites aisément repérables du ciel et

L'avion devait chercher des lumiéres destinées a le guider qui devaient etre cachées par un bois ou plongées dans les profondeurs d une vallée Le navigateur devait presque toujours recourir a la lecture  des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu il vole à basse altitude au dessus de l 'europe occupée 

  Vers le milieu de  la guerre  un systéme radar amélioré et embarqué  pouvait trouver sa place dans la cabine du navigateur lui facilitant ainsi la detection d un objectif dissimulé dans unflot de verdure

  Des terrains furent équipés  d un nouvel équipement l Euréka facilitant le contact entre le sol et l avion a a recherche de son objectif

 Le dixiéme environ des echecs nocturnes était dû comme  le reconnaissent les pilotes a des erreurs de navigation ,ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,Moins d un sur  vingt a une défaillance technique de l appareil les ateliers de Temsford fournissant généralement  un excellent travail  d entretien Soit les conditions étaient si mauvaises que l avion devait  revenir a sa base avant d etre arrivé dans la région visée soit il la  trouvait mais obscurcie par les nuages 
Tous les autres échecs c'est a dire entre la moitié et les deux tiers  eurent pour origine l'absence du comité de réception  generalement comme ne pouvaient lignorer   les aviateurs pour des raisons indépendantes de sa volonté 
En effet la menace d'une intervention des troupes  de  la wechrmach surveillant prairies  et forêts était toujours présente surtout aprés le couvre feu


EMETTEUR RECEPTEUR


Meme si l'avion et le comité arrivaient tous deux  au bon endroit le parachutage pouvait poser probléme seul les pilotes les plus expérimentés savaient évaluer avec précision leur altitude  




___En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité.
LIBERATOR


Les américains des "Carpetbaggers" sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du 801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du crash et inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne 
  "résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche"
Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus"
______Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA, passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens so     enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne).
SHORT STIRLING
_____
____Témoignage personnel:crash de Larré
L ANCASTER

Wilkinson
BATTERIE DE DCA  a BURSARD (bois roussel )
photo trouvée dans  l épave du lancaster
Le 16 Juillet 1944, alors que nous étions réfugiés à Bursard, nous apprenons qu'un bombardier LANCASTER venait de s'écraser de nuit prés de Larré au lieu dit "La Chouannerie". C'était un bombardier  qui, dans le cadre d'une mission SOE, devait larguer ses parachutes sur le terrain "Goudron" situé prés de Radon en bordure de la forêt d'Ecouves. Mais les allemands avertis ? avaient semble t il déplacé les feux de balisage. L’avion trompé ne put éviter la Flak. Les munitions stockées à bord explosèrent une grande partie de la nuit.Nous trouverons dans la forêt avec mon frére un poste émetteur certainement destiné au réseau de résistance local.
J ai noté que Noel Archer avait identifié l une des victimes Wilkinson  grace à une photo de mariage trouvée dans les débris de l'épave
L examen de l épave sera realisé en janvier 1945 ( par Noel Archer services spéciaux " MRES" accompagné de Charles Hayton
Monument la Chouannerie ( larré )
Canada   wr Fournier we Linning dw Smith Grande Bretagne  e Crossley mGrasso MC Wilkinson



 La composition  de l 'équipage est restée longtemps discutée  aussi  avec mme Shirley Stone   nous navons jamais pu résoudre l énigme de la présence d une septieme victime et de cette croix posée par les habitants








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 Attestation de non-appartenance à la race juive; 
demande d'allocation supplémentaire de charbon sur présentation d'un certificat médical si l'un des membres de la famille est alité; 
sollicitation au Secours national pour l'attribution de bons de vêtements en faveur des bébés, inscriptions sur les listes pour l'octroi de pneus de bicyclettes, de pétrole, de savon, de chaussures; justificatifs à fournir pour l'obtention de la carte TF (travailleur de force); démarches incessantes à l'état civil pour se munir d'un extrait quelconque réclamé par le bureau, l'atelier, l'usine, l'école, le lycée. 
 Il faut à tout moment être en mesure de tout prouver : sa nationalité, son domicile, son travail, ses charges de famille, son lieu d'inscription sur les registres des titres d'alimentation, sa qualité de «non-juif», la virginité de son casier judiciaire...

 L’obsession du rationnement
 La vie est différente en France suivant la zone dans laquelle on vit jusqu’à la fin de l’année 1942. En zone occupée, la présence allemande modifie l’ambiance des villes qui se couvrent de panneaux en allemand et de drapeaux nazis, tandis que l’horaire des Français est aligné sur le méridien qui passe à Berlin. 

Le couvre-feu restreint les sorties du soir  En revanche, l’obsession commune à tous les Français, c’est la faim et le froid. En effet, le pillage allemand provoque de fortes restrictions et l’absence des Français retenus comme prisonniers de guerre en Allemagne désorganise considérablement la production économique. 
Les cartes de rationnement sont instaurées à partir de l’automne 1940 suivant un système qui fournit de 1 200 à 1 800 calories par jour et par personne, selon l’âge, les activités et le lieu de résidence : huit catégories ont été fixées.
À Paris, avec ses tickets de rationnement, un adulte peut acheter 275 grammes de pain par jour. Par semaine, il peut acquérir 350 grammes de viande avec os, 100 grammes de matières grasses et 70 grammes de fromage. Par mois, ses tickets lui donnent droit à 200 grammes de riz, 500 grammes de sucre et 250 grammes de pâtes. Tout ceci à condition que les produits ne manquent pas. Les Français élèvent des lapins et des poules, accommodent les rutabagas et les topinambours comme ils le peuvent, et sont attentifs à ramasser le moindre mégot. Les bas étant devenus introuvables, les femmes se peignent les jambes, poussant le réalisme jusqu’à dessiner la couture du bas. 
Par manque d’essence – réquisitionnée pour les véhicules allemands –, les voitures fonctionnent au charbon de bois grâce au gazogène, un appareil simple à fabriquer, avec des matériaux faciles à se procurer, et qui produit un gaz pauvre permettant d’alimenter les moteurs. Les semelles de bois ou de liège remplacent le cuir. Tout est soumis au rationnement, le tabac, la laine… Les Français souffrent de la faim, de la malnutrition et tombent plus facilement malades : le nombre de morts dues à la tuberculose double. Les carences alimentaires ou en vitamines que subissent les enfants affectent leur croissance. Les queues s’allongent quotidiennement devant les magasins et les épiciers, dont les boutiques sont vides mais les arrière-boutiques souvent pleines, en profitent. Pour s’en sortir, les Français pratiquent le marché noir, strictement interdit : dans les rapports de gendarmerie, ce délit figure dans la rubrique « Agissements nuisibles au relèvement du pays ». 
Les Français qui s’y livrent achètent au prix fort, sans ticket de rationnement, les aliments qui manquent le plus comme le beurre, le café, les fruits ou la viande. Mais tous n’ont pas les moyens nécessaires pour profiter de ce trafic, d’autant que les prix ont connu une hausse considérable. Ainsi, le kilo d’épinards qui était à 2,50 francs en 1940 s’élève à 10 francs l’année suivante dans la ville de Tours. Les allers et retours sont alors fréquents pour trouver du ravitaillement dans les familles qui vivent à la campagne. En effet, si les villes souffrent de la faim, les campagnes, elles, ont accès à une alimentation suffisante et variée. De plus, d’un département à l’autre, les produits circulent mal. La ration quotidienne moyenne est alors estimée à 1 500 calories, et assurément moins en ville. À titre de comparaison, un rapport de l’OCDE daté de 2005 estime la consommation actuelle moyenne en France à 3 654 calories. Pendant la guerre, les Français souffrent également du froid, d’autant que les hivers sont rigoureux, surtout en 1940-1941.

En ce qui me concerne je suis j3 Ad arrivée des allemands

 ETAPE BOIS ROUSSEL







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