MONGOLS ARMEE ALLEMANDE....


Ceux que l on appelait les mongols ....


ils étaient surnommés.. les mongols ;;;ils parcouraient les rues de Sées depuis le début de l'année 1944 et je me posais multiples questions concernant leur origine ,leur réelle nationalité ....
D'où venaient ils ?Pourquoi étaient ils intégrés dans la wehrmacht ? Je sais par expérience qu'ils étaient particulierement surveillés par les feldgendarmes de la Werhrmacht donc pas totalement libres de leurs mouvements


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Issus d une autre culture ils pouvaient être dangereux lorsque l'alcool était venu à leur rencontre ,Dans ce cas notre attitude de jeunes consistait à les éviter

A la libération jai appris qu 'il s'agissait de troupes issues de l arméeVlassof
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L'Armée de libération Russe ( également connue sous le nom d'armée Vlassov était une formation militaire de volontaires russes armés par la wehrmacht durant la 2 eme guerre mondiale Cette armée fut organisée par l’ancien général de l’armée rouge Andrei Vlassov qui tentait ainsi d’unifier tous les Russes

Quelquefois groupés sur les marches du café Ferté place du Parquet ou imbibés d alcool , allongés prés du monument aux morts
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L 'alcool semblait être leur passion première et ils avaient il faut le dire ,une certaine capacité à absorber les liquides de tous genres .La descente de la rue Billy pavée et glissante était généralement pour eux une course d obstacles et nous les jeunes on n'osait pas trop extérioriser ni montrer notre sourire dés que l'un d'eux s'étalait au milieu de la chaussée


Pourtant dans le salon de mon pére Place du Parquet tous étaient sagement assis attendant leur tour ; je pense qu'ils avaient trouvé là un moyen d échapper à la surveillance de la feldgendarmerie toujours aux aguets Certains somnolaient sur leur chaise et pas du tout pressés de se faire servir

Personnellement je ne me souviens pas avoir vu dans notre salon la moindre incartade apte à nous inquiéter et pourtant ils nous inspiraient la crainte ..particulièrement après le couvre feu contrôlé par la patrouille
Une aprés midi de Mars 1944 ils manifestèrent pourtant un certain esprit belliqueux ... l'alcool a coup sûr était passé par là;....

De ma fenêtre place du parquet je pouvais tout observer et mon frère présent devant l 'évènement en présence de plusieurs camarades m'a souvent évoqué cette bagarre qui rassembla français ,espagnols et " mongols" Je pense de toute façon que les allemands avaient du mal à gérer et à contenir leur besoin de "'s extérioriser "....
Un manège d 'autoscooters avait pris place aux pieds du socle en granit de la la statue de Conté ;;;monument privé de son héros depuis 1943

;Ma dernière vision de Conté fut cet amas de ferrailles que nous avions découvert avec mes amis espagnols dans un entrepôt de la gare SNCF ? la tête de la statue avait disparue....J' ai su par la suite que des patriotes l avaient caché dans les sous sols de la mairie

Une bande de jeunes français et espagnols prenait alors plaisir à rivaliser dans l'enthousiasme sur les autoscooter et sous la surveillance habituelle du gardien de manège

Une bande de mongols ....plutôt agressive survient et tente de sortir les jeunes de leur voiture . Le gardien attentif se jette alors dans la bataille et tente d apaiser les belligérants ..bagarre générale....

'Eclair d'une baionette !dans la mêlée et notre vaillant gardien ... bras visage ensanglantés se bat comme un beau diable ! un mongol s écrase sur le sol
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Mais la feldgendarmerie veille...elle réussit a extirper le jeune de la mêlée et l'embarque ensanglanté Nous sommes alors plutôt inquiets sur son sort.....

Surprise le lendemain nous le voyons surgir , un énorme pansement au bras après une nuit passée au palais épiscopal .gardé par un sbire de la feldgendarmerie

Le manège quitta la ville ..., nous n'avons pu jamais entendu parler de ce jeune ..qui au péril de sa vie se jeta dans la bataille pour faire régner l 'ordre en dépit de la qualité de l'adversaire







Photo de presse Google




Extraits d' un article sur les ostruppen( note google )





En fait ces envahisseurs de la dernière heure, ne sont pas des Mongols, bien qu'il ait pu exister en région Midi-Pyrénées un petit contingent de vrais Mongols originaires de la petite république de Touva entre la Mongolie et l'URSS.

Il s'agissait en réalité de soldats originaires du Turkestan soviétique. Ils appartenaient aux minorités nationales de l'URSS et étaient Ouzbeks, Turkmènes, Kirghises, Kazaks et Tadjiks.

Il en étaient aussi qui venaient des minorités jaunes de la moyenne ou de la basse Volga comme les Bachkirs, les Tchouvaches , les Tatars et les Kalmouks.
Faits prisonniers sur le front de l'Est, ces hommes n'eurent que le choix de mourir de faim dans les camps de prisonniers soviétiques, ou bien de survivre en s'engageant dans l'armée allemande.

Ces engagés se sont retrouvés dans une unité supplétive de l'armée allemande, la "Légion du Turkestan"

Ce sont donc ces hommes là que l'on nommait les "Mongols" et qui en quelques jours devinrent tristement célèbres en Ariège (et ailleurs). Une grande frayeur se répercutait de village en village "Les Mongols arrivent".

Les légions de l'Est (en allemand Ostlegionen ou Ostgruppen) étaient des unités de la Wehrmacht constituées de conscrits ou de volontaires qui étaient des prisonniers de guerre ou des hommes venant des territoires occupés, principalement de l'Union soviétique. Ces unités étaient en général pauvrement dotées, armées et traitées et n'équivalaient pas à des unités allemandes similaires.

Une division en Pologne, eut la charge de recruter et de former ses six légions. Elle recruta et forma ainsi 82 bataillons. Au total sur les 98 bataillons qui furent levés, 80 servaient sur le front de l'Est ou dans les Balkans. Douze furent plus tard transférés en France et en Italie en 1943.

On les retrouva ainsi en divisions fixes postées sur le mur de l'Atlantique dont la Normandie lors du débarquement allié le 6 juin 1944 . D'autres unités étaient intégrées à de plus vastes unités allemandes chargées de la lutte contre le maquis , se montrant brutale avec la population civile. À la fin de la guerre, les autorités françaises renvoyèrent en URSS ceux qui avaient été fait prisonniers.




Cavaliers mongols


Six légions :
Légion arménienne - 11 bataillons arméniens
Légion azerbaidjanaise - 14 bataillons azéris
Légion géorgienne - 14 bataillons géorgiens
Légion musulmane caucasienne - 5 bataillons de nord-caucasiens, composés d'Azerbaidjanais, de Tchéchènes, etc.
Légion du Turkestan - 34 bataillons turkestans, comprenant des Turkmènes, des Ouzbeks, des Kazakhs, etc.
Légion de la Volga-Tatar - 8 bataillons Volga-Tatar
Ostbataillonen( note google )

Ces formations, de la taille d'un bataillon, portaient l'uniforme allemand et étaient principalement utilisées pour des actions contre la Résistance et des taches de garde ou surveillance sur les lignes arrières. Elles n'étaient pas indépendantes et étaient en général intégrées à des unités allemandes.

Débutées, d'abord par des initiatives personnelles de commandants militaires allemands, ces unités furent ensuite officialisées et formalisées. À la fin de 1943, elles comprenaient 427.000 volontaires soient en nombre une force équivalente à 30 divisions allemandes.

Quand Hitler prit connaissance du grand nombre de Russes et d’autres anciens civils soviétiques volontaires pour servir dans la Wehrmacht (un nombre estimé à presque un million), il s’inquiéta d’abord. Écoutant un faux rapport établissant que ces unités n’étaient pas fiables et qu’elles désertaient pour se joindre aux partisans, Hitler ordonna leur transfert immédiat sur le front de l’Ouest.

Remarque d un officier allemand

"je ne vois pas tous ces Mongols, Cosaques, Ukrainiens, Kirghiz, Ouzbeks et autres Géorgiens se battre avec ardeur pour le Reich. Au premier assaut, ils brandiront le drapeau blanc."

Néanmoins, de nombreux volontaires russes furent affectés dans l’ouest de la France (Normandie, Bretagne). Ils étaient faiblement équipés, à l’image des unités de cavalerie légère, montées sur de petits chevaux mongols qui surprenaient les populations rurales. Nombre d’entre ces supplétifs étaient de service lorsque survint le J en Normandie . Sans l’équipement ni la motivation nécessaires pour combattre les Alliés occidentaux, ils se trouvaient fortement susceptibles de se rendre à la moindre occasion. L’effet produit par ce transfert ordonné par Hitler fut donc l’inverse de celui qui était escompté. On rapporte néanmoins le cas de combats acharnés jusqu’au bout pour certaines unités Osttruppen sur le front de Normandie, déclenchés par de mauvaises initiatives de la propagande alliée, promettant notamment un retour rapide des soldats en Union soviétique s’ils se rendaient.
Notons en ce qui concerne 'l histoire locale que Edouard Paysant accompagné de son équipe furent  emprisonnés au chateau de Callac Morbihan par les georgiens ( georgiens surnommés par les habitants de la région" ...... cosaques "de l'armée Vlassov)

Extrait de " l 'espoir de ténébres "le 19 Juin 1944 dans le bois de Callac " Trouvére " ( Edouard Paysant) et Irene ( Marie Croisé )"se rendent au moulin de Plumelec afin d y récupérer un poste mais alors que les trois équipiers circulent dans un chemin creux ils sont capturés par un groupe de " cosaques " vers 15 heures ...on sait aujourd hui qu' un régiment de Georgiens patrouillait dans la région

Edouard Paysant disparut lors de cet emprisonnement et nul ne sait aujourd'hui le lieu où son corps repose


(reference Google) La plupart des Cosaques de la division ont été exécutées pour trahison.

Plus d'un million d'hommes ont combattu aux cotés des forces armées allemandes contre le gouvernement de Staline. De tous les volontaires de l'Europe de l'est, les Cosaques ont pu rassembler la plus grande concentration d'hommes dans l'armée allemande. Une grande partie des Cosaques étaient d'ancien citoyen soviétiques qui ont combattu l'URSS pas vraiment pour l'Allemagne mais pour combattre la dictature stalinienne.
Les Cosaques, en fait, avaient opéré en tant qu'élément de la Wehrmacht dès pratiquement le début de la campagne russe. Les Waffen-SS étaient responsables seulement de la logistique. En l'honneur des hommes qu'il a aimés, le général général Pannwitz a choisi d'accompagner les Cosaques quand ils ont été rapatriés par les Anglais en Union Soviétique et ont été executés à Moscou en 1947. Avec lui la majeure partie des officiers sont également allés à la potence ou disparaîtront dans les camps de travail.

Les compagnies  cosaques ont été également rapatriées et envoyées dans les camps d'Union Soviétique, faisant disparaitre leur témoignage, leur histoire. 

 LES ANCIENS TEMOIGNENT

 Souvenir de Monsieur joseph Pontacq ancien de la premiére armée française extrait du "souvenir français "
 Mon rôle n était pas d écrabouiller , d égorger ou de violer qui que ce soit mais j'étais dotè d un poste radio qui me permettait 
d informer le commandant de toutes les activités du groupe
 octobre1944 

On note fin 44 que  Vlassof  a changé de camp et que les allemands ont lancé l appel à la désertion

Lorsque la partie est perdue pour l 'Allemagne environ 20000 Vlassov désertent et rejoignent le maquis  Ceux qui la veille terrorisaient villages et petites villes sont présentés en libérateurs ce qui surprend et irrite les paysans constatant qu occupants ou libérateurs rien n a changé dans le comportement des "russes"
  Pendant que se déroule le "blanchiment" de notre division , le 6 octobre 1944, je suis désigné avec cinq camarades , sous les ordres du commandant Richard , pour assurer l'encadrement d'une unité formée d'éléments de l' Armée "Vlassov" sur le secteur de Villard-les-Blamont , sur la frontière suisse. Rude épreuve pour nous que cette convivialité avec des gens qui semble tout droit sortis d'une autre planète. Nos méthodes de combats n'ont rien à voir avec les activités de ce groupe aux allures moyenâgeuses. Une discipline que nous ne comprenons pas fait de ces gens une force peu commune.   Chacun s'active selon l'humeur du moment, fonce, tue, égorge, décapite, avec une sauvagerie qui fait peur.
En dehors des opérations , nous n'avons pas le moindre contact avec eux , et l'ambiance n'est pas celle que devraient partager  ceux qui ont de grandes "chances" de mourir. Leur ignorance totale fait d'eux des êtres primaires. Ils n'ont jamais vu de bicyclettes , et cela nous donne de beaux spectacles quand il s'agit de monter dessus.

Dans cette région où l'artisanat horloger est important, l'achat d'une montre à des prix très intéressant est la grande affaire de nous tous. Mais pour eux, c'est l'ouverture de ce mécanisme fragile qui importe. Notre situation avec ces Tartares , Mongols, Georgiens et autres est des plus périlleuses, et notre retour au bataillon est vivement souhaité.
Marie Croisé résistante  adjointe de Edouard Paysant raconte des scénes similaires ....

Il y a dans l’armée allemande - comme dans toutes les armées - des étrangers [1]volontaires pour combattre idéologiquement aux côtés du Reich nazi, ou enrôlés dans les territoires occupés au fur et à mesure des besoins militaires croissants [2]. Parmi eux, des Soviétiques dont la réalité est assez complexe à appréhender du fait de la situation politique et ethnique du pays. Les populations de la vallée du Rhône craignent leur passage en 1944 et les récits se multiplient, réels ou imaginaires, au sujet de ces "Mongols" dont le destin est pourtant à la fin de la guerre bien particulier.

Des "Mongols" à la réputation sinistre. EXTRAIT  DE mEMOIRE NET 

 2 EME GUERRE MONDIALE °

Il est vraisemblable qu’à une époque où l’approche des autres races était un phénomène moins courant que de nos jours, les Français désignaient sous le nom général de « Mongols » des groupes d’ethnies diverses, facilement mémorisés sous l’image de troupes barbares « au rire sauvage  » et « aux yeux bridés » On a ainsi affaire à des combattants d’une autre culture, où le chef se distingue « au nombre de montres qu’il arbore au bras » [6]. Il n’est pas étonnant de rencontrer aussi des récits dans lesquels des « soldats asiatiques cherchent des chevaux parfois à un kilomètre de distance de leur axe de retraite dans la vallée de Beaunant ». Le récit des combats d’Estivareilles précède le passage des troupes allemandes importantes dans la vallée, et les témoignages rapportant le comportement cruel de ces troupes asiatiques alimentent cette peur des Mongols : « ils vont piller et brûler les maisons, violer les femmes, couper les doigts des enfants... » A Sainte-Foy, une femme venant de Dortan ( Ain) raconte les scènes atroces qui s’y déroulèrent lorsque les Mongols furent "lâchés sur Dortan par représailles, pour punir le village de son hospitalité au profit du Maquis." [7]Et la mémoire collective garde trace de ces peurs à Saint-Michel-du-Rhône, à Givors, à Grigny comme à Oullins :« Déjà les Mongols et l’arrière-garde allemande sont là" » !
Il semble que les officiers allemands - éduqués par une idéologie qui distingue « les asiatiques  » et les « slaves » - méprisent ces soldats « slaves » renommés pour leur brutalité, leur goût du vol et de l’alcool, une réputation peut-être renforcée par les débordements du groupe Kaminski lors des combats près de Varsovie en 1944 ou , plus près de chez nous, par la mutinerie fin 1943 des Croates de la 13e division de montagne W. SS "Handschar". Ils semblent tenus à distance des allemands lors des cantonnements et surveillés par une sentinelle armée. Dans la propriété d’un médecin de Brignais, l’officier allemand responsable du cantonnement conseille au propriétaire de prendre une arme et de menacer de les abattre à la moindre incorrection. « Et surtout ne leur donnez pas à boire ! Quand ils ont bu nous ne pouvons plus les maîtriser !  » [8]
L’éloignement de la patrie a sans doute fait disparaître leur principale raison de combattre quand il s’agissait de combattants volontaires ; pour d’autres, l’appel des maquis s’ajoute à la confusion allemande lors de la retraite.


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