mercredi 8 avril 2015

Notre jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage ...traversé là par de brillants soleils Charles Beaudelaire



Ma jeunesse ne  fut  qu 'un ténébreux  orage  Traversé ça et là par de brillants soleils charles beaudelaire   "  les fleurs du mal "


L' occupation tu l’as  vécue comme  moi donc rien a t’apprendre dans ce domaine sinon que le récit de nos mille facéties  n’a pas franchi les  frontiéres Et pourtant depuis ton départ en Amerique du  sud je pense que tu  ne peux etre informé du sombre bilan  qui découla de ces quatre années de détresse , de privations ,   d'aventures et  d interrogations;Ce débarquement on en parlait tant
 dans ,les campagnes ,et les chaumiéres Chacun exprimait ses désirs et ses pensées.. nous  les jeunes on débordait surtout d'imagination et de projets dans le  cadre d 'un certain optimisme...mais sans tenir compte de la réalité 
 



Sées  1940    Simples extraits de mon journal.... trés résumés

Cinq heures, le soleil n’est pas encore levé, des bruits de motos… sous nos fenêtres, Les silhouettes impressionnantes  de plusieurs motards se dessinent sur le pas de la porte .Je n’ose pas ouvrir la fenêtre Des silhouettes imposantes, des vociférations … des coups de pied dans la porte du rez de chaussée 
Casqués, imperméables gris, couverts de poussiéres, les silhouette floues des nouveaux arrivants nous font penser  à des guerriers d’un autre age  !Ces guerriers inconnus  crient vouloir visiter les lieux .
Devant leur insistance et non sans inquiétude William Hayton ouvre enfin la porte du rez de chaussée  Ils ne semblent pas menaçants mais plutôt indifférents à notre présence Un rapide regard pour inspecter les lieux 
Un piano dans le salon.... c’est l’aubaine …, L’un des motards exténué, au visage couvert de poussiéres s’installe délibérément sur le tabouret et rythme des airs guerriers, repris en choeur par ses compagnons . Un motard regarde avec intérêt une peinture clouée au mur et représentant le grand prix de Paris gagné en 1934 par l’un des cracks de l’élevage local « Admiral Drake
 « L’ un des motards déploie sur le bureau plusieurs cartes ressemblant étrangement à des cartes Michelin 
Sur l’une des cartes laissée à l’abandon je découvre qu’elle semble être la reproduction fidele de nos cartes routiéres, Les marges par contre sont imprimées en allemand 
L’avant garde repart sans crier gare et sans un signe de méfiance vis à vis de nous ,littéralement subjugués par une telle assurance  Enfourchant leur moto ils démarrent dans une énorme pétarade.. 



Les lendemain nouveaux  arrivants ....Plusieurs compagnies  bivouaquent dans la cour du haras,juste devant les bureaux . Les officiers prennent la liberté de visiter les boxes et jaugent la

qualité des pur sang

Ce qui me frappe c’est le comportement conquérant et insouciant des premiers éléments motorisés de cette avant garde



Nos visiteurs imprévus  veulent absolument voir le grand gagnant du grand prix de Berlin Casterari Comment ont-ils appris ce simple détail, ?

Un officier s empare de l un des étalons plutôt nerveux et réussit à se hisser sur le dos de ce vaillant animal Une ruade et le brillant officier se retrouve à plat ventre au milieu du bassin ……..parmi les nénuphars

Nous on n ose pas rire, l’officier vexé repart sans se retourner ;;;
Plus rien a faire au haras ,nous prenons le chemin du retour et croisons plusieurs convois  militaires 
 Inquiets nous observons dans le lointain les deux clochers rassurants de notre cathédrale  Majestueux ils dominent les toits de le ville Mais qu'allons nous trouver a notre retour sur notre place du parquet,?
Grande  animation sur les marches de la mairie 


Un  début d occupation agité!et le.... bonjour de nos premiers occupants

7 Juin 1940Avant  l arrivée des  allemands , la petite cité a connu d inimaginables scénes de pillage la place du parquet , les rues Billy et Montjaloux où tous les magasins ont été visités et vidés de leur contenu  Les autorités possédent le nom des personnes ayant participé à ces mises a sac 
Notre magasin pourtant situé face a la cathédrale et lieu de passage n a pas échappé à la régle 

Rappelles toi de notre intrusion au  palais episcopal , la sentinelle n’y avait   vu que du feu !Les germains  n’avaient aucune chance avec leurs bottes ferrées de nous rattraper lors de la descente de la rue  Billy
Et la gifle magistrale reçue  par F ‘’’de la part de la sentinelle du grand reich  qui gardait l’entrée du palais episcopal notre lieu de rassemblement des vacances  Déçus de ne pas avoir accés à notre terrain de  jeux  nous avions assailli la sentinelle dans   sa guérite par  une pluie de marrons d inde récupérés place  du Friche La sentinelle touchée en pleine face alerta un feldwebel et dans l'heure qui suivit plusieurs soldats du reich tentérent de nous attraper... .je réussissais à me soustraire de la  riposte  mais mon ami F ne put  esquiver la contre attaque  et reçut une magistrale volée ,certainement la raclée de sa vie... Futur instituteur je pense qu'il médita longtemps sur  ce fait divers ...et que nous  n étions plus pour longtemps les  maitres des lieux et de la situation
entrée du chantier


Le lendemain un ordre de la kommandantur placardé avec la mention" Halt Wer da" on doit immédiatement s 'arrêter sous peine de s exposer à un coup de feu   personne ne doit  franchir les  murs armés du Séminaire et de la Miséricorde ni ceux du no 49 de la rue d Argentré il est défendu de descendre dans les abris creusés dans les cours du petit séminaire et de l 'école communale 
Pourtant nous n’avions rien fait de répréhensible  ;;;Seulement attirés  par la reprise de nos activités de Robinson parmi les blocs  de granit destinés à la restauration de la façade de la cathédrale nous voulions mettre en application nos velléités de combattant
30 Avril 1943  La orskommandantur siegera à  l'hotel de ville les lundi mercredi vendredi de 10  heures a midi En cas d urgence s  'adresser au bureau  de l 'ortskommandantur ,couvent  de la  miséricorde  
C 'est un ordre dicté par monsieur l'officier commandant la place de Sées




 Le personnel administratif de la kommandantur envahit chaque jour les escaliers de marbre blanc de notre mairie Surnommées "les souris grises" hautaines et indifférentes elle ne nous adressent pas un regard ...
Impossible de consulter l énorme  documentation et les livres de la bibliothéque tenue per Monsieur Guy







7 novembre 1940
Cloitrés à domicile !actes de sabotage dans la région de Sées Mortrée  interdiction de sortir de notre domicile  entre 18 h 30 et 7 heures du matin sous peine d arrestation  c es la premiére fois que le couvre feu est imposé impossible de rejoindre les copains ! les lignes   téléphoniques seront gardées nuit et jour par des sentinelles fournies par la population civile
 Nous sommes une orstkommandantur !

Les allemands découvrent notre petite ville......Dés les premiéres heures matinales ils  partent à 
l exercice en scandant leur marche favorite que nous avons appelé familierement " ali  alo " ignorant totalement la signification des paroles  



« Ein heller und ein  batzen « qui n est d ailleurs pas une chanson nazie mais une vieille chanson populaire «  a boire «  que les compagnies partant à l’entrainement, feldwebel en tête reprenaient en chœur en remontant la place du Parquet dés  le lever du jour
 Cette chanson de marche entrainante  nous l avons entendue pendant plus de quatre années ..Elle   a marqué la mémoire des  français d une façon  inaltérable


 Dés les premiers jours les allemands en toute liberté déambulent dans nos rues et assaillent les commerçant ,forts de leur priorité   pour tout… particularité qui n échappe pas au marchand de monuments et  d objets funéraires monsieur G....Grande rue et qui se fait un devoir d’afficher "priorité à la Wehrmacht"
 Remontrance de la mairie  à ce commerçant trop respectueux des ordres communaux   «  Pas de provocation "rappele le maire!




 L' un des premiers allemands à Sées   Marigny rue de la gare



 ------------------------------------------------------------------------------------------------------
Premier allemand dans les  murs du  home familial  Dans le salon un soldat allemand flaire les odeurs de cuisine ,il longe le couloir et surgit alors que nous sommes tous attablés  .Débraillé… sa gaucherie dénonçe une origine campagnarde , qui contraste comme une injure à la wehrmacht,à la discipline prussienne et l’impassiblité nazie   Ce soldat semble  aussi étranger que possible à la guerre ,  un ennemi de la violence  , le membre le plus inoffensif 
 


de l’armée allemande   nous montrant toutes ses photos de famille Il semble plutôt avoir envie de s’attendrir sur tout ce qui est étranger à l’armée …..la nature , les arbres et les fleurs plutôt que les peripéties de la  guerre  Les photos circulent de main en main ,… on les examine avec une politesse distraite mais l’attitude de ce soldat nous surprend … nous qui avons plutôt l’habitude d’affronter l’arrogance ou l’impassibilité de nos occupants »C est bien cela  la guerre … Tous n 'ont pas envie de se battre !Et s ils étaient tous comme lui ..?

Commémoration aprés la guerre 
l' abbé Fulgence
 Notre patronage !

Nous avons toutefois  repris nos activités au cercle catholique ,le bonheur des parents mais aussi pour nous ;;; la détente en toute liberté sous la direction de l’abbé Fulgence notre mentor qui un jour nous annonça la terrible nouvelle. Nouvelle inattendue  qui déclencha angoisse et consternation ....Michel Coupry allait être fusillé veritable  drame dont nous ignorions les raisons  
"Deux jeunes Michel Coupry et Roger Coupé  avaient dressé   un barrage dans la nuit du 12 au 13  Aout 1940 sur la route nationale  avec des poteaux electriques ,  bidons d’essence et  panneaux de signalisation  bien sûr dans le but de contrarier les déplacements  allemands !Plusieurs otages furent désignés . Les allemands menaçants  attendaient  que les auteurs du sabotage se dénoncent . En effet devant la  tournure des événements les  deux jeunes  ne pouvaient  faire autrement que de se présenter à la gendarmerie Aprés jugement ils seront condamnés à 8 ans de prison par le
tribunal  administratif du département
Allemands insatisfaits ….L’affaire sera rejugée par le conseil de guerre allemand  qui voulait   un exemple…. Michel Coupry 18 ans   l ainé  sera fusillé..."

L’abbé Fulgence , notre dirigeant au cercle catholique rue d’Argentré recevra  à son domicile deux envoyés de la kommandantur ….Il  sera l’aumonier qui recueillera les derniéres paroles du condamné .
Michel  Coupry montra un courage énorme  lors de l éxécution de la sentence
L'abbé Fulgence nous conte ses derniers moments "trés calme il a écrit longuement deux lettres ' j ai observé qu il s essuyait quelquefois les yeux ; Il refusa le bandeau
L' abbé Fulgence me dit que la mort du jeune a été trés digne
 C 'est ainsi que débuta la resistance dans l'Orne dont l'esprit ne devait jamais faiblir
Sur le monument '' fusillé le" 23 Septembre 1940  à l'âge de 19 ans Premiere victime dans l'orne de l occupation nazie   Mort pour la France;;;"


Fin 1942 Notre nouvel instit!

Comme  moi tu as connu jean Mazeline ,le premier prof qui nous enseigna l Anglais la Géo et autres diverses matiéres en classe mais  aussi  le hand ball à onze Il a finalement été  victime comme tu le sais  des hordes germaniques Il entama notre classe en octobre 1942 ;;;

Sportif ,sympa ,attachant’dynamique  ,il  nous enseignait l’anglais dans le Carpentier Fialip mais trouvait le moyen de nous  initier au hand ball  sur le terrain des Ormeaux .lorsque  les «   frisés du grand reich » nous laissaient le terrain.. sinon.... Obligés  d abdiquer passivement …  devant l autorité germanique
Après un emprisonnement au château  des d ucs il fut à l' home Chamondot fusillé en aout 1944 avec notre voisin Frémiot ,transporteur de son métier mais dont l'épouse tenait un salon de coiffure contigù  à la maison de  la vieille dame passementiére
Transporteur d armes Frémiot ardent patriote  récupérait les nuits de pleine lune les containers lançés par les avions de la  RAF  au nez et à la barbe de l’occupant ;IL avait l'habitude de garer son  camion devant notre maison place du Parquet

 Il  est un fait que le bruit de ces avions hantait nos nuits et je  me demandais comment les pilotes de la RAF  réussissaient à localiser les terrains balisés par les resistants Un vrai défi et je ne  sais qui  on devait  admirer le plus….. les résistants cachés sous les ombrages en attente  d un avion incertain alourdi par son chargement de containers  ou les pilotes anglais en quête d’un  terrains mystérieux rempli de piéges Un résistant de nos connaissances nous avait fait comprendre secrétement  les mystéres et les  piéges de nos forêts
 je  crois savoir que ces avions décollaient de Tempsford et survolaient Londres avant d atteindre la côte normande  

Durant cette guerre l avion et la radio révolutionnent les moyens 
d action des belligérents ,imposant des changements fondamentaux à la  nature ; au déroulement et aux formes de la lutte Qu ' aurait été en effet  la résistance  si les combattants de l'ombre n'avaient eu aussi pour eux l'azur et le  ciel ? sans la voie des airs comment les groupes de résistants auraient ils pu communiquer , recevoir  des armes accueillir  ou  recevoir des agents
et sans la TSF,sans les emissions de  radio cladestins ,sans les  écoutes de Londres   sans les messages personnels de la BBC comment auraient pu               s 'effectuer les liaisons ,se  transmettre les instructions , s échanger des renseignements  

 Accrochés chaque soir à la TSF bloquée avec prudence sur la BBC c 'est dans cette ambiance  que nous vivions ...d'où notre discrétion à écouter le poste familial dans le plus  grand mystére 
 Notre  rêve à nous les jeunes ;;;traverser le channel et vivre cette guerre sous la protection  de la  verte Albion encore fallait il trouver un pêcheur en mesure de nous faire traverser la Manche !
  Aprés plus  de quatre années d occupation j'ai réalisé que  ce projet n  était qu un rêve                                                           

Notre   rôle me rappellera un pilote


Chasseur de nuit Fockewulf
balisage en forêt par les résistants



"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente Britannique, Canadiens, australiens ,néo zelandais  polonais

« Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »
Un  défi au danger permanent  crée  par la chasse allemande ou d’une DCA dissimulée  sous les ombrages
 Heureusement la BBC egayait nos rêves  
 A tout hasard  si tu viens à l’écouter dans ton pays d’outre atlantique Songes  combien elle a pu nous faire rêver avec le signe annonciateur  de la symphonie de Beethoven Jamais je  n’oublierai ;;;;aurait chanté Rina ketty Ces  perpeties  nocturnes d e longue haleine dans le froid , le brouillard ,et la pluie ;;;

Nos quatre  gendarmes  déportés ,jean Mazeline Albert Frémiot et Edouard Paysant fusillés


Jean Mazeline lorsque il quitta Sees prit en charge différents  parachutages il  vivait en forêt ,caché mais de retour au domicile familial la gestapo le surveillait Et il ne put éviter le piége qui lui était tendu à  la naissance de son premier enfant Combien  j aurais aimé le revoir !
Le sachant  enfermé dans les sombres cellules du chateau des ducs ,chacun de nous espérait fermement un geste de clémence de l'occupant ..

jeunesse insouciante   c est nous !
Parlons  d Edouard Paysant ,lui était le grand chef ;;;  Nous ignorions tout de ses soirées nocturnes  dans la campagne sagienne Pilotant sa Simca il sélectionnait les futurs  terrains de parachutage roulant la nuit malgré le couvre feu et dans la clandestinité la plus totale La derniére fois que je l’ai vu nous avions mesuré les dimensions de la future piscine Piscine qui n’existe toujour pas d’ailleurs... et comme tu le sais nous  avions repéré l’étang Sauvager route de Carrouges Mais nos nouvelles habitudes donnérent l’éveil aux ,allemands en quête d un point d eau ;;; nous étions repérés  si bien que nous nagions  dans les eaux troubles de cette vieille carriere  peuplée sur le fond sablonneux  de wagonnets abandonnés
Une amazone bien connue semble t il est venue se pavaner  sous les pommiers A priori ce n était pas pour  manger des pommes ... et les Germains ont semblé  apprécier sa présence
Je pense quelle échappa de peu à la tonte forcée place du Parquet .sur les marches de la mairie en août 44 Spectacle lamentable populaire et moyen ageux que je ne suis pas prêt d oublier

l'Independence day ...

Souviens toi du 4 juillet 1943    Plus de cent forteresses volantes et des parachutes dans le ciel bleu! je résume  et simplifie ...

je venais de terminer l'entrainement de hand ball .... notre ciel normand d'un bleu sans nuages
091.jpgSoudain un bruit assourdissant  ... Une centaine de forteresses volantes de l'us air force se dirige vers le sud
Une heure aprés une forteresse poursuivie par un chasseur allemand ....Longue fumée noire dans son sillage la forteresse s écrase à la limite de la forêt  C est l'animation sur le terrain 
Un parachutiste américain tombe pas  trés loin de nous je récupére un morceau  de parachute et  je trouve un poignard
les seules photos de l'épave de la forteresse volante prises  le lundi matin 5 juillet vers10 heures
Dés le lendemain matin je décide avec mon frére de tenter une incursion sur les lieux du  crash  Dangereux mais pas impossible !le kodak familial caché  dans mon blouson nous franchissons le premier barrage sans difficulté sur les rives de la Senneviére  Un spectacle de désolation...
Des morceaux d'avions ,un moteur dans les eaux claires où nous avions l'habitude de pêcher la truite 
Seul le bruit du vent dans les peupliers La chance;; pas de sentinelle !je réussis  à prendre les seules photos existantes de l'épave ( elles me sont souvent demandées )Nous continuons  notre périple longeant le bord de la riviére  Un corps brulé méconnaissable celui d'un membre de l'équipage recouvert d un drap . un bouquet de violettes....,c est à la fois impressionnant et émouvant Nous continuons notre périple  Découverte d un autre corps brulé Nous sommes vraiment impressionnés ......
La famille de Hackley  avait découvert mon article sur le site ansa 39 45 Elle me contacta et m'adressa le drapeau américain dans un coffret  Hackley sauta de l'avion parachute en flammes;et tomba à proximité d un troupeau  de moutons .Le gardien pris de panique prit les jambes à son cou ..

 L' un de nous se fait "repérer "sur le manége place du friche ...Un morceau  de parachute sortait de  sa poche
je ne me lance pas  dans les détails 
Six aviateurs cachés par les résistants dans une vieille grange abandonnée ,pris en charge par la  résistance locale Deux ( Freeman et Mankovicks s'évaderont par les Pyrenées orientales ,et quatre par les Pyrenées atlantiques ...cachés dans un camion de volailles et de poussins aprés multiples péripéties
Deux faits prisonnier , l'un prés de notre place de baignade   l autre au village de Belfonds

Dans les années 50 je prendrai contact avec les services 
d archives de l 'Alabama et j'obtiendrai ainsi tous les tenants et aboutissants de ce drame  !
je pense que  tous les articles présents sur internet sont issus de mes recherches et des résultats que j ai pu obtenir des archives américaines En ce qui me concerne tous les résultats  sont a la disposition de tous aux archives départementales de  l'Orne


Dans la nuit du22 au 23 Mai 1944 avec mon frére nous observions le ciel et les étoiles en quête des points  lumineux marquant la présence d’escadrilles en route vers le Sud  Un avion inconnu enflammes rasa les toits et s écrasa au nord de la ville Spectacle  dantesque dans les buissons d aubépines que je m’efforcerai de ne pas décrire .Un amas de corps déchiquetés par l’explosion au sol et des objets épars qu' allemands et gendarmes s efforçaient d identifier et de récupérer ,documents , cartes foulards , etc..
 Aucun  survivant !
Les gendarmes n’ont pu déterminer la nationalité de cet avion inconnu En 1998 de retour d’outre atlantique  je retrouvai une tombe abandonnée et le registre qui me permit d’obtenir la liste de l’équipage auprès de la RAF et du ministére de la  défense britannique  54 ans après …c est un comble !

WGH propriétaire de la  bague


Les sentinelles ont refusé notre présence sur les lieux aussi nous avions été obligés de battre en retraite devant  l agressivité de l'une d'elles  ‘(yougoslave  je l apprendrai plus tard)et qui avec l un de ses collégues a l’annonce du débarquement s 'esquiva dans la campagne chez un fermier des environs pour échapper à l'emprise allemande


Photo d'un inconnu déchirée trouvée dans les débris de l'épave

le pilote et son  épouse avant le départ  pour l'Europe
c 'était lepilote !


..
Après avoir contacté la RAF et le ministére de la défense britannique  j’enquêtais en 1998 pour découvrir qu il s'agissait de six jeunes canadiens dont c était la premiere  sortie en territoire occupé  La DCA germanique veillait et l’avion en flammes aprés avoir rasé les toits de la ville s 'abattait à la Potence
A la recherche d un  témoin en 1998 aprés la découverte au cimetiere communal d une tombe inconnue  Je demandai au journal de l'orne de  publier un article  

Une bague en or et une photo déchirée  m'étaient  rapportées
   
par deux témoins   54 ans aprés la date du crash
Remise de la  bague à un membre de la  famille de WGH  60 ans aprés  le crash du  22 23  Mai 1944



Le débarquement Après le stationnement des tanks allemands aux pieds de la cathédrale et la menace des chasseurs alliés il ne nous restait plus  qu’une seule issue… quitter les lieux et émigrer hors de la ville Nos cousins accueillants occupaient alors la mairie de Bursard où ma cousine  exerçait la fonction d’ institutrice et de directrice de l’école
Le  grand silence de la campagne, les petits oiseaux au réveil …la quiétude retrouvée …
 ….Logés dans le grenier au milieu des postes de TSF  rapportés par  les villageois ...Privés de courant nous avions réussi à monter un poste à galéne et à   poursuivre l’écoute de ces informations nous  informant de  l’avancée des alliés
Soudain grande surprise mais aussi une peur intense  Irruption sous les ombrages de l allée de tilleuls d’un convoi allemand de la Luftwaffe   trainant dans son sillage des pieces de DCA
Nous commencions à réaliser que notre tranquillité au pays faisait partie des souvenirs

…Nos nouveaux locataires s'installérent dans les différentes piéces de notre maison mais dans les salles de classe impossible d écouter mon poste à galéne   caché dans un pupitre
  Nos  nouveaux locataires  trouverent  le moyens de descendre un mosquito de la royal nouvelle zelande  air force L’avion rasa notre toit avant de s écraser dans le bois environnant .Un servant allemand vint me chercher très tôt le matin  :La désolation ,la tristesse des lieux ,une surface de forêt rasée et au mileu une épave encore fumante Deux corps  disloqués ....
.L ‘allemand s empara d'un portefeuille et refusa de me communiquer son contenu Moi je récupérai une boussole tombée dans les broussailles  
Je fus contacté par la famille dans les années 50 celle du pilote Francis Carr
 Enfin a l'approche des divisions américaines et françaises "nos locataires " firent sauter les batteries et prirent la poudre 
d escampette sans crier gare Moi je récupérai  cartes et photos ...
 
Photo trouvée  dans le Halifax abattu à Larré et qui permit d'identifier l'un des membres de 

 l équipage  qui venait de se marier




Retour à sées  Notre maison une fois encore  reçut la visite de sagiens inconnus mais ce n'était pas le pillage de mai 1940



Une bréve retrospective m'incite a dire que notre autre voisin le docteur Melun docteur mais juif ...fut déporté a Aurigny avec des espagnols anti franquistes Terrible destinée,!Ramené à Drancy il fut envoyé  au terrible camp d  Auschwitz . 75 000 Juifs y furent gazés Certains ont dit qu il était décédé dans le train partant de la gare de Bobigny à destination de ce terrible camp d extermination 
Voisin , de contact agréable il sera surnommé »le médecin des pauvres et une  plaque  a été apposée prés  des murs de notre maison  
Mon beau pére britannique donc membre  du Commonwealth protégé par la croix rouge Régime privilégié mais privé de liberté  il sera  libéré de Drancy en juillet 1941 pour laisser la place aux juifs dont le terrible sort était déjà réglé par les SS Brunner et Eischmann  
Par contre il devra répondre à un contrôle permanent de la kommandantur structure de commandement de l' armée allemande dans notre département


Ce  que j ai appris concernant Edouard Paysant

« La  3 eme équipe est composée de Edouard Paysant (Trouvére) et Irene ( Marie Croisé  )
j'ai pris un extrait de"l'espoir des ténébres " de Michel Pichard coordinateur national du BOA 
"Le 19 juin 1940    au matin dans le bois de Callac «  Trouvére  «( Edouard paysant   a pris soin d achever la dispersion de son équipe puis il décide de se rendre au moulin de Plumele’c afin d y recuperer un poste et du matériel
Mais a quelque distance du moulin alors que les trois equipiers circulent a pied dans un chemin creux ils sont capturés par un groupe de «  cosaques « vers 15  heures
ils sont immediatement conduits dans un café de Plumelec où Maryse a la surprise d apercevoir Marguerite  Neulat ( secrétaire de fonction et hauteur  )mais elle réalise que Marguerite est aussi captive des cosaques
Ces captifs sont d abord conduits dans un café de Plumelec  a Locminé les prisonniers sont enfermés dans une porcherie mais à  une heure du matin le SD prend l affaire en main   le SD de Pontivy considére que la prise est de taille
Marie Croisé et marguerite Neulat seront déportées   A la prison de Pontivy «  Trouvére «  se signale par son courage et ses efforts pour maintenir le moral de ses compagnons   mais on perd la trace de Trouvére certainement éxécuté prés de Pontivy  On ignore enfin ce que sont devenus certain  de ses amis «

Et le cinéma allemand Nous on ne s’occupait pas de nationalité malgré l’afflux de films français de qualité ,Les vedettes allemandes Marika Rokk ,Zarah Leander chantant" lily marlen" nous attiraient et la wehrmacht nous laissait en paix
Souviens toi assis dans le fond de la salle adossés au mur comment nous nous sommes fait virér par les SS L’ami  jorry  fut projeté sur le trottoir et moi-même j'ai gardé longtemps les traces d’un coup de poing ravageur Qui avait mis du fluide glacial sur les siéges des allemands ?les français ou les espagnols,Nous ne le saurons jamais mais a partir de  ce jour le directeur du  Rex se souviendra longtemps de  son magnifique œil au beurre noir

je te donnerai la suite lorsque tu auras répondu à cette missive


Dans les années 50 je prendrai contact avec les services d '
archives de l Alabama et j'obtiendrai ainsi tous les tenants et aboutissants de ce drame exceptionnel malheureusement !je pense que  tous les articles présents sur internet sont issus de mes recherches et des résultats que j ai pu obtenir des archives américaines En ce qui me concerne  mes résultats de  recherches sont a la disposition de tous aux archives départementales de  l'Orne

Voir  les archives departementales et demander le dossier 

Roger Cornevin-hayton



mardi 31 mars 2015

Sées Nuit du 22 au 23 Mai 1944 Le destin de six jeunes Canadiens




 

 j ai transmis à madame Shirley Stone tous les éléments et témoignages concernant ce crash En effet de  ma fenêtre le 22 Mai 1944 j assistai vers 23 heures 30 au passage de cet avion en flammes et j étais sur les lieux du crash dés le lendemain matin vers 9 heures 30 alors que les gendarmes de la brigade sagienne étaient présents

Photo de la tombe des  six  aviateurs prise en 1945?  est ce un membre de la famille de l 'un d eux ?



La tombe des canadiens à Sées  Lorsque j ai découvert cette tombe ,elle était abandonnée . Les corps des six victimes avaient alors été transférés au  cimetiére  canadien de
Cintheaux ( Calvados )vraisemblablement en 1945

Bretteville-sur-Laize Cintheaux, cimetière lettrine








 Drame oublié ; ....Non en 1998 a mon retour 
d outremer Je découvrai une tombe abandonnée au cimetiére  communal de Sées et enfin  un vieux registre sur lequel figurait la date du crash soit la nuit du 22 au 23 Mai 1944
Cette  date  me permettait de contacter les différents services de la Royal Air force qui 
m adressérent  la liste de l équipage .
Ensuite  publication d 'un article dans le journal l'Orne hebdo et la réponse inattendue de deux témoins l'un en possession d une bague gravée aux initiales WGH et l autre détenant une photo d'un membre de l'équipage trouvée dans le cockpit



 


Les membres de l'équipage du crash de l avion canadien abattu dans la nuit du 22 au 23 Mai 1944 à Sées( la potence ) 

 Extraits et adaptation  du récit   de Madame Shirley Stone et de la traduction en  français de Monsieur Alain Jacques (Montreal )suite  aux témoignages des membres de l équipage de l'avion

"Ce récit est l’histoire de six   braves jeunes qui joignent, à cette époque, les rangs de l’Aviation Royale du Canada.

L’un d’entre eux est natif de Kaleden en Colombie Britannique, un autre de Drummondville au Québec. En majorité ils sont originaires de l'Ontario en provenance de Windsor, Vittoria, Grand Valley et Toronto. Ces garçons quittent leurs études ou emplois, laissent derrière eux familles et amis.

Ils sont formés au Canada sur différentes bases des forces armées du pays, y reçoivent leurs diplômes ainsi que leurs insignes de combattants et de pilotes. Aucun ne se connaît avant de s’enrôler.  

Une fois rendus en Angleterre, quatre d’entre eux sont destinés  à

différentes unités avancées de vol supérieur (A.F.U). L’objectif premier de ces unités est de familiariser les équipages, préalablement formés dans le vaste espace canadien, aux conditions géographiques très différentes de l’Angleterre. Leur formation inclut la lecture de cartes aériennes et géographiques et la pratique de l’utilisation des systèmes de détection
 Après leur stage de formation à l’A.F.U., les hommes sont mutés vers une unité d’entraînement opérationnel (U.E.O.) où pilotes, navigateurs,bombardiers (incluant les cadreurs de cibles) et mitrailleurs sont rassemblés. 
La création des équipages de six hommes est appelée en anglais crewing up (créer des équipages). En argot d’aviateur, les hommes baptisent le processus:" la foire aux mariages". La conception des équipages est laissée à la  responsabilité des participants sans aucune intervention des cadres supérieurs, tous et chacun s’accommodant d’ailleurs très bien de ce type d’arrangement.

Peu de temps après leur arrivée à l’U.E.O. 24,(  24 eme  OTU )        
les six Canadiens se rencontrent pour constituer  un équipage. 
Cinq des six garçons arrivent à cette base le 21 mars et le sixième le 4 avril 1944. C’est aussi sur cette base qu' ils  reçoivent leur formation pour exercer leurs fonctions sur le bombardier Whitley


Le bombardier Armstrong Whitworth Whitley est un appareil

britannique sorti des planches à dessins de la compagnie Whitley Abbey près de Coventry en 1934. Sa production débute en 1937 à l’usine de montage de la ville voisine de Baginton. Sa mise en service est rendue nécessaire afin de remplacer les vieux bombardiers biplans  dépassés et pour aussi servir au transport de troupe et de matériel de ravitaillement.
Whitley V.


L’appareil est doté de deux moteurs ,peut atteindre 370 kilomètres/heure et sa vitesse de croisière est de 280

kilomètres/heure. L’avion est équipé d’une mitrailleuse Browning de calibre .303 positionnée dans la tourelle du nez de l’appareil et de quatre mitrailleuses Browning du même calibre placées dans la tourelle de queue du bombardier. Les soutes de l’appareil peuvent contenir jusqu’à trois tonnes métriques de bombes.


Au début de la guerre il était interdit de bombarder des cibles situées sur le continent européen de crainte de blesser les populations locales et d’attirer les représailles allemandes. Pour ces raisons, plusieurs des premières missions impliquant des appareils Whitleys consistaient à larguer des tracts. C’est lors de ces premières missions que les équipages des Whitleys font leurs premières expériences en vols de nuit,dans le but de  naviguer au dessus de territoires ennemis.

En mai 1940, la politique consistant à éviter de  bombarder le continent est abandonnée et les Whitleys sont les premiers appareils de la deuxième guerre mondiale à bombarder l’Allemagne.
  Il est entre autre, le premier appareil de la R.A.F. à attaquer l’Italie, la Tchécoslovaquie occupée, Il effectue la première destruction non-assistée d’un U-Boot ( sous marin allemand )et la première mission de parachutage d’un groupe commando.


Lors de missions de jour, le Whitley était très mal équipé pour résister au attaques des avions de chasse et aux feux des batteries antiaériennes ennemies. Pour cette raison, l’appareil était très utilisé lors de l’offensive de nuit organisée contre les villes allemandes.

A l’époque, en raison de l’absence d’aides électroniques spécialisées, les bombardements étaient souvent imprécis. Les pertes de Whitleys en missions de nuit s’accentuent sérieusement lorsque les Allemands commencent à utiliser des faisceaux lumineux et des avions de chasse guidés au radar. La dernière attaque menée par les Whitleys a lieu le 29 avril 1942 lorsque  les quartiers généraux décident de bombarder Ostende.


En mai 1942, le Whitley est officiellement dispensé  des missions de bombardement opérationnelles et remplacé par des quatrimoteurs plus performants. Dès lors, les Whitleys sont utilisés par les unités d’enseignement opérationnel aussi bien que par les divers commandements de protection des côtes, les escadrilles des unités spéciales, les unités de formation des parachutistes et  le remorquage de planeurs.
Un total de 1841 Whitleys fut construit. Le dernier quitta l’usine d’assemblage en juin 1943.


R.A.F. Long Marston est située dans le comté de Warwickshire. Les deux aérodromes, bien que distants  de 8 ou 9 kilomètres, sont situés dans deux comtés différents. Les équipages effectuent leur formation de bombardier sur ces bases utilisant l’Armstrong Whitworth Whitley V.

R.A.F. Honeybourne débute ses opérations de temps de guerre en 1941.


La construction de R.A.F. Long Marston débute à l’été 1940 et la base devient officiellement un satellite opérationnel de R.A.F. 

Honeybourne,en 1941.

Selon le commandement du groupe de bombardiers (91) situé à la

R.A.F. Abington, les aérodromes R.A.F. Honeybourne (code d’

aérodrome: HQ) et R.A.F. Long Marston (code d’aérodrome: JS) sont classifiés aérodromes de Classe « A » pouvant accuellir des bombardiers de catégorie « lourd ».
Les trois pistes de l’aérodrome R.A.F. Honeybourne sont en béton et les trois pistes de l’aérodrome R.A.F. Long Marston  à surface goudronnée.

Les pistes sont disposées triangulairement ceinturées d’une route

périphérique.

Les casernes des six aviateurs sont situées à la R.A.F.

Honeybourne, dans le comtéde Worcestershire, près de
Stratford-upon-Avon.



L’Unité d’Enseignement Opérationnel 24 eme OTU   arrive sur ces bases le 15 mai( soit une semaine avant la date du crash de (Sées la Potence)


1942. Les documents officiels de la base indiquent que des équipages de cette unité ont participé à des missions de bombardement sur Düsseldorf le 31 juillet et le premier août 1942.

R.A.F. Honeybourne ferme finalement ses portes en 1948 et R.A.F. Long Marston six ans plus tard en 1954. Cinq hangars et quelques autres bâtiments de la R.A.F. Honeybourne sont encore aujourd’hui
fonctionnels et utilisés au sein d’un parc industriel.

Tour de contrôle à la R.A.F. Long Marston, 2003.

Casernes des équipages à la R.A.F. Honeybourne, 1990.

(Photos prises sur la toile)



Tour de contrôle à la R.A.F. Honeybourne.

(Photo fournie par l’historien britannique, Brian Kedward)


Après leur regroupement en équipage, les six hommes sont envoyés sur des vols long courrier d’une durée habituelle de cinq heures chacun. Par la suite ils doivent  exécuter des circuits poser-décoller de nuit, et pour terminer, effectuer d’autres vols longues distances de nuit.




45 eme cours à Honeybourne  en 1944
Gaston jacques  second rang premier  a gauche 
Wyckoff premier rang deuxieme àgauche



La fin de leur formation U.E.O. (6-8 semaines) se conclut par l’exercice de    
. Cet exercice consiste à effectuer une Mission Nickel, nom de code donné aux missions de largages de tracts. Au retour, l’équipage se verra affecté à une escadrille.

On charge les tracts à bord. On largue les tracts.



Durant les nuits qui suivront, les populations des territoires occupés vont recevoir des tracts largués à partir d’avions alliés pour les informer de demeurer à l’écart des lignes de chemin de fer, des dépôts de carburant ou de toutes autres cibles stratégiques aux bombardements alliés.C'est donc le cas de  la région alençonnaise , objectif prévu par l'état major )


À la mi-mai 1944, tous ont entendu parler des plans d’action pour une invasion massive, par les Alliés, de la France occupée. Les membres de la Résistance française ainsi que les agents des S.O.E. savent que l’invasion est imminente et travaillent clandestinement derrière les lignes ennemies, à affaiblir l’occupant. La population française a, elle aussi, entendu parler du projet d’invasion et prie de voir le jour, où à nouveau, ils pourront savourer les plaisirs de la liberté si douloureusement perdue aux mains de l’ennemi.


La nuit du 22 mai 1944, six Whitleys de l’U.E.O. 24 quittent leur base en Angleterre pour une Mission Nickel.( lancement de tracts )
 Leurs cibles désignées sont Alençon, Laval et Le Mans en France.




Déroulement de la mission du 22 au 23  mai 1944


Les six hommes du Whitley V AD 701 (TY-B) sont réunis pour le briefing à 16:00 heures à la R.A.F. Long Marston. Le briefing  final a lieu à 19:00 heures. 

À 21:48 heures, ils décollent.


L’ÉQUIPAGE DE L’A.R.C. - WHITLEY V AD 701


David Webster Goodwin  

Age 24 ans
de Kaleden, Colombie Britannique

 Wilfred Gordon Harris   

 Age 23 ans Age 21 ans

Lt avn - pilote Sergent - Mitrailleur Lt avn - navigateur

A.R.C. - J/25874 A.R.C. - R/115064 A.R.C. - J/37185
Grand Valley, Ontario Windsor, Ontario

John Gordon Hopper ,Joseph Gaston Jacques ,Charles Beverly Wyckoff

Sergent - Mitrailleur Adjudant 1er classe - Mitrailleur Lt avn - Bombardier

A.R.C. - R/80789 A.R.C. - R/108393 A.R.C. - J/26695

Age 23 ans Age 21 ans Age 28 ans

Toronto, Ontario Drummondville, Québec Vittoria, Ontario



Des six Whitleys de l’U.E.O. 24 qui décollent dans la soirée du 22 mai,trois retournent à leur base et deux se posent d’urgence à Ford Airfield et à Woodhall Spa. ( raison évoquée dans le rapport ... givrage )
Est ce le  withley abattu a sées,
Le sixième appareil, Whitley V AD 701, du pilote David Webster Goodwin, doit arriver à la verticale de son objectif (Alençon, France) à 23:23 heures.
 L’adjudant 1er classe Joseph Gaston Jacques est l’instructeur d’équipage (instructeur de l’U.E.O.) désigné sur le vol. L’heure prévue du retour à la base est de 01:41 heures le 23 mai au matin.

Lorsque  l’appareil ne revient pas, son équipage est déclaré « porté disparu ».

Au Canada, les familles des six aviateurs reçoivent des télégrammes les avisant que leurs êtres chers sont « portés disparus ». Plus tard, des avis écrits informent les familles que l’équipage est toujours manquant mais maintenant présumé mort. Des avis publics sont publiés dans les journaux locaux. Vous trouverez ci-bas les originaux et les traductions des coupures de journaux fournies par les familles de Joe, Bev, Gord etDavid.

La transcription de l’avis sur Bev Wyckoff est tirée de l’original qui fut publié dans le
« Simcoe Recorder » du 29 mai 1944. Les autres avis sont des photocopies d’originaux.


TRADUCTIONS DES COUPURES DE JOURNAUX

Extraitsdes journaux canadiens concernant les Aviateurs MANQUANTS

PREMIER OFFICIER JOE HONG        journal local


"Membre très populaire du personnel (division publicité) au journal le Star jusqu’à son enrôlement dans l’A.R.C. et porté disparu le 23 mai, Joe était officier navigateur et un des premiers de sa classe lorsqu’il fut  diplomé  de l’école de navigation de Crumlin Il est le premier garçon d’origine chinoise de notre régionà détenir le poste d’officier dans l’armée de l’air."





SOUS-LIEUTENANT BEVERLY WYCKOFF PORTÉ DISPARU  journal local

"L’aviateur de Vittoria était avec l’A.R.C. depuis huit ans


Outre-mer depuis novembre de l’an dernier, le sous-lieutenant d’aviation C.Beverly Wyckoff, fils de Mme R.G. Wyckoff de Vittoria est porté disparu d’une opération d’outre-mer depuis le 23 mai. L’information nous est parvenue de la mère du disparu jeudi dernier. Aucun autre détail n’est disponible.

Le sous-lieutenant d’aviation Wyckoff, 28 ans, est natif de Vittoria où il a reçu toute son éducation publique. Plus tard il étudia à l’Ecole technique d’Hamilton et immédiatement suivant sa graduation  il s’enrôla dans l’A.R.C. 
En 1942 il postula pour devenir membre d’équipage volant et s’entraîna à Hagersville près de Toronto et à St-Jean, Québec.

Diplomé  de St-Jean en juin 1943 au poste de bombardier, il fut peu de temps après reçu officier et désigné  comme instructeur à l’école des bombardiers et des mitrailleurs de Fingal où il demeura jusqu’à son affectation outre-mer en novembre dernier.

Son épouse est Chloris Gauen de Trenton et le couple à une fille, Donna Marie,âgée de deux ans.(Donna Marie sera présente à la cérémonie organisée  du  souvenir à Sées le                  )
Il a aussi un frère, Gerald Wyckoff résident à Hamilton ainsi que deux soeurs Mmes Reginald Gell de Port Hope et Maurice Fitzgibbon de Fort Érié. Mme Wyckoff mère et sa jeune soeur vivent maintenant à Trenton.

Lors de sa formation à Hagersville, le sous-lieutenant d’aviation Wyckoff et sa famille résidaient sur la rue Talbot sud à Simcoe.

 le sous-lieutenant d’aviation Beverly (Bill)Wyckoff de Vittoria, Ontario, compagnon d’équipage et ami personnel du sergent Harris. Le sous-lieutenant Wyckoff est apparenté à M. le maire Richard McCulloch et à Mme McCulloch d’Orangeville. L’épouse et la fille de l’officier de l’A.R.C. résident à Trenton.

LE SERGENT  wilfried  GORDON HARRIS PORTÉ DISPARU   jOURNAL LOCAL

Selon un télégramme reçu vendredi par sa femme, Mme Dorothy Leach (nom de jeune  fille), le sergent Wilfred Gordon Harris, fils de M. William Harris de Grand Valley est porté disparu d’une opération aérienne conduite outre-mer le 23 mai dernier. La terrible dépêche en provenance de l’officier responsables des pertes
encourues par l’A.R.C. à Ottawa disait aussi qu’une confirmation écrite suivrait bientôt. Le sergent Harris, un mitrailleur spécialiste des tourelles arrières, avait débuté son service outre-mer voilà à peine deux mois.

L’aviateur de 23 ans s’est enrôlé dans l’A.R.C. à Toronto en mai 1941. désigné pour  Vancouver, C. B. pour deux ans, il demanda en mai 1943 à être affecté à  la division des équipages volants. Il suivit sa formation au dépôt des effectifs puis à Edmonton, Régina en Saskatchewan, à la base de la ville de Québec et à celle de Mont Joli, Québec où il a reçu ses ailes en décembre 1943. Suite à un cours de commando tenu à Valley field, Québec et à un mois de permission passé à la maison, il fut désigné  outre-mer et arriva en Angleterre le 29 mars 1944.
Une bague lui est  remise par la municipalité de Grand Valley ( ci dessous)


BAGUE CONSERVEE PENDANT PRES DE CINQUANTE ANNEES PAR GEORGES BUVRON FILS DE
 L ADJUDANT DE  GENDARMERIE CHARGE DE L 'ENQUETE LE JOUR DU CRASH ET APPARTENANT A




Remise de la bague gravée aux initiales WGH  à un membre  de la famille

Dans sa plus récente lettre adressée à sa femme, le sergent Harris mentionnait qu’il avait une permission et un mois de formation à effectuer dans une école de combat avant d’être prêt pour l’action.

L’aviateur manquant, natif de Caledon, était résident de Grand Valley depuis plus de dix ans. Ils a reçu toute son éducation à Grand Valley et plus tard accepta un poste à la crémerie Lang. Il a deux frères et trois soeurs. Son père est chef de service à la compagnie des chemins de fer du Canadien Pacifique.

La découverte de la bague cinquante quatre ans aprés la date du crash  déclencha une certaine émotion à Grand Valley  l'avion étant supposé disparu dans la Manche Cette bague comme on le sait avait été conservée par le fils de l'adjudant de gendarmerie chargé de l'enquete sur le site de la potence



LE SOUS-LIEUTENANT DAVID GOODWIN PORTÉ DISPARU(  texte journal)

 L’escalade de l’offensive aérienne de l’Empire contre l’Europe occupée nazie a eu pour résultat la disparition qu’un autre membre aviateur de notre communauté  suite à une  opération aérienne conduite outre-mer le 23 mai.Cet aviateur est le sous-lieutenant d’aviation David Webster Goodwin, 24 ans,
Fils de M. et Mme J.C. Goodwin de Kaleden. Son épouse, Mme D.W. Goodwin ainsi que leur jeune fille Sharon, sont aussi des résidents de Kaleden et demeurent pour l’instant chez les parents de l’officier disparu.
Photo du pilote david goodwin  trouvée  par  gerard Malherbe dans l'épave du whithley
Le sous-lieutenant s’est enrôlé dans les services aéronautiques en 1943 et fut assigné outre-mer en septembre dernier. Il est pilote d’avion bombardier.Avant de s’enrôler, il a travaillé comme comptable ici au garage de Grand Forks.


JOSEPH GASTON JACQUES ADJUDANT 1er CLASSE - MITRAILLEUR
A.R.C. - R/108393                     pas de rapport de presse

On l’appelait Gaston, il est né à Knowlton au Québec le 16 mars 1923.    5e d’une famille de 15 enfants  LE 20 Juin 1941  il s engage dans l aviation canadienne Lorsque Gaston traverse l 'atllantique en décembre 1943 il laisse derriére lui sa fiancée Shirley 
Celle ci sans nouvelles le 23 Janvier 1945 soit 8 mois aprés la  date du crash mentionne dans sa lettre à May hong soeur de joseph hong le navigateur " si par hasard vous avez reçu quelque nouvelle que ce soit auriez vous ''l'obligeance de m en faire part... nous  apprécierons grandement une lueur d espoir ici   "signé Shirley 

l avion  abattu  à Sées  était  supposé être disparu dans la manche


Peu  de nouvelles concernant jack hopper 

Trois mois aprés s être marié jack Gordon Hopper s 'embarque pour l 'Europe à Halifax en Nouvelle Ecosse et arrive à Liverpool le 14 mars  il est muté à l UEO 24 de la RAF Honeybourne le 21 Mars 1944

lieu du monument ( tache blanche en haut a droite )route du merlerault à la Potence






Photo monument par Madame C.Berthelot