1955Notre Sunderland Escale à Port Etienne Arrivons de Port Lyautey( aujourdh'ui Kenitra )
Le
phare Coppoloni et le cap Cansado sont en vue. Un appel de la tour de
contrôle et notre hydravion se pose par un vent de sable aveuglant
,trainant un long sillage d'écume ,sur le plan d'eau de Port Etienne
battu par les alizés soufflant dans la baie du Lévrier Un groupe de boscos de la marine
nationale s'agite en tous sens et nous indique l'emplacement de la
bouée d'amarrage . Hydroplanage , approche prudente ,la bouée est
prise sans coup férir ,par un membre de l'équipage muni d'une longue
gaffe. Exercice de routine pour un équipage entrainé.
Notre
chaloupe accoste au vétuste appontement de bois , secoué par le
ressac., planté au bord d'une longue gréve blanche où des barques
délabrées et de vieux chalutiers achèvent de disparaitre,noyés par une
longue coulée de sable
,La bouée est
prise sans coup férir ,par un membre de l'équipage muni d'une longue
gaffe.
Devant nous..... notre campement des années 50.....le vent et le sable
A une vingtaine de
km au sud de Port Etienne tout au bout de la péninsule se dresse le
phare du cap blanc pointe la plus avancée du continent saharien
avant l' infléchissement de la côte vers le sud repère essentiel aux
navigateurs
C est ce cap qu 'a manqué la méduse dans la nuit du
1er au 2 juillet 1816
Au delà 100 km plus bas s 'étend un vaste
traquenard;..... des milliers de km 2 d un banc de sable a peine immergé
que les navires doivent à tout prix contourner par le large
J ’aieu recours à moncarnet de voljauni par le temps et bien rangé dans le fond d’un tiroir …je lis20séjours à Port Etienne et autant de survols de l’ile Tidra et des bancs d ArguinAu cours de nos missions sur Port Etienne de 1955 à1957 J’ai doncsurvolé comme beaucoup d autres laMauritanie ,ses plages désertes , ses dunes , ses massifs rocheuxet enfin les bancs d Arguin…Il m’était donc difficile de rester indifférent à la tragédie decettefrégate disparue dans la région au siécle dernier …..laMéduse tragédie reprise par les écrivains de l époque Et pourtant chaque jour en cours de vol ‘ aucun membre de l équipagene se posaitla question ignorant le drame qui s était déroulé le siécle précédent au large de cette région désertique Notre Sunderland amarré à la bouée
Assailli par les mouettes ....!
Les maures nous invitent sous leur tente pour un thé fort et sucré
Seul sur la planéte !
Notre Survol journalier du Cap Blanc, promontoire rocheux et désolé sur fond de brume la baie du LévrierPlus
désolé ,.plus stérile encore que le reste de la côte ... Pas le moindre
buisson sur la côte sablonneuse ,pas le moindre relief que l'homme est
en droit d'attendre du plus aridedes paysages ..et pourtant c'est le plus surprenantrefuge d'oiseaux marins de la planète ....mais c’est là aussi que nousréalisons entre deux volsles plus belles pêches en espérant que les requins ne viendront pas troubler notre quiétude de pêcheur amateur
Distinguer en dessous de nous l’emplacement approximatif du naufrage c ‘était rechercher une aiguille dans une botte de foin…
En survolant ce lieu désertique ,de notre couche de nuages il nous est facile de distinguer sans efforts cette eau d'un vert profond qui s'éclairçitlors de la présence d'un banc de sable effleurantla surface de l'eau C'est en effet le fameux banc d'Arguin,
un immense banc immergé ,une plate forme sous marine située bien au
large constamment recouverte d'eau... Une immensité d'eau defaible profondeur à différents endroits cachant comme on le sait … ungigantesquepiège aux marins non informés ..Ce sont les bancs de sable….’C est là que la Méduse s’échoua un beau jour de 1816
Le privilége de survoler cette région et de découvrir sous un ciel limpide les bancs d’Arguin,incite inévitablement à vouloir évoquer et comprendre les causes de ce drame
Inexpérience du capitaine ou cartes mal renseignées ? Le sujet a été largement traité !
Nous tentons quand même quelques approches radar ;;; Ne serait ce que pour évaluerle point de cenaufrage célébre ,mais rien ce jour,ne dissipera la part de mystere qui enveloppe cette disparition Face a cette terre aride la méduses'est choisie la plus austèredes tombes , « les bancs d’Arguin » un immense plateauà fleur d'eau ,vaste banc de sable ….qui émerge à marée basse ... quelque part au sud du cap Blanc par le travers de l'ile Tidra
Notons la position exacte du naufrage en 1816 que nous survolions pratiquement chaque jour dans le cadre de nos missions 20 degrés de latitude nord 17 degrés
west par le travers de l ile Tidra ( 5 metres d'immersion environ
100 miles au sud de Port Etienne ( Nouadhibou) notre base d hydravion
Sunderland
Sunderland ...décollage !!!!
Recherches de l 'épave de la méduse ( suite )
La réponse je la trouverai 50 années plus tard ….lors de la lecture de l’ouvrage d un remarquable explorateur des fonds marins jean yves Blot
Découverte de l’épave en 1980 .donc 25 ans aprés notre séjour à Port Etienne
Je fais référence à son ouvrage « Chronique d’un naufrage ordinaire «publié en 1980
Dans le cadre des moyens de recherches,
l’exploration aérienne , le sonar que l on utilise dans nos escadrilles
,les sondeur à sédiments , le scanner à infra rouges apparaissaient
d’emblée inutilisables
Restait le magnétométre à protons mis
au point pendant la seconde guerre mondiale lors de la recherche d’un
moyen de détection des sous marins en plongée et qui devait permettre de
déceler les parties métalliques issues de l’épave et réparties sur une
centaine de metres carrés
La chance sourit enfin à l’expédition ,
une anomalie magnétique de 1000 gammas est repérée puis confirmée (
reference faite à l ouvrage de jean yves Blot) Deux plongeurs confirment
la présence d’une épave et revenus à la surface annoncent la présence sur
le fond de canons de fer et de clous de cuivre L’enthousiasme est grand
…. ce ne peut être que la Méduse
Jean yves Blot plonge
à son tour dans une eau opaque et glauque La visibilité ne dépasse pas 1
mètre 50 et la profondeur est limitée à 5 ou 6 mètres
« Quelques herbes épaisses poussent ça et
là …. une épave ancienne surgit….rongée par plus d’un siècle de séjour
sous marin Des poissons hantent le
fond …..
les minutes passent interminables;;;
Soudain une voix jaillit du haut parleur
, sa voix ressemble a un vol de perruches au dessus d ;un champ de
tournesols...
Des noms fusent ....canons de fer ,clous de
cuivre , la voix répète « c est la méduse il n 'y a pas a
tortiller c est la méduse
Nous sommes en décembre et l eau n est
certainement pas a 22degrés la Visibilité ne dépasse pas un mètre, un
mètre cinquante la profondeur n 'est que de 5 a 6 mètres,le fond est
de sable comme prévu , un morceau de métal oxydé apparaît
Au fur et a mesure de ma progression
surgit le décor habituel d une épave ancienne … une tige métallique de forte section apparaît cette tige est la verge d une
ancre, je découvre une seconde ancre posée sur le sable
En
conclusion quelle que soit la vérité ,c’est l’horreur du drame du
radeau mis en évidence par la réaction de l’opinion publique devant le
tableau de Géricault qui retiendra l’attention .La rencontre du drame
et d’une œuvre exceptionnelle exaltant et fixant l’image de ces hommes désespérés n’a pu laisser indifférents les amateurs de sensations fortes
Incendie a bord
Le
30 décembre 1953 noroit no 22
nous décollons pour un vol de huit heures , pleins complets , équipage
entrainé , plein beau temps Le ciel est bleu sans nuages et les derniers reliefs de la côte s estompent au loin Soudain une fumée .... envahit le cockpit Un incendie se déclare ..... Réaction instantanée du
pilote « Coupez le radar « ..Une grosse fumée aveuglante.. Inquiétude générale .... le feu se propage rapidement
dans l aile gauche Manoeuvre
délicate …Le pilote dans un réflexe de circonstance plonge l hydravion vers la mer
…le choc est brutal ....l hydravion rebondit sur les crêtes de vagues Le feu prend des proportions ;;; Précipitation vers les dinghies de sauvetage le pilote, homme d 'expérience lutte pour maintenir l avion en ligne de vol Les flammes surgissent et nous aveuglent Posés
en catastrophe i.C'est la chasse aux
gilets et aux canots de sauvetage Plongeon dans l eau glacée Mais que l èau est froide! Me voici seul dans mon dinghie Isolé …mae west équipée , flottant au grès de ce
vent de décembre sur les eaux agitées de la méditerranée… Heureusement
initiative le radio de bord avait eu la bonne idée de lancer un SOS …. Aprés deux heures d' errements sur les
eaux froides nous voici environnés de bateaux
.....Enfin recueillis par tout ce qui
pouvait naviguer dans notre secteur Bateaux lançés à notre recherche
pendant que notre vaisseau se consumait lentement mais sûrement ..berçé
par ce vent d hiver glacial et pénétrant Un disparu toutefois Un membre d
équipage...le médecin .... Guidé par son instinct
aventureux il avait formulé le désir de participer à notre vol et quitté l avion en toute indépendance …retrouvé aprés de longues heures de recherches il nageait alors désespérément ,porté par le vent violent ,
mae west perforée et le corps couvert de fluorescéine , teinture
artificielle qui lui donna pour une semaine l’apparence d’un mort vivant
Il ne remettra plus jamais les pieds sur cet avion..... nous assure t il ! Mais que l 'eau était froide en ce 30 décembre !
Documentation manquante Albert Fremiot et Jean Moreau
Jean Mazeline , Albert Frémiot , résistants fusillés ,le docteur Melun déçédé en déportation étaient nos
voisins aussi il m'était difficile de ne pas évoquer le lieu où ils
avaient vécu
Sees la place du Parquet en 1944
a droite la statue de Conté
De gauche a droite notre maison au numéro 10, la demeure d une passementiére retraitée au numéro 8, la façade de la maison du docteur Melun rue Conté déçédé en déportation
le salon de coiffure Frémiot au numéro 6
On distingue ensuite l entrée de la rue Conté où habitaient jean Mazeline et le docteur Melun A cette
époque la gendarmerie était située derrière la mairie Rappelons que '4
gendarmes furent déportés suite au crash d une forteresse volante ou B17
à Belfonds le 4 Juillet 1943.Un seul l' adjudant Tual revint de
déportation A Fossé autre déporté mort en déportation habitait cour du Chapitre prés de la gendarmerie
«
André Rougeyron témoigne
"Au matin la cellule est envahie par de
nouveaux arrivants venant de la « 17 « . Ce sont Moreau de l’intelligence service ,Jean Mazeline ,Bouillac , Daniel Desmeulles
( que je quitterai quelques jours avant sa mort ) Chasseguet des PTT d’Alençon , Frémiot cultivateur à Sées
( En fait Albert Frémiot notre voisin était transporteur son épouse coiffeuse place du Parquet au no 6 , (nous avions le no 10 et la petite maison d'une passementiére le numéro 8) Henri Barbier de Paris . Tous résistants acharnés instruits de leur
sort ,aucun n’est triste ou abattu malgré les charges qui les accablent . La
meurtrière laisse passer un gai rayon de soleil et nous faisons un agréable et bruyant petit déjeuner
interrompu par l’arrivée d’un boche qu’accompagne un valet de la gestapo . Ils
appellent Moreau , Mazeline , Bouillac ,
Desmeulles ,Chasseguet , et Frémiot . L’un d’eux demande : Faut il prendre
les couvertures et les gamelles ? Ce n’est pas la peine répond en riant le
milicien.
Quelques minutes
après nous entendons le ronflement d’une
voiture sur la place : nous nous précipitons vers la meurtrière et apercevons
la partie arrière de la traction sans portes . Jardin debout sur le trottoir y fait entrer nos camarades en
menaçant « Le premier qui bouge je l’abats "
Ce départ est le
prélude à la fuite éperdue de la Gestapo de l’Orne et à l’éxécution de 5
patriotes français qui hélas devaient être abattus quelques heures plus tard ( DanielDesmeulles me l’a souvent rappelé ) à L’hôme -Chamondot désormais
tristement célébre «
Dans la cellule de André Rougeyron il y avait également Bétourné Fernand charpentier à la chapelle prés Sées ( canton de Sées )
arrêté au Bouillon alors qu’il détenait
un stock d’armes . Fernand Bétourné reviendra
de déportation .
« malgré son aventure ,aucun
de nous n’est vraiment abattu et cependant pour beaucoup l’avenir est sombre
étant donné ce qui a été trouvé chez lui
Bétourné s’attend à la mort
chaque fois que la porte de la cellule s’ouvre il pense qu’on vient le
chercher Il demeure cependant
imperturbable et calmement nous conte son arrestation ; un jour les
allemands font irruption chez lui et l’interrogent « tu as une
arme ?Non répond il et Bétourné
nous confie froidement « je ne mentais pas je n’avais pas UNE arme
j’en avais deux tonnes !"
Trocherie Emile 57
ans bûcheron à Tanville ( canton de Sées )avait été arrêté pour les mêmes
raisons quelques semaines auparavant Il
déçédera à Weimar le 6 Mai 1945
Le 9 Août au matin Jardin et ses hommes quittent Condé sur
Sarthe . Les colonnes alliées ne sont plus trés loin d’Alençon . Ils vont se
transporter au chateau de Brotz à l’Hôme Chamondot non loin de Longny au Perche
. Avec eux ils emménent quelques prisonniers importants ,extraits des géôles du chateau des ducs .
Quelques heurs plus tard cinq d’entre eux partaient une pelle à la main en
direction du bois sous la direction d’un allemand ,de
Léon et de Bertaux .Ce dernier commit
là ses ultimes crimes sur la terre bas normande en éxécutant d’une balle dans
la bouche François Bouilhac ,Fernand
Chasseguet , Albert Frémiot ,jean Moreau , et Jean Mazeline frére du chef
des FFI de l’Orne.
Chateau de Brotz
( Jean Mazeline instituteur au cours complémentaire de Sées depuis octobre 1942 nous avait quitté en Juin 1943 pour
rejoindre la clandestinité dés la promulgation de la loi sur le STO ) Pour nous éléves de 4 ème ce fut une
surprise de voir disparaitre sans raison un enseignant dynamique ,trés
proche de ses éléves ,et entraineur sportif hors du commun )
Le lendemain matin ,Jardin
et sa bande quittaient l’Orne pour Evreux à l’heure où Leclerc et la 2eme
DB s’apprêtaient à entrer dans Alençon
. Extrait du journal local
« Albert
Frémiot( notre voisin 6 place du parquet ) tenait la boite postale de Galilée VI . Il a camouflé des réfractaires ,diffusé des
journaux clandestins transporté et réparti des armes dans le canton de Sées .
Il fut rattaché au groupe BOA en Janvier 1943
,arrêté le 12 Juillet 1944 Interrogé et torturé il ne parla pas . Il fut
fusillé le 9 Aoùt à L’home Chamondot
avant d’être . cité au DMR région 4 par l’officier commandant Clouet des Perruches pour faits de
résistance et aide aux chefs de groupe «
En fait de nombreux sagiens encore présents début aout a Sées
se souviennent des tortures inflgées par la bande a jardin a Albert Frémiot enfermé dans l école maternelle rue Conté non loin de
notre domicile Convoqué à une mystérieuse réunion il n avait pu échapper au piège qui lui était tendu
La tagédie de l home Chamondot (ouest
france 9/8/2004)
Comme d autres Monique jeune
calvadosienne arrêtèe peu avant au cours d une mission de
reconnaissance est extraite de sa cellule et conduite dans la cour
Là un groupe d hommes enchainés attend la tête basse tous sont
poussés sans ménagement dans une ambulance de la croix rouge et
partent vers l inconnu sous la surveillance d un milicien assis à
leurs côtés Derriére eux la trop fameuse traction de la gestapo
( voir article ci joint )......
Le Chateau des ducs a Alençon
jean mazeline
Albert Frémiot
Témoignage de André Rougeyron ( extrait
« agents d’évasion «)
« Le 9 Aout soit trois jours avant l'arrivée de la 2éme DBde Leclerc et de la 5 eme division US dans nos murs André Rougeyron témoigne
"Au matin la cellule est envahie par de
nouveaux arrivants venant de la « 17 « . Ce sont Moreau de l’intelligence service ,Jean Mazeline ,Bouillac , Daniel Desmeulles
( que je quitterai quelques jours avant sa mort ) Chasseguet des PTT d’Alençon , Frémiot cultivateur à Sées ( En fait Albert Frémiot notre voisin était transporteur ) Henri Barbier de Paris . Tous résistants acharnés instruits de leur
sort ,aucun n’est triste ou abattu malgré les charges qui les accablent . La
meurtriére laisse passer un gai rayon de soleil et nous faisons un agréable et bruyant petit déjeuner
interrompu par l’arrivée d’un boche qu’accompagne un valet de la gestapo . Ils
appellent Moreau , Mazeline , Bouillac ,
Desmeulles ,Chasseguet , et Frémiot . L’un d’eux demande : Faut il prendre
les couvertures et les gamelles ? Ce n’est pas la peine répond en riant le
milicien.
Quelques minutes
aprés nous entendons le ronflement d’une
voiture sur la place : nous nous précipitons vers la meurtriére et apercevons
la partie arriére de la traction sans portes . Jardin debout sur le trottoir y fait entrer nos camarades en
menaçant « Le premier qui bouge je l’abats "
Ce départ est le
prélude à la fuite éperdue de la Gestapo de l’Orne et à l’éxécution de 5
patriotes français qui hélas devaient être abattus quelques heures plus tard ( DanielDesmeulles me l’a souvent rappelé ) à L’hôme -Chamondot désormais
tristement célébre «
Dans la cellule de André Rougeyron il y avait également Bétourné Fernand charpentier à la chapelle prés Sées ( canton de Sées )
arrêté au Bouillon alors qu’il détenait
un stock d’armes . Fernand Bétourné reviendra
de déportation .
« malgré son aventure ,aucun
de nous n’est vraiment abattu et cependant pour beaucoup l’avenir est sombre
étant donné ce qui a été trouvé chez lui
Bétourné s’attend à la mort
chaque fois que la porte de la cellule s’ouvre il pense qu’on vient le
chercher Il demeure cependant
imperturbable et calmement nous conte son arrestation ; un jour les
allemands font irruption chez lui et l’interrogent « tu as une
arme ?Non répond il et Bétourné
nous confie froidement « je ne mentais pas je n’avais pas UNE arme
j’en avais deux tonnes !"
Trocherie Emile 57
ans bûcheron à Tanville ( canton de Sées )avait été arrêté pour les mêmes
raisons quelques semaines auparavant Il
déçédera à Weimar le 6 Mai 1945
Le 9 Août au matin Jardin et ses hommes quittent Condé sur
Sarthe . Les colonnes alliées ne sont plus trés loin d’Alençon . Ils vont se
transporter au chateau de Brotz à l’Hôme Chamondot non loin de Longny au Perche
. Avec eux ils emménent quelques prisonniers importants ,extraits des géôles du chateau des ducs .
Quelques heurs plus tard cinq d’entre eux partaient une pelle à la main en
direction du bois sous la direction d’un allemand ,de
Léon et de Bertaux .Ce dernier commit
là ses ultimes crimes sur la terre bas normande en éxécutant d’une balle dans
la bouche François Bouilhac ,Fernand
Chasseguet , Albert Frémiot ,jean Moreau , et Jean Mazeline frére du chef
des FFI de l’Orne.
( Jean Mazeline instituteur au cours complémentaire de Sées depuis octobre 1942 nous avait quitté en Juin 1943 pour
rejoindre la clandestinité dés la promulgation de la loi sur le STO ) Pour nous élèves de 4 ème ce fut une
surprise de voir disparaitre sans raison un enseignant dynamique ,très
proche de ses élèves ,et entraineur sportif hors du commun )qui nous enseignait alors les premières notions de hand ball sport nouveau en France , et les premiers rudiments de la mèthode Hèbert
Le gouvernement du maréchal Petain fit adopter une méthode naturelle pour l éducation physique de la jeunesse et la modifia Hebert jugea que ces methodes alteraient sa philosophie et publia un document corrigeant ces modifications
En fait jean Mazeline sportif dans l âme nous entrainait chaque jeudi au terrain des Ormeaux prés de la voie ferrée et participait activement a nos matches
Et autre souvenir ...Middleborough ville industrielle dont nous prononçions le nom avec l 'accent anglais nécessaire lors de l enseignement du Carpentier Fialip de 4 eme je n ai pas oublié un soir d étude les coups de sifflets stridents et l irruption dans notre cour du collège de la patrouille allemande Elle avait en effet détecté des rais de lumière filtrant derrière les rideaux noirs obligatoires savamment posés par un élève souvent volontaire
Une bonne occasion pour notre ami j... de divertir la galerie malgré le sérieux de la situation
Il est vrai que le bruit des avions volant a haute altitude dés la nuit tombante était un sujet
d inquiétude permanent malgré l espoir que représentaient ces vols dans les nuages dans la nuit noire
au dessus de nos têtes
Pour
comprendre la situation de notre petite ville durant l occupation….
On se posait
multiples questions Le bruit lancinant des avions … Le grondement
permanent la nuit d un avion recherchant les feux du balisage ?
mais aussi les escadrilles alliées allant vers le sud à destination
du centre de la France et des usines du nord de l Italie Milan,
Turin etc.
Par sa
position stratégique à moins de 100 Kilomètres des côtes de la
Manche et quelques 250 kilométres des bases aériennes du sud de l
Angleterre L Orne constituait un département de choix
Dés la fin de 1942
sous l impulsion de l organisation civile et militaire l ingénieur du
génie rural Robert Aubin de Fontenay sur Orne des patriotes
se mirent a l œuvre pour recenser des terrains favorables aux
opérations aériennes etc...
Le lendemain matin ,Jardin
et sa bande quittaient l’Orne pour Evreux à l’heure où Leclerc et la 2eme
DB s’apprêtaient à entrer dans Alençon
. Extrait du journal local
« Albert
Frémiot( notre voisin 6 place du parquet ) tenait la boite postale de Galilée VI . Il a camouflé des réfractaires ,diffusé des
journaux clandestins transporté et réparti des armes dans le canton de Sées .
Il fut rattaché au groupe BOA en Janvier 1943
,arrêté le 12 Juillet 1944 Interrogé et torturé il ne parla pas . Il fut
fusillé le 9 Aoùt à L’home Chamodot
avant d’être . cité au DMR région 4 par l’officier commandant Clouet des Perruches pour faits de
résistance et aide aux chefs de groupe «
Extrait de " le maine libre 1945"
« Albert
Frémiot( notre voisin 6 place du parquet ) tenait la boite postale de Galilée VI . Il a camouflé des réfractaires ,diffusé des
journaux clandestins transporté et réparti des armes dans le canton de Sées .
Il fut rattaché au groupe BOA en Janvier 1943
,arrêté le 12 Juillet 1944 Interrogé et torturé il ne parla pas . Il fut
fusillé le 9 Aoùt à L’home Chamodot
avant d’être . cité au DMR région 4 par l’officier commandant Clouet des Perruches pour faits de
résistance et aide aux chefs de groupe «
Note A cette époque la gendarmerie était située derrière la mairie Rappelons que '4 gendarmes furent déportés suite au crash d une forteresse volante ou B17 à Belfonds le 4 Juillet 1943.Un seul l' adjudant Tual revint de déportation A Fossé autre déporté mort en déportation habitait cour du Chapitre prés de la gendarmerie
marie croise
HALIMBOURG René (Henri sur le site Mémoire des Hommes) [Pseudonyme dans la Résistance : Gérard]
Né le 5 juillet 1924, déclaré disparu le 19 juin 1944 à Saint-Jean-Brévelay (Morbihan) ; FFL-BOA ; FFC.
« À la mémoire des patriotes et parachutistes fusillés par les Allemands le 18 juillet 1944 »
Sur le monument de Rimaison
« X... X... » Deux inconnus
Le carré 1939-1945 de la nécropole de Sainte-Anne-d’Auray
SOURCE : Photos Husson
René Halimbourg (que Roger Leroux appelle René-Alain Bour) fut l’adjoint d’Édouard Paysant, devenu en juin 1944 le responsable du Bureau des opérations aériennes (BOA) de la France libre du bloc Bretagne, sous le pseudonyme de [Trouvère]. Chargé de coder les messages, il fit partie avec Édouard Paysant, l’agent de liaison Marie Croisé [Irène] et deux radios, de l’équipe BOA qui s’installa en juin 1944 près du maquis de Saint-Marcel (Morbihan) pour y organiser la réception de parachutages.
Le 19 juin 1944, au lendemain des combats de Saint-Marcel, alors que le maquis se dispersait, l’équipe se scinda en trois groupes de trois personnes. René Halimbourg fit partie du groupe d’Édouard Paysant et de Marie Croisé, qui emmena le matériel radio, les codes et les coordonnées des terrains de parachutage. Le groupe déposa le matériel radio au moulin de Callac à Plumelec (Morbihan), puis fut rejoint par Marguerite Neulat [peudonyme dans la Résistance : Marie], qui venait d’échapper à des soldats russes dans le bourg voisin de Saint-Aubin. La traction avant à bord de laquelle ils s’apprêtaient à quitter Plumelec fut interceptée par des soldats russes. Trouvés porteurs d’armes, des codes et d’une forte somme d’argent, ils furent considérés comme une prise importante et transférés à Pontivy (Morbihan). Détenus dans l’École primaire supérieure de jeunes filles qui servait de lieu de détention et d’interrogatoire, ils furent torturés.
Marie Croisé et Marguerite Neulat déportées à Ravensbrück par le convoi parti de Pantin le 15 août 1944 survécurent à la déportation. Quant au sort d’Édouard Paysant et de René Halimbourg, il est très incertain. Le site Mémoire des hommes déclare ce dernier disparu le 19 juin 1944 à Saint-Jean-Brévelay. Selon René Le Guénic, la confrontation d’un entretien avec Françoise Comte, la fille d’Édouard Paysant, avec la description des deux inconnus fusillés le 18 juillet 1944 à Rimaison, notée dans les registres des décès de 1944 en mairie de Bieuzy-les-Eaux, laisse supposer que ces deux corps pourraient être ceux d’Édouard Paysant et de René Halimbourg.
Registre des décès de Bieuzy-les-Eaux :
« Corps n° 5 - Acte de décès n° 21 : Ce 29 juillet nous avons constaté le décès d’un individu du sexe masculin, dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort parait remonter à 11 jours. Le corps a été découvert au lieu-dit Rimaison sur la route de Sourn à Bieuzy. Le signalement est le suivant : taille environ 1m72 ; vêtements, veste et pantalon bleus, marque La Belle Jardinière ; souliers montants cloutés.
Dressé le 29 juillet par Nous , Alexis Le Marec, maire de Bieuzy, ayant procédé sur les lieux à l’identification du corps. »
« Corps n° 13 - Acte de décès n° 28 : Ce 29 juillet nous avons constaté le décès d’un individu du sexe masculin, dont l’identité n’a pu être établie et dont la mort parait remonter à 11 jours. Le corps a été découvert au lieu-dit Rimaison sur la route de Sourn à Bieuzy. Le signalement est le suivant : chaussures Richelieu marron clair ; chaussettes lie de vin tachetée"s jaune et blanc ; pantalon lainage bleu uni ; cravate bleue à rayures espacées rouges et blanches ; couteau rouge avec tire-bouchon marque Café du Brésil ; mouchoir rayures rouges et noir marqué H. E.
Dressé le 29 juillet par Nous , Alexis Le Marec, maire de Bieuzy, ayant procédé sur les lieux à l’identification du corps. »
D’abord inhumés dans le cimetière de Bieuzy-les-Eaux, les corps de ces deux « inconnus » furent transférés en 1961 dans l’ossuaire de la nécropole nationale de Sainte-Anne d’Auray (Morbihan), ce qui ne permet plus d’effectuer une analyse ADN.
René Halimbourg obtint la mention « Mort pour la France ».
Sources
SOURCES : AVCC, Caen, AC21P 51 026. — Arch. munic. Bieuzy-les-Eaux, dossier communiqué par Léon Quilleré, maire de Bieuzy-les-Eaux et exposition " Rimaison " Bieuzy-les-Eaux 18 juillet 1944-15 juillet 2017, réalisée par Yves Jouan. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Fasse-Bretagne, Quéven, 2013. — " Bieuzy-les-Eaux : crimes de guerre du 18 juillet 1944 ", dossier mis en ligne le 30 septembre 2016 sur le Blog de Kristian Hamon. — État-civil, Bieuzy-les-Eaux (acte de décès).
Marie Croisé avait été promue commandeur de la Légion d'honneur en 1997. |
Son parcours fut exceptionnel. Marie Croisé s'engagea de bonne heure dans la Résistance. C'était en novembre 1942. Elle avait 31 ans. Elle oeuvra comme agent de liaison entre les différents réseaux de l'Orne, assura l'hébergement des officiers anglais parachutés en France, aida au convoyage d'aviateurs alliés. Marie Croisé répondait aux noms de code de « Yannick », « Irène » ou « Galilée 3 ».
En avril 1944, se sentant traquée, elle part avec sa famille en Auvergne. Deux mois plus tard, elle est rappelée en Bretagne par Edouard Paysant, l'un des chefs de la Résistance. Elle y rejoint le fameux maquis de Saint-Marcel, qui sera attaqué par les Allemands le 19 juin 44. Arrêtée, interrogée du 20 au 30 juin par la Gestapo à Pontivy, Marie-Croisé sera déportée au camp de Ravensbrück en août 44. Elle s'en évadera le 3 mai 1945 vers la Tchécoslovaquie. Le 17 mai, elle sera recueillie par les forces armées soviétiques.
Décorée par Jacques Chirac
«C'est un parcours de résistant exemplaire, constate Christophe Bayard, professeur d'histoire, attaché à la transmission de la mémoire. Marie Croisés'est engagée de bonne heure et dans une résistance armée qui était plutôt réservée aux hommes.»
À son retour des camps, elle n'aura de cesse de témoigner auprès des jeunes. «Elle est intervenue dans beaucoup d'écoles. C'était sa vie, commente Françoise Comte qui lui a succédé à la présidence des Combattants volontaires de la Résistance de l'Orne. Elle accompagnait aussi les autres résistants. C'était une femme de grand caractère. »
Son parcours lui a valu de très nombreuses distinctions. Le 17 février 1997, le président Jacques Chirac lui avait remis à l'Elysée les insignes de commandeur de la Légion d'honneur. Un moment qu'elle avait qualifié «d'inoubliable ». Son émotion était encore accentuée par «le souvenir des six mille femmes qui ne sont jamais revenues de Ravensbrück ».
Née le 12 juin 1911, Marie Croisé, grande patriote, s'est éteinte, lundi, la veille de la Fête nationale. Ses obsèques seront célébrées vendredi, à 14 h 30, en l'église Saint-Léonard d'Alençon.
DANS LA NUIT DU 22 AU 23 MAI 1944 UN BOMBARDIER WITHLEY DE LA ROYAL CANADIAN AIR FORCE EST ABATTU A SEES LA POTENCE VERS 23 HEURES
La progression de l'enquête
Crash du 22 23 Mai 1944 20 Heures rèfèrence à Operations Record Book 24 OTU de la RAF
Je rappelle les conditions de vol de cet avion canadien dont la mission peut être ainsi résumée
Honeybourne le 22 mai 1944
Six withley sont désignés pour participer à une opération Nickel ,objectifs Alençon , Le Mans et Laval
Trois avions réussirent leur mission , deux firent un atterrissage forçé a Ford et Woodhal en raison de problémes de givrage (Qu' est ce que le givrage ?En vol, les appareils peuvent rencontrer
les gouttelettes d'eau en surfusion qui sont souvent présentes dans
certains nuages caractéristiques
Ces gouttelettes d eau se transforment en glace au contact de la paroi des avions,
perturbant le flux d'air aérodynamique sur les ailes, réduisant la portance.)
extraitsdu rapport canadien
Depression sur la France Brouillard mais la visibilité ne fut jamais assez basse pour annuler la mission
Dans la nuit du 22 23 Mai 5 withley sur les six en mission accomplirent leur mission photo L un d eux est porté manquant L' un d'eux est porté disparu(Pilote F/O Goodwin)
Personnellement je suis allé sur les lieux du crash le 23 mai 1944 vers 9 heures du matin pour constater un terrain dévasté et la présence de corps mutilés disséminés sur toute la surface ( voir le pv des gendarmes a ce sujet ) Deux militaires allemands (en fait de nationalité yougoslave) gardaient les lieux pendant que plusieurs militaires de la wehrmacht fouillaient différents objets épars sur le terrain
Début 1945 Pas de nouvelles annonçées aux familles par la RCAF qui supposent l' avion disparu en Manche
Procés verbal de la gendarmerie de Sées ce 23 mai 1944 à 9 heures soit approximativement 10 heures aprés le crash informations officielles du 24 Mai 1944 concernant la mission de ce withley ( voir note ci dessus )
prebriefing de l 'équipage 16 00 heures décollage de Honeybourn à 19 00 heures prévision de présence sur l objectif 23.23 heures heure prévue de retour à la base 0141 le 23 mai 1944 Note aucun contact signalé pendant la durée du vol signé Group captain commanding 24 otu RAF Honeybourn
Déroulement de l enquête coté canadien ilence
24 Juillet 1945 soit quatorze mois après le crash et 11 mois arés la libération
( lettre de" l officer in charge army staff Paris ")de la RAF
Un gendarme français appartenant a la résistance reporte auprés des services canadiens qu un avion de transport légèrement armé s'écrasa prés de Sées Orne les 27 ou 28 mai Il s'agirait du gendarme Galandeau ( En fait il sagissait de la nuit du 22 au 23 mai)
Un autre gendarme Dumont prit possession sur les lieux du crash d un certain nombre d'articles dont 2 photographies ,une bague en or ,et divers objets Sur l une des photographies le nom de Goodwin
L' autre celle d un chinois probablement Hong Objets trouvés dans les débris de l 'avion
une Bague avec initiales WGH et 2 photos DW Goodwin joseph Hong
Sgt Wilfried Gordon Harris propriétaire de la bague aux initiales WGH
Ottawa 30 Aout 1945 14 mois aprés la date du crash aprés la lettre du gendarme gaulandeau
Mme Wyckoff épouse de l un des membres d équipage est informée que l avion signalé par le gendarme Gaulendeau est l avion de son fils et de son équipage
En raison de la nature du crash il est ( rappelons qu ils étaient -6)
impossible d' identifier les 5 corps inhumés dans le cimetiére de Sées(
5 Corps non identifiés seront inhumés dans 4 cercueils
je suppose que la photo ci dessous correspond a la tombe des corps des victimes aprés l inhumation au cimetiére de Sées ? Photo prise avant le transfert des corps au cimetiére canadien de Bretteville sur Laize en .Octobre 1945 ?
Qui a pris cette photo ,? je suppose un membre de la famille de l une des victimes ?
7 fevrier 1945 Lettre de Noel Archer officier enquêteur appartenant à
5 corps sont donc ensevelis au cimetiére de Sees dans 4 cercueils
l' équipage était composé de -6 membres tous canadiens
l' identification de l avion fut facilitée par la découverte d une plaque précisant le type de l avion
l' avion aurait été touché par la flak
Aurait survolé Sées en flammes et explosé a quelques pieds d altitude il transportait des tracts
Visite chez le maire de Sees
Les corps auraient été inhumés par les allemands et ensevelis dans '4 cercueils au cimetiére communal de Sees pour ensuite etre exhumés en novembre 1945 environ Ces aviateurs étaient supposés canadiens
L un des membres d équipage aurait été enseveli sous l'un des moteurs du withley,l un des dessins des gendarmes montre 5 victimes
Nous essayons maintenant de trouver qui exhuma les restes des victimes et Savoir où ils sont maintenant inhumés
Nous sommes en Avril 1944 une
opération d envergure se prépare , le parachutage de deux agents du
BCRA ( agents de la France libre ) mais aussi un équipement de matériel radio
Le terrain choisi est donc " le Haras des Rouges Terres " situé a l'est de Sées( carte ci dessous)..... Le parachutage se déroule
dans la nuit du 9 au 10 avril 1944 Le
Halifax a décollé
de Tempsford ......,survole Londres souvent dans le brouillard ... les
résistants sont fidéles au rendez vous malgré le couvre feu imposé par
les allemands On note la présence sur les lieux du parachutage de Edouard Cercueil ;;;;;;; hommes courageux entre tous ,conscients de l
importance tâche périlleuse a laquelle ils sont habitués
Des la reception du message de la BBC " un nouveau jour s annonce
" le Halifax survole la zone prescrite et définie par les
coordonnées d' usage largue 15 containers et des paquets Ce
message diffusé sur la fréquence de la BBC....Seuls les résistants
concernés par le but de la mission en comprennent la signification Dans
le cas présent il s agit du largage de matériel radio destiné au
radio" Wallon "et à Edouard Paysant présents à saint Marcel en
attente de ce précieux matériel qui leur permettra de rester en contact
avec l aviation alliée
Le haras des Rouges Terres l objectif du parachutage est situé à 10 km est nord est de Sées
Date 9 10 Avril 1944 Terrain Aurore Haras des Rouges Terres mission Harry 28 b Présence du BOA BBC " un nouveau jour s' annonce "15 containers et des paquets deux agents reçus Tracteur et Sarcloir ( rené carel ) Du matériel est destiné au radio Wallon Les containers contenant les èquipements de transmission radio atterrissent sur la "dropping zone "prévue mais pour des raisons inconnues les deux agents de la France libre sont
parachutés hors de la zone et atterrissent a proximité du moulin d
Escures soit pratiquement a deux kilometres a l'ouest de Sées
Heureusement deux résistants les récupèrent et les guident rue saint Martin au no 30 demeure
de Edouard Cercueil
Clouet des perruches le DMR s' insurge contre cette erreur de l 'équipage du bombardier
Ce parachutage présente une certaine importance dans la mesure où
la totalité du chargement est destiné au radio Wallon présent a Saint Marcel aux cotés de Edouard Paysant ( ref a " l
espoir des ténèbres Parachutages sous l occupation " par
Michel Pichard coordinateur national du BOA )
)
Nous
sommes début Avril et la documentation
fait état de contacts permanents entre les différents membres Edouard
Paysant Marie Croisé ,et le radio Wallon en attente de ce
matériel indispensable aux échanges radio avec l'aviation alliée dans le cadre de l 'opération du débarquement
Le Halifax survole la zone prescrite et définie par les
coordonnées d 'usage largue 15 containers et des paquets (voir note archives) Le terrain choisi " le haras des rouges terres "
Le parachutage se déroule dans les meilleures conditions
dans la nuit du 9au 10 avril 1944 ( soit moins de deux mois avant le débarquement )Le Halifax aprés avoir décollé
de Tempsford et les rèsistants sont fidéles au rendez vous On note la présence sur les lieux du parachutage en Bretagne de Edouard Cercueil ;;et de son équipe ;;;;; hommes courageux entre tous conscients de l
importance capitale de leur tâche a laquelle ils sont habitués
TECHNIQUE DU REPERAGE ALLEMAND. PROTOCOLE D'UNE EMISSION Nos Deux agents du BCRA Quelques minutes avant l'heure du rendez vous avec Londres,l'opérateur arrive sur les lieux de l'émission. Ce fut le cas rue Saint Martin où nos deux agents tacteur et sarcloir agissent avec une prudence extrême ... Comme on les comprend... L'opérateur
établira le contact avec Londres et assurera la continuité des
contacts radio
Un guetteur est en place. Sortir l'appareil emetteur de sa cachette,le poser sur une table, dérouler le fil d'antenne sur 10 à 15 mètres,relier la valise à une prise de courant ou sur une batterie, enficher le quartz fixant la longueur d'onde prévue, régler l'émetteur et le récepteur,tout cela demande quelques minutes. Au moment prévu pour le contact l'opérateur lance son indicatif d'appel 5 ou 6 fois.Dés que la centrale de Londres le reçoit,elle confirme en lançant son propre indicatif.La transmission des données peut alors commencer. Les signaux morse crépitent alors.Par sécurité ,le quartz est changé régulièrement pour tromper le gonio allemand qui surveille.La centrale confirme la bonne réalisation du transfert par l'abrévation FB(fine business).
Aprés cette opération vitale pour les Forces de Libération il faut tout cacher,détruire les messages transmis.Ces liaisons étaient le seul moyen de transmettre de l'information sur Londres quant à la situation des forces ennemies enFRANCE
TEMOIGNAGE PERSONNEL On note la présence d un camion gonio place du parquet aux pieds du piédestal de la statue de Conté
Avril 1944 …. Aucun événement ne peut échapper à notre curiosité Les
photos prises avec mon vieux Kodak à soufflet des années 20 ont bien
fixe quelques images telles que celles prises à Belfonds en juillet 1943
( photos d’ailleurs inédites ) mais le risque d’être surpris reste le
même Ce kodak encombrant J’ai failli me le faire « confisquer « par un officier allemand en mai 1940 lors de l’arrivée des premieres troupes d’occupation Combien je regrette de n’avoir pu fixer sur la pellicule les mouvements de troupes sur notre place du Parquet ….les allemands épuisés après une longue marche, affalés aux pieds de la statue de Conté, ,, la reléve de la garde au pas de l’oie prés du marchand de primeurs Bujosa , , la fanfare , fifres en tête paradant fierement ; ; sous
nos fenêtres ,l’agitation permanente des employés administratifs de la
Wehrmacht sur les marches de l’hotel de ville et en particulier du
personnel féminin ( elles étaient surnommées « les souris grises « car
bien sûr vêtues de gris ) Encore aurait il fallu ,contrainte supplémentaire ,faire développer la pellicule chez un photographe de confiance sans attirer l’attention,d’un occupant
Ce
matin d ‘avril avec mon pere de notre fenêtre donnant sur la place du
parquet ,poste d’observation privilégié nous sommes intrigués par la
présence de deux camions équipés de matériel inconnu . Leurs occupants
casqués d’écouteurs se livrent à des manoeuvres mystérieuses prés du
piedestal en granit de Conté , socle débarrassé de son grand homme pour
l’éternité .Vêtus de bleu , il s’agirait de soldats de la Luftwaffe
reconnaissables à leurs uniformes
On distingue difficilement l antenne gonio sur le sommet du camion
Nous demandons à un gendarme de nos connaissances la cause de cette animation….il reste muet Il est vrai que ce n’est plus la même brigade ,la précédente ayant été déportée en Aout dernier aprés la chute de la forteresse volante à Belfonds Que sont devenus nos gendarmes , figures familieres et clients assidus de notre salon? Trois soldats casques avec ecouteurs s’agitent autour des camions alors surveilles par deux feldgendarmes reconnaissables à leur plaque de poitrine bien astiquée L’un d’eux entre dans notre cour et demande à mon pére un seau d’eau Sur le toit du camion un grand cercle en métal dont je ne puis distinguer l’utilité J’ai pu avec le temps trouver la raison de cette animation….Ces soldats se préparaient ou s’exerçaient à une operation de détection d’émetteur et certainement en relation avec l’émetteur caché chez Cercueil ( voir témoignage Moise Cercueil ) …Bien sûr nous ignorions cette situation Les allemands avaient donc été informés d’un parachutage dans la région….mais comment ? Edouard Cercueil homme courageux cachait en effet clandestinement les deux agents secrets parachutés au haras des Rouges Terres Edouard Cercueil averti in extremis par Mr Jouy épicier ,voisin de Ipcar électricien habitant place du Parquet s’empressa de faire évacuer les deux agents dans la campagne environnante cachés sous une épaisseur de paille
Le principe de l’identification et de localisation d’émetteurs clandestins utilisés par la resistance est le suivant ,
L
‘installation de camions utilise le principe de propagation des ondes
courtes ( ondes directes) le long de la surface du sol autour de
l’émetteur , et que recherche le recepteur allemand Les ondes reflechies
vers le sol par les couches nuageuses , constituent les ondes
recherchées par les grands centres de recherche allemandes Brest Nantes
en France Munich Hambourg en Allemagne etc .. Une premiere phase delimite un premier triangle de 20 km de coté triangle
repris sur un triangle de 2 km de côté grâce à l’onde de sol et les
camions portant le récepteur gonio que nous distinguons sur le toit du
camion( voir photos ) TECHNIQUE DU REPERAGE ALLEMAND Pour
bien comprendre comment repérer une émission,il faut savoir comment se
propagent les ondes courtes(O.C.).Les O.C. se propagent de deux façons: a:le
long de la surface du sol,c'est l'onde directe perçue immédiatement
autour de l'émetteur,c'est celle la que recherche le récepteur
radio-goniométrique porté sur camion et proche du clandestin,
b:vers
le ciel où les ondes rencontrent la couche réfléchissante qui comme un
miroir les renvoie vers le sol à quelques centaines de kilomètres de
l'émetteur et c'est celle la que recherchent les grands centres de
repérage:Brest,Nantes France,Munich,Hambourg,Nuremberg,Berlin,Augsbourg
en Allemagne.