SEES SOUS L OCCUPATION LA RESISTANCE S' ORGANISE








Au premier plan le lavoir sur l Orne ,au loin notre majestueuse  cathédrale
Le SOE la situation internationale
En ce mois de juin 1940 l Angleterre découvre sa solitude, .jours cruciaux où elle reste seule nation au combat devant la toute puissante machine de guerre allemande forgée par Hitler Seule tandis que l URSS reste liée à l Allemagne hitlérienne par le pacte d amitié et de non agression alors que les USA n ont pas encore subi le choc de Pearl Harbour
Pour tenir et se défendre il reste à l Angleterre les débris de ses troupes réembarquées à Dunkerque
Il lui reste aussi les qualités traditionnelles la ténacité et la force d âme de son peuple
C’est dans une telle ambiance que le 17 juin 1940 le general de gaulle gagna l’Angleterre et lança son appel dés le lendemain de son arrivée
LE SOE sera alors crée par Churchill le 16 juillet1940 « Nous mettrons le feu à l Europe » ref Soe in France par MICHAEL RD FOOT historien
En 1942 , l’exaspération et la rancune des hommes plaçés sous le joug germanique se fait de moins en moins silencieuses et je réalise  que dans l ombre de nos forêts une résistance s organise  
des hommes ..opprimés par le joug allemand .réagissent



L appel de la BBC  Churchill
En France un homme a compris la force de la radio et des mots sur le champ de bataille ...Le 18 juin 1940le General  de Gaulle lance son appel a la résistance depuis un studio de la BBC  à Londres..... .la guerre des ondes s engage 
Ici Londres ! Les Français parlent aux Français… " En 1940, la BBC ouvre ses antennes à ceux qui refusent la défaite. Radio Londres est née et va devenir le lieu de rendez-vous quotidien des Français pendant quatre ans. De jeunes et talentueux chroniqueurs (Jacques Duchesne, Jean Oberlé, Pierre Bourdan, Jean Marin, Maurice Schumann, Pierre Dac…) insufflent un ton nouveau et inventent la radio de proximité. Des messages personnels aux appels à résister, une véritable guerre des ondes se joue face à Radio Paris (Philippe Henriot) et Radio Vichy, démagogiques, collaborationnistes, voire antisémites. Jusqu’au triomphe des Alliés,

L'ecoute de la BBC  ...........      Nous les jeunes

je ne peux  oublier le bruit des avions aux premiéres heures  de la nuit ,la hâte des passants à vouloir rentrer chez eux discrétement  avant 
l heure du couvre feu  ,
   Le regard interrogateur vers le ciel de la patrouille chargée de faire respecter l heure 
d 'un   couvre feu contraignant ,

Jeunes et insouciants il nous arrivait souvent désirant échapper à la patrouille ,de nous réfugier dans la pénombre du lavoir de la ville bordant notre riviére l ' Orne a l abri des bruits ,là où s écoulait une eau couverte de verdure de roseaux et de nénuphars 
Là c était le plein silence et le martèlement des bottes ferrées des membres de la patrouille résonant dans le silence de la nuit ,ne pouvait nous échapper
Mais aussi de multiples points lumineux dans le ciel des  
 avions se dirigeant vers le sud aprés avoir largué d 'énormes paquets de bandes métalliques mystérieuses retrouvées dés le matin  dans les jardins , sur les toits (
(Aprés la guerre j apprendrai qu ces objets appelés  " windows "et  largués par les avions alliés étaient destinés à brouiller les émissions radar ennemies
Les ondes radar émises par les radar au sol allemands se  réfléchissaient sur  les nuages de " windows" et formaient sur l écran radar allemand au sol une masse compacte et fuyante empêchant toute localisation précise de l'escadrille alliée mais également la  destination prise par l 'escadrille détectée et cachée sur l 'écran par le nuages
 Un ordre du maire affiché à la mairie " ne pas toucher aux objets tombés du ciel ....!)nous informait du danger représenté par ces objets inconnus et nous incitait à ne pas les ramasser

 Les anglais avaient réussi là un bon coup....pour tromper l'ennemi


 

C est l oeuvre du soe créee par Churchill
Le soe est un organisme majeur qui devait frapper en territoire ennemi vite et fort Ses operations devaient être caractérisées par la soudaineté la ruse et la souplesse et frapper l ennemi aux défauts de sa cuirasse militaire et économique Le SOE crée par Churchill fut donc un service secret autonome chargé d 'une mission classique…la guerre subversive…. mais en apportant une aide puissante et inestimable aux groupes de résistants héroiques issus de nos villes et nos campagnes
Cette aide  ne peut être apportée que par une étroite collaboration entre le BOA et  le SOE utilisant la voie des air radio de la BBC et l aviation par l intermédiaire du BCRA organisme de la  France libre


Les messages secrets
Ainsi les premiers messages annonçant l’atterrissage des avions amenant les premiers agents venus de Londres s’inspiraient-ils largement des messages familiaux : Lisette va bien, (le premier, diffusé le 3 septembre 1941), Claude va bien, Gabriel va bien. Par la suite les auteurs de messages laissèrent libre cours à leur imagination, tout en respectant un certain nombre de règles établies. Si Londres prenait l’initiative d’un message, il le faisait connaître à la Résistance par un court message radio en morse adressé aux opérateurs radio envoyés en France. Et la Résistance, ce qui était souvent le cas, faisait connaître à Londres, en morse également, par ces mêmes opérateurs radio, le message dont elle attendait la diffusion qui lui annoncerait l’imminence de l’opération demandée. D’autres messages étaient confiés aux bons soins des agents transportés dans les deux sens. D’autres encore revenaient à Londres fixés à la patte de pigeons voyageurs qui avaient été largués dans leur caisse aux résistants qui les relâchaient, lestés des messages convenus.

Certains messages pouvaient être assez explicites indiquant le nom du terrain utilisé, le nombre d’avions mobilisés, le nombre d’agents largués, voire le pseudo de celui qui devait recevoir le largage. Environ 80% des messages concernaient des opérations aériennes (atterrissages avec échanges d’agents ou de personnalités, parachutages d’agents, d’armes et de munitions) ou maritimes (embarquement ou débarquement d’agents ou de personnalités). Les 20% restants servaient à accréditer des agents auprès des Français qu’ils souhaitaient convaincre de leur qualité de résistants et dans ce cas c’était souvent la personne contactée qui choisissait le message à faire diffuser. Un nombre conséquent de messages prévenaient la famille ou les collaborateurs des agents transportés à Londres de leur arrivée à bon por ( extrait wikipedia =
autres messages diffusés dans la région sagienne

"

le BOA  local     Son chef Edouard Paysant

le BOA  dés la fin de 1942,sous l'impulsion du chef départemental de l'organisation civile et militaire  l'ingenieur du genie rural Robert Aubin de  Fontenay sur orne des patriotes se mirent à l'oeuvre pour recenser  des terrains favorables aux opérations aériennes ( ref le BOA Archives departementales )



L’avion et la radio ont révolutionné les moyens d’action des belligérants de la seconde guerre mondiale ,imposant des changements fondamentaux à la nature ,au déroulement et aux formes de la lutte
.On peut dire que la BBC réglait l’ existence de la plupart des français tout au moins pour ceux qui accordaient la plus grande confiance aux alliés en écoutant les nouvelles transmises par Robert Schuman , Jean Marin , Pierre Jourdan .On commençait à ressentir une sorte de tressaillement aux premiers succés alliés qui commençaient à se dessiner

Pour ce qui est de la lutte clandestine une évidence s’imposait : ces conquêtes techniques ont constitué des atouts aux effets incalculables . 



Temoignage d un pilote de Halifax bombardier du SOE

Le Halifax bombardier de la RAF basé à Tempsford aérodrome secret de la RAF spécialement transformé aménagé et chargé de ses containers emporte armes munitions medicaments vers le lieu de rendez vous

Tout ce matériel est destiné à la résistance locale  

Un comité de réception courageux (citons les groupes Tessier,  Cercueil dans la région sagienne etc..°,)vigilant,  prêt à tout,  caché sous les ombrages  attend, guettant désespérément l' arrivée du chargement qu'elles que soient l’heure de la nuit,  la température, le brouillard, la pluie,  la neige,  les rafales de vent et le but de la mission 
et de découvrir les feux dissimulés dans une nature surveillée par les patrouilles allemandes Tâche périlleuse entre toutes qu’il faut absolument  assumer
 Les équipages  du SOE
Rappelons que le ciel de nuit est une occasion d’affronter pour les lourds bombardiers ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe

21 au 22 Septembre 1943 " Noémie a un bouquet de violettes"

C 'est le temps où dans la campagne ,nous interrogeons les aboiements de chiens au fond de la nuit ,le temps où les parachutes multicolores ,chargés d armes et de cigarettes ,tombent du ciel dans la lueur des feux des clairiéres .... 

André Malraux

On se posait multiples questions Le bruit lancinant des avions … Le grondement permanent la nuit d un avion recherchant les feux du balisage ? mais aussi les escadrilles alliées allant vers le sud à destination du centre de la France et des usines du nord de l Italie Milan, Turin etc.
Par sa position stratégique à moins de 100 Kilometres des côtes de la Manche et quelques 250 kilométres des bases aériennes du sud de l Angleterre L Orne constituait un département de choix
Dés la fin de 1942 sous l impulsion de l organisation civile et militaire l ingenieur du génie rural Robert Aubin de Fontenay sur Orne des patriotes se mirent a l œuvre pour recenser des terrains favorables aux opérations aériennes

Apres la libération de notre ville je découvrais que Tempsford aerodrome secret situé au nord de Londres était le point de décollage de tous ces avions inconnus qui venaient parachuter le contenu de leurs soute dans notre campagne alentour Il fallait considerer qu’ une heure et demi de vol temps suffisait à un bombardier Halifax pour effectuer le trajet ;;;;; de Tempsford au departement de l Orne… une courte distance mais semée d embûches
 
Six Halifax du SOE furent abattus dans notre département
Sainte Gauburge ,Tinchebray, Larré, Aube, Ecorcei, Bernieres



"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente Britannique, Canadiens, australiens néo zelandais  polonais
« Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »

 Le comité de reception des résistants
  
Comment circuler la nuit en  silence  aprés l'heure d'interdiction 
imposée par le couvre feu ?  Une équipe de patriotes décidés   se rend  au point  de largage prévu en empruntant des chemins forestiers ou de campagne  Les chiens aboient à leur passage ,laissant derriére eux une piste sonore qui indique une présence dans des lieux supposés déserts  à cette heure de la nuit  ?
La situation la  plus probable était l'interception des membres du comité de réception c est la raison pour laquelle certains se faisaient fabriquer  de faux permis de chasse ou médicaux qui permettaient ainsi  de circuler aprés lecouvre feu
 Chacun d'eux a imaginé une histoire en cas de rencontre d une patrouille allemande ce qui peut paraitre difficile à comprendre si l'on veut se faire une idée des dangers générés par la lutte clandestine Affrontement contre un ennemi intraitable et sans pitié et s 'opposant à la lutte que nous menons sans répit dans la clandestinité la plus totale

De nombreux  dangers   difficiles à éviter alors que nous combattons sans armes...  armes que nous devons fournir  a ceux qui en manquent  dans la lutte  ouverte contre l'occupant



.Ces hommes, les résistants qui ont  consenti au sacrifice de leur vie ,ces hommes dont la volonté et l'équilibre sont  mis à l'épreuve 24 heures sur 24



Tout d abord chez soi l'écoute de la BBC puis entre les parasites et les brouillages ,la joie d entendre le message puis la marche vers l' endroit convenu avec toute la prudence requise, la répartition de l équipe à différents postes et dans le long silence...  l attente impatiente et  inquiéte


Edouard Paysant ( devenu Trouvére )chef du BOA présent a cette date a Saint Marcel  avec Marie Croisé dirige alors le BOA M2 M3

terrain  balisé 

Clouet des Perruches DMR



Attente souvent trés longue ... 


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"
 L avion décolle de l aéroport secret de Tempsford (au sud est de Cambridge    )Seulement à  deux ou trois heures de vol il doit nous localiser dans une campagne ou une forêt avec le risque de ne pas trouver  le terrain balisé  ? Panne mécanique? Abattu par la chasse allemande ?
Autant de questions qui alimentent notre inquiétude
Son trajet Tempsford,Londres dans le brouillard , la traversée de la Manche et le franchissement de la côte française aux alentours de Cabourg ;;;évitant le piége de la DCAet la présence éventuelle de chasseurs allemands Résultat de recherche d'images pour "CABOURG LA NUIT"






lancement de containers
 Tempsford ........Sées  A peine deux heures  de vol !!!!

Battre d’émotion d’espoir . Venu d’Angleterre pour larguer ses passagers et ses cylindres métalliques de matériel .....l’avion symbolisait la réussite d’éfforts de centaines d’hommes et de femmes qui risquaient toutes les minutes leur vie pour cela ...des parachutes se balançant dans le clair de lune  . Quelle belle image !!!

Le comité de réception  
 en fait je me suis posé souvent cette question !

Comment l'avion pouvait il  trouver le balisage au milieu de cette  forêt? Repérer les  signaux ?
Nous savons que l avion vole composé d une dizaine de membres du SOE ( service operation executiv )
Il vole à basse altitude feux éteints  se repérant à la vision  des riviéres scintillantes la nuit , les  lumiéres filtrantes des habitations ,les voies ferrées ;;;

 Les resistants du comité de réception sont a l affut du moindre bruit ,du moindre signal lumineux Les balises de repérages sont prêtes L'avion va t il les trouver ?
 Enfin  grandissant le vrombissement grave d un moteur ...
Va t  il repérer nos signaux au sol,?
Est ce bien lui celui que nous attendons ?,allié?ennemi ?
Les yeux fouillent le ciel sombre , au bruit des moteurs on l'identifie  ; 
C est lui ....une grande ombre apparait trés prés au  dessus de nos têtes et passe une  premiere fois 
Les signaux s allument au sol ;l'avion répond par une lumiére clignotante  et s éloigne pour revenir bientôt tous feux éteints six fois ,huit fois,silhouette à peine visible ,noire dans  la nuit noire et dans un bruit de tonnerre

Le risque d attirer l'attention au sol grandit à chaque minute si  l'appareil reste dans le voisinage en estimant que les allemands sont équipés de radar permettant de detecter et donc d'intercepter l'avion lanceur de containers 

 Un  deux , trois, quatre   nous comptons les parachutes qui 
s ouvrent comme d 'énormes fleurs  cinq ,six, huit ,dix  Nous repérons le point de chute dans la prairie ... le compte y est.....
Un souffle de fraternité est passé tout prés   si prés!


 Avec le contenu des containers armes,explosifs ,nous récupérons le "colis cadeau ..".
Cigarettes pour les fumeurs ..du thé pour les amateurs 
L'avion est reparti.. son bruit familier  
s  éloigne  Et maintenant  reste le travail dont il faut s' acquitter méthodiquement avec la plus grande prudence 
Le probléme c est le retour au point de départ  aprés le couvre feu en évitant les menaces  d interception  par une patrouille consciente qu un parachutage a été signalé dans la région aprés le    bruit   des moteurs 

 




"Nous avons encore en mémoire l'échec du parachutage du 9 Juillet 1944 par  quatre  appareils Halifax pour une livraison totale  de 16 Tonnes  (par E.Voyer)
Entendant le ronronnement d'un avion gros porteur en direction du terrain nous avons donné  le signal d'allumage des lampes de la ligne de balisage en même temps que la                                                             atterrissage d un container conventionnelle en morse 
Au moment où cet avion passait nous nous aperçumes un peu tard qu'il s' agissait d'un Dornier allemand qui précédait de peu l'un de nos avions livreurs Halifax attendus Celui ci aprés avoir disparu à  l'horizon fit demi tour et revint sur le terrain à nouveau balisé c'est alors que le Dornier qui préçédait de peu l'un de nos livreurs fit un passage sur le terrain en faisant feu de toute la puissance de ses mitrailleuses Par chance aucun de  nos hommes ne fut atteint ...mais une vache qui se trouvait à l'extrémité du terrain fut touchée et du être abattue
il me fallut indemniser son propriétaire soit la somme de 10000 francs ...car c était bien entendu la meilleure vache du troupeau...

Un autre incident provenant d'un bois entendant des cris provenant d 'un bois proche du terrain je crus un de nos hommes atteint par le mitraillage il n'en était heureusement rien le pauvre diable en question en croyant se mettre hors de portée des mitrailleuses s'était simplement fait happer la jambe par un piége à renard ....


Aprés cette alerte le premier Halifax nous larguait son chargement suivi a peu  d'intervalles par nos trois avions livreurs 
Une pluie de parachutes et de containers parsemait le terrain mais fort heureusement nous étions nombreux plus d une trentaine dont une dizaine préposés à la sécurité aux abords du terrain"

J’habitais alors à proximité de la gendarmerie …..,juste la place de la cathedrale à traverser Ces gendarmes étaient tous quatre des familiers de mes parents Ils se  nommaient Tual , Collet , Daniel, et Bouyer
Afficher l'image d'origine 

Fin fevrier 1943  Premier parachutage dans l' Orne   

Etaient présents Bob, figaro ,( noms de code,? )Granger  Denormandie ( Macé ), Lefévre de chailloué , Cosnard de Belfonds
l 'adjudant Thual et le gendarme Collet ces deux gendarmes appartenant a la brigade de Sées

Quatre gendarmes soumis dans la journée aux ordres de l’administration allemande et de la kommandantur mais ardents patriotes convaincus ,succombant la nuit à l’appel de la résistance et de tous ses dangers
Une évidence s’imposait durant cette période où nos gendarmes devaient composer avec les contraintes de l’occupation et les obligations de l’administration allemande


C'est tout naturellement que l adjudant  Tual se place sous les ordres d'Edouard Paysant  qui le charge quelques mois plus tard de diriger l'équipe de sécurité qui doit assurer la protection des terrains de parachutage du secteur. Il agit avec le maréchal des logis chef Daniel  le gendarme Bouyer et le gendarme Collet 
 Outre cette activité, les 4 gendarmes participent aux camouflages des réfractaires, à l'établissement de fausses cartes d'identité, aux renseignements sur les mouvements de troupes ennemies et à la protection de familles juives.


mais aussi le soupçon des autorités d occupation n ignorant pas aprés peut être un dénonciation leur participation a des parachutages

Mme Collet réussit à savoir que tous quatre passeront à Sées dans la matinée du 14 Aout ,encadrés par plusieurs gardes allemands Tous préparent un colis dans l’espoir de leur donner avant un départ vers une destination inconnue   Mes parents font en sorte de trouver quelques denrées  pour  les envoyer à la gendarmerie


Extrait d’une lettre pleine d’émotion de Madame Collet



«  Nous attendons le passage du car avec impatience ;place du Parquet;; notre déception est grande..  le car passe sans s’arrêter malgré nos signes désespérés  Nous le  regardons disparaitre au loin… impuissantes …… emportant nos êtres chers vers leur nouveau destin….   mais ô chance les allemands se ravisent et le car stoppe quelques centaines de mètres plus loin   Nous courons vers lui ….,L’officier allemand  nous demande « que contiennent ces colis ? »Nous répondons «  des vêtements _» L’officier accepte que nous remettions notre précieux chargement à nos époux …. dieu merci !  

Le car repart nous laissant seules et désespérées ….nous rentrons le cœur serré sachant que nous ne les reverrons pas d’içi longtemps . »



Le car venait de la caserne Bonet d’Alençon où les prisonniers étaient retenus en attente de jugement

Les quatre gendarmes seront interrogés au palais de justice de Rouen et à la prison de Bonne Nouvelle avant de partir pour … l’Allemagne

Tous quatre  seront déportés au camp de Dora Elrich  camp spécialisé dans le montage des fusées et v2      Seul l’adjudant Tual reviendra de déportation

A partir du 1 avril 1945 les SS entreprendront l’évacuation d






.Sans la voie des airs , la TSF et les messages de la BBC…. comment pouvaient se réaliser
les liaisons périlleuses auxquelles ils participaient …en l’occurrence des parachutages de nuit avec le « comité de réception » composé de résistants volontaires ,ardents et déçidés
                                      
Terrain balisé vu d'une altitude de 500 métres

Note        ( les réseaux actions de la France combattante )
                    Les terrains étaient soigneusement préparés'  dans les secteurs sagiens
   Avant de demander une opération aérienne qu’ elle soit de parachutage ou d’atterrissage il fallait d’abord rechercher l’endroit où elle pourrait être effectuée avec le maximum de chances de réussite et la meilleure sécurité possible   les normes exigées de ce que l’on appelait «  le terrain » variaient selon le genre d’opération auquel il était destiné C’était en fait le travail du BOA dont le chef incontesté pour le département était Edouard Paysant
La recherche de terrains était confiée en principe aux responsables départementaux   les emplacements possibles lui étaient signalés la plupart du temps par des unités de résistance 
Il était toujours préférable de trouver une grande étendue les alentours devaient être assez dégagés pour faciliter la recherche des containers ou paquets parfois dispersés sur une grande distance ce que  ne favorisait pas une forêt attenante 
Pas d’arbustes trop hauts qui pourraient cacher les lumiéres du balisage 

Il était souvent nécessaire que le terrain soit éloigné non seulement de toute présence de miliciens , d’allemands ‘ susceptibles d’intervenir rapidement mais plus généralement de toute habitation à moins que les habitants soient bien connus comme sympathisants et qu’il n’exista aucun risque de dénonciation ou de bavardage
En effet un bombardier quadrimoteur  qui rôde au dessus de la campagne pour rechercher le terrain repasse plusieurs fois au même endroit ,descend à 150 métres pôur lâcher ses parachutes , remet ses moteurs à plein régime pour reprendre de l’altitude et cela fait beaucoup de bruit dans le silence de la nuit …..
.

Largage de conteneur
Recherche du terrain par l’avion lanceur de containers
Nuages, la brume ou la pluie. Cette opération  constitue en fait une cible de choix du point de vue de la chasse allemande, malgré la présence de la pleine lune. Il y eut bien sûr des échecs… erreur de navigation, incident mécanique, absence du réseau de résistance pour des raisons indépendantes de leur volonté, terrain invisible, la météo...
Trop bas les colis risquaient de s’abimer au contact du sol. Trop haut, dispersés par le vent  , des résistants au sol menaçés par la présence d éléments inattendus  les colis étaient alors ramassés par les allemands ou des mains étrangères.

Les terrains :  Aurore, Godet ,lapin, Eclair Goudron, Orage et d’autres encore   environnant notre ville seront le théâtre de parachutages très risqués,de containers  recueillis par des hommes défiant tous les dangers.On peut malheureusement citer plusieurs parachutages qui se sont très mal terminés dans notre région, au Merlerault par exemple, où  plusieurs membres du comité de réception furent arrêtes et déportés, victimes de dénonciations


Aurore



Ce terrain homologué se situe "Aux Rouges Terres " à Saint Leonard des Parcs . Toutefois c'est le terrain " le Pré de l'hospice " qui sera utilisé pour le parachutage des containers

On enregitre un seul échec sur sept parachutages et cela dans la nuit du nuit du 10 au 11 Juin 1943
Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu du parachutage et la date du rendez vous( lire les blogs sur les parachutages )
Encore fallait il que l’avion de la RAF soit présent à l’endroit précis et dans une nuit uniquement écl
airée par la pleine lune
Echappant aux tirs de la DCA et aux chasseurs de nuit de la Luftwaffe , l’avion anglais devait naviguer feux éteints dans la pénombre ,repérant les points stratégiques ,lacs ,ponts lignes de chemin de fer, cours d’eau , villes calfeutrées ..enfin toutes sortes de signes distinctifs avant de trouver enfin un terrain identifié par la présence au sol de lampes torche formant une lettre de reconnaissance Il s’agissait de larguer à cet endroit précis les containers de munitions et de médicaments attendus par les résistants






"le chlorate fortifie les dents " Tel est le message diffusé par la BBC; Message uniquement compris et assimilé par les résistants en attente de cette intervention planifiée par Londres le soe et les groupes de résistance locaux

 Premier lieu de lancement  Saint Leonard des Parcs  prés du Haras des rouges terres Nom du terrain  AURORE
On note la présence de deux gendarmes sagiens lors de ce lancement
Résultat de recherche d'images pour "parachutes de france"
Notons que la brigade sagienne paiera un lourd tribu
Quatre gendarmes seront déportés à Ellrich  .....un seul reviendra de cet enfer
Pendant l'Occupation, les missions de la gendarmerie sont commandées par le gouvernement de Vichy et par l'occupant. Des gendarmes participent ainsi à la déportation des Juifs et à l'arrestation des réfractaires au service du travail obligatoire. 
D'autres choisissent la voie de la Résistance et combattent pour la libération du pays, seuls ou en unités constituées (groupements Daucourt et Thiolet notamment).
Structure traditionnelle ou pas, le travail de la gendarmerie 
s avére aussi ingrat que délicat 
  Les brigades doivent surveiller ,protéger ,arrêter , signaler et tout cela contre leur gré , à la merci des menaces et des représailles  de l occupant


L un des gendarmes élevait secrétement des pigeons voyageurs

  Le pigeon voyageur a toujours joué un rôle primordial dans les guerres de siège. Lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 par exemple, le pigeon voyageur était le seul moyen de communiquer avec l’extérieur pour Paris assiégé.

Pendant la guerre 1914-1918, plus de 30 000 pigeons sont utilisés par les armées françaises. Alors que les liaisons téléphoniques sont constamment interrompues, ces volatiles sont d’une fiabilité totale sur les courtes distances qu’ils doivent parcourir.
Afficher l'image d'origine Les pigeons voyageurs sont à nouveau employés pendant le Seconde Guerre mondiale, mais la vitesse de l’occupation allemande désorganise les colombiers. De son côté, la résistance eut également recours à ces volatiles. Plus de 16 500 pigeons anglais furent parachutés en France, permettant aux patriotes français de renseigner Londres de manière efficace.


 MME collet

Nous étions alors sur ce terrain baptisé « lapin « à 6 km de Sées2 KM DE
Mortrée nous attendions dans la fiévre cet avion inconnu
 etaient  présents sur ce  terrain dans la solitude de la nuit

 Premier parachutage dans l' Orne


La BBC est donc devenue notre principal centre d’intérêt….les messages du  soir    la guerre des airs et la guerre des ondes qui se profilent apportent une note d espoir mais  le terme SOE est pour la majorité des français un terme inconnu Ces nouvelles techniques et leur organisation entraineront la création du BCRA a Londres et du BOA dans nos provinces
Charles de gaulle à la BBC

L’avion et la radio révolutionnent alors les moyens   d action des belligérants imposant des changements fondamentaux a la nature,au déroulement et aux formes de la lutte
Notre maire Charles Forget
 Habitant de ma petite ville normande privé des nouvelles diffusées par la BBC de Londres il nous fallait nous contenter de ces emissions entretenant l'espoir 
Mais a notre  niveau de provincial soumis au joug allemand nous ignorions en fait l 'existence de ce service secret
Les nouvelles officielles nous parvenaient alors  de radio Paris ,station d état contrôlée par l occupant et que nous écoutions en permanence en dehors des émissions discrètes et brouillées de la BBC
Il nous fallait avec une grande prudence nous caler sur la longueur d 'ondes de Londres et surtout par précaution …. ne pas y rester
Mais le BOA issu de cette nouvelle organisation en attendant un débarquement quelle était sa signification ?
Edouard Paysant en sera l organisateur et le chef

Il  s'agit dans le cadre  de  cette organisation clandestine de frapper l ennemi de maniére à l affaiblir    

Un comité de réception courageux vigilant, prêt à tout, caché sous les ombrages attend,… guettant désespérément l’ arrivée de l avion lanceur de containers sur le terrain balisé, quelles que soient l’heure de la nuit, la température, le brouillard, la pluie, la neige, les rafales de vent

Un équipage d’aviateurs entrainés du SOE décollant de Tempsford avant de parachuter ses  containers devait absolument découvrir les feux dissimulés dans une nature surveillée par les patrouilles allemandes Tâche périlleuse entre toutes …Ces nouvelles filtraient dans le hasard des discussions et des bavardages



Mais parlons de l'équipage d 'u bombardier SOE

 Les équipages  du SOE
Rappelons que le ciel de nuit est une occasion d’affronter pour les lourds bombardiers ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe



Témoignage d' un pilote du SOE


"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitalière il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalités souvent différentes Britannique, Canadiens, australiens ,néo zélandais , polonais
« Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »



Bombardier lançeur de containers
Résultat de recherche d'images pour "CYCLE DE LUNE"


La navigation relative a la recherche d un terrain balisé  par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulières pour 'l 'équipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait être capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire  une cible minuscule mal définie après avoir volé  pendant des heures au dessus du territoire ennemi"
Résultat de recherche d'images pour "clair de lune"

Nos résistants  ou comités de réception  avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l' avion ayant enfin trouvé  sa zone  de largage devait parfois chercher encore ........longuement les lumières destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par  un bois ou les versants d une vallée

Le navigateur du bombardier  devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne
terrain balisé par la resistance

La tache des comités de réception de la résistance était quelquefois hérissée de difficultés  et souvent encore plus compliquée après le lancement des  containers  d'armes  sur  le  terrain choisi et ayant fait l'objet  d'un message  secret a la radio
Les résistants  devaient éclairer et surveiller la zone  identifiée par un nom de code
  Exemples
Aurore ( Rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc...


Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par  l appareil  dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de détecter et donc   d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain
Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage  avait l'attention attirée  pour tout ce qui se  passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible rêvée

Chasseur de nuit Fockewulf
Par  la suite en combinant Euréka  en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour déterminer  plus rapidement l'emplacement de la DZ( dropping zone)

La cause plus probable d'incident était en fait  
l interception des  membres du comité de réception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants  se faisaient volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler après le couvre feu

http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/ressources%20historiques/archives/SAP/chrd_parachutage_Coll_Riviere.jpgLe dixième des échecs nocturnes était dû
d' après les pilotes a des erreurs de navigation Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problèmes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence  du  comité  de réception pour des raisons indépendantes de sa  volonté
Des accidents exceptionnels  pouvaient survenir ,ainsi sur le terrain .x. dans notre département c est un Dornier de la Luftwaffe qui survint à la place  de l 'avion allié attendu et qui mitrailla les hommes  rassemblés au  sol causant quelques  dégâts parmi  les troupeaux d'animaux Une vache fut tuée et comme par hasard 
c 'était d ' après le fermier la plus belle du troupeau ...

Même si l'avion et le comité de réception  arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui même poser problème , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient  évaluer avec précision leur altitude   Si l'avion volait trop bas les colis risquaient de se détériorer  et les hommes de se blesser ,  Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers dans la nature et hors de portée

Vol de nuit..... feux éteints L 'équipage composé d 'aviateurs chevronnés à la  recherche du terrain balisé devait prendre en compte  par exemple les différents types de repéres au sol en énumérant leurs avantages et leurs piéges 

Commençons  par les énumérer


l 'eau  
 Toujours plus facile a repérer que n importe quel autre élément ... Même si la nuit est profonde un point d 'eau  est facile à repérer dés lors qu'il  se trouve entre vous et la source de lumiére Résultat de recherche d'images pour "RIVIERES"
Lorsque la lumière est diffusée par les nuages on peut voir l'eau a grande distance,
Au delà de la visibilité de tous les éléments susceptibles de les aider  l'eau reste le meilleurs repère sauf si on parle  bien sûr de  la côte et des grands fleuves qui sillonnent la région

Bois  et forêts Résultat de recherche d'images pour "BOIS ET FORETS"

Les grandes forêts, elles sont d'excellents repères,pour l équipage a la recherche  des feux balisés Les bois peuvent être particulièrement identifiés lorsque vous arrivez aux abords de votre zone de lancement en  comparaison par exemple d 'une  photo  aérienne représentant la région
 
les voies ferrées 

Comme l 'eau les rails brillent lorsque ils se trouvent entre vous et la lune

routes  

Une grande route nationale bordée de peupliers et coupant le paysage peut vous être très utile pour vérifier votre position
Résultat de recherche d'images pour "ROUTES"
note spéciale Agents saboteurs la plastiqueuse à bicyclette (
Les officiers instructeurs spécialisés dans le sabotage et parachutés sur les terrains situés dans les départements de l'Orne et la Sarthe seront identifiés généralement sous des pseudonymes empruntés aux noms utilisés dans l'outillage agricole

Jeanne Couty Bohec alias "Rateau "

fera une arrivée trés remarquée dans la nuit du 29 Février au 1er Mars 1944 sur le terrain Ouragan à Assé le Boisne . " Le boa en s'enroulant vous apportera un petit "

Elle passera ensuite par Paris y rencontrera le DMR ( délégué militaire régional ) Fantassin et gagnera la Bretagne où elle deviendra la plastiqueuse à bicyclette ( Témoignage Jeanne Bohec CR d'opérations Lorient 16 8 1944 '" La plastiqueuse à bicyclette An BCRA 205 dossier 6 piéce 33 à vérifier

Jean Clouet des Perruches qui était sur le terrain pour la réceptionner crut sur le moment qu'il s'agissait d'un agent de la Gestapo cherchant à enfiltrer son équipe



Témoignage de Jeanne Bohec



" Nous approchions du lieu de rendez vous . La petite lampe rouge s'allume . Le pilote avait dù apercevoir les lumiéres sur le terrain . Le dispatcher accrocha la static line ouvrit la trappe . Je m'installai au bord du trou , les jambes dans le vide " Action Station " Dans la nuit noire à ma droite ,les quatre feux de position formaient un L sur le sol ....

J'atterris au milieu d'un champ . Mon parachute s'étala à côté de moi . Je m'en débarassai . Il me semblait qu'il faisait moins froid qu'en Angleterre ....Personne ,silence de la campagne endormie



En effet un parachutage aura lieu sur le terrain " Ouragan "dans la nuit du 29Février au 1er Mars 1944 à Assé le Boisne Sarthe . Clouet des Perruches , Brigitte Friang Croisé et l' équpe de réception locale #Deux agebnts tracteur détai

Voir note spéciale Agents saboteurs

Les officiers instructeurs spécialisés dans le sabotage et parachutés sur les terrains situés dans les départements de l'Orne et la Sarthe seront identifiés généralement sous des pseudonymes empruntés aux noms utilisés dans l'outillage agricole

Jeanne Couty Bohec alias "Rateau "fera une arrivée trés remarquée dans la nuit du 29 Février au 1er Mars 1944 sur le terrain Ouragan à Assé le Boisne . " Le boa en s'enroulant vous apportera un petit "
Elle passera ensuite par Paris y rencontrera le DMR ( délégué militaire régional ) Fantassin et gagnera la Bretagne où elle deviendra la plastiqueuse à bicyclette ( Témoignage Jeanne Bohec CR d'opérations Lorient 16 8 1944 '" La plastiqueuse à bicyclette An BCRA 205 dossier 6 piéce 33 à vérifier

Jean Clouet des Perruches qui était sur le terrain pour la réceptionner crut sur le moment qu'il s'agissait d'un agent de la Gestapo cherchant à enfiltrer son équipe
!es deux agents parachutés à sées en avril 1944





En effet un parachutage aura lieu sur le terrain " Ouragan "dans la nuit du 29Février au 1er Mars 1944 à Assé le Boisne Sarthe . Clouet des Perruches , Brigitte Friang Croisé et l' équpe de réception locale #

les deux agents parachutés à Sées  se nommaient  sarcloir et



Localités importantes  tout ce qui ressemble à une grande ville ou un centre industriel doit être évité en raison de la présence possible d' une DCA 
Une ville est aussi bien caractérisée par les forêts qui l'entourent et d 'autres points caractéristiques que le pilote ou le navigateur ont pris le soin de noter
 Notons en passant la difficulté a identifier un terrain balisé en plaine et quelquefois en pleine forêt 


j'ai  rappelé sommairement les précautions prescrites par Hugh Verity avec lequel jai communiqué durant quelques années On peut considérer que les recommandations succinctes  ci dessus relatives aux points de repère concernent aussi bien les pilotes de bombardiers du SOE( Halifax Lancaster  Liberator ) que les pilotes de Lysander ayant pour tache d acheminer et de récupérer des agents secrets sur le territoire national
Plusieurs personnalités appartenant a la résistance furent ainsi  conduits de nuit en Grande Bretagne ou déposés sur le territoire national sur  des  terrains dont les noms sont  gardés secret



Correspondant avec Hugh verity et me reportant a l 'article suivant   issu de  son ouvrage"  we landed by moonlight"je lui ai donné la  solution de son probléme

  Traduction de  son  article issu de "  we landed by moonlight"
édité dans les  années 50
"la nuit du 16 au 17 Aout 1943  Je me dirigeai vers Couture sur  loire ;;;;entre Sées et 'Alençon  j ai eu une expérience pénible a 22;25 toutefois exceptionnelle  sur  les routes de France , Juste un  mile devant moi, je vis un avion en flammes victime sans aucun doute  d'un chasseur allemand   Dans la lueur des flammes j'espérai découvrir un parachute  mais rien .....j 'avais un paquet a délivrer à Dericourt ..."
le lysander


Aprés quelques recherches sur les documents en ma possession       je lui précisais aprés la libération que cet avion en flammes  rencontré lors de sa  mission en cours était un Lancaster de la RAF touché lors  d'un  raid sur Turin (  ref à bomber command losses de la RAF ( wr chorley )edition 1943

NOTE adressée à HUGH VERITY concernant le Lancaster tombé au Chenay dans la nuit du 16 au 17 aout 1943

Stèle Lancaster II DS684 KO-M Chenay Sarthe (72)Squadron Leader John Russell Watson - Pilot
 

Sergeant Adrian Bernard Heyes - Flight Engineer of Birmingham
 

Sergeant Walter Bell Pettet - Wireless Operator/Air Gunner of Edinburgh
 

 Mais aussi l échec ....

« Le bruit des moteurs s était rapproché, la masse noire s était profilée dans le ciel gris nous avions rallumé les lampes et passé en morse la lettre de reconnaissance du terrain ,l’avion était là , nous avions tous tremblé de joie
L’appareil s était éloigne il ne nous avait pas encore repéré ,peut être était il gêné par la luminosité de la lune pour distinguer nos maigres torches .Il allait revenir ….
Il revint
Here France calling , France calling .Oui la France appelait......Le bombardier vira .
Les hommes injuriaient le bombardier dans l’espoir de le voir réagir sous l’injure
Le bimoteur tournait , tournait , le grondement s’amenuisait  enflait
Les halétement des moteurs s'était enfonçé dans le ciel .Plus rien.le silence
Nous retenions notre souffle essayant dans ce vide affreux de percevoir un bourdonnement lointain
Rien ;;;le néant

C était déjà arrivé dix fois qu un avion ne vint pas au rendez vous Mauvaistemps sur les côtes anglaises ,ne  trouvant pas  le terrain  balisé .Touché par la flak en pénétrant sur le territoire français .Ou abattu.
Mais de l’avoir vu a le palper c est encore bien plus pénible!
La mise en place d’un comité de réception ,une douzaine 
d hommes ,des jeunes filles mêlées à eux parfois pour ramasser les pépins, les enterrer, transporter les colis jusqu’aux voitures ou aux camions a gazogéne munis" d' ausweis "quand on en disposait ou jusqu ‘ a la cache voisine pour assurer la garde du terrain
Aussi en cas de patrouille allemande tout cela n allait pas sans mouvements nocturnes dangereusement repérables dans la campagne française où il était interdit  de circuler de minuit à 5 heures du matin Le risque était grandement multiplié lorsque l’avion (ou les avions) _tournait trop longtemps avant de
découvrir le terrain
Pourtant ce qui était plus pénible encore c était l’impression de solitude ,d abandon La solitude s’appesantissait toujours à la fin d’une opération même réussie les hommes se retrouvaient livrés à eux-mêmes confrontés a la réalité _
…la Gestapo_ »

Voila quelle était l’ambiance en cette période d occupation Comment comprendre  que  la liberté pouvait venir du  ciel ?

les difficultés de l 'avion lanceur

Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du matériel volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage n'a d' yeux que pour tout ce qui se passe en dessous de lui constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible révée surtout lorsque la zone de parachutage était enclose entre des hauteurs ce qui réduisait les chances  du pilote de s échapper aprés l action 

La navigation présentait des difficultés toutes particuliéres pour l'équipage emission spéciale qui pour mener sa tâche a bien devait être capable de repérer avec la plus grande précision une cible minuscule et souvent mal définie aprés avoir  volé  de nuit pendant des heures au dessus du territoire ennemi 

La navigation tant durant l ensemble du trajet qu' a l 'approche de la cible devait être de premier ordre 

Les comités  de réception avaient l' ordre de choisir des  sites aisément repérables du ciel etL'avion devait chercher des lumiéres destinées a le guider qui devaient etre cachées par un bois ou plongées dans les profondeurs d une vallée Le navigateur devait presque toujours recourir a la lecture  des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu il vole à basse altitude au dessus de l 'europe occupée 

  Vers le milieu de  la guerre  un systéme radar amélioré et embarqué  pouvait trouver sa place dans la cabine du navigateur lui facilitant ainsi la detection d un objectif dissimulé dans un flot de verdure

  Des terrains furent équipés  d un nouvel équipement l Euréka facilitant le contact entre le sol et l avion a a recherche de son objectif

 Le dixiéme environ des echecs nocturnes était dû comme  le reconnaissent les pilotes a des erreurs de navigation ,ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,Moins d un sur  vingt a une défaillance technique de l appareil les ateliers de Temsford fournissant généralement  un excellent travail  d entretien Soit les conditions étaient si mauvaises que l avion devait  revenir a sa base avant d etre arrivé dans la région visée soit il la  trouvait mais obscurcie par les nuages 
Tous les autres échecs c'est a dire entre la moitié et les deux tiers  eurent pour origine l'absence du comité de réception  generalement comme ne pouvaient lignorer   les aviateurs pour des raisons indépendantes de sa volonté 
En effet la menace d'une intervention des troupes  de  la wechrmach surveillant prairies  et forêts était toujours présente surtout aprés le couvre feu


EMETTEUR RECEPTEUR

Meme si l'avion et le comité arrivaient tous deux  au bon endroit le parachutage pouvait poser probléme seul les pilotes les plus expérimentés savaient évaluer avec précision leur altitude  

Les américains des "Carpetbaggers" sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du 801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du crash et inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne 
résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche"
Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus"

___Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA, passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont  enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne).


____Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers 23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Ger (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers.  

"Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement".  
l s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31 eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés.
_____

Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à largeur du matériel volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage n'a d' yeux que pour tout ce qui se passe en dessous de lui constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible révée surtout lorsque la zone de parachutage était enclose entre des hauteurs ce qui réduisait les chances  du pilote de s échapper aprés l action 

La navigation présentait des difficultés toutes particuliéres pour l'équipage emission spéciale qui pour mener sa tâche a bien devait être capable de repérer avec la plus grande précision une cible minuscule et souvent mal définie aprés avoir  volé  de nuit pendant des heures au dessus du territoire ennemi 

La navigation tant durant l ensemble du trajet qu' a l 'approche de la cible devait être de premier ordre 

Les comités  de réception avaient l' ordre de choisir des  sites aisément repérables du ciel et L'avion devait chercher des lumiéres destinées a le guider qui devaient etre cachées par un bois ou plongées dans les profondeurs d une vallée Le navigateur devait presque toujours recourir a la lecture  des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu il vole à basse altitude au dessus de l 'europe occupée 

  Vers le milieu de  la guerre  un systéme radar amélioré et embarqué  pouvait tro


Qu ‘aurait été en effet la résistance si les combattants de l’ombre n’avaient eu aussi pour eux l’azur et le ciel ? Sans la voie des airs sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur du territoire occupé par l’ennemi ,en se jouant de la mer ,des frontiéres et des fortifications,comment les groupes de résistants auraient ils pu communiquer , recevoir des armes ,accueillir ou envoyer des agents ? Et sans la télégraphie sans fil ,sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France ,sans les écoutes de Londres ,sans les messages personnels de la BBC ,comment auraient pu s’effectuer les liaisons , se transmettre lesinstructions , s’échanger les renseignements ?


Un rapport de gendarmerie est riche d'enseignements concernant les parachutages des Alliés : "De multiples parachutages de personnes, mais surtout de matériel (postes de TSF, explosifs, armes) sont realisés par des avions britanniques décollant de Tempsford L'expérience a prouvé que des terrains de 250 m de long et de 150 m de largeur sont suffisants, s'ils sont un peu isolés des villages, à peu près plats et sans clôtures ni obstacles. . Le matériel, toujours parachuté, comprend : des cylindres remplis d'explosifs, pistolets, munitions, bobines pellicules photos, bloc-notes, cigarettes etc. [...].
 Tout le matériel, combinaisons, casques etc. est souvent  dissimulé sur place dans les meilleurs délais , au besoin dans un ruisseau et au moment propice récupéré par la suite. Les balisages des terrains sont toujours réalisés par des lampes électriques de poche puissantes, maniées par des complices ou sympathisants qui sont sur les lieux. 
Tout se fait en période de nouvelle lune. C'est à ce moment que la surveillance doit être très intense. Parfois, à cause du vent, le contact au sol des personnes ou objets parachutés se fait assez loin en dehors du chemin repéré.par nous :dés la réception du message émis par la bbc
Il faut  s'assurer le concours de personnes de confiance habitant à proximité de terrains qui semblent utilisables dans le but ,   d obtenir des renseignements les plus divers ".
 

Témoignage d' un pilote du SOE

"Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitalière il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit "..equipage composé de dix hommes de nationalités souvent différentes Britannique, Canadiens, australiens ,néo zélandais , polonais
« Chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »



Après avoir accompli leurs mission journalière et rempli leurs obligations quotidiennes , les gendarmes présents sur le lieu du parachutage assuraient à leurs risques et périls la sécurité du terrain en protégeant le « comité de réception « et en éloignant les éventuels curieux…. et tout cela au nez et à la barbe de l’occupant toujours aux aguets et doté de moyens de détection extrêmement précis
Se posait alors le probleme du transport nocturne des armes et munitions dans une nuit rendu pleine d’embûches par un couvre feu aux horaires intraitables
C’était un véhicule fourni par un fermier , un particulier ou une administration laissé la nuit à la garde d’un chauffeur quand ce n’était pas celui de la gendarmerie
 

Soupçonnés d’avoir aidé en juillet 1943 les rescapés d’un bombardier américain( crash d’une forteresse volante à Belfonds voir ) abattu prés de notre ville , nos quatre gendarmes seront arrétés les 7et 8  aout
Interrogés , battus ,torturés …Ils rencontreront alors l’enfer de Dora Ellricht , sinistre tunnel où Hitler construisait des fusées et les fameux v2 La cause immédiate de la construction de cette usine souterraine résultait du bombardement de Peenemunde et du désir du commandement allemand de déplacer sous terre la fabrication
des fusées Dans cet enfer souterrain les détenus ne pouvaient échapper à la poussiére , au bruit infernal des machines et des explosions , à la circulation intempestive des wagonnets
chargés de pierres . L’eau courante était absente
Le sabotage devint alors un devoir sacré
Un seul de nos gendarmes revint de cet enfer …..c'est 

l adjudantTual
 

Affaire de Belfonds



Les allemands réalisent que les six rescapés du crash de belfonds  n ont pu s évader sans l aide d une assistance extérieure  
Plusieurs personnes interrogées parlent de la présence d un dénonciateur t sur le terrain où les aviateurs rescapés ont été récupérés par les villageois  



Nous n’ignorons pas que les gendarmes Daniel et Bouyet sont convoqués à la kommandanture et ne rentrent pas  

L’adjudant Tual et le gendarme Collet sont appelés à leur tour à la kommandanture

Soupçonnés d’avoir assuré plusieurs parachutages et facilité l’évasion  des aviateurs de la forteresse  , ils sont alors interrogés et emprisonnés à la caserne Bonet d’ Alençon

12  Aout  1943  le tribunal allemand d Alençon inflige pour non dénonciation des aviateurs américains a 6 otages des peines   allant de 8 jours a 7 semaines de prison


Mme Collet réussit à savoir que tous quatre passeront à Sées dans la matinée du 14 Aout ,encadrés par plusieurs gardes allemands Tous préparent un colis dans l’espoir de leur donner avant un départ vers une destination inconnue   Mes parents font en sorte de trouver quelques denrées  pour  les envoyer à la gendarmerie


Extrait d’une lettre pleine d’émotion de Madame Collet



«  Nous attendons le passage du car avec impatience ;place du Parquet;; notre déception est grande..  le car passe sans s’arrêter malgré nos signes désespérés  Nous le  regardons disparaitre au loin… impuissantes …… emportant nos êtres chers vers leur nouveau destin….   mais ô chance les allemands se ravisent et le car stoppe quelques centaines de mètres plus loin   Nous courons vers lui ….,L’officier allemand  nous demande « que contiennent ces colis ? »Nous répondons «  des vêtements _» L’officier accepte que nous remettions notre précieux chargement à nos époux …. dieu merci !  

Le car repart nous laissant seules et désespérées ….nous rentrons le cœur serré sachant que nous ne les reverrons pas d’içi longtemps . »



Le car venait de la caserne Bonet d’Alençon où les prisonniers étaient retenus en attente de jugement

Les quatre gendarmes seront interrogés au palais de justice de Rouen et à la prison de Bonne Nouvelle avant de partir pour … l’Allemagne

Tous quatre  seront déportés au camp de Dora Elrich  camp spécialisé dans le montage des fusées et v2      Seul l’adjudant Tual reviendra de déportation

A partir du 1 avril 1945 les SS entreprendront l’évacuation du camp en direction du nord notamment vers Bergen Belsen où de nombreux déportés périront Les gendarmes Collet , Daniel périront épuisés   dans le train ,le gendarme Bouyer étant décédé à l’infirmerie du camp 

Je n’ai pas oublié Leurs noms sont gravés pour la postérité sur le monument de Belfonds ( Orne )élevé à la mémoire des resistants et des victimes du crash de cet avion de l usaaf


La voie des airs dominée par l aviation britannique opposée à la luftwaffe fut donc 
l 'élement vital et prépondérant qui permit a la Résistance française de rivaliser avec succés contre l ennemi occupant
Les chiffres et les faits sont là C’est grâce au SOE que parvinrent à destination des milliers de tonnes d’armes et d explosifs envoyés pour aider les réseaux et les comités de réception
Le probléme du SOE …le manque d avions Heureusement l’US Air force viendra à la rescousse plus tard dans le cadre des missions Harry


Nous sommes en Avril 1944 une opération d envergure se prépare , le parachutage de deux agents du BCRA ( agents de la France libre ) est programmé
Le terrain choisi est " le haras des rouges terres " situé
  Le parachutage se déroule dans les meilleures conditions dans la nuit du 9 au 10 avril 1944
Le Halifax aprés avoir décollé de Tempsford et les resistants sont fidéles  au rendez vous
On note la présence sur les lieux du parachutage de Edouard Cercueil ;;;;;;; hommes courageux entre tous et ,conscient de l importance de sa tâche
Des la reception du message de la BBC a destination de l équipe d Edouard Paysant des resistants " présent à Saint Marcel et dont le code secret est diffusé par la BBC "un nouveau jour s annonce " Le Halifax survole la zone prescrite et définie par les coordonnées d usage  largue 15 containers et des paquets

Pour des raisons inconnues en raison des conditions météo locales les deux agents de la France
Libre  sont parachutés hors de la zone prévue  et atterrissent a proximité du moulin d Escures . Heureusement deux resistants  du BOA sagien  les récupére et les conduisent  rue Saint Martin au no 30  demeure de Edouard Cercueil
terrain para feux.jpg"Deux agents secrets du BCRA emettaient au  2 eme étage  a destination de Londres
 Clouet des perruches s insurge contre cette erreur du bombardier

Ce parachutage présente une certaine importance dans la mesure ou la totalité du chargement est destiné au radio Wallon présent a Saint Marcel aux cotés de Edouard Pâysant ( Ref a  l Espoir des ténébres  Parachutages sous l occupation  par Michel Pichard cordinateur national du BOA )                   )
 Nous sommes le  12  avril et la documentation fait état de contacts permanents entre les différents membres Edouard Paysant    Marie Croisé et ,le radio Wallon en attente de ce matériel indispensable aux échanges radio avec l'aviation alliée)



la BBC notre espoir , notre vie , soutient notre  moral

Un message secret de la radio de Londres venait d annoncer  un lieu du parachutage et la date du rendez vous
 "Veuillez écouter tout d'abord quelques messages personnels." Ce 14 août 1944 en début de soirée, parmi les quelques mots prononcés sur l'antenne française de la BBC, certains résonnent tout particulièrement aux oreilles de la Résistance. 
"Nancy a le torticolis", 
"le chasseur est affamé",
 "Gaby va se coucher dans l'herbe"...

Encore fallait il que l’avion de la RAF soit présent à l’endroit précis et dans une nuit uniquement éclairée par la pleine lune Nous les jeunes nous en étions conscients mais dans l incapacité d aider nos glorieux ainés
L eglise de .Montmerrei ..... représentait alors le lieu de rassemblement des résitants avant le grand départ vers le lieu de récupération des containers d armes lançés par les bombardiers de la RAF

atterrissage d un container

 
Echappant aux tirs de la DCA locale 
et aux chasseurs de nuit de la Luftwaffe , l’avion allié  devait naviguer feux éteints dans la pénombre ,repérant les points stratégiques ,lacs ,ponts lignes de chemin de fer, cours d’eau , villes calfeutrées ..enfin toutes sortes de signes distinctifs avant de trouver enfin un terrain identifié par la présence au sol de lampes torche formant une lettre de reconnaissance Il s’agissait de larguer à cet endroit précis les containers de munitions et de médicaments attendus par les résistants
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 Radio Londres une arme de guerre .......extrait"les chemins de la mémoire " .Aurélie Luneau    historienne

La grande arme secréte , ce n'étaient pas les V1,V2 c était la radio .Et ce sont les anglais qui l ont mise au point .ainsi 
s exprimait Jean Galtier -Boissiére écrivain, (polémiste ,journaliste français )au sortir de la seconde guerre mondiale témoin de la violence d' une guerre des ondes qui s 'est jouée au quotidien entre trois radios majeures , radio Paris ,radio Vichy et la BBC 

Le générique de cette émission "les Français parlent aux Français" débutait par "pon pon pon ponnnn", qui sont les premières notes de la 5° Symphonie de Ludwig van Beethoven, et qui furent choisies comme symbole pour ce générique parce que ce "pon pon pon ponnnn" ressemblait à la lettre "v" en morse : " . . . -" , "v" comme "victoire"

Des lettres inédites retrouvées dans des cartons d archives d' Angleterre témoignent de cette relation unique tissée entre radio Londres et ses auditeurs et nous révélent l 'état de l opinion publique de ces français restés avides de liberté ...." sous le joug allemand " Chers amis anglais merci pour le réconfort qu' apportent vos émissions

Messieurs vous avez droit a l infinie reconnaissance des français patriotes par vos émissions quotidiennes alors que tout croulait autour de nous vous nous avez maintenus en contact avec le monde extérieur vous avez été pour nous le phare qui permet aux marins 
d éviter les écueils et indique l entrée du port ,vous avez été le guide qui soutient et réconforte  


"Decollage de Tempsford survol de Londres largage des containers


 En france la TSF devient un bien précieux mais a l approche du dénuement des saisies de postes TSF furent engagées la plus importante en mars 44 dans l 'orne ,le calvados, la manche l eure le nord et la seine inférieure théatre possible d un débarquement allié

En ce qui nous concerne lors de notre arrivée  dans notre refuge de la mairie de Bursard nous dormions dans le grenier  avec mon frére parmi tous les postes de TSF qui avaient été récupérés dans le village dictant notre décision de construire un poste a galéne 
poste qui restera caché dans l un des pupitres de la classe durant le séjour de la compagnie allemande de DCA dans notre demeure









 Me reférant aux archives de l orne j ai pu obtenir quelques extraits relatifs aux parachutages exécutés dans notre département
 la surveillance du ciel par les gonios 

Ce matin d ‘avril avec mon pere de notre fenêtre donnant sur la place du Parquet ,poste d’observation privilégié nous sommes intrigués par la présence de deux camions équipés de matériel inconnu . Leurs occupants casqués d’écouteurs se livrent à des manoeuvres mystérieuses prés du piedestal en granit de Conté , socle débarrassé de son grand homme pour l’éternité .Vêtus de bleu , il s’agirait de soldats de la Luftwaffe reconnaissables à leurs uniformes
Nous demandons à un gendarme de nos connaissances la cause de
cette animation….il reste muet Il est vrai que ce n’est plus la même

brigade ,la précédente ayant été déportée en Aout dernier aprés la
chute de la forteresse volante à Belfonds 


Trois soldats casques avec ecouteurs s’agitent autour des camions
alors surveilles par deux feldgendarmes reconnaissables à leur

Résultat de recherche d'images pour "FELDGENDARMES"plaque de poitrine bien astiquée L’un d’eux entre dans notre cour et
demande à mon pére un seau d’eau
Sur le toit du camion un grand cercle en métal dont je ne puis distinguer l’utilité
 

J’ai pu avec le temps trouver la raison de cette animation….Ces soldats se préparaient ou s’exerçaient à une operation de détection
d’émetteur et certainement en relation avec l’émetteur caché chez Cercueil ( voir témoignage Moise Cercueil ) …bien sûr nous
ignorions cette situation
Les allemands avaient donc été informés d’un parachutage dans la
région….

Edouard Cercueil homme courageux cachait en effet
clandestinement deux agents secrets parachutés au haras des
Rouges Terres  Averti in extremis par Mr Jouy
épicier ,voisin de Ipcar électricien habitant place du Parquet
s’empressa de faire évacuer les deux agents dans la campagne

environnante
"Aussitôt mon pére monte au premier et demanda aux agents s'ils avaient des problémes . Les agents racontérent qu'ils étaient en train d'émettre vers l'Angleterre et qu'ils avaient été captés par un avion allemand . Bien qu'ils aient coupé leur émission l'avion survola )plusieurs fois le secteur


Un cheval fut attelé dans la minute à un tombereau ,les agents cachés sous les couvertures montérent dans le tombereau avec le matériel recouvert de paille Ils furent emmenés dans la campagne de Champ Gérard qui était trés boisée à l'époque
Bien que n'ayant rien trouvé les allemands arrêtérent une dizaine de personnes qui habitaient dans le secteur répéré ; Aprés interrogation elles furent relâchées . L'occupant ne trouva jamais l'emplacement de l'emetteur pourtant les personnes arrêtées habitaient à 200 métres du 30 rue Saint Martin
De Londres nous parvenaient certes les ordres mais aussi tous les éléments  indispensables à notre survie  . et l avion ....était .le cordon ombellical qui nous alimentait tant  moralement que matériellement (Brigitte Friang)

Enfin  grandissant le vrombissement grave d un moteur ...
Va t  il repérer nos signaux au sol,?
Est ce bien lui celui que nous attendons ?,allié?ennemi ?
Les yeux fouillent le ciel sombre , au bruit des moteurs on l'identifie  ; 
C 'est lui ....une grande ombre apparait trés prés au  dessus de nos têtes et passe une  premiere fois 
Les signaux s allument au sol ;l'avion répond par une lumiére clignotante  et 
s éloigne pour revenir bientôt tous feux éteints six fois ,huit fois,silhouette à peine visible ,noire dans  la nuit noire et dans un bruit de tonnerre
 Le risque d attirer l'attention au sol grandit à chaque minute si  l'appareil reste dans le voisinage en estimant que les allemands sont équipés de radar permettant de détecter et donc d'intercepter l'avion lanceur de containers 
                                  Un  deux , trois, quatre   nous comptons les parachutes qui 
s ouvrent comme d 'énormes fleurs  cinq ,six, huit ,dix  Nous repérons le point de chute dans la prairie ... le compte y est.....
Un souffle de fraternité est passé tout prés   si prés!

Avec le contenu des containers armes,explosifs ,nous récupérons le "colis cadeau ..".
Cigarettes pour les fumeurs ..du thé pour les amateurs 

L'avion est reparti.. son bruit familier  s  éloigne  Et maintenant  reste le travail dont il faut s' acquitter à la hâte  avec la plus grande prudence


                                                                       Eglise de Montmerrei
Résultat de recherche d'images pour "eglise de montmerrei"'Echec du parachutage du 9 Juillet 1944
Nos nous étions rassemblés prés de l église de Montmerre

"Nous avons encore en mémoire l'échec du parachutage du 9 Juillet 1944 par  quatre  appareils Halifax pour une livraison totale  de 16 Tonnes  (par E.Voyer)

Entendant le ronronnement d'un avion gros porteur en direction du terrain nous avons donné  le signal d'allumage des lampes de la ligne de balisage en même temps que la lettre  conventionnelle en morse 
Au moment où cet avion passait nous nous aperçumes un peu tard qu'il s' agissait d'un Dornier bombardier allemandqui précédait de peu l'un de nos avions livreurs Halifax attendus Celui ci aprés avoir disparu à  l'horizon fit demi tour et revint sur le terrain à nouveau balisé c'est alors que le Dornier qui préçédait de peu l'un de nos livreurs fit un passage sur le terrain en faisant feu de toute la puissance de ses mitrailleuses Par chance aucun de  nos hommes ne fut atteint ...mais une vache qui se trouvait à l'extrémité du terrain fut touchée et du être abattue
il me fallut indemniser son propriétaire soit la somme de 10000 francs ...car c était bien entendu la meilleure vache du troupeau..."



Aprés cette alerte le premier Halifax nous larguait son chargement suivi a peu  d'intervalles par nos trois avions livreurs 
Une pluie de parachutes et de containers parsemait le terrain mais fort heureusement nous étions nombreux plus d une trentaine dont une dizaine préposés à la sécurité aux abords du terrain"



Rappelons que le ciel de nuit est une occasion d’affronter pour les lourds bombardiers ….. les rapides chasseurs de la Luftwaffe
Cette bonne terre de France si attirante mais inhospitaliére il nous faut la survoler avec la plus grande prudence avec un équipage perpétuellement aux aguets scrutant du sabord ou de la tourelle arriére les profondeurs de la nuit
..Equipage composé de dix hommes de nationalité souvent différente Britannique, Canadiens, australiens polonais néo zelandais etc..
« chaque sortie dure plus de sept heures, des heures d’un vol angoissant dans la solitude nocturne, passées a survoler la mer toujours hostile et la terre ennemie, à surveiller un vide que peut a tout moment trouer le chasseur de nuit assassin, a scruter un néant que perce le pinceau glaçé du projecteur doublé du mortel éclatement de la flak _ »
Les nouvelles…… nous les jeunes nous ignorons tout de la politique et de ses effets mais nous commençons à comprendre que des faits exceptionnels se déroulent au dessus de nos têtes la nuit dans nos campagnes et l ombre de nos forêts
 Il faut comprendre également que notre esprit était faussé par la propagande permanente diffusée sur les chaines de radio du gouvernement radio paris etc..
Extrait de mon journal
« Le poste de T.S.F. familial était lui toujours présent, là, prés de la fenêtre, dressé sur un meuble en bois ciré, dans notre petite cuisine qui nous sert de salle à manger .La B.B.C.avec les quatre coups annonciateurs de « la symphonie de Beethoven « c’etait presque notre raison de vivre . Chaque soir malgré le brouillage, alors que les aiguilles de notre « Pendastrava « style « Art Déco « fonctionnant avec des piéces de dix francs, marquent 8 heures, nous écoutions religieusement en sourdine les émissions en essayant de trouver une signification aux messages mystérieux et codés diffusés par l’émetteur anglais . Messages à destination des « réseaux de l’ombre « sans aucun doute . !
Pour nous c’est presque l’ébauche d’un acte de rebellion que l’écoute réguliére et clandestine de cette emission destinée aux nations opprimées .Encore faut il être trés prudent ..., bien fermer les deux portes et notre unique fenêtre, tendre avec précaution le rideau noir qui camoufle notre vitrine, et se concentrer pour percevoir une voix lointaine quelquefois inintelligible et nasillarde perturbée par les brouillages allemands
Un après midi un alsacien de la wehrmacht entrant doucement dans notre salle à manger est venu nous prévenir que l on percevait les sons propres à la BBC dans le salon ou les clients attendaient patiemment leur tour
Nous ne pouvons oublier les excellents commentaires de Maurice Schumann qui chaque jour par le canal de la BBC vantaient l unité d action de tous les alliés et on commençait à percevoir une lueur d espoir
. Ces voix d’outre manche nous faisait oublier les diatribes de propagande que nous assénait chaque soir Jean Hérold Paquis le chantre de radio Paris .
Mais on parlait déjà de nous enlever notre valeureux poste ....par ordre de la Kommandantur _ »
Reflexions personnelles
RESUMONS Pour ce qui est de la lutte clandestine organisée par les réseaux de résistance, une évidence s’imposait, on ignorait tout du SOE mais on découvrait que les conquêtes techniques et en particulier la radio constituaient des atouts aux effets incalculables. 
Que pouvait faire la résistance si les combattants de l’ombre, même pourvus d’un courage exceptionnel, n’avaient eu pour eux la voie des airs, sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur d’un territoire occupé par l’ennemi, en rivalisant avec les dangers de la mer, les défenses des frontières et des fortifications. Comment les groupes de résistants auraient ils communiquer avec nos futurs libérateurs ?
Tous ces événements se déroulaient la nuit »La lune a été pour le SOE une déesse encore plus puissante que dans les religions antiques du moyen orient « Recevoir du ciel par une nuit de pleine lune, quel que soit le temps, des armes, des munitions, des médicaments… tel était l’enjeu de cette lutte qui opposait sur terre et dans les airs, la Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht, les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis.
Les messages de la BBC.
Sans la télégraphie sans fil, sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France, sans les écoutes de Londres, sans les messages personnels de la BBC, comment auraient pu s’effectuer les liaisons, se transmettre les instructions, s’échanger les renseignements ? 
Chaque soir les messages les plus sibyllins abondaient sur la BBC, que beaucoup de français écoutaient discrètement avec la crainte permanente d’être surpris. Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu d’un parachutage et la date du rendez vous adressés à différentes équipes sur le qui vive mais conscients du danger.

Six avions du SOE du type Halifax donc spécialisés dans les parachutages de containers aux résistants seront abattus dans notre departement durant la période de l’occupation ( il s agit uniquement d avions destinés aux parachutages sinon le nombre d avions abattus toutes nationalités confondues excédera plusieurs centaines )

Pour comprendre la situation de notre petite ville durant l occupation….
On se posait multiples questions Le bruit lancinant des avions … Le grondement permanent la nuit d un avion recherchant les feux du balisage ? mais aussi les escadrilles alliées allant vers le sud à destination du centre de la France et des usines du nord de l Italie Milan, Turin etc.
Par sa position stratégique à moins de 100 Kilometres des côtes de la Manche et quelques 250 kilométres des bases aériennes du sud de l Angleterre L Orne constituait un département de choix
Dés la fin de 1942 sous l impulsion de l organisation civile et militaire l ingenieur du génie rural Robert Aubin de Fontenay sur Orne des patriotes se mirent a l œuvre pour recenser des terrains favorables aux opérations aériennes

Apres la libération de notre ville je découvrais que Tempsford aerodrome secret situé au nord de Londres était le point de décollage de tous ces avions inconnus qui venaient parachuter le contenu de leurs soute dans notre campagne alentour Il fallait considerer qu’ une heure et demi de vol temps suffisait à un bombardier Halifax pour effectuer le trajet ;;;;; de Tempsford au departement de l Orne… une courte distance mais semée d embûches Je recueillais quelques témoignages

Réflexion d’un membre d’équipage ( rencontré à Londres en 1948 et retraité de la RAF )et qui m adressa une correspondance réguliére durant quelques années
-« Notre base de Tempsford est située à 100 km au nord de Londres et de Cambridge Nous décollons de Temspford destination … la France .Nous passons à haute altitude au dessus de Londres perdu dans le brouillard
La destination est gardée secréte ;;;mais nous savons que c’est un petit coin de
Normandie
La joie d’apercevoir la ligne sombre qui annonce la côte française ( Honfleur ou Cabourg )est vite atténuée par l’illumination inamicale des projecteurs allemands et l’aboiement des canons de la flak dont les obus éclatent autour de nous .Nous volons feux éteints Nos repéres…les lumiéres des habitations, les rivieres scintillantes sous les rayons de lune, les ponts, les gares, les voies ferrées, les églises, …
« Le poste de T.S.F. familial était lui toujours présent, là, prés de la fenêtre, dressé sur un meuble en bois ciré, dans notre petite cuisine qui nous sert de salle à manger .La B.B.C.avec les quatre coups annonciateurs de « la symphonie de Beethoven « c’etait presque notre raison de vivre . Chaque soir malgré le brouillage, alors que les aiguilles de notre « Pendastrava « style « Art Déco « fonctionnant avec des piéces de dix francs, marquent 8 heures, nous écoutions religieusement en sourdine les émissions en essayant de trouver une signification aux messages mystérieux et codés diffusés par l’émetteur anglais . Messages à destination des « réseaux de l’ombre « sans aucun doute . !
Pour nous c’est presque l’ébauche d’un acte de rebellion que l’écoute réguliére et clandestine de cette emission destinée aux nations opprimées .Encore faut il être trés prudent ..., bien fermer les deux portes et notre unique fenêtre, tendre avec précaution le rideau noir qui camoufle notre vitrine, et se concentrer pour percevoir une voix lointaine quelquefois inintelligible et nasillarde perturbée par les brouillages allemands
Un après midi un alsacien de la wehrmacht entrant doucement dans notre salle à manger est venu nous prévenir que l on percevait les sons propres à la BBC dans le salon ou les clients attendaient patiemment leur tour
Nous ne pouvons oublier les excellents commentaires de Maurice Schumann qui chaque jour par le canal de la BBC vantaient l unité d action de tous les alliés et on commençait à percevoir une lueur d espoir
. Ces voix d’outre manche nous faisait oublier les diatribes de propagande que nous assénait chaque soir Jean Hérold Paquis le chantre de radio Paris .
Mais on parlait déjà de nous enlever notre valeureux poste ....par ordre de la Kommandantur _ »
Reflexions personnelles
RESUMONS Pour ce qui est de la lutte clandestine organisée par les réseaux de résistance, une évidence s’imposait, on ignorait tout du SOE mais on découvrait que les conquêtes techniques et en particulier la radio constituaient des atouts aux effets incalculables. 
Que pouvait faire la résistance si les combattants de l’ombre, même pourvus d’un courage exceptionnel, n’avaient eu pour eux la voie des airs, sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur d’un territoire occupé par l’ennemi, en rivalisant avec les dangers de la mer, les défenses des frontières et des fortifications. Comment les groupes de résistants auraient ils communiquer avec nos futurs libérateurs ?
Tous ces événements se déroulaient la nuit »La lune a été pour le SOE une déesse encore plus puissante que dans les religions antiques du moyen orient « Recevoir du ciel par une nuit de pleine lune, quel que soit le temps, des armes, des munitions, des médicaments… tel était l’enjeu de cette lutte qui opposait sur terre et dans les airs, la Luftwaffe, la flak allemande, la Wehrmacht, les bombardiers alliés, et les résistants combattants de l’ombre disséminés dans les maquis.
Les messages de la BBC.
Sans la télégraphie sans fil, sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France, sans les écoutes de Londres, sans les messages personnels de la BBC, comment auraient pu s’effectuer les liaisons, se transmettre les instructions, s’échanger les renseignements ? 
Chaque soir les messages les plus sibyllins abondaient sur la BBC, que beaucoup de français écoutaient discrètement avec la crainte permanente d’être surpris. Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu d’un parachutage et la date du rendez vous adressés à différentes équipes sur le qui vive mais conscients du danger.

Récit  par  Brigitte Friang présente sur le terrain en attente de  l'avion anglais " regarde toi  qui meurs"  Paris Plon 1978



Brigitte friang secrétaire de Clouet des perruches
" Nous avions attendu  le lever du jour .Nous étions glaçés .mornes aussi .  L'opération avait raté .Au reste les équipes de réception craignaient ma présence comme la peste  il,me suffisait 
d 'apparaitre afin de participer à un parachutage et l'opération 'échouait   En place sur le terrain lapin depuis 11 heures du soir nous avions attendu l'avion anglais qui devait venir nous parachuter des armes La phrase était passée deux fois dans la  journée  à la BBC   Les opérations s effectuaient en période de lune dont la clarté était indispensable pour le repérage  des terrains par les avions et des containers par les receveurs
  Aussi nos plannings  s 'organisaient en lune,et nous appelions nous les gens de la lune trés contents de notre jeu de mots
 
Vers une heure  du matin  dans le ciel gris  de lune nous avions repéré un lointain bruit de moteur d avion .L'appareil semblait chercher .Nous avions allumé le balisage  c était un L formé de trois lampes torches  la lettre indiquait le sen du largage en fonction du vent et de la forme du terrain  dans le micro du s phone Jean François ( Clouet des Perruches )s 'était employé à attirer lavion dans le faisceau 
 de son appareil ...here france calling ,france calling   nous étions sortis du couvert des arbres ;la haute silhouette de Clouet se découpait dans le ciel .Cette voix qui eut pu être britannique tant l'accent était parfait,résonnait  étrangement dans le silence de la nuit normande,  l'immobilité des hommes et des choses que soulignait le bourdonnement vague de l'avion .Néanmoins dans les fourrés tout autour du terrain on eut pu entendre les coeurs battre battre d'émotion,D'espoir. 
Venu d' Angleterre pour larguer ses passagers et ses cylindres métalliques de matériel l'avion symbolisait la réussite d efforts de centaines d hommes et de femmes qui risquaient toutes les minutes leur vie pour cela des parachutes se balançant dans le clair de lune .Le triomphe sur l'occupant .Sur la mort...
Les coeurs battaient de tendresse aussi .Dans l'univers presque uniformément hostile ,toujours dangereux ,où nous vivions .Londres je l'ai dit représentait la maison ,le refuge 
De Londres nous parvenaient certes les ordres mais aussi tous les éléments  indispensables à notre survie c était la mére . et l,avion le cordon ombellical qui nous alimentait tant  moralement que matériellement 

Plus que les télégrammes transmis par les ondes impalpables , 
l'avion était la démonstration sensible que ,petits groupe d 'êtres isolés dans la nuit de l'occupation qui recouvrait l'Europe  nous constituions  un souci pour ceux  qui de Londres tiraient les ficelles de notre action 
Le bombardier aux flancs  bourrés  était l affirmation  que nous n'étions pas abandonnés dans notre monde d arrestations,de fusillades , de tortures   l'assurance  aussi que  les risques que nous  prenions nétaient pas vains que nous étions bien des rouages de l'énorme machine de résistance dont le cerveau moteur siégeait au delà de la mort quotidienne et obsédante
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Le bruit des moteurs s 'était rapproché   la masse noire s 'était profilée  dans le ciel gris   nous avions  rallumé les lampes ,passé en morse la lettre de reconnaissance du terrain   l'avion était là  ça y était   Nous avions tous tremblé de joie

L'appareil s  était éloigné il ne nous avait pas encore repéré    peut être était il gêné par  la luminosité de la lune pour distinguer nos maigres torches   .IL allait revenir

C 'était déjà arrivé qu un avion ne vint pas au rendez vous   . Mauvais temps sur les côtes anglaises  . Touché par la flak en pénétrant sur le territoire français  . Ou abattu.Mais de l'avoir vu à le palper   c 'était bien plus pénible !
Pourtant ce qui était plus pénible encore c 'était l'impression de solitude ,
d 'abandon   la solitude
 s appesantissait toujours à la fin d'une opération même réussie   
les hommes se retrouvaient livré à eux même confrontés avec  la réalité _  la Gestapo_dans la nuit  vide une fois le messager de Londres disparu
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C 'est le temps où dans la campagne ,nous interrogeons les aboiements de chiens au fond de la nuit ,le temps où les parachutes multicolores ,chargés d armes et de cigarettes ,tombent du ciel dans la lueur des feux des clairiéres .... 

André Malraux


Six avions du SOE du type Halifax donc spécialisés dans les parachutages de containers aux résistants seront abattus dans notre departement durant la période de l’occupation ( il s agit uniquement d avions destinés aux parachutages sinon le nombre d avions abattus toutes nationalités confondues excédera plusieurs centaines ) 










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