vendredi 28 septembre 2018

LES PARACHUTAGES ORNE ET SARTHE 1943


Objet: PARACHUTAGE  ORNE ET SARTHE

LES GUERRIERS DE CHURCHILL166.jpgExRésultat de recherche d'images pour "CABOURG LA NUIT"écution des opérations aériennes.Résultat d’images pour NUAGES PINTEREST ORAGE

Chaque mois , et en fonction de la saison, le BCRA communiquait aux réseaux d'opérations les dates et heures limites de celles-ci. Il advenait souvent que l'appareil soit en retard car, en 1943, tout au moins , un bombardier de la RAF larguait parfois sur deux ou trois terrains différents.
Résultat d’images pour PINTEREST NUAGESLa plupart des appareils , volant isolément , franchissaient la côte française dans la région de Cabourg. Puis ils allaient faire le point sur la courbe nord de la Loire dans la région d'Orléans. Pour les atterrissages , le balisage indiquait la piste et la direction du vent. Une quatrième lampe torche servait à émettre, en morse, la lettre de reconnaissance du terrain. L'appareil , s'étant posé , faisait demi-tour en bout de piste et revenait à son point d'arrivée: nouveau demi-tour et l'avion se trouvait en position de décollage. Les passagers et les courriers peuvent alors être débarqués et embarqués.
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Pour les parachutages, trois lampes torches suffisent à indiquer la direction du vent, l'axe de largage et la lettre de reconnaissance. On distinguait les terrains "Arma" pour les simples réceptions d'armes, des terrains 
"homo" pour les receptions de parachutistes et, souvent de fonds. Il importait que ces derniers terrains fussent dépourvus d'obstacles et surtout de lignes électriques. Les terrains étaient souvent brûlés parce qu'un container, tombé trop loin , n'avait pu être récupéré et avait été signalé à la mairie. Les Maires ayant reçu des autorités de Vichy l'ordre de signaler directement aux Allemands toute trace de parachutage.

En raison principalement du balisage, les terrains devaient être invisibles des environs. Ils étaient donc souvent entourés de bois ou juchés sur des plateaux.  

LUNE DE FEVRIER 1943 :
HESLOUP: Parachutage à proximité du bois d' Esloup d' un important agent de la France Libre  DUTHILLEUL, pseudo "Oscar". Il est accueilli par Marcel Mezen du réseau Minipule  par M Aubert des Eaux et Forêts et par M BADRE du secours national , tous d'Alençon. Il sera convoyé vers la gare par Jacques Aubert, chef de fabrication à la SILEC, lequel sera déporté et mourra dans les camps ( Témoignage  Abbé Jean Aubert, Alençon)
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NUIT DU 21 MAI 1943:
GEMAGES, L'HERMITIERE: premier parachutage d'armes et de matériel sur le terrain de la Pierre Procureuse pour le réseau Satirist Physician
du réseau Buckmaster pour OCTAVE SIMON de la sarthe. Réception par Guy et Aymard à Courson , Marcel Plessis , Jean Reiss,
Marius Garnier , Arthur de Montalembert, Bernard Delavigne. Les armes et munitions inventoriés dans les taillis du second parc
Château de l' Hermitière (Mme de Courson , morte en déportation) seront prises en charge après les interventions de la police allemande par le réseau DUTHILLEUL, mission champignon de la Sarthe.

NUIT DU 10 AU 11 JUIN 1943:
MORTREE, Parachutage BOA comme le précédent qui échoua. 10 containers dont 4 destinés au matériel médical.( Chevreuil, chef de terrain Mouton et groupe du sanglier de Tanville s'occupent de la réception.

NUIT DU 21 AU 22 JUIN 1943.
MACE sur terrain ORAGE, réception de 5 containers et 2 paquets contenant 8 pneus d'automobiles. Opération BOA Capitaine Denormand.
VOYER, DARCHY, GROS et 7 hommes à la réception et à la protection, plus groupe Chevreuil.
NUIT DU 27 AU 28 JUIN 1943:
 Près ECHAUFOURG la haute Bouillée, terrain . Mme de la Jachère, atterrissage d'un Lysander. Opération non identifiée.
Résultat de recherche d'images pour "LYSANDER"Résultat de recherche d'images pour "PARACHUTAGES"Résultat de recherche d'images pour "PINTEREST DE NUIT LA MER"
NUIT DU 21 AU 22 SEPTEMBRE 1943;
MORTREE, échec du parachutage BOA sur terre "lapin". Présents sur le terrain CLOUET DES PERRUCHES, BOA régional BRIGITTE FRIANG sa secrétaire ANDRE GROS alias Minet de l'AIGLE, ALBERT TERRIER d'Alençon alias Mr Jules Briand , dit "Petit Maurice" FFC. René Croisé alias Janvier , de Mortagne.
NUIT DU 31 DECEMBRE AU 1er  JANVIER. (ou du 30 au 31 décembre).
ASSE LE BOISNE (SARTHE) parachutage réussi sur terrain OURAGAN. Les équipes ornaises accueillent 3 agents BECHE, SEMOIR, CHANCE. 15 containers ,
6 paquets et 2 500 000 F pour Galilée ( Clouet des Perruches) et le DMR.
NUIT DU 2 AU 4 FEVRIER 1944:
TANVILLE; Parachutage sur terrain ECLAIR . Reçu 6 containers et 1 paquet. A la réception groupe du Sanglier de Tanville. Tessier père et ses 2 fils , Septier, Olivier, Leborgne.
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NUIT DU 1er AU 2 MARS 1944.
LE MERLERAULT : Parachutage BOA sur terrain " Message " le chien  a son numéro".

NUIT DU 9 AU 10 AVRIL 1944.
ST LEONARD DES PARCS: Succés parachutage sur terrain Aurore. Deux agents reçus TRACTEUR et SARCLOIR. 15 containers et des paquets.

Au lendemain de l'élection présidentielle, la France commémorait le 72 ème anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale. C'est à 10h30 que le cortège, portes drapeaux en tête , se dirigea devant le monument aux morts , en présence des élus, anciens combattants, corps de la gendarmerie et pompiers. Dans son allocution, Yves Manas, président de l'amicale des anciens combattants de Soual-Lescout rendit un vibrant hommage à ceux qui ont résisté à tavers de nombreux maquis, à ceux qui ont dit non à l'occupation , non au nazisme , non à la collaboration . Il fit lecture de témoignages de ceux qui ont vécu cette époque.»La France est grande quand elle est unie, la France est belle quand elle est le pays de la liberté, la France est belle quand elle est fraternelle». Avant de lire le message du secrétaire d'état aux anciens combattants, Jean-Luc Alibert rendit lui aussi un hommage à tous ces hommes et toutes ces femmes qui dira t'il «se sont battus pour cette France belle,pleine de richesse, dont nous pouvons être fiers, dont nous devons être fiers». Yves Manas et Jean-Luc Alibert déposérent les gerbes au pied du monument aux morts suivis par les enfants avec une fleur dans leur main. Les noms des soualais morts pour le pays résonnent sur la place du village. La sonnerie aux morts puis l'hyme national parachèvent cette cérémonie pleine de solemnité.

DEUX HEURES DE VOL SUFFISAIENT A UN BOMBARDIER DE LA RAF POUR ACCOMPLIR LA DISTANCE ENTRE TEMPSFORD ET LE DEPARTEMENT DE L ORNE

DEUX  HEURES DE VOL SUFFISAIENT A UN BOMBARDIER DE LA RAF POUR ACCOMPLIR LA DISTANCE ENTRE TEMPSFORD ET LE DEPARTEMENT DE L ORNE

TRAJET  DU BOMBARDIER TEMPSFORD   LONDRES BRIGHTON  CABOURG et ;;;;; CAP sur l 'objectif  désigné

    

WELLINGTON
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Bombardier Halifax lanceur de containers d armes 



EDOUARD PAYSANT CHEF  du BOA    CLOUET DES PERRUCHES Chef de la region 2   


Le SOE début 1941 ne disposait que de quelques bombardiers  modifiés pour le lancement de containers  d armes tel le Withley  appareil lourd peu maniable  avec un rayon d action limité 
Comme l écrivait un agent secret " être largué en France occupée ce 
n était ni 
bombardier withley
une grande aventure ni un passe temps excitant ,c'était une lutte sans merci avec un ennemi impitoyable bien souvent avec la mort au bout"

La navigation relative a la recherche d un terrain balisé  par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulieres pour 'léquipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait etre capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire  une cible minuscule mal définie aprés avoir volé  pendant des heures au dessus du territoire ennemi"
Résultat de recherche d'images pour "clair de lune"

Nos résistants  ou comités de réception  avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l avion ayant enfin trouvé  sa zone  de largage devait parfois chercher encore longuement les lumieres destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par  un bois ou les versants d une vallée

Le navigateur du bombardier  devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne
terrain balisé par la resistance 
La tache des comités de réception de la resistance était quelquefois hérissée de difficultés  et souvent encore plus compliquée aprés le lancement des  containers  d'armes  sur  le  terrain choisi et ayant fait l'objet  d'un message  secret a la radio
Les résistants  devaient éclairer et surveiller la zone choisie et identifiée par un nom de code
  Exemples
Aurore ( rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc...


Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par  l appareil  dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de detecter et donc   d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain
Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage  avait l'attention attirée  pour tout ce qui se  passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible revée

Chasseur de nuit Fockewulf
Par  la suite en combinant Euréka  en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour determiner  plus rapidement l'mplacement de la DZ( dropping zone)

La cause plus probable d'incident était en fait  
Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"l interception des  membres du comité de reception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants  se faisait volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler aprés le couvre feu

http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/ressources%20historiques/archives/SAP/chrd_parachutage_Coll_Riviere.jpgLe dixieme des échecs nocturnes était dû 
d' aprés les pilotes a des erreurs de navigation Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problemes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence  du  comité  de réception pour des raisons indépendantes de sa  volonté
Des accidents exceptionnels  pouvaient survenir ainsi sur le terrain .x. c est un Dornier de la luftwaffe qui survint à la place  de l avion allié attendu et qui mitrailla les hommes  rassemblés au  sol causant quelques  dégâts parmi  les troupeaux d animaux

Meme si l'avion et le comité de reception  arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui meme poser probléme , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient  évaluer avec précision leur altitude   Si l'on était trop bas les colis risquaient de se déteriorer  et les hommes de se blesser ,  Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers

Vol de nuit..... feux éteints L 'équipage composé d 'aviateurs chevronnés a la  recherche du terrain balisé devait prendre en compte  par exemple les différents types de repéres au sol en énumérant leurs avantages et leurs piéges 

Commençons  par les énumérer


l 'eau  
 Toujours plus facile a repérer que n importe quel autre élément ... Même si la nuit est profonde un point d 'eau  est facile à repérer dés lors qu'il  se trouve entre vous et la source de lumiére 
Lorsque la lumiere est diffusée par les nuages on peut voir l'eau de trés loin ,
Au delà de la L’espoir des ténèbres « visibilité de tous les éléments susceptibles de nous aider  l'eau reste le meilleurs repére sauf si on parle  bien sûr de  la côte et les grands fleuves 

bois  et forêts 

les grandes forêts, elles font d'excellents repéres, Les bois peuvent être particulierement identifiés lorsque vous arrivez aux abords de votre zone de lancement par comparaison avec la photo  aérienne 

voies ferrées 
comme l 'eau les rails brillent lorsque ils se trouvent entre vous et la lune

routes  
une grande route nationale bordée de peupliers et coupant le paysage peut vous etre trés utile


localités importantes  tout ce qui ressemble à une grande ville ou un centre industriel doit etre évité en raison de la présence possible d une DCA 
Une ville est aussi bien caracterisée par les forêts qui l'entourent 

j'ai  rappele sommairement les précautions prescrites par Hugh Verity avec lequel jai communiqué durant quelques années On peut considérer que les recommandations succinctes  ci dessus concernent aussi bien les pilotes de bombardiers du SOE que les pilotes de lysander ayant pour tache d acheminer et de récupérer des agents secrets sur le territoire national
Plusieurs personnalités appartenant a la résistance furent ainsi de nuit conduits en Grande Bretagne ou déposés sur le territoire national sur  des  terrains dont les noms étaient gardés secret



Correspondant avec Hugh verity et me reportant a l article suivant   issu de  son ouvrage"  we landed by moonlight"je lui ai donné la  solution de son probléme

  Traduction de  son  article issu de "  we landed by moonlight"
édité dans les  années 50
"la nuit du 16 au 17 Aout 1943  Je me dirigeai vers Couture sur  loire ;;;;prés d'Alençon A 22.25 j ai eu une expérience pénible toutefois exceptionnelle  sur  les routes de France , juste un  mile devant moi, je vis un avion en flammes victime sans aucun doute  d'un chasseur allemand   Dans la lueur des flammes j'espérai découvrir un parachute  mais rien .....j 'avais un paquet a délivrer à Dericourt ..."
le lysander

Aprés quelques recherches sur les documents en ma possession       je lui précisai que cet avion en flammes qu'il avait rencontré lors de sa  mission était un Lancaster de la RAF touché lors  d'un  raid sur Turin (  ref à bomber command losses de la raf ( wr chorley )edition 1943

NOTE adressée à HUGH VERITY concernant le Lancaster tombé au Chenay dans lanuit du 16 au 17 aout 1943

Stèle Lancaster II DS684 KO-M Chenay Sarthe (72)Squadron Leader John Russell Watson - Pilot
 

Sergeant Adrian Bernard Heyes - Flight Engineer of Birmingham
 

Sergeant Walter Bell Pettet - Wireless Operator/Air Gunner of Edinburgh
 

Sergeant Charles Edward Brook - Bomb Aimer of Boldon Colliery, County Durham
 

Sergeant Richard Clifford - Mid Upper Gunner
 

Sergeant Stanley Eastwood - Rear Gunner
Dessin, Britannique, lourd, quadri-moteur, Bombardier avro. Typ 683, lancaster Wallpaper
  Sgt Robert Crawshaw (Nouvelle-Zélande),

l avion est tombé au Chenay prs d Alencon TOUS inhumés au cimetiere  du Mans ouest


72 Sarthe   Commune  : Chenay

Lancaster Mk.II DS684 du 115 Squadron RAF codé KO-M tombé le 15 août 1943 entre Chenay et Lignières-la-Carelle dans la Sarthe. L'appareil était parti de sa base de Little Snoring, en Grande-Bretagne dans le cadre d'une opération de bombardement sur Turin. Les 7 membres de l'équipage Sqn Ldr John Watson, Sgt Robert Crawshaw (Nouvelle-Zélande), Sgt Adrian Heyes, Sgt Charles Brook, Sgt Walter Pettet UK, Sgt Richard Clifford et Sgt Stanley Eastwood UK ont été tués dans le crash. Ils ont été enterrés au cimetière ouest au Mans.

De ma chambre face à la cathédrale  nous nous interrogions chaque soir sur la destination haut dans le ciel des  escadrilles  de bombardiers alliés ;;;;Cap au sud....c est ainsi que j'ai pu assister au passage du WITHLEY en flammes et  qui  allait s écraser a la Potence vers 23 heures
Apres le passage de ces bombardiers nous trouvions dans la campagne des paquets de bandes argentées destines au brouillage des radar allemands 

Avions ravitailleur de maquis abattus en cours de mission dans le département de l’Orne, avant et après le débarquement du 6 Juin 1944.( extrait de mon dossier enregistré  sur ANSA 39 45)


 En général, ces avions britanniques étaient lourdement chargés et le fait de voler à basse altitude représentait un handicap certain.
Le 12 Août 1943, un  Halifax du 138 eme Squadron basé à Temsford , en mission SOE, touché par la flak en volant à une altitude de 500 mètres, s'abattait vers 23.30 heures dans un herbage en bordure Est du bois du Frileux, commune d'Ecorcei (Orne).
L'avion ravitailleur de maquis préparait un lancer de parachutes pour le réseau clandestin Spruce 20 /21. Deux aviateurs Foster et Cameron furent tués et inhumés au cimetière d'Ecorcei,  trois
 aviateurs grièvement brûlés se rendront  aux allemands après s'être réfugiés au château des Graviers. Deux autres, Scott et Trusty, réussissent à s'échapper vers le village       des Genettes puis vers Moulin la Marche.

Concernant un Halifax de la RAF du même Squadron, chargé également d'une mission de parachutages, un témoin se souvient le 17 Août 1943, avoir vu un avion pris dans les projecteurs de la Flak d'Aube Saint Esprit "Celui-ci volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau.Le pilote Norman Hayter de nationalité australienne et quatre aviateurs anglais furent tués sur le coup.  Les deux survivants, les Sgt WS Davies et JA Hutchinson décédèrent de leurs brûlures et seront inhumés au cimetière de Bernay.En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité.
Les américains des"Carpetbaggers"  sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du  801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit  "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de  l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du crash et  inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne "Nous volions à 300 mètres d'altitude à la recherche des feux posés par le réseau de résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche"Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite…       évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus"

Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA,  passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein  régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne).

Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers  23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Gers (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers.  "Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement". Il s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés.

Témoignage personnel:

Le 16 Juillet 1944, alors que nous étions réfugiés à Bursard, nous apprenons qu'un bombardier venait de s'écraser de nuit prés de Larré au lieu dit "La Chouannerie". C'était un Halifax qui, dans le cadre d'une mission SOE, devait larguer ses parachutes sur le terrain "Goudron" situé prés de Radon en bordure de la forêt d'Ecouves. Mais les allemands avaient semble t il déplacé       les feux de balisage. L’avion trompé ne put éviter la Flak. Les munitions stockées à bord explosèrent une grande partie de la nuit. Nous trouverons dans la forêt un poste émetteur certainement destiné au réseau de résistance local. 



mercredi 26 septembre 2018

Lettre a archives canadiennes



Lettre a archives  canadiennes 



Pour nous sagiens...Ce fut l’avion qui nous fit espérer l annonce  par la BBC    d un débarquement prochain aprés plus de quatre années d'occupation


 
Six jeunes canadiens sortant
 d 'une école de formation      







Bimoteur withley de la RCAF





 la potence  ( sées )



  Deux lacs canadiens porteront les noms de Wyckoff et  Hong( photos ci dessous )

Herbert Stone ,Roger Cornevin ,Maddy Cornevin ,Shirley Stone
Bague carbonisée retrouvée avec les initiales WGH gravées a 
l intérieur

Deux semaines avant le débarquement du 6 juin 1944 un avion inconnu en flammes survole la ville , évite les clochers de notre cathedrale et s’écrase dans la campagne environnante
Impossible pour la gendarmerie de déterminer la nationalité de cet avion .Ensuite un grand silence…… de 54 ans
Une enquête personnelle réalisée en1998 , la découverte d une tombe abandonnée , la photo
 d’un inconnu recueillie sur les lieux du crash,une bague gravée aux initiales WGH rapportée par des habitants de la ville me révélent après de longues recherches qu il
 s agissait d’un avion lanceur de tracts dont l équipage non identifié jusqu'alors, était composé de six jeunes canadiens sortant de l'école de formation et désignés pour une premiere mission en territoire
occupé ( mission Nickel )


La DCA locale dissimulée prés de la gare de Sées ne lui laissa aucune chance
 

Le terme de « mission Nickel était utilisé par la RAF pour désigner les missions spéciales en territoire occupé Dans le cas présent le lancement de tracts devait prévenir les populations de la région alençonnaise de ne pas séjourner à proximité des voies de communications importantes

Reprenant mon témoignage et les résultats de mon enquête un ouvrage canadien « Six men on a nickel « par Mme Shirley Stone habitant l' Ontario qui m’aida à retrouver les familles dans cet immense Canada évoque ce drame qui fera objet d’une émouvante
commémoration a Sées Orne en mai 2004

 Les familles retrouvées et non informées du lieu du crash pensaient que l avion de leurs êtres chers était disparu en Manche et ils furent en majorité présents à cette émouvants cérémonie du souvenir
Les medias canadiens ont repris par la suite les péripéties de ce drame
Lire mon article et les détails sur Google ( rubrique dossiers ) ansa 39 45 et ansa Orne Maine rubrique dossiers roger Cornevin-Hayton


Ouvrages Edition canadienne « six men on a nickel " par Shirley Stone Traduction  française “Six hommes en mission nickel"

la photo du pilote identifiée aprés six mois de recherches en 1998 ( photo coupée bas à gauche )

    • Aprés 58 ans en ….1998
      Je retourne dans notre petite cité après plusieurs années d ‘absence et je découvre avec surprise l’ignorance et le manque d’intérêt évident de la municipalité concernant ce drame oublié aussi je décidai de conduire ma propre enquête en commençant par le cimetière communal. Le problème …. j'avais totalement oublié la date du crash ! Remuant une montagne de vieux registres présentés par le gardien du cimetière nous découvrons l'inhumation de plusieurs aviateurs anglais inconnus à la date du 22 mai 1944. Le gardien de l'époque, plus de 50 ans après, n'avait aucun souvenir de cet événement mais par contre il me faisait découvrir une tombe abandonnée qu'il entretenait soigneusement suite aux consignes formulées par les gardiens précédents. Surprise  ! la tombe était vide… et j'apprendrai par la suite que les corps avaient été transférés par des inconnus vers le cimetière canadien de Bretteville sur Laize si bien que les divers gardiens du cimetière entretenaient une tombe vide depuis ….1946 !

      Le registre du cimetière communal.
      A partir de cette date, j'obtiens enfin la liste de l'équipage auprès du Ministère de la Défense que je transmets au journal « Orne Hebdo » et là …. ce fut la grande surprise. A la lecture de l’article à partir des éléments communiqués par le Ministère de la défense britannique, deux sagiens rapportent au journal la photo d’un inconnu et une bague en or soigneusement restaurée et comportant les initiales WGH gravées intérieurement, et les noms de Grand Valley, et de C.A.S sur la face extérieure.
  • Shirley Stone 
    Roger,
    The families of the six Whitley airmen will forever be thankful for your persistence in finding information about this tragic crash and the six young airmen.
    We will remember them and we will remember you.
     


    Margaret Gaunt 
    Thank you to both Shirley Stone and Roger Cornevin … because of you the stories of these brave young Canadians will be remembered. 
    ReplyOn the night of May 22, 1944, six Whitleys from the 24 O.T.U. left on ‘Nickel Sorties’ (leaflet drops). The targets in France were Alençon, Laval and Le Mans. The six men aboard Whitley V AD 701 (TY-B) took their pre-flight briefing at 1600 hrs. at R.A.F. Long Marston, Warwickshire (approximately 5 miles from RAF Honeybourne). The final briefing occurred at 1900 hrs. and at 2148 hrs. the flight departed. When the crew had not returned to base at the assigned hour, they were reported as missing in action. It was much later when the authorities learned Whitley AD-701 had been shot down by enemy flak and crashed in a field at La Potence, near Sées, Normandy. All aboard were killed. Their bodies were buried in the communal cemetery in Sées and, at the end of the war, were exhumed and re-interred at Bretteville-sur-Laize Canadian War Cemetery, Cintheaux, France. They are buried in joint graves 27.G.4-7.

    R-L: Goodwin, Harris-Hong, Hopper-Jacques, Wyckoff
    Found at the crash site by French Gendarmes were a photo and a gold signet ring. It was not until 2004 when it was learned the identity of the six Canadians who lost their lives on May 22, 1944. Roger Cornevin and his brother had witnessed the crash as well as Gérard Malherbe, all residents of Sées. Roger, after several years, was able to learn the names of those who died after he contacted the Air Ministry in England. He took his story to the newspaper in Sées and articles were written, asking for anyone who had information to make contact.
    Gérard Malherbe came forward with a photo of an unidentified photo of an airman and Georges Buvron, whose father who was the Gendarme who investigated the crash, came forward with a gold signet ring (pictured below). On the ring ‘Grand Valley, CAS’ was engraved and on the inside of the ring were the initials, ‘WGH’. Several months later, it was learned it was a photo was of F/O David Webster Goodwin, and the owner of the gold ring was Sgt. Wilfred Gordon Harris. The town of Grand Valley had presented the rings to all servicemen from the town before they went overseas.
    R: Sgt. Wilfred Gordon Harris’ ring; L: Photo of F/O David Webster Goodwin
    The Town of Sées erected a marble monument to honour the six Canadian airmen. Family members and friends were invited to attend the ceremonies which were held on May 8, 2005, the 60th anniversary of VE-Day. The day before the ceremonies a bus tour was arranged to visit Juno Beach Centre and, on the way back to Sées, the bus stopped at the memorial so the family members could see it privately.
    When the bus neared the memorial, there was a field of yellow colza, with a flagpole and Canadian flag marking the crash site and a bagpiper stood at the monument, playing a lament.

    L: the memorial (stèle) on May 5, 2005; R: the memorial with the sun setting over the crash site (photo on R: by Catherine Berthelot)

    4 Comments




    • ROGER CORNEVIN 
      MY REPORT IS ON ANSA 39-45 WHEN I DISCOVERED THE EMPTY TOMB IN THE COMMUNAL CEMETERY OF sées i I REALISED THIS PLANE WAS UNKNOWN AFTER MORE THAN 50 YEARS AND I DECIDED TO INVESTIGATe
      I COULD CHECK THE FORGOTTEN DATE OF THE CRASH ON THE REGISTER AND AFTER THAT I COULD COMMUNICATE WITH DEFENSE MINISTER TO KNOW THE COMPOSITION OF THE CREW AFTER I MET ON THE WEB MME SHIRLEY STONE



    • ROGER CORNEVIN 
      I will never forget this dramatic event … The plane in fire just behind the cathedral i went at 9 Oclock on the crash site on may 23 1944 2 weeks before the landing 1 KM north from the town The remains were spread in hawthorn bushes …
      WE are in may, the country full of hawthorn bushes and I cannot forget this vision I was 15 and now 86
      this plane was unknown …And when i came back in Sees in 1998 I Made the investigation Every year in may i have the vision of this discovery and the souvenir of these bushes of flowers



      • Shirley Stone 
        Roger,
        The families of the six Whitley airmen will forever be thankful for your persistence in finding information about this tragic crash and the six young airmen.
        We will remember them and we will remember you.




    • Margaret Gaunt 
      Thank you to both Shirley Stone and Roger Cornevin … because of you the stories of these brave young Canadians will be remembered.