dimanche 6 mars 2016

Albert Frémiot


Albert Frémiot était notre voisin .
 
 Le salon de coiffure Frémiot  Place du Parquet a l 'angle de la rue Conté
 

Nous habitions place du parquet face à la cathédrale La demeure d'une vieille dame ex passementiere ambulante , nous séparait du magasin de coiffure tenu par l'épouse d'Albert Frémiot . Ces deux derniéres maisons furent frappées d'alignement dans les années 50 . Aujourdh'ui subsistent en lieu et place de ces deux bâtiments ,quelques métres carrés de verdure et un socle de pierre sur lequel est posé le buste en bronze de notre savant national ,Conté ..... ,dernier vestige de la statue qui s'élevait au milieu de la place du Parquet au pied de la cathédrale . Cette statue fut descendue de son piédestal en 1943 suite à un ordre de nos occupants désireux d' alimenter les fonderies du grand reich
Transporteur trés occupé ,Albert Frémiot avait pour habitude de ranger son camion devant notre domicile .Sollicité par la résistance à partir de 1943 lors de la création par Edouard Paysant du BOA départemental ; il n'hésita pas quel que soit le danger à apporter son aide à la récupération et au transport des armes et munitions parachutées de nuit par les avions alliés .Tout le matériel récupéré était ensuite conduit dans les caches préparées à l'avance généralement en différents points de la forêt ou de la campagne environnante

Albert Frémiot fut arrêté alors que nous étions à Bursard et les conditions de son arrestation rapportées par la suite nous laissaient guére d'espoir sur le sort qui semblait lui être réservé . Emmené de force dans les locaux de l'école maternelle , il dut subir sans répit les tortures de l'équipe à Jardin avant d'être conduit dans une cellule du chateau des ducs à Alençon

Comment fut arrêté Albert Frémiot ?
Témoignage de Bernard Cercueil fils de Edouard Cercueil résistant habitant rue Saint Martin à Sées
Début Juillet 1944 ,une jeune fille vint rendre visite à Albert Frémiot afin de le convier à une réunion . Cette réunion devait rassembler les membres de "l'équipe de réception ".chargée de récupérer les armes et munitions destinées aux acteurs du plan tortue . Guet apens ? Sans aucun doute puisque Albert Frémiot tomba dans un véritable traquenard tendu par les sbires de Jardin

André Rougeyron dans son récit " Agents d'évasion "nous parle briévement du jour où il a rencontré Frémiot et ceux qui l'accompagnaient pour la premiére fois à la prison du chateau des ducs 

" Le 9 au matin la cellule est envahie par de nouveaux arrivants venant de la " 17 " . Ce sont Moreau de l'intelligence service ,Jean Mazeline ,Bouillac , Daniel Desmeulles ( que je quitterai quelques jours avant sa mort ) Chasseguet des PTT d'Alençon , Frémiot cultivateur à Sées ( En fait Albert Frémiot était transporteur ) Henri Barbier de Paris . Tous résistants acharnés instruits de leur sort ,aucun n'est triste ou abattu malgré les charges qui les accablent . La meurtriére laisse passer un gai rayon de soleil et nous faisons un agréable et bruyant petit déjeuner interrompu par l'arrivée d'un boche qu'accompagne un valet de la gestapo . Ils appellent Moreau , Mazeline , Bouillac , Desmeulles ,Chasseguet (1), et Frémiot . L'un d'eux demande : Faut il prendre les couvertures et les gamelles ? Ce n'est pas la peine répond en riant le milicien.
Quelques minutes aprés nous entendons le ronflement d'une voiture sur la place : nous nous précipitons vers la meurtriére et apercevons la partie arriére de la traction sans portes . Jardin debout sur le trottoir y fait entrer nos camarades en menaçant " Le premier qui bouge je l'abats "
Ce départ est le prélude à la fuite éperdue de la Gestapo de l'Orne et à l'éxécution de 5 patriotes français qui hélas devaient être abattus quelques heures plus tard ( Daniel Desmeulles me l'a souvent rappelé ) à L'hôme -Chamondot désormais tristement célébre


( 1 )Chasseguet trahi par le chef FFI de la Sarthe alors qu’il pârticipait à une réunion dans une clairiére avec d’autres membres de la résistance ne put s’échapper
Dans la cellule de André Rougeyron il y avait également Bétourné Fernand charpentier à la chapelle prés Sées ( canton de Sées ) arrêté au Boulon alors qu'il détenait un stock d'armes . Fernand Bétourné reviendra de déportation .
Trocherie Emile 57 ans bûcheron à Tanville ( canton de Sées )avait été arrêté pour les mêmes raisons quelques semaines auparavant Il déçédera à Weimar le 6 Mai 1945

Autre témoignage


Le 9 Août au matin Jardin et ses hommes quittent Condé sur Sarthe . Les colonnes alliées ne sont plus trés loin d'Alençon . Ils vont se transporter au chateau de Brotz à l'Hôme Chamondot non loin de Longny au Perche . Avec eux ils emménent quelques prisonniers importants ,extraits des géôles du chateau des ducs . Quelques heurs plus tard cinq d'entre eux partaient une pelle à la main en direction du bois sous la direction d'un allemand ,de Léon et de Bertaux .Ce derniercommit là ses ultimes crimes sur la terre bas normande en éxécutant d'une balle dans la bouche François Bouilhac ,Fernand Chasseguet , Albert Frémiot ,jean Moreau , et Jean Mazeline frére du chef des FFI de l'Orne.( Jean Mazeline instituteur au cours complémentaire de Sées nous avait quitté en Juin 1943 pour rejoindre la clandestinité )
Le lendemant matin ,Jardin et sa bande quittaient l'Orne pour Evreux à l'heure où Leclerc et la 2eme DB s'apprêtaient à entrer dans Alençon
.


Familier de notre famille , j ai bien connu Albert Frémiot 
j estime que cet extrait ci dessus  du souvenir français peut lui être attribué 
 extrait du journal local
"Albert Frémiot tenait la boite postale de Galilée VI . Il a camouflé des réfractaires ,diffusé des journaux clandestins transporté et réparti des armes dans le canton de Sées . Il fut rattaché au groupe BOA en Janvier 1943 ,arrêté le 12 Juillet 1944 Interrogé et torturé il ne parla pas . Il fut fusillé le 9 Aoùt à L'home Chamodot avant d'être . cité au DMR région 4 par l'officier commandant Clouet des Perruches pour faits de résistance et aide aux chefs de groupe "




Nuits de parachutages dans notre région sagienne





Nuits de parachutages dans notre région sagienne

L’espoir des ténèbres « 
L’avion et la radio ont révolutionné  les moyens d’action des belligérants de la seconde guerre mondiale ,imposant des changements
fondamentaux à la nature ,au déroulement et aux formes de la lutte
.On peut  dire que la BBC réglait l’ existence de la plupart des français tout au moins pour ceux qui accordaient la plus grande confiance aux alliés en écoutant les nouvelles transmises par Robert  Schuman   , Jean Marin  , Pierre Jourdan .On commençait à ressentir  une sorte de  tressaillement aux premiers succés alliés qui commençaient à se dessiner
En résumé l’exaspération et la rancune des hommes plaçés sous le joug germanique se faisaient de moins en moins silencieuses
Pour ce qui est de la lutte clandestine une évidence s’impose : ces conquêtes techniques ont constitué des atouts aux effets incalculables . Qu ‘aurait été en effet la résistance si les combattants de l’ombre n’avaient eu aussi pour eux l’azur et le ciel ? Sans la voie des airs sans la possibilité offerte de la sorte à la France libre et aux alliés de pénétrer au coeur du territoire occupé par l’ennemi  ,en se jouant de la mer ,des frontiéres et des fortifications ,comment les groupes de résistants auraient ils pu communiquer , recevoir des armes , accueillir ou envoyer des agents ? Et sans la télégraphie sans fil  ,sans les émissions des radios clandestins éparpillés à travers la France  ,sans les écoutes de Londres ,sans les messages personnels de la BBC ,comment auraient pu s’effectuer les liaisons , se transmettre les instructions , s’échanger les renseignements ? 
Résultat de recherche d'images pour "lune  pinterest nuit"

Note        ( les réseaux actions de la France combattante )
                    Les terrains étaient soigneusement préparés'  dans les secteurs sagiens
   Avant de demander une opération aérienne qu’ elle soit de parachutage ou d’atterrissage il fallait d’abord rechercher l’endroit où elle pourrait être effectuée avec le maximum de chances de réussite et la meilleure sécurité possible   les normes exigées de ce que l’on appelait «  le terrain » variaient selon le genre d’opération auquel il était destiné C’était en fait le travail du BOA dont le chef incontesté pour le département était Edouard Paysant
La recherche de terrains était confiée en principe aux responsables départementaux   les emplacements possibles lui étaient signalés la plupart du temps par des unités de résistance 
Il était toujours préférable de trouver une grande étendue les alentours devaient être assez dégagés pour faciliter la recherche des containers ou paquets parfois dispersés sur une grande distance ce que  ne favorisait pas une forêt attenante 
Pas d’arbustes trop hauts qui pourraient cacher les lumiéres du balisage 

 le terrain devait çetre  éloigné non seulement de toute présence de miliciens , d’allemands ‘ susceptibles d’intervenir rapidement mais plus généralement de toute habitation à moins que les habitants soient bien connus comme sympathisants et qu’il n’existat aucun risque de dénonciation ou de bavardage
En effet un bombardier quadrimoteur  qui rôde au dessus de la campagne pour rechercher le terrain repasse plusieurs fois au même endroit ,descend à 150 mètres pour lâcher ses parachutes , remet ses moteurs à plein régime pour reprendre de l’altitude et cela fait beaucoup de bruit dans le silence de la nuit …..
.

Largage de conteneur
Recherche du terrain par l’avion lanceur de containers
Nuages, la brume ou la pluie. Cette opération  constitue en fait une cible de choix du point de vue de la chasse allemande, malgré la présence de la pleine lune. Il y eut bien sûr des échecs… erreur de navigation, incident mécanique, absence du réseau de résistance pour des raisons indépendantes de leur volonté, terrain invisible, la météo...
Trop bas les colis risquaient de s’abimer au contact du sol. Trop haut, dispersés par le vent  , des résistants au sol menaçés par la présence d éléments inattendus  les colis étaient alors ramassés par les allemands ou des mains étrangères.
Résultat de recherche d'images pour "CONTAINERS SOE"
Les terrains :  Aurore, Godet ,lapin, Eclair Goudron, Orage et d’autres encore   environnant notre ville seront le théâtre de parachutages très risqués,de containers  recueillis par des hommes défiant tous les dangers.On peut malheureusement citer plusieurs parachutages qui se sont très mal terminés dans notre région, au Merlerault par exemple, où  plusieurs membres du comité de réception furent arrêtes et déportés, victimes de dénonciations

Terrain balisé vu d'une altitude de 500 métres

Aurore



Ce terrain homologué se situe "Aux Rouges Terres " à Saint Leonard des Parcs . Toutefois c'est le terrain " le Pré de l'hospice " qui sera utilisé pour le parachutage des containers

On enregitre un seul échec sur sept parachutages et cela dans la nuit du nuit du 10 au 11 Juin 1943



Nuit du 12 au 13 Juin 1943 ( Pentecôte ,préçédant la pleine lune du 18 Juin )



Le parachutage est réussi .et 5 containers et un paquet ( opération BOA ) sont récupérés par le comité de réception



Témoignage de Mr Cosnard habitant Saint Clair prés de Belfonds et membre du BOA



"Le message " Nous mangeons de la salade à l'orange " annonçait un parachutage à Saint Leonard des parcs


J'ai retrouvé là ,mon propriétaire Rattier et de Normandie avec Granger ( maire de Macé ) . A ce parachutage des "Rouges Terres" avec Mouton et Rallu , la camionnette de Paysant était tombée en panne ,nous avons utilisé celle de Rallu et tout le parachutage a été ramené à Belfonds au petit jour en passant par Neuville Prés Sées .

Le lendemain Paysant ,Mouton et un gars de Sées sont venus faire l'inventaire des containers qui nous apportaient des grenades ,pistolets ,mitraillettes et munitions qui ont été transportés à Tanville



En fait les containers récupérés aux "Rouges terres " sur le terrain Orage ont été cachés par l'équipe Tessier "aux Gatines "en forêt d'Ecouves prés de Tanville sous la garde du garde forestier Leborgne



"A la suite de ce parachutage , j'ai eu à cacher un colis spécial contenant les billets , une assez forte somme ,pour les besoins de la résistance



J'ai aussi avec Paysant réceptionné un Français parachuté et ils sont partis , tous deux à bicyclette
Lors d'une éxpédition de nuit début 1943 nous nous sommes trouvés nez à nez avec deux feldgendarmes motocyclistes . Nous avons dû les éliminer et enterrer hommes et moto dans un marécage"



Le 4 Juillet 1943 12 heures à la Guerriére pres de Belfonds une forteresse B17 a été abattue par la chasse allemande ( Voir AD Dossier Roger Cornevin Hayton no )





Nuit du 29 Février au 1er Mars 1944



Ce parachutage devait avoir lieu sur "Orage "

Nous réceptionnons 15 containers et des paquets



Nuit du 7 au 8 Mars 1944



Parachutage réussi

Réception de 15 containers et des paquets



Nuit du 9 au 10 Avril 1944



Réception de 15 Containers et des paquets

Deux agents reçus Tracteur et Sarcloir



Nuit du 7 au 8 Mai



Parchutage réussi

Réception de 24 containers et des paquets



Nuit du 8 au 9 Mai 1944



Parachutage réussi

Réception de 24 containers 3 paquets



Les deux agents saboteurs parachutés avaient pour noms Tracteur ( pseudonyme ) et Sarcloir de son vrai nom Roger Carrel ( Notes Michel Pichard et Henri Noguéres






Le contact avec la BBC était généralement établi par M Colonna D'istria habitant" L e Bouillon " ( Témoignage Cercueil )



Deux habitants du Bouillon Bétourné et Jardinet seront arrêtés en 1944 pour cache d'armes . On peut penser qu'il s'agissait des armes récupérées lors des parachutages sue "Aurore " et "Orage Bétourné interné au chateau des ducs en Aout 1944 aura comme compagnons de cellule ( source : agents d'évasion de André Rougeyron )André Rougeyron de Domfront . 
Ce dernier hébergeait au " chalet du brouillard " situé dans le jardin public de la ville ,plusieurs aviateurs alliés en attente d'un "contact réseau" permettant de préparer leur évasion vers l'Espagne ou la Bretagne





Jean Mazeline ( notre instituteur au cours complémentaire de Sées , d'Octobre à Juin 1943 ) habitait Rue Conté



Albert Frémiot ( notre voisin transporteur à Sées , 6 place du Parquet ),



Moreau ( intelligence service ) et Bouillac ,



Desmeulles ( chef de la résistance de l'orne ) , Chasseguet des PTT d'Alençon .



Tous étaient internés dans les sombres cellules du chateau des ducs en attente d'une décision de leur géoliers

On sait que ces cinq résistants seront fusillés à l'home Chamondot das les bois du chateau de Brotz par Berthaut aprés que leur tombe ait été creusée par deux hommes de la Gestapo








Témoignage de Bernard Cercueil fils de Edouard Cercueil habitant 30 rue Saint Martin à Sées



"Les containers avaient été cachés dans un bâtiment qui servait de réserve à foin dans un herbage qui appartenait à Monsieur Gaucher ; Les containers issus du dernier parachutage avaint été finalement cachés à son insu .

Venant voir ses bêtes il vit un faisan en train de manger du grain à la porte de son bâtiment Perplexe et curieux il découvre le matériel entassé

Quelques jours aprés Maurice Cercueil vient lui rendre visite et le met au courant des faits en lui faisant remarquer qu'il pouvait adhérer à leur cause .

Cest ainsi que Monsieur Gaucher entra dans la résistance ....

La nuit du parachutage les containers furent transportés de l'herbage à un bâtiment d'attente en utilisabt une vachére à pneus attelée à un cheval dont les fers avaient été posés à l'envers

Ils furent acheminés ensuite par différents transporteurs à Maisons verte où habitait Monsieur Colonna D'istriala pleine lune, la lune dévoilée parmi les nuages colorés



Pâques 25 Avril 1944



" Edouard Cerceuil participe à cette opération Il réceptionne prés de deux tonnes d'armes qui seront cachées dans la ferme de Mr Gaucher

Ce jour un camion de la luftwaffe est stationné place du Parquet aux pieds du monument de Conté privé de son héros 
Nous ignorons le but de son action bien que la présence des opérateurs coiffés de leur casque d écoute attire notre attention 










 Les deux agents parachutés ( Tracteur et Sarcloir ) trouvent asile au 30 Rue Saint Martin au troisiéme étage de la maison d'habitation

Quelques jours plus tard Maurice Cercueil( Témoignage Bernard Cercueil ).........


 venait livrer du lait à l'épicerie Jouy place du Parquet et passait réguliérement chez son frére boire le café

Ce jour la descendant la grande rue , il voit deux allemands sur chaque trottoir , écouteurs aux oreilles .

Il arrive tres vite à Saint Martin et demande " Tu n'as rien içi ? "

Edouard répond " Si "

Aussitôt mon père monte au premier et demanda aux agents s'ils avaient des problèmes . Les agents racontèrent qu'ils étaient en train d'émettre vers l'Angleterre et qu'ils avaient été captés par un avion allemand . Bien qu'ils aient coupé leur émission l'avion survola )plusieurs fois le secteur

Un cheval fut attelé dans la minute à un tombereau ,les agents cachés sous les couvertures montèrent dans le tombereau avec le matériel recouvert de paille Ils furent emmenés dans la campagne de Champ Gérard qui était très boisée à l'époque

Bien que n'ayant rien trouvé les allemands arr^térent une dizaine de personnes qui habitaient dans le secteur répèré ; Aprés interrogation elles furent relâchées . L'occupant ne trouva jamais l'emplacement de l'émetteur pourtant les personnes arrêtées habitaient à 200 métres du 30 ue Saint Martin



Arrestation de Gravel Marcel ouvrier agricole à Saint Léonard des parcs ( canton de Courtomer ) Déporté pour parachutages et transport d'armes

Libéré le 2 Mai 1945 à Neustadt petit port sur la Baltique ( commando de Neuengamme )



Avril 1944 La ferme de l'' hopital ( suite témoignage Bernard Cercueil )



"Un parachute ne s'est pas ouvert . Le container s'est retrouvé alors qu'il fait jour mais il est enfonçé dans le sol . Il faut faire vite pour en retirer les armes et ne pas être vus

Le parachute et le container vide restés sur le terrain seront récupérés par Mr Lelibou qui les camoufle rapidement

En attendant leur transport à la "Maison Verte " les deux tonnes d'armes sont stockées chez Edouard Cercueil sous sept rangs de paille dans le hangar de la ferme ( 30 rue Saint Martin) C'est alors que les allemands décident de venir chercher de la paille et concasser des biscuits de soldat . Ils sont quatorze

Edouard Cercueil voyant le tas de paille baisser rentre chez lui , prend deux revolvers ,les met dans sa ceinture et dit à sa femme Madeleine " Si tu entends péter , fais ce que tu peux " puis retourne sous le hangar

Ne sachant que faire elle monta au grenier pour prier

Edouard Cercueil demande au sous officier s'ils avaient bientôt fini de prendre de la paille car lui aussi en avait besoin .Les allemands arrêtérent leur chargement il ne restait que deux rangs au dessus des munitions . Ouf l'alerte avait été chaude ....

Vers la fin d'avril 1944 les parachutes devenant encombrants il fut déçidé de les brûler rue Saint Martin . Maurice Cercueil avait une vachère à pneus et une jument qui n'était pas ferrée rassemble les parachutes dans la vachère . Il installe sa femme et les enfants sur le chargement sur la vachère et c'est ainsi que vers midi le chargement transita de Sévilly à la rue Saint Martin sans problème Apres avoir mangé Maurice rentre tranquillement avec sa famille à Sévilly



Le lendemain à l'aube Edouard brûla tranquillement les soixante parachutes . Vers sept heures du matin René Bothet arriva pour prendre son travail à la ferme et fut surpris de trouver les portes fermées à clé . Connaissant bien les lieux , il sauta par dessus une ancienne barriére pour entrer dans la cour et soigna les chevaux .Voyant le feu qui finissait de se consumer il prit une fourche et secoua les cendres . il ramassa les boucles qui s'y trouvaient et les suspendit dans l'écurie pensat pouvoir les utiliser plus tard . En arrivant dans la cuisine il fut vivement interpellé par mon pére qui lui demanda " Par où es tu rentré ? "

Aprés explication il lui fut ordonné de jeter ces boucles dans la riviére et surtout de ne parler à personne de ce qu'il venait de voir . René Bothet s'exécuta sans chercher à comprendre ce qu'il lui arrivait



Mon pére par la suite me donna les noms de plusieurs personnes résistantes de la région de Sées


Monsieur Philippe Quenouelle habitant le chateau de Chailloué

Rattier facteur à Chailloué

Burté régisseur au manoir de Chailloué

Evin pharmacien à Sées

Fossey équarisseur transportait des containers d'armes dans son camion

Frémiot trasporteur à Sées " " "

Bouffay

L'abbé Marchal économe au grand séminaire faisait des fausses cartes et les cachait dans le transformateur du grand séminaire . Il était le seul à avoir la clé par peur des sabotages et avait réussi à les faire garder par une sentinelle allemande .



P J'ai bien connu Edouard Cercueil de 1942 à 1948. C'était un homme d'une force athlétique peu commune qui avait d'ailleurs mis ses talents de lanceur de poids et de disque à la disposition du club local de "l'Espérance de Sées "



note spéciale Agents saboteurs


Les officiers instructeurs spécialisés dans le sabotage et parachutés sur les terrains situés dans les départements de l'Orne et la Sarthe seront identifiés généralement sous des pseudonymes empruntés aux noms utilisés dans l'outillage agricole

Jeanne Couty Bohec alias "Rateau "

fera une arrivée trés remarquée dans la nuit du 29 Février au 1er Mars 1944 sur le terrain Ouragan à Assé le Boisne . " Le boa en s'enroulant vous apportera un petit "

Elle passera ensuite par Paris y rencontrera le DMR ( délégué militaire régional ) Fantassin et gagnera la Bretagne où elle deviendra la plastiqueuse à bicyclette ( Témoignage Jeanne Bohec CR d'opérations Lorient 16 8 1944 '" La plastiqueuse à bicyclette An BCRA 205 dossier 6 piéce 33 à vérifier

Jean Clouet des Perruches qui était sur le terrain pour la réceptionner crut sur le moment qu'il s'agissait d'un agent de la Gestapo cherchant à enfiltrer son équipe



Témoignage de Jeanne Bohec



" Nous approchions du lieu de rendez vous . La petite lampe rouge s'allume . Le pilote avait dù apercevoir les lumiéres sur le terrain . Le dispatcher accrocha la static line ouvrit la trappe . Je m'installai au bord du trou , les jambes dans le vide " Action Station " Dans la nuit noire à ma droite ,les quatre feux de position formaient un L sur le sol ....

J'atterris au milieu d'un champ . Mon parachute s'étala à côté de moi . Je m'en débarassai . Il me semblait qu'il faisait moins froid qu'en Angleterre ....Personne ,silence de la campagne endormie



En effet un parachutage aura lieu sur le terrain " Ouragan "dans la nuit du 29Février au 1er Mars 1944 à Assé le Boisne Sarthe . Clouet des Perruches , Brigitte Friang Croisé et l' équpe de réception locale #Deux agebnts tracteur détai


Voir note spéciale Agents saboteurs


Les officiers instructeurs spécialisés dans le sabotage et parachutés sur les terrains situés dans les départements de l'Orne et la Sarthe seront identifiés généralement sous des pseudonymes empruntés aux noms utilisés dans l'outillage agricole

Jeanne Couty Bohec alias "Rateau "fera une arrivée trés remarquée dans la nuit du 29 Février au 1er Mars 1944 sur le terrain Ouragan à Assé le Boisne . " Le boa en s'enroulant vous apportera un petit "
Elle passera ensuite par Paris y rencontrera le DMR ( délégué militaire régional ) Fantassin et gagnera la Bretagne où elle deviendra la plastiqueuse à bicyclette ( Témoignage Jeanne Bohec CR d'opérations Lorient 16 8 1944 '" La plastiqueuse à bicyclette An BCRA 205 dossier 6 piéce 33 à vérifier

Jean Clouet des Perruches qui était sur le terrain pour la réceptionner crut sur le moment qu'il s'agissait d'un agent de la Gestapo cherchant à enfiltrer son équipe



Témoignage de Jeanne Bohec



" Nous approchions du lieu de rendez vous . La petite lampe rouge s'allume . Le pilote avait dù apercevoir les lumiéres sur le terrain . Le dispatcher accrocha la static line ouvrit la trappe . Je m'installai au bord du trou , les jambes dans le vide " Action Station " Dans la nuit noire à ma droite ,les quatre feux de position formaient un L sur le sol ....

J'atterris au milieu d'un champ . Mon parachute s'étala à côté de moi . Je m'en débarassai . Il me semblait qu'il faisait moins froid qu'en Angleterre ....Personne ,silence de la campagne endormie



En effet un parachutage aura lieu sur le terrain " Ouragan "dans la nuit du 29Février au 1er Mars 1944 à Assé le Boisne Sarthe . Clouet des Perruches , Brigitte Friang Croisé et l' équpe de réception locale #Deux agents tracteur détai






mercredi 2 mars 2016

Six Men on a Nickel: The Last Flight of Whitley AD-701


Crash nuit  du  22   23  mai 1944 Sées   la Potence  Six Men on a Nickel: The Last Flight of Whitley AD-701

  Whitley crew collage Over the next two months, the Juno Beach Centre will publish a seven-part series that tells the story of the Last Flight of the Whitley AD-701, researched and written by Shirley Stone. 
On March 21, 1944, F/O David Webster Goodwin (Penticton/Kaleden, British Columbia); Sgt. Wilfred Gordon Harris (Grand Valley, Ontario); Sgt. John Gordon Hopper (Toronto, Ontario); W/O Joseph Gaston Jacques (Drummondville, Quebec) and F/O Charles Beverly Wyckoff (Simcoe, Ontario), serving with the Royal Canadian Air Force arrived at 24 OTU (Operation Training Unit) in Honeybourne, Worcestershire, not far from Stratford-upon-Avon. F/O Joseph Hong (Windsor, Ontario) arrived at Honeybourne on April 4, 1944. They had completed various training courses in Canada and in England and were to begin training to operate the Whitley V bomber. Shortly after their arrival at the 24 O.T.U. the six Canadians came together to form a crew.

After the crew had formed, the six men were sent on daylight cross-country flights, usually taking about five hours. The next step was night circuits, followed by night cross-country trips. At the end of the O.T.U. training (usually 6-8 weeks) was a ‘graduation exercise’. Before being assigned to squadrons, a crew would be sent on a ‘Nickel Sortie’, which was the code name for a leaflet-dropping mission, their first operation over enemy held territory.
Whitley AD-701 (TY-B) in the photo above, taken at 24 O.T.U. in 1943On the night of May 22, 1944, six Whitleys from the 24 O.T.U. left on ‘Nickel Sorties’ (leaflet drops). The targets in France were Alençon, Laval and Le Mans. The six men aboard Whitley V AD 701 (TY-B) took their pre-flight briefing at 1600 hrs. at R.A.F. Long Marston, Warwickshire (approximately 5 miles from RAF Honeybourne). The final briefing occurred at 1900 hrs. and at 2148 hrs. the flight departed.
When the crew had not returned to base at the assigned hour, they were reported as missing in action. It was much later when the authorities learned Whitley AD-701 had been shot down by enemy flak and crashed in a field at La Potence, near Sées, Normandy. All aboard were killed. Their bodies were buried in the communal cemetery in Sées and, at the end of the war, were exhumed and re-interred at Bretteville-sur-Laize Canadian War Cemetery, Cintheaux, France. They are buried in joint graves 27.G.4-7.

R-L: Goodwin, Harris-Hong, Hopper-Jacques, Wyckoff
Found at the crash site by French Gendarmes were a photo and a gold signet ring. It was not until 2004 when it was learned the identity of the six Canadians who lost their lives on May 22, 1944. Roger Cornevin and his brother had witnessed the crash as well as Gérard Malherbe, all residents of Sées. Roger, after several years, was able to learn the names of those who died after he contacted the Air Ministry in England. He took his story to the newspaper in Sées and articles were written, asking for anyone who had information to make contact.
Gérard Malherbe came forward with a photo of an unidentified photo of an airman and Georges Buvron, whose father who was the Gendarme who investigated the crash, came forward with a gold signet ring (pictured below). On the ring ‘Grand Valley, CAS’ was engraved and on the inside of the ring were the initials, ‘WGH’. Several months later, it was learned it was a photo was of F/O David Webster Goodwin, and the owner of the gold ring was Sgt. Wilfred Gordon Harris. The town of Grand Valley had presented the rings to all servicemen from the town before they went overseas.
R: Sgt. Wilfred Gordon Harris’ ring; L: Photo of F/O David Webster Goodwin
The Town of Sées erected a marble monument to honour the six Canadian airmen. Family members and friends were invited to attend the ceremonies which were held on May 8, 2005, the 60th anniversary of VE-Day. The day before the ceremonies a bus tour was arranged to visit Juno Beach Centre and, on the way back to Sées, the bus stopped at the memorial so the family members could see it privately.
When the bus neared the memorial, there was a field of yellow colza, with a flagpole and Canadian flag marking the crash site and a bagpiper stood at the monument, playing a lament.
L: the memorial (stèle) on May 5, 2005; R: the memorial with the sun setting over the crash site (photo on R: by Catherine Berthelot)







4 Comments







  • ROGER CORNEVIN
    MY REPORT IS ON ANSA 39-45 WHEN I DISCOVERED THE EMPTY TOMB IN THE COMMUNAL CEMETERY OF sées i I REALISED THIS PLANE WAS UNKNOWN AFTER MORE THAN 50 YEARS AND I DECIDED TO INVESTIGATe
    I COULD CHECK THE FORGOTTEN DATE OF THE CRASH ON THE REGISTER AND AFTER THAT I COULD COMMUNICATE WITH DEFENSE MINISTER TO KNOW THE COMPOSITION OF THE CREW AFTER I MET ON THE WEB MME SHIRLEY STONE






  • ROGER CORNEVIN
    I will never forget this dramatic event … The plane in fire just behind the cathedral i went at 9 Oclock on the crash site on may 23 1944 2 weeks before the landing 1 KM north from the town The remains were spread in hawthorn bushes …
    WE are in may, the country full of hawthorn bushes and I cannot forget this vision I was 15 and now 86
    this plane was unknown …And when i came back in Sees in 1998 I Made the investigation Every year in may i have the vision of this discovery and the souvenir of these bushes of flowers






    • Shirley Stone
      Roger,
      The families of the six Whitley airmen will forever be thankful for your persistence in finding information about this tragic crash and the six young airmen.
      We will remember them and we will remember you.