Dans la nuit du 22 au 23 Mai 1944 un avion inconnu en flammes rasait les clochers de la cathédrale avant de s’écraser à la Potence 1 km au nord de Sées Malgré le temps écoulé, c’est une image que je ne pouvais chasser de ma mémoire, je décidais donc d'enquêter et de déterminer sa nationalité …
Ce qui m’étonnait le plus, après 54 années passées, c’est que notre petite ville ignorait tout de ce drame pour différentes raisons que j’essaie d’énoncer.
Ce drame de guerre s’était produit durant une période particulièrement perturbée en l’occurrence la préparation des troupes alliées à un événement important que tout le monde espérait … le Débarquement …
Et encore d’autres raisons qui me semblent évidentes
- Le manque d’informations lié à l’interruption des communications entre les pays belligérants
- Quelques rares témoins présents pour constater ce crash …
- Six victimes sans aucun rescapé et leur inhumation rapide par les allemands dans une tombe commune
- Ajoutons que les membres de l’équipage seront « portés disparus « empêchant toute possibilité de recherches par les familles
Et ensuite avec l’écoulement … des années … l'oubli.
-
Après diverses activités et voyages à travers le globe je décidais seulement, en juillet 1998 d’éclaircir le mystère de ce crash. Mais comment procéder ? Je n’avais plus en mémoire la date précise du drame.
Je découvrais inopinément sur le registre 1944 du cimetière communal, l’inhumation précipitée ,par les autorités allemandes dans une fosse commune, de 6 aviateurs inconnus le 22 Mai 1944
Par la suite j’apprenais à la lecture du compte rendu d’enquête du "Commonwealth War Graves Commission" l’exhumation mystérieuse des six victimes par des inconnus et leur transfert au cimetière militaire canadien de Bretteville sur Laize.
Cette date du 22 mai 1944 découverte sur le registre allait me permettre d'entreprendre des recherches auprès des divers ministères Britanniques de la défense et de la Royal Air Force.
Le ministère de la défense me fit connaître sans tarder ( août 1998 ) la liste d’un équipage
disparu lors du crash d'un bombardier Whitley du 24 OTU (operation training unit) entre Long Marston et Alençon dans la nuit du 22 au 23 mai 1944. Il s’agissait d’un avion spécialisé ( mission Nickel ) dans les lancements de tracts et la prise de photos stratégiques sur les régions d’Alençon, le Mans et Laval.
Le doute sur la réalité de ce crash fut définitivement levé après la découverte du procès verbal de gendarmerie, établi par la brigade locale La brigade à cette époque citant la date précise du 23 Mai 1944 n’était pas en mesure toutefois, d ‘identifier la nationalité de l’avion et de son équipage mais la découverte d’objets divers (foulards de soie représentant l’Europe occupée, une photo, un dictionnaire, une somme d’argent en Francs français) faisait irrémédiablement penser à un avion allié.
Sans conviction, ,je demandais au journal local "l’Orne hebdo" de publier la liste de l’équipage ( 25 nov 2003)
Et là ce fut la grande surprise ... soixante années … après les faits.
Un témoin, Gérard Malherbe, arrivé avant moi même sur les lieux du crash en mai 1944 avait découvert la photo d'identité d’un inconnu, ( jeune ,approximativement 22 ans, tenue civile ) sur l’une des victimes. Il nous apporta d’ailleurs un récit précis et complémentaire des circonstances de l’accident . L’avion avait été touché par la batterie de DCA installée au Pont de la Madeleine prés de la gare.
Un autre témoin, Gérard Buvron, rapportait une bague gravée aux initiales WGH Grand Valley, soigneusement polie et conservée précieusement dans un écrin depuis 60 années.
Après l’identification de la famille surprise et émue de WGH à Grand valley petite ville de l’Ontario ce fut le début de longues recherches ( nov 2003 ) avec l’aide de Madame Shirley Stone, déterminée et obstinée à découvrir les autres familles dans les divers états …Ontario , Québec , et Colombie britannique.
Annonces Royal Canadian Air Force, courrier, communications téléphoniques, articles dans divers journaux Globe and mail, Vittoria booster, la tribune du Québec, la TV canadienne, Internet furent les moyens couramment utilisés
Le portrait de l’inconnu rapporté par Gérard Malherbe était celui du pilote David Goodwin marié juste avant son départ pour l’Europe et identifié par l’ un de ses camarades d’école.
Aux familles Harris, Hong, Wickoff, Jacques, Hopper et Goodwin, j’ai pu adresser dans les mois à suivre une lettre explicative sur le lieu, les circonstances du crash et les emplacements respectifs des tombes.
Collage réalisé par mme Shirley Stone
Ainsi je constatais:
Que les membres de l'équipage étaient "portés disparus" et que toutes les familles non informées par leur gouvernement, ignoraient le lieu et les circonstances du drame et, fait incroyable, l'existence des tombes de Bretteville sur Laize
La télévision canadienne et les divers journaux des états concernés ne tardèrent pas évoquer les circonstances , le lieu mais surtout la non-information des familles laissées à l’abandon à l’issue de ce drame.
Et depuis d’une façon unanime elles nous font part de leurs sentiments
« Notre vie a changé depuis la connaissance du lieude ce drame , nous avons retrouvé nos êtres chers et nous découvrons enfin des moments insoupçonnés de leur vie avant leur départ outremer, mais aussileur volonté, leur courage, leur engagement pour la nation, leur attachement à la famille avant que leurs destinées ne basculent dans la tragédie. Les mots ne pourront jamais traduire tous nos sentiments après la découverte de ces tombes »
Roger Cornevin-Hayton.
Pour voir l'article sur la TV canadienne Cliquez ici
(il y a un clip vidéo a voir sur la droite de la page)
|
L'occupation -journal personnel- Crash d'avions - Enquêtes - Parachutages et évasions aviateurs alliés
vendredi 31 août 2018
UN AVION OUBLIE
jeudi 30 août 2018
le 14 eme hussards de passage à Sées Place du Parquet (1908)
![]() |
| le 14 eme hussards de passage à Sées Place du Parquet (1908) |
Le lieutenant - colonel de Hauteclocque
Le lieutenant - colonel de Hauteclocque et son fils Bernard 2 aout 1914 Alençon ( cliché archives departementales de l'Orne)
Tous deux tombent au champ d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique)
Le 14 eme hussards en octobre 1893 arrive à Alençon
Le 14 éme hussards .ce régiment de cavalerie est nouveau ;il vient d 'être crée avec des détachements de 14 régiments ( 7 de chasseurs et 7 de hussards) mais en reprenant le numéro 14 disparu depuis 1816 il devient l'héritier ( c est la filiation d 'apellation ) de celui qui formé a Turin en1813 avait cette même année combattu à Dresde .le nom de cette ville allemande est donc inscrit sur
l 'étendard du régiment '( extrait de l'ouvrage " le temps des militaires à Alençon de 1874 à 1991")
C 'est en 1907 qu ' arrive à Alençon Wallerand de Hauteclocque il est alors chef d escadron au 14 eme hussards
Né en 1866 il est sorti de Saint Cyr en 1885 et a fait campagne en Afrique contre Samory il a été fait " chevalier de la légion
d 'honneur "le 30 décembre 1905 alors qu il était chef de bataillon breveté au 75 eme regiment d infanterie de ligne pour 24 ans de services et deux campagnes ( m Dargaud )"
Le lieutenant colonel part a la tête de son unité au premier jour de la mobilisation generale en compagnie de son fils ainé Bernard - François - Marie agé de 18 ans engagé volontaire comme cavalier au 14 eme hussards
Tous deux tombent au champ d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique )
Photo familiale 1 er rang 1er a gauche mon grand pére Jean Marie Danet rescapé du combat de Ethe
3 eme '( en noir ) le lieutenant colonel de Hauteclocque
2 eme rang le 7eme le fils du colonel juste derriére son pére
photo familiale Trois du quatorzieme hussards Le pére et ses deux fils
Le premier a gauche( Marcel danet ) fut décoré en 1918 prés de Charleville suite a son intervention pour sauver l un de ses officiers blessés qu il ramena dans les lignes françaises
Extrait archives departementales de l'Orne "le colonel de Hauteclocque"Ce 22 août 1914, au combat de Ethe, le régiment perd 8 officiers, dont le lieutenant-colonel de Hautecloque et 73 sous-officiers et hussards. Le régiment est obligé de retraiter sous le feu de l'artillerie allemande. Dans le même temps, à Virton à l'EM du C.A., le colonel Raymond( 4 eme premier rang veste claire ) est blessé d'une balle à la tête : il sera évacué sur Montmédy et fait prisonnier quelques jours après. Mis au repos le 26 août, le régiment déplore 175 tués ou disparus depuis le 22 août. Ayant reçu des renforts, le régiment est engagé à Nanteuil-le-Haudouin, dès le 9 septembre et passe l'Aisne dans la nuit du 12 au 13 et participe à la bataille de l'Ourcq. Le maréchal des logis Gallet capture 52 prisonniers allemands cachés dans une grotte et reçoit la médaille militaire.
Le 14e Hussards est déplacé pour participer à la Course à la mer.
- EXTRAIT Wikipedia La course à la mer est la dernière étape de la guerre de mouvement au début de la Première Guerre mondiale. Elle a lieu sur le front occidental de septembre à décembre 1914 à l'issue de la bataille de la Marne qui voit l'arrêt de l'offensive allemande et la consolidation du front ainsi obtenue de l'Oise jusqu'à la Suisse ; les belligérants tentent de se contourner au nord par le flanc ce qui les conduit jusqu'à la mer du Nord.

| Tombe de Wallerand de Hauteclocque |
Une croix est érigée à l'endroit où son corps fut retrouvé et où il fut inhumé par les hommes du capitaine Pille du 124 eme regiment d'infanterie (ref à conférence de Chantal Bonazzi 19 21 Novembre 1997 )
Extrait document regional Alençon
La commune de Belgique commémore le sacrifice de 600 à 700 soldats de l'Orne, dont de nombreux Alençonnais. Les Belges viendront le 2 août 2014, pour le 100 eme anniversaire du début de la Grande Guerre.
Les premiers rayons du soleil dissipent les brumes. Et révèlent, sur les crêtes qui dominent le village, des batteries d'artillerie et de mitrailleuses allemandes. Des soldats occupent aussi les maisons. Le piège se referme, l'ennemi attaque cette cible trop facile. Pris sous le feu, les Français improvisent une fortification, installent leurs canons, utilisent le ballast de la voie ferrée comme un rempart.
Sabre contre mitraille.....
Au cours de la seule journée du 22 août, environ 3 500 soldats sont tués à Ethe, 20 000 dans les proches environs. Dont 600 à 700 Ornais. Parmi les officiers du 14e hussards, le lieutenant-colonel Walleran de Hautecloque, oncle du général Leclerc, qui libérera Alençon trente ans plus tard, en 1944.
Héroïsme ou acte désespéré ? Sur terrain découvert, le lieutenant-colonel monte à l'assaut, sabre au clair, des mitrailleuses allemandes. C'est un massacre. L'officier reçoit une balle dans le bras, une autre dans le genou. Son fils, Bernard, est tué. En se repliant vers l'arrière avec son escorte, Walleran de Hautecloque est fauché par un obus.
À la faveur de la nuit, les survivants décrochent, quittant en silence cet enfer de feu et de sang. Les roues des charrettes ont été emmaillotées de paille. Les blessés intransportables sont confiés aux soins des villageois et des médecins et infirmiers militaires, restés sur place.
Au matin, les Allemands découvrent que la troupe a disparu. Ivres de rage, ils achèvent les blessés, fusillent aveuglément les civils, enfants, femmes, vieillards, incendient les postes de secours.
À Ethe et dans les communes voisines, ces deux journées forment un sanglant épisode de la bataille des frontières, la plus meurtrière de toute la Première Guerre mondiale.
EXTRAIT ARCHIVES DEPARTEMENTALES
Le 22 août 1914, au combat de Ethe, le régiment perd 8 officiers, dont le lieutenant-colonel de Hautecloque et 73 sous-officiers et hussards. Le régiment est obligé de retraiter sous le feu de l'artillerie allemande. Dans le même temps, à Virton à l'EM du C.A., le colonel Raymond ( le 4 eme partant de la gauche au premier rang )est blessé d'une balle à la tête : il sera évacué sur Montmédy et fait prisonnier quelques jours après. Mis au repos le 26 août, le régiment déplore 175 tués ou disparus depuis le 22 août. Ayant reçu des renforts, le régiment est engagé à Nanteuil-le-Haudouin, dès le 9 septembre et passe l'Aisne dans la nuit du 12 au 13 et participe à la bataille de l'Ourcq. Le maréchal des logis Gallet capture 52 prisonniers allemands cachés dans une grotte et reçoit la médaille militaire.
disparus le 22 Aout 1914 bataille de Ethe 33
Morts au champ d'honneur dèçédés et blessés
19 officiers 62 hommes de troupes
EXTRAIT Musée de la bataille des frontiéres de jean Latour

Ce « combat de rencontre », comme on l’appelle encore, est l’épicentre du plus vaste engagement de toute la première guerre mondiale. Le même jour, les Allemands mènent une offensive de moindre ampleur, sans être mieux informés des manœuvres adverses. Quoi qu’il en soit, les lignes se sont brusquement rapprochées et des combats éclatent tout au long d’un front qui s’étend de Mons à Belfort, sur près de 600 km.
À Rossignol, ce sont 7 000 soldats français qui meurent dans la journée, 17 000 pour les quinze batailles livrées dans le Luxembourg belge, 25 000 sur l’ensemble des combats. Ce record macabre n’a jamais été dépassé depuis dans l’Histoire de France. Si l’état-major français ne prend pas le soir-même la mesure du désastre, les nouvelles qui affluent le lendemain sauront l’en aviser.
.Si la guerre de mouvement a laissé peu de traces dans le paysage –les murs encore rougis par les flammes de l’église d’Èthe, quelques obus fichés dans celle de Rossignol- elle a profondément marqué les cœurs. À 90 ans, Jean Dauphin, cofondateur et actuel président du Musée de la Bataille des Frontières en Gaume, continue d’en témoigner.
jean Latour m' a adressé son document sur les combats sanglants du 22 aout 1914 alors que je lui adressai la photo représentant les soldats et officiers du régiment du 14 eme regiment de hussards( photo familiale ci dessus )
Philippe Leclerc de Hauteclocque
Leclerc fut tout d'abord son nom de guerre au sein des Forces françaises libres, avant d'être ajouté à son patronyme légal : il a été autorisé à se nommer Leclerc de Hauteclocque par décret du 17 novembre 1945 publié aux JO des 19 et 26 novembre 19451. Il a été élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France La division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du general Patton débarquée à Utah beach le 1er Aout est composée de..5000 français et maghrebins ..... et de 130 espagnols antifranquistes Le haut commandement finit par insister : Paris doit être libéré par des Français. Les Américains permettent ainsi aux combattants de la 2e DB de se distinguer en devenant les premiers libérateurs de la capitale
Les conducteurs de chars montrent leur joie
EXTRAITS DE MON JOURNAL SAGIEN Ref à "carnet de route d un croisé de la France libre"de
![]() | |||||
| Alençon prés du pont neuf | |||||
|---|---|---|---|---|---|
Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5éme DB car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan. Les Français de Leclerc, ayant libéré Carrouges et Ecouché le 13 août, lancent une unité de reconnaissance au centre d'Argentan, mais cette unité est chassée par des blindés allemands lors d'une contre-attaque. le 12 Aout 1944 Capitaine Dronne ( a gauche ) 2 eme DB dispositif du XV eme corps . Après la Sarthe la division Leclerc est à la pointe du dispositif américain, réalisant un mouvement d'encerclement. Rapidement, les troupes du XVe corps US se portent vers le nord, et c'est la 2e DB qui libère Alençon le 12 août 1944, si rapidement que les Allemands en sont décontenancés. Le général Patton commandant la IIIe armée, ne tarit pas d'éloges au sujet du général Leclerc qui appliquait les principes de l'attaque à outrance depuis que les Français étaient entrés en Normandie. Aussi les Américains font-ils de la 2e DB le fer de lance de leur attaque vers Argentan pour fermer la poche de Falaise. Or, après de terribles combats dans le secteur de la forête d Ecouves , les troupes françaises se dispersent et débordentExtrait rapport 2 eme DB Le général Leclerc décide de se porter à l'avant de leur secteur au sud d'Argentan, à tel point qu'ils ralentissent la progression de la 5e Division Blindée américaine à Sées. Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5eme DB américaine car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan.
Rassemblés aux pieds de la cathédrale quelques prisonniers de la wehrmacht apeurés pris dans la campagne environnante sont rassemblés Je crains pour leur sécurité , ce sont des italiens enrôlés de force ? Ils montrent leurs piéces d identité et des photos de famille pour attendrir leurs bourreaux menaçants et implorent la foule déchainée Leurs photos sont jetées à tout va … spectacle désolant s’il en est un! Et ces tanks ? Mes yeux voient-ils clair ? Ce sont eux ? Oui, ce sont eux. Ce sont des Espagnols. Je vois toutefois le drapeau tricolore. sur l’un des chars
Partant du Tchad nous font ils savoir Ce sont eux qui, après avoir traversé l’Afrique,.se distinguent au milieu de la 2eme DB
Les tanks portent des noms évocateurs : “Guadalajara”, "Ebro" "Guernica" “Teruel”, etc...
La division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du general Patton débarquée à Utah beach le 1er Aout est composée de..5000 français et maghrebins ..... et de 130 espagnols antifranquistes | |||||
![]() | |||||
| le 12 Aout 1944 Jour de la liberation de Sées | |||||
| Premier contact entre le capitaine Dronne et André Mazeline ( extrait de "la resistance normande face a la Gestapo )par Raymond Ruffin texte Place de la cathèdrale des chars marqués de la croix de Lorraine ! une jeep et prés d elle un capitaine barbu coiffé d un képi orné de l' ancre de marine un français et un marsouin en plus ! André mazeline croit rêver je suis le capitaine Dronne et j appartiens à la 2eme db ; venez je vais vous accompagner prés du général voir photo plus haut Parti le 26 Novembre 1947 pour une tournée d'inspection en Afrique du nord , le général Leclerc passe l'après-midi du 26 et la journée du 27 dans la région d'Arzew- pour assister à une manœuvre interarmée. Le 28 novembre au matin, il assiste à une prise d'armes à Arzew puis rejoint l'aérodrome de La Sénia où l'attend son avion personnel, un B25 Mitchell baptisé Tailly 2 (Tailly est le nom de la commune de la Somme d'où est originaire Leclerc) qui doit le conduire à Colomb Béchar où il doit passer la journée. L'avion décolle à 10 h 15 avec une météo peu favorable : une tempête de sable est annoncée sur Colomb Béchar A 10 H 15 LE 28 Novembre 1947 le Mitchell B25 bombardier bimoteur américain transformé en avion de transport décolle de l aérodrome d Oran la Sénia A son bord se trouve le général Leclerc probablement le français le plus populaire de son temps Deux autres appareils devaient prendre l air mais renoncent en raison du mauvais temeps Mais l'avion du général lui fonce en direction de Colomb Bechar tout droit vers la tempête de sable annoncée Onze personnes accompagnent le général L 'appareil n arrivera jamais à Colomb A 11 Heures 58 l avion du général s écrase contre le remblai de la voie ferrée méditerranèe Niger Le choc effroyable est immédiatement suivi d une gerbe de flammes Le général Leclerc n 'est plus Réponse du ministère : Défensepubliée dans le JO Sénat du 09/03/1995 - page 565
Réponse. - Les cérémonies commémoratives de la libération de la France, en particulier de Paris et de Strasbourg, ont permis de rendre hommage à la mémoire du maréchal Leclerc de Hauteclocque. L'accident d'avion dont celui-ci a été victime a fait l'objet d'un procès-verbal dressé le 30 novembre 1947 par la brigade de gendarmerie d'Oujda au Maroc. Le procès-verbal rapporte la déclaration d'un témoin oculaire de l'accident qui a vu " un avion volant à faible altitude rasant une petite montagne et qui, après avoir effectué quelques loopings, est venu percuter le remblai de la voie ferrée.
L'avion descend à basse altitude et suit la voie ferrée du transsaharien qui conduit à Colomb-Béchar1 L'atterrissage, prévu à 11 h 45, est repoussé deux fois d'un quart d'heure par l'équipage. Le dernier message du B25 disait : « Tout va bien à bord, sommes à dix minutes du terrain de Colomb béchar l'appareil au contact du sol a explosé et a pris feu immédiatement ". Ce témoin pense que " les causes de la catastrophe sont dues au mauvais temps qui sévissait au moment de l'accident. La visibilité était très mauvaise par suite d'un fort brouillard formé de pluie fine ; de plus, un vent violent soufflait vers le Nord ". Il n'a " pas entendu de raté de moteur mais a vu distinctement l'appareil effectuer quelques loopings à faible hauteur avant de s'écraser au sol ". Telles sont les informations qu'il est actuellement possible de fournir sur les circonstances de cet accident. Une heure plus tard, la rumeur d'un accident commençant à se propager à Colomb Béchar , une colonne de la 1re compagnie saharienne portée de la légion se met en route vers le Nord en longeant la voie ferrée. Ils découvrent les débris du bombardier éparpillés de part et d'autre du remblai | |||||
mercredi 29 août 2018
..... Du rêve a la réalité ..le naufrage de la Méduse
..... Du rêve a la réalité ..le naufrage de la Méduse

Une amertume tenace en découvrant l’emblême de l’ennemi d’hier , flotter au vent en haut de l’escalier de la mairiE
Ce jour je regrette de ne pouvoir utiliser le vieux kodak familial ….par sécurité ! Le drapeau nazi flotte au sommet de la mairie , les" souris grises "( employées administratives allemandes )affairées et hautaines se précipitent dans les escaliers de marbre de la mairie nous ignorant totalement.Plus moyen d entrer dans la bibliothèque !et je crois savoir que le bibliothécaire Monsieur G..... instituteur a l école communale ne peut exercer sa fonction habituelle de conseiller pour les jeunes que nous sommes ...
Notre seule distraction la relève de la garde ... une guérite est installée entre le café Ferté et le marchand de primeurs espagnol Bujosa Avec mon ami Achille nous imitons le pas de l'oie mais nos facéties irritent notre garde champêtre
Sees est alors une Orstkommandantur
Le mot désigne à la fois les services de commandement, le bâtiment où ils sont regroupés et le territoire concerné. Au cours des deux guerres mondiales , la Kommandantur était un commandement militaire local, chargé de l'administration du territoire qu'elle occupait
Une sentinelle bloque l entrée du chantier au pied de la cathédrale et nous fait comprendre par la manière forte que l' accés nous ést interdit Mon ami F se souviendra longtemps d une volée de bois vert administrée par un feldwebel furieux Nous avions outrepassé nos droits.....en bombardant la guérite de la sentinelle aprés avoir amassé tous les marrons d inde de la place du Friche
Mr G..... ordinairement notre bon
![]() |
| Une affiche sur notre mur |
d' aventures ce qui a au moins le mérite de me faire rêver des grands espaces ,des corsaires français et anglais agissant pour le compte d un souverain ou leur propre compte dans l océan atlantique et l ' océan indien
L ouvrage Chancellor de jules Verne..... le roman d aventures maritime roman initiatique, inspiré principalement par l'épisode du radeau de la Méduse survenu en 1816 attire mon attention
L'action se déroule dans le huis clos d'un navire en perdition
"Ils partirent à 151 et arrivèrent à 15… Qui connaît la véritable histoire du Radeau de la Méduse ? Peint en 1819, le chef-d'œuvre romantique de Théodore Géricault a atteint une telle renommée qu'il a depuis occulté le fait divers réel qui l'a inspiré. En juin 1816, un navire français, La Méduse, quitte le port de Rochefort en direction du Sénégal. Son équipage, composé de civils, fonctionnaires, marins et soldats doit s'installer dans cette ancienne colonie restituée par l'Angleterre. Mais par la faute de la cartographie aléatoire de l'époque et de l'imprévoyance de son commandant, La Méduse s'échoue sur un banc de sable, au large de la Mauritanie. Les canots de sauvetage se révélant en nombre insuffisant, 151 passagers sont sommés de prendre place sur un radeau de fortune de 20 m sur 12, avec cinq tonneaux de vin en guise de vivres. Seuls 15 d'entre eux survivront, secourus par un autre navire français, L'argus, après 13 jours de dérive."
La lecture de cet ouvrage avait laissé en moi une part de doute , de rêve et d 'étonnement Cette histoire me semblait invraisemblableet pourtant qui aurait pensé que je serai amené à vivre dans cette région et a survoler de nombreuses fois la zone du naufrage malgré moi je me trouvais impliqué dans des recherches relatives à cette aventure
Mon carnet de vols témoigne des nombreux vols exécutés dans cette zone de l océan atlantique au large de la Mauritanie
27 octobre 1955 Notre Sunderland fait escale à Port Etienne
Arrivons de Port Lyautey( aujourdh'ui Kenitra )
Le phare Copoloni et le cap Cansado sont en vue. Un appel de la tour de contrôle et notre hydravion se pose par un vent de sable aveuglant ,trainant un long sillage d'écume ,sur le plan d'eau de Port Etienne battu par les alizés soufflant dans la baie du Lévrier
Un groupe de boscos de la marine nationale s'agite en tous sens et nous indique l'emplacement de la bouée d'amarrage . Hydroplanage , approche prudente ,la bouée est prise sans coup férir ,par un membre de l'équipage muni d'une longue gaffe. Exercice de routine pour un équipage entrainé.
Notre chaloupe accoste au vétuste appontement de bois , secoué par le ressac., planté au bord d'une longue gréve blanche où des barques délabrées et de vieux chalutiers achèvent de disparaitre,noyés par une longue coulée de sable
Le plus étonnant lors du tour de piste avant notre amerrissage est le spectacle de la baie une main géante semble avoir semé de grandes silhouettes sombres , des épaves des épaves partout jusque dans le port .....des navires de toutes toutes sortes gisent au bord de la baie un spectacle étonnant de ce désert qui dévore tout jusqu aux navires
A chaque décollage je me poserai cette éternelle question..Pourquoi ces bateaux en plein délabrement sont ils venus mourir si loin de leur port d'attache ?

,La bouée est prise sans coup férir ,par un membre de l'équipage muni d'une longue gaffe.
![]() |
| Devant nous..... notre campement des années 50.....le vent et le sable |
| Le rendez vous de la méduse se trouve en Mauritanie |
il fut une époque ou une partie de la France ignorante en géographie vibrait pour ces héros qui survolaient les rivages déserts de la Mauritanie, défiaient ces univers de sable
Les pilotes naufragé se faisaient rançonner ;Quelques hommes courageux négoçiaient leur rachat Parmi eux Saint Exupery le souvenir de l écrivain va être pour moi l occasion
d une reconnaissance avec une partie de mon adolescence(1)

Saint Exupery( ci dessus ) auprés de l épave de son avion accidenté en attente de secours
A une vingtaine de km au sud de Port Etienne tout au bout de la péninsule se dresse le phare du cap blanc pointe la plus avancée du continent saharien avant
l' infléchissement de la côte vers le sud repère essentiel aux navigateurs
Les pilotes naufragé se faisaient rançonner ;Quelques hommes courageux négoçiaient leur rachat Parmi eux Saint Exupery le souvenir de l écrivain va être pour moi l occasion
d une reconnaissance avec une partie de mon adolescence(1)

Saint Exupery( ci dessus ) auprés de l épave de son avion accidenté en attente de secours
A une vingtaine de km au sud de Port Etienne tout au bout de la péninsule se dresse le phare du cap blanc pointe la plus avancée du continent saharien avant
l' infléchissement de la côte vers le sud repère essentiel aux navigateurs
C est ce cap qu 'a manqué la Méduse dans la nuit du 1er au 2 juillet 1816
Au delà 100 km plus bas s 'étend un vaste traquenard;..... des milliers de km2 d un banc de sable a peine immergé que les navires doivent à tout prix contourner par le large
Le vent souffle sur les bancs d 'Arguin , les bancs de sable véritable piège sont a peine visibles à marée basse
![]() |
Au cours de nos missions sur Port Etienne de 1955 à 1957 J’ai donc survolé comme beaucoup d autres la Mauritanie ,ses plages désertes , ses dunes , ses massifs rocheux et enfin les bancs d Arguin …Il m’était donc difficile de rester indifférent à la tragédie de cette frégate disparue dans la région au siècle dernier …..la Méduse tragédie de la méduse reprise par les écrivains de l 'époque Et pourtant chaque jour en cours de vol ‘ aucun membre de l équipage ne se posait la question ignorant le drame qui s était déroulé le siècle précédent au large de cette région désertiqueNotre Sunderland amarré à la bouée
![]() |
| Frontiére Mauritanie Rio de Oro La sentinelle espagnole souhaite poser pour la photo |
![]() |
| Assailli par les mouettes ....! |
![]() |
| Les maures nous invitent sous leur tente pour un thé fort et sucré |
![]() |
| Seul sur la planéte ! |
![]() |
| Squelette de chameau !!!!! |
![]() |
| Pécheurs irraguiens |
Notre Survol journalier du Cap Blanc, promontoire rocheux et désolé sur fond de brume la baie du Lévrier Plus désolé ,.plus stérile encore que le reste de la côte ... Pas le moindre buisson sur la côte sablonneuse ,pas le moindre relief que l'homme est en droit d'attendre du plus aride des paysages ..et pourtant c'est le plus surprenant refuge d'oiseaux marins de la planète ....mais c’est là aussi que nous réalisons entre deux vols les plus belles pêches en espérant que les requins ne viendront pas troubler notre quiétude de pêcheur amateur Distinguer en dessous de nous l’emplacement approximatif du naufrage c ‘était rechercher une aiguille dans une botte de foin…
L'écran radar fourmille d'une multitude de points brillants.. image PPI ;;; ce sont des flottilles de chalutiers canariens et des bancs de poissons.. masses compactes et phosphorescentes qui se déplacent à fleur d'eau prés de la surface .... au milieu d’un « retour de mer »qui noie véritablement l’écran
En survolant ce lieu désertique ,de notre couche de nuages il nous est facile de distinguer sans efforts cette eau d'un vert profond qui s'éclairçit lors de la présence d'un banc de sable effleurant la surface de l'eau C'est en effet le fameux banc d'Arguin, un immense banc immergé ,une plate forme sous marine située bien au large constamment recouverte d'eau... Une immensité d'eau de faible profondeur à différents endroits cachant comme on le sait … un gigantesque piège aux marins non informés ..Ce sont les bancs de sable ….’
C est là que la Méduse s’échoua un beau jour de 1816
C est là que la Méduse s’échoua un beau jour de 1816
Le privilége de survoler cette région et de découvrir sous un ciel limpide les bancs d’Arguin ,incite inévitablement à vouloir évoquer et comprendre les causes de ce drame
Inexpérience du capitaine ou cartes mal renseignées ? Le sujet a été largement traité !
Nous tentons quand même quelques approches radar ;;; Ne serait ce que pour évaluer le point de ce naufrage célébre ,mais rien ce jour ,ne dissipera la part de mystere qui enveloppe cette disparition Face a cette terre aride la frégate s'est choisie la plus austère des tombes , « les bancs d’Arguin » un immense plateau à fleur d'eau ,vaste banc de sable ….qui émerge à marée basse ... quelque part au sud du cap Blanc par le travers de l'ile Tidra
Curieux, j’étudie le sujet et je constate que la dernière expédition permettant d identifier l’emplacement du naufrage doit remonter aux environs de 1930 ?je quitterai donc la Mauritanie sans avoir eu le privilège exceptionnel de survoler l 'endroit précis du naufrage
Donc il ne reste plus qu’ à rêver ! et de songer aux faibles moyens dont nous disposions pour détecter l’épave du Noroit disparu dans le lac de Bizerte ,deux années auparavant …
Notons la position exacte du naufrage en 1816 que nous survolions pratiquement chaque jour dans le cadre de nos missions
20 degrés de latitude nord 17 degrés ouest par le travers de l ile Tidra ( 5 metres d'immersion environ 100 miles au sud de Port Etienne ( Nouadhibou) notre base d hydravion Sunderland
20 degrés de latitude nord 17 degrés ouest par le travers de l ile Tidra ( 5 metres d'immersion environ 100 miles au sud de Port Etienne ( Nouadhibou) notre base d hydravion Sunderland
![]() |
| Sunderland ...décollage !!!! |
Recherches de l 'épave de la méduse ( suite )Une seconde campagne en 1961 1963 permet de compléter les connaissances du banc d’Arguin … mais pas de trace de l’épave
Dix ans plus tard ,nouvelle déception …
La réponse je la trouverai 50 années plus tard ….lors de la lecture de l’ouvrage d un remarquable explorateur des fonds marins jean yves Blot
Découverte de l’épave en 1980 .donc 25 ans aprés notre séjour à Port Etienne
Toutefois l’intérêt et la curiosité persistaient grâce à un homme qui se passionnait depuis de longues années pour la frégate disparue , le professeur Théodore Monod dont les travaux lui valaient une renommée mondiale dans la connaissance du grand désert saharien
La solution définitive va finalement résulter de sa rencontre avec le jeune archéologue plein d’énergie et d’enthousiasme Jean –Yves Blot
Je fais reference à son ouvrage « Chronique d’un naufrage ordinaire «publié en 1980
Dans le cadre des moyens de recherches, l’exploration aérienne , le sonar que l on utilise dans nos escadrilles ,les sondeur à sédiments , le scanner à infra rouges apparaissaient d’emblée inutilisables
Restait le magnétomètre à protons mis au point pendant la seconde guerre mondiale lors de la recherche d’un moyen de détection des sous marins en plongée et qui devait permettre de déceler les parties métalliques issues de l’épave et réparties sur une centaine de metres carrés
La chance sourit enfin à l’expédition , une anomalie magnétique de 1000 gammas est repérée puis confirmée ( référence faite à l ouvrage de jean yves Blot) Deux plongeurs confirment la présence d’une épave et revenus à la surface annoncent la présence sur le fond de canons de fer et de clous de cuivre
L’enthousiasme est grand …. ce ne peut être que la Méduse......
L’enthousiasme est grand …. ce ne peut être que la Méduse......
Jean yves Blot plonge à son tour dans une eau opaque et glauque La visibilité ne dépasse pas 1 mètre 50 et la profondeur est limitée à 5 ou 6 mètres
« Quelques herbes épaisses poussent ça et là …. une épave ancienne surgit….rongée par plus d’un siècle de séjour sous marin Des poissons hantent le fond …..
Les minutes passent interminables;;;
Soudain une voix jaillit du haut parleur , sa voix ressemble a un vol de perruches au dessus d 'un champ de tournesols...témoignera jean yves Blot
Des noms fusent ....canons de fer ,clous de cuivre , la voix répète « c est la méduse il n 'y a pas a tortiller c est la méduse"
Nous sommes en décembre et l eau n' est certainement pas a 22degrés la Visibilité ne dépasse pas un mètre, un mètre cinquante.... la profondeur n 'est que de 5 a 6 mètres,le fond est de sable comme prévu , un morceau de métal oxydé apparaît
Au fur et a mesure de ma progression surgit le décor habituel d une épave ancienne … une tige métallique de forte section apparaît Cette tige est la verge d une ancre, je découvre une seconde ancre posée sur le sable
En conclusion quelle que soit la vérité ,c’est l’horreur du drame du radeau mis en évidence par la réaction de l’opinion publique devant le tableau de Géricault qui retiendra l’attention .La rencontre du drame et d’une œuvre exceptionnelle exaltant et fixant l’image de ces hommes désespérés n’a pu laisser indifférents les amateurs de sensations fortes
jean yves Blot auteur de l’ouvrage aime rappeler …. « Sans le radeau …la disparition de cette frégate n’aurait été qu’un simple fait divers »
L’une des expéditions précédentes s’est elle approprié ces pieces d’or ….en toute discrétion
Une autre hypothèse inattendue …. les barils n’auraient pas quitté le royaume le commandant du bateau aurait mis en lieu sûr les 90000 francs or avant le départ
Le mystère reste donc entier
(1)Ce 31 juillet 1944
"Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien", les derniers mots écrits par Saint-Exupéry, avant de s'envoler le 31 juillet avant d être abattu par un chasseur allemand de la Luftwaffe
L, années 1944 a entretenu le mystère sur sa disparition, Les recherches ont permis d'élucider, un demi-siècle plus tard, la découverte de son avion, au large de Marseille et d une gourmette ayant appartenu au pilote
Inscription à :
Articles (Atom)
-
Le 4 juillet 1943 de Roger Cornevin-hayton UNE FORTERESSE VOLANTE DE L’AMERICAN AIR FORCE « nymokimi » S ‘ECRASE A BELFONDS SUR LES R...
-
Durant la dernière guerre mondiale un des avions les plus curieux et les plus surprenants de la royal air force ( RAF ) fut sans con...
-
J Journal et notes personnelles de Roger Cornevin 1940 1944 Dans le tourbillon des événements s’étalant de 1940 à 1945 ,J’...




























