vendredi 31 août 2018

UN AVION OUBLIE

    Dans la nuit du 22 au 23 Mai 1944 un avion inconnu en flammes rasait les clochers de la cathédrale avant de s’écraser à la Potence 1 km au nord de Sées Malgré le temps écoulé, c’est une image que je ne pouvais chasser de ma mémoire,  je décidais donc d'enquêter et de déterminer sa nationalité …
Ce qui m’étonnait le plusaprès 54 années passées, c’est que notre petite ville ignorait tout de ce drame pour différentes raisons que j’essaie d’énoncer.

Ce drame de guerre s’était  produit durant une période particulièrement perturbée en l’occurrence la préparation des troupes alliées à un événement important que tout le monde espérait … le Débarquement …
Et encore d’autres raisons  qui me semblent évidentes                 
      - Le manque d’informations lié à l’interruption des communications entre les pays belligérants       
      - Quelques rares témoins présents pour constater ce crash …
    - Six victimes  sans  aucun rescapé et leur inhumation rapide par les allemands dans une tombe commune
     - Ajoutons que  les membres de l’équipage seront  « portés disparus «  empêchant toute possibilité de              recherches par les familles
  Et ensuite avec l’écoulement   des années …   l'oubli.
-        
Après diverses activités et voyages à travers le globe je décidais seulement, en juillet 1998 d’éclaircir le mystère de ce crash. Mais comment procéder ? Je  n’avais plus en mémoire la date précise du drame. 
Je découvrais inopinément sur le registre 1944 du cimetière communal, l’inhumation précipitée ,par les autorités allemandes  dans une fosse commune, de 6 aviateurs inconnus le 22 Mai 1944
Par la suite j’apprenais à la lecture du compte rendu d’enquête du "Commonwealth War Graves Commission" l’exhumation mystérieuse des six victimes par des inconnus et leur transfert au cimetière militaire canadien de Bretteville sur Laize.
Cette date du 22 mai 1944 découverte sur le registre allait me permettre d'entreprendre des recherches auprès des divers ministères Britanniques de la défense et de la Royal Air Force.
Le ministère de la défense me fit connaître sans tarder ( août 1998 ) la liste d’un équipage 
disparu lors du crash d'un bombardier Whitley du 24 OTU (operation training unit) entre Long Marston et Alençon dans la nuit du 22 au 23 mai 1944. Il s’agissait d’un avion spécialisé ( mission Nickel ) dans les  lancements de tracts et la prise de photos stratégiques sur les régions d’Alençon, le Mans et Laval.  


Le doute sur la réalité  de ce crash fut définitivement levé après la découverte du procès verbal de gendarmerie, établi par la brigade locale La brigade à cette époque citant la date précise du 23 Mai 1944 n’était pas en mesure toutefois, d ‘identifier la nationalité de l’avion et de son équipage mais la découverte d’objets divers (foulards de soie représentant l’Europe occupée, une photo, un dictionnaire, une somme d’argent en Francs français) faisait irrémédiablement penser à un avion allié.  


Sans conviction, ,je demandais au journal local "l’Orne hebdo" de publier la liste de l’équipage ( 25 nov 2003)
Et là ce fut la grande surprise ... soixante années … après les faits.
Un témoin, Gérard  Malherbe, arrivé avant moi même sur les lieux du crash en mai 1944 avait découvert la photo d'identité d’un inconnu, ( jeune ,approximativement 22 ans, tenue civile ) sur l’une des victimes.  Il nous apporta d’ailleurs un récit précis et complémentaire des circonstances de l’accident . L’avion avait été touché par la batterie de DCA installée au Pont de la Madeleine prés de la gare.        
Un autre témoin, Gérard  Buvron, rapportait une bague gravée aux initiales WGH Grand Valley, soigneusement polie et conservée précieusement dans un écrin depuis 60 années.

Après l’identification de la famille surprise et émue de WGH à Grand valley petite ville de l’Ontario ce fut le début de longues recherches ( nov 2003 ) avec l’aide de Madame Shirley Stone, déterminée et obstinée à découvrir les autres familles dans les divers états …Ontario , Québec , et Colombie britannique.
En contact direct sur Internet et échangeant entre nous, la bagatelle de plus de 300 e-mail, elle réussit après de longues recherches à contacter les familles en  m’informant en permanence des résultats obtenus.  
Annonces Royal Canadian Air Force, courrier, communications téléphoniques, articles dans divers journaux  Globe and mail, Vittoria booster, la tribune du Québec, la TV canadienne, Internet furent les moyens couramment utilisés
Le portrait de l’inconnu rapporté par Gérard Malherbe était celui du pilote David Goodwin marié juste avant son départ pour l’Europe et identifié par l’ un de ses camarades d’école.
Aux familles Harris, Hong, Wickoff, Jacques, Hopper et Goodwin,  j’ai pu adresser dans les mois à suivre une lettre explicative sur le lieu, les circonstances du crash et les emplacements respectifs des tombes. 

Collage réalisé par mme Shirley Stone














Ainsi je constatais:
Que les membres de l'équipage étaient "portés disparus" et que toutes les familles non informées par leur gouvernement, ignoraient le lieu et les circonstances du drame et, fait incroyable, l'existence des tombes de Bretteville sur Laize                  
La télévision canadienne et les divers journaux des états concernés ne tardèrent pas évoquer les circonstances , le lieu mais surtout la non-information des familles laissées à l’abandon à l’issue de ce drame.
 Combien d’années de recherches,  d’angoisse, de questions sans réponses pour toutes ces familles ?
Et depuis d’une façon unanime elles nous font part de leurs sentiments
 « Notre vie a changé depuis la connaissance du lieude ce drame , nous avons retrouvé nos êtres chers et nous découvrons enfin des moments insoupçonnés de leur vie avant leur départ outremer, mais aussileur volonté, leur courage, leur engagement pour la nation, leur attachement à la famille avant que leurs destinées ne basculent dans la tragédie.  Les mots ne pourront jamais traduire tous nos sentiments après la découverte de ces tombes  »

Roger Cornevin-Hayton.

Pour voir l'article sur la TV canadienne  Cliquez ici 
(il y a un clip vidéo a voir sur la droite de la page)





Merci de demander l'autorisation de l'auteur pour une publication partielle ou complète de ce récit

jeudi 30 août 2018

le 14 eme hussards de passage à Sées Place du Parquet (1908)

le 14 eme hussards de passage à Sées Place du Parquet (1908)
Le 14 eme hussards et le 103 eme RI sont mobilisés le 2 aout à Alençon Des le 7 aout ils sont dans la région de Verdun Pour les hussards commencent les missions de reconnaissance Les deux régiments passent en Belgique le 21 Aout Le lendemain  a lieu le sanglant combat d 'Ethe où tombent parmi les hommes du 14 hussards 6 officiers _dont le lieutenant colonel de Hautecloque _et prés de cent cavaliers .Le même jour ,le 103 eme perd 60% de ses effectifs ( extrait les temps des militaires à Alençon de 1874 a 1991 archives départementales de l'Orne)


 Le  lieutenant - colonel de Hauteclocque



 Le  lieutenant - colonel de Hauteclocque et son fils Bernard  2 aout 1914   Alençon ( cliché archives departementales de l'Orne)

Tous deux tombent  au champ  d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique)

   Le 14 eme hussards  en octobre 1893  arrive à Alençon
 Le 14  éme  hussards .ce régiment de cavalerie est nouveau ;il vient d 'être crée avec des détachements de 14 régiments ( 7 de chasseurs et 7 de hussards) mais en reprenant le numéro 14 disparu depuis  1816 il devient l'héritier ( c est la filiation d 'apellation ) de celui qui formé a Turin en1813 avait  cette même année combattu à Dresde .le nom de cette ville allemande est donc inscrit sur 
l 'étendard du régiment '( extrait de l'ouvrage " le temps des militaires à  Alençon de 1874 à 1991")

   C 'est en 1907 qu ' arrive à Alençon Wallerand de Hauteclocque il est alors chef d escadron au 14 eme hussards
Né en 1866 il est sorti de Saint Cyr en 1885 et a fait campagne en Afrique  contre Samory il a été fait " chevalier de la légion
 d 'honneur "le 30 décembre 1905 alors qu il était chef de bataillon breveté  au 75 eme regiment d infanterie de ligne pour 24 ans de services et deux campagnes ( m Dargaud )"

Le lieutenant colonel part a la tête de son unité au premier jour de la mobilisation generale en compagnie de son fils ainé Bernard - François - Marie  agé de 18 ans engagé volontaire comme cavalier au 14 eme hussards 
Tous deux tombent  au champ  d honneur le 22 aout 1914 à Ethe ( Belgique )



Photo familiale   1 er rang  1er a gauche  mon grand pére  Jean Marie Danet rescapé du combat de Ethe
 3 eme '( en noir )  le lieutenant colonel de Hauteclocque
 2 eme   rang le 7eme le  fils du colonel juste derriére son  pére




 photo familiale     Trois du quatorzieme hussards  Le pére et ses deux fils 
Le premier a gauche( Marcel danet ) fut décoré en 1918 prés de Charleville suite a son intervention pour sauver l un de ses officiers blessés qu il ramena dans les lignes françaises





Extrait archives  departementales de l'Orne "le colonel de Hauteclocque"Ce 22 août 1914, au combat de Ethe, le régiment perd 8 officiers, dont le lieutenant-colonel de Hautecloque et 73 sous-officiers et hussards. Le régiment est obligé de retraiter sous le feu de l'artillerie allemande. Dans le même temps, à Virton à l'EM du C.A., le colonel Raymond( 4 eme premier rang veste claire ) est blessé d'une balle à la tête : il sera évacué sur Montmédy et fait prisonnier quelques jours après. Mis au repos le 26 août, le régiment déplore 175 tués ou disparus depuis le 22 août. Ayant reçu des renforts, le régiment est engagé à Nanteuil-le-Haudouin, dès le 9 septembre et passe l'Aisne dans la nuit du 12 au 13 et participe à la bataille de l'Ourcq. Le maréchal des logis Gallet capture 52 prisonniers allemands cachés dans une grotte et reçoit la médaille militaire.
Le 14e Hussards est déplacé pour participer à la Course à la mer.
    EXTRAIT Wikipedia  La course à la mer est la dernière étape de la guerre de mouvement au début de la Première Guerre mondiale. Elle a lieu sur le front occidental de septembre à décembre 1914 à l'issue de la bataille de la Marne qui voit l'arrêt de l'offensive allemande et la consolidation du front ainsi obtenue de l'Oise jusqu'à la Suisse ; les belligérants tentent de se contourner au nord par le flanc ce qui les conduit jusqu'à la mer du Nord.


Tombe de  Wallerand de Hauteclocque  
 " le colonel n'a pas suivi le régiment dans sa retraite vers la mort   aprés l 'avoir renvoyé il a mis pied a terre lentement il ne pouvait plus tenir en selle et son cheval blessé allait s abattre   Les maréchaux des logis de la bruniere et Duhault accourent a leur chef et lui offrent leur monture .Le colonel les remercie " Ce n est pas la peine dit il je ne pourrais pas m 'en servir j ai le bras cassé et j ai une balle dans la cuisse ,ils lui proposent de le conduire à l'ambulance " Ne vous occupez pas de moi je suis en être sans valeur puisque je ne peux plus me battre " et avec un sourire " ils ne m 'auront pourtant pas  vivants j'ai encore un bras valide et mon revolver est chargé   vous rejoignez votre régiment car l'ennemi est là à 2 pas et il ne faut vous occuper que de lui .Adieu et merci ...." ( l illustration 24  mai 1924)


Une croix est érigée à l'endroit  où son corps fut retrouvé  et où il fut inhumé par les hommes du capitaine Pille du 124 eme regiment d'infanterie (ref à conférence de Chantal Bonazzi 19  21 Novembre  1997 )

Extrait document regional Alençon 

La commune de Belgique commémore le sacrifice de 600 à 700 soldats de l'Orne, dont de nombreux Alençonnais. Les Belges viendront le 2 août 2014, pour le 100 eme anniversaire du début de la Grande Guerre.

Le jour commence à poindre, en ce matin du 22 août 1914. Un épais brouillard enveloppe le village d'Ethe, à 15 kilomètres de la frontière qui sépare la France du Luxembourg belge. Il a plu, l'air est doux. Dans la rue principale, sept à huit mille soldats, arrivés à pied pendant la nuit pour monter à l'assaut de l'armée allemande. On y trouve le 103e RI et les cavaliers du 14e hussards, partis d'Alençon. Aussi le 104e, composé d'autres Ornais. La mobilisation générale a eu lieu le 2 août. Les Alençonnais, partis en train jusqu'à Verdun, via Paris, sont déjà au front.
Les premiers rayons du soleil dissipent les brumes. Et révèlent, sur les crêtes qui dominent le village, des batteries d'artillerie et de mitrailleuses allemandes. Des soldats occupent aussi les maisons. Le piège se referme, l'ennemi attaque cette cible trop facile. Pris sous le feu, les Français improvisent une fortification, installent leurs canons, utilisent le ballast de la voie ferrée comme un rempart.
Sabre contre mitraille.....
Au cours de la seule journée du 22 août, environ 3 500 soldats sont  tués à Ethe, 20 000 dans les proches environs. Dont 600 à 700 Ornais. Parmi les officiers du 14e hussards, le lieutenant-colonel Walleran de Hautecloque, oncle du général Leclerc, qui libérera Alençon trente ans plus tard, en 1944.
Héroïsme ou acte désespéré ? Sur terrain découvert, le lieutenant-colonel monte à l'assaut, sabre au clair, des mitrailleuses allemandes. C'est un massacre. L'officier reçoit une balle dans le bras, une autre dans le genou. Son fils, Bernard, est tué. En se repliant vers l'arrière avec son escorte, Walleran de Hautecloque est fauché par un obus.
À la faveur de la nuit, les survivants décrochent, quittant en silence cet enfer de feu et de sang. Les roues des charrettes ont été emmaillotées de paille. Les blessés intransportables sont confiés aux soins des villageois et des médecins et infirmiers militaires, restés sur place.
Au matin, les Allemands découvrent que la troupe a disparu. Ivres de rage, ils achèvent les blessés, fusillent aveuglément les civils, enfants, femmes, vieillards, incendient les postes de secours.
À Ethe et dans les communes voisines, ces deux journées forment un sanglant épisode de la bataille des frontières, la plus meurtrière de toute la Première Guerre mondiale.









EXTRAIT ARCHIVES DEPARTEMENTALES

Le 22 août 1914, au combat de Ethe, le régiment perd 8 officiers, dont le lieutenant-colonel de Hautecloque et 73 sous-officiers et hussards. Le régiment est obligé de retraiter sous le feu de l'artillerie allemande. Dans le même temps, à Virton à l'EM du C.A., le colonel Raymond ( le 4 eme partant de la gauche au premier rang )est blessé d'une balle à la tête : il sera évacué sur Montmédy et fait prisonnier quelques jours après. Mis au repos le 26 août, le régiment déplore 175 tués ou disparus depuis le 22 août. Ayant reçu des renforts, le régiment est engagé à Nanteuil-le-Haudouin, dès le 9 septembre et passe l'Aisne dans la nuit du 12 au 13 et participe à la bataille de l'Ourcq. Le maréchal des logis Gallet capture 52 prisonniers allemands cachés dans une grotte et reçoit la médaille militaire.




Ce pont, connu à Ethe comme Pont des Arminis, fut construit en 1873 pour supporter le passage de la ligne de chemin de fer de Virton Ville vers Marbehan. Il est devenu Pont du 14e Hussards en mémoire des cavaliers français tués à cet endroit le 22 août 1914. "Le 22 août 1914, après 8h, les cavaliers français du 14e Hussards chargent les fantassins allemands installés au nord de la voie ferrée, les Hussards passent et repassent sous le pont et se font massacrer par les mitrailleuses allemandes.
Ref a livre d or du 14  ème  régiment de hussards 
 disparus le 22 Aout 1914  bataille de Ethe   33
 Morts au champ d'honneur dèçédés et blessés 
                19 officiers  62 hommes de troupes
  

EXTRAIT   Musée de la bataille des  frontiéres de jean  Latour
Jean Dauphin, cofondateur du Musée de la bataille des frontières en Gaume, fête cette année ses 90 ans. Instituteur à Latour dès l'âge de 22 ans, il a connu nombre de témoins directs des "atrocités allemandes", dont il perpétue une mémoire dénuée de rancœur et de haine. Photo: Olivier Favier.
Ce « combat de rencontre », comme on l’appelle encore, est l’épicentre du plus vaste engagement de toute la première guerre mondiale. Le même jour, les Allemands mènent une offensive de moindre ampleur, sans être mieux informés des manœuvres adverses. Quoi qu’il en soit, les lignes se sont brusquement rapprochées et des combats éclatent tout au long d’un front qui s’étend de Mons à Belfort, sur près de 600 km.

À Rossignol, ce sont 7 000 soldats français qui meurent dans la journée, 17 000 pour les quinze batailles livrées dans le Luxembourg belge, 25 000 sur l’ensemble des combats. Ce record macabre n’a jamais été dépassé depuis dans l’Histoire de France. Si l’état-major français ne prend pas le soir-même la mesure du désastre, les nouvelles qui affluent le lendemain sauront l’en aviser.

.Si la guerre de mouvement a laissé peu de traces dans le paysage –les murs encore rougis par les flammes de l’église d’Èthe, quelques obus fichés dans celle de Rossignol- elle a profondément marqué les cœurs. À 90 ans, Jean Dauphin, cofondateur et actuel président du Musée de la Bataille des Frontières en Gaume, continue d’en témoigner.


jean Latour m'  a adressé son document sur les combats sanglants du 22 aout 1914 alors que je lui adressai la photo représentant les soldats et officiers du régiment du 14 eme regiment  de hussards( photo familiale ci dessus )








Image illustrative de l'article Philippe Leclerc de Hauteclocque

Philippe Leclerc de Hauteclocque



Officier général francais 5 etoiles.svg Philippe Leclerc de Hauteclocque

 
Leclerc fut tout d'abord son nom de guerre  au sein des Forces françaises libres, avant d'être ajouté à son patronyme légal : il a été autorisé à se nommer Leclerc de Hauteclocque par décret du 17 novembre 1945 publié aux JO des 19 et 26 novembre 19451.
Il a été élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France 


La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de 130 espagnols antifranquistes

Le haut commandement finit par insister : Paris doit être libéré par des Français. Les Américains permettent ainsi aux combattants de la 2e DB de se distinguer en devenant les premiers libérateurs de la capitale

Les conducteurs de  chars montrent leur joie


EXTRAITS DE MON  JOURNAL SAGIEN



Ref à  "carnet de route d un croisé de la France libre"de


Le géneral  Leclerc sur le pont neuf a Alençon( Aout  1944)quelques heures avant d atteindre  Sees distante de 20 kilométres au  nord





Alençon       prés     du pont neuf

Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5éme DB  car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan. Les Français de Leclerc, ayant libéré Carrouges  et Ecouché  le 13 août, lancent une unité de reconnaissance au centre d'Argentan, mais cette unité est chassée par des blindés allemands lors d'une contre-attaque.

  le 12 Aout 1944                                        Capitaine Dronne ( a gauche )




2 eme DB dispositif du XV eme  corps . Après la Sarthe  la division Leclerc est à la pointe du dispositif américain, réalisant un mouvement d'encerclement. Rapidement, les troupes du XVe corps US se portent vers le nord, et c'est la 2e DB qui libère Alençon le 12 août 1944, si rapidement que les Allemands en sont décontenancés. Le général Patton  commandant la IIIe armée, ne tarit pas d'éloges au sujet du général Leclerc qui appliquait les principes de l'attaque à outrance depuis que les Français étaient entrés en Normandie.
Aussi les Américains font-ils de la 2e DB le fer de lance de leur attaque vers Argentan  pour fermer la poche de Falaise. Or, après de terribles combats dans le secteur de la forête  d Ecouves , les troupes françaises se dispersent et débordent

 Extrait rapport 2 eme DB   Le général Leclerc   décide  de se porter à l'avant  de leur secteur au sud d'Argentan, à tel point qu'ils ralentissent la progression de la 5e Division Blindée américaine à Sées. Les Américains, lancés vers Argentan, sont quelque peu retardés, et Leclerc se fait réprimander par le général américain commandant la 5eme DB américaine  car il n'a pas respecté les ordres, retardant peut-être la fermeture de la poche de Falaise-Argentan.

Sees Grande  rue 
                Notes personnelles On assiste place du Parquet à  un rassemblement  de chars et de véhicules les plus divers  ,un embouteillage monstre où les conducteurs de  chars américains et français ne  savent plus comment manoeuvrer pour sortir de cet  embouteillage 


Rassemblés  aux pieds de la cathédrale quelques   prisonniers de la wehrmacht apeurés  pris  dans la campagne environnante  sont rassemblés    Je  crains pour leur sécurité ,  ce  sont  des italiens enrôlés de force ? Ils montrent leurs piéces d  identité et des  photos de famille pour attendrir leurs bourreaux menaçants  et implorent la foule déchainée Leurs photos sont jetées à tout va … spectacle désolant s’il en  est  un!


Et ces tanks ? Mes yeux voient-ils clair ? Ce sont eux ? Oui, ce sont eux. Ce sont des Espagnols. Je vois toutefois le drapeau tricolore. sur l’un des chars

Partant du  Tchad nous font ils savoir Ce sont eux qui, après avoir traversé l’Afrique,.se distinguent au milieu de la 2eme DB

Les tanks portent des noms évocateurs : “Guadalajara”, "Ebro" "Guernica" “Teruel”,  etc...                   
La colonie espagnole "sagienne " accueille avec enthousiasme "la nueve"


La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de
130 espagnols antifranquistes











le 12 Aout 1944  Jour de la liberation de Sées
Premier contact entre le capitaine Dronne et André Mazeline ( extrait de "la resistance normande face a la Gestapo )par Raymond  Ruffin


texte   Place de la cathèdrale des chars marqués de la croix de Lorraine ! une jeep et prés d elle un capitaine barbu coiffé d un képi orné de l' ancre de marine un français et un marsouin en plus ! André mazeline croit rêver 
je suis le capitaine Dronne et j appartiens à la 2eme db ; venez je vais vous accompagner prés du général 
voir photo plus haut 


Parti le 26 Novembre  1947 pour une tournée d'inspection en Afrique du nord , le général Leclerc   passe l'après-midi du 26 et la journée du 27 dans la région d'Arzew- pour assister à une manœuvre interarmée.
Le 28 novembre au matin, il assiste à une prise d'armes à Arzew puis rejoint l'aérodrome de La Sénia où l'attend son avion personnel, un B25 Mitchell baptisé Tailly 2 (Tailly  est le nom de la commune de la Somme d'où est originaire Leclerc) qui doit le conduire à Colomb Béchar  où il doit passer la journée. L'avion décolle à 10 h 15 avec une météo peu favorable : une tempête de sable  est annoncée sur Colomb Béchar

 A 10 H 15   LE 28 Novembre 1947  le  Mitchell  B25  bombardier bimoteur américain transformé en avion de transport décolle de 
l aérodrome d Oran la Sénia 
A son bord se trouve le général Leclerc  probablement le français le plus populaire de son temps Deux autres appareils devaient prendre l air mais renoncent en raison du mauvais temeps Mais 
 l'avion du général lui fonce en direction de Colomb Bechar   tout droit vers la tempête de sable annoncée
Onze personnes accompagnent le général  


 L 'appareil n arrivera jamais à Colomb  A 11 Heures 58 
l avion du général  s écrase contre le remblai de la voie ferrée méditerranèe Niger  
 Le choc effroyable est immédiatement suivi d une gerbe de flammes Le général Leclerc
 n 'est plus 

Réponse du ministère : Défense

publiée dans le JO Sénat du 09/03/1995 - page 565

Réponse. - Les cérémonies commémoratives de la libération de la France, en particulier de Paris et de Strasbourg, ont permis de rendre hommage à la mémoire du maréchal Leclerc de Hauteclocque. L'accident d'avion dont celui-ci a été victime a fait l'objet d'un procès-verbal dressé le 30 novembre 1947 par la brigade de gendarmerie d'Oujda au Maroc. Le procès-verbal rapporte la déclaration d'un témoin oculaire de l'accident qui a vu " un avion volant à faible altitude rasant une petite montagne et qui, après avoir effectué quelques loopings, est venu percuter le remblai de la voie ferrée.
L'avion descend à basse altitude et suit la voie ferrée du transsaharien qui conduit à Colomb-Béchar1
L'atterrissage, prévu à 11 h 45, est repoussé deux fois d'un quart d'heure par l'équipage. Le dernier message du B25 disait : « Tout va bien à bord, sommes à dix minutes du terrain de Colomb béchar
l'appareil au contact du sol a explosé et a pris feu immédiatement ". Ce témoin pense que " les causes de la catastrophe sont dues au mauvais temps qui sévissait au moment de l'accident. La visibilité était très mauvaise par suite d'un fort brouillard formé de pluie fine ; de plus, un vent violent soufflait vers le Nord ". Il n'a " pas entendu de raté de moteur mais a vu distinctement l'appareil effectuer quelques loopings à faible hauteur avant de s'écraser au sol ". Telles sont les informations qu'il est actuellement possible de fournir sur les circonstances de cet accident.

Une heure plus tard, la rumeur d'un accident commençant à se propager à Colomb Béchar , une colonne de la 1re compagnie saharienne portée de la légion se met en route vers le Nord en longeant la voie ferrée. Ils découvrent les débris du bombardier éparpillés de part et d'autre du remblai
























mercredi 29 août 2018

..... Du rêve a la réalité ..le naufrage de la Méduse




Une amertume tenace en découvrant l’emblême de l’ennemi d’hier , flotter au vent  en haut de l’escalier de la mairiE
  Ce jour je regrette de ne pouvoir utiliser le vieux kodak  familial ….par  sécurité !  Le drapeau nazi flotte au sommet de la mairie , les" souris grises "( employées administratives allemandes )affairées et  hautaines se précipitent dans les escaliers de marbre de la mairie nous  ignorant totalement.Plus moyen d entrer  dans la bibliothèque !et je crois savoir que le bibliothécaire Monsieur G..... instituteur a l école communale ne peut exercer sa fonction habituelle de conseiller pour les jeunes que nous sommes ...
Notre seule distraction  la relève de la garde ...  une  guérite est  installée entre le café Ferté et le marchand de primeurs espagnol Bujosa Avec mon   ami Achille nous imitons le pas de l'oie mais  nos facéties irritent   notre garde champêtre 
Sees est alors une Orstkommandantur 
Le mot désigne à la fois les services de commandement, le bâtiment où ils sont regroupés et le territoire concerné. Au cours des deux guerres mondiales , la Kommandantur était un commandement militaire local, chargé de l'administration du territoire qu'elle occupait

Une sentinelle bloque l entrée du chantier au pied de la cathédrale   et nous  fait comprendre par la manière forte que l' accés nous ést  interdit Mon ami F se souviendra longtemps d une volée de bois vert  administrée par un feldwebel furieux Nous avions  outrepassé nos droits.....en bombardant la guérite de la sentinelle aprés avoir amassé tous les  marrons d inde de la place du Friche

Mr G.....   ordinairement notre bon
Une affiche sur notre mur
conseil concernant le choix des ouvrages de la bibliothèque veille à la bonne tenue des lecteurs  Inévitablement mon choix se porte vers les livres 
d' aventures ce qui a au moins le mérite de me faire rêver des grands espaces ,des corsaires français et anglais agissant pour le compte d un souverain ou leur propre compte dans l océan atlantique et  l ' océan indien 
 L ouvrage Chancellor de jules Verne..... le roman d aventures maritime  roman initiatique, inspiré principalement par l'épisode du radeau de la Méduse survenu en 1816 attire mon attention 
L'action se déroule dans le huis clos d'un navire en perdition
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"Ils partirent à 151 et arrivèrent à 15… Qui connaît la véritable histoire du Radeau de la Méduse ? Peint en 1819, le chef-d'œuvre romantique de Théodore Géricault a atteint une telle renommée qu'il a depuis occulté le fait divers réel qui l'a inspiré. En juin 1816, un navire français, La Méduse, quitte le port de Rochefort en direction du Sénégal. Son équipage, composé de civils, fonctionnaires, marins et soldats doit s'installer dans cette ancienne colonie restituée par l'Angleterre. Mais par la faute de la cartographie aléatoire de l'époque et de l'imprévoyance de son commandant, La Méduse s'échoue sur un banc de sable, au large de la Mauritanie. Les canots de sauvetage se révélant  en nombre insuffisant, 151 passagers sont sommés de prendre place sur un radeau de fortune de 20 m sur 12, avec cinq tonneaux de vin en guise de vivres. Seuls 15 d'entre eux survivront, secourus par un autre navire français, L'argus, après 13 jours de dérive."

La lecture de cet ouvrage avait laissé en moi une part de doute , de rêve et d 'étonnement Cette histoire me semblait invraisemblable 
et pourtant qui aurait pensé que je serai   amené à vivre dans cette région et a survoler de nombreuses fois la zone du naufrage malgré moi je me trouvais  impliqué dans des recherches relatives à cette aventure 


Mon carnet de vols témoigne des nombreux vols exécutés dans cette zone  de l océan atlantique au large de la Mauritanie 

 27 octobre  1955  Notre Sunderland fait  escale à Port Etienne 
Arrivons de Port Lyautey( aujourdh'ui Kenitra )

Le phare Copoloni et le cap Cansado sont en vue. Un appel de la tour de contrôle et notre hydravion se  pose  par un  vent de sable aveuglant  ,trainant un long sillage  d'écume   ,sur le  plan d'eau de Port Etienne battu par les alizés soufflant dans   la baie du Lévrier  
Un groupe de boscos de la marine nationale  s'agite en tous sens et nous indique l'emplacement de la  bouée d'amarrage . Hydroplanage ,  approche prudente  ,la bouée est prise sans coup férir ,par un membre de l'équipage muni d'une longue gaffe.   Exercice de routine pour un équipage entrainé. 

Notre chaloupe accoste au vétuste appontement de bois , secoué par le ressac., planté au bord d'une longue gréve blanche où des barques délabrées et de vieux chalutiers achèvent de disparaitre,noyés par   une longue  coulée de sable 


Le plus étonnant lors du tour de piste avant notre amerrissage est le spectacle de la baie une main géante semble avoir semé de grandes silhouettes sombres , des épaves   des épaves partout jusque dans le port .....des navires de toutes toutes sortes gisent au bord de la baie un spectacle étonnant de ce désert qui dévore tout jusqu aux navires

A chaque  décollage je me poserai cette éternelle question..Pourquoi ces bateaux en plein délabrement sont ils venus mourir si  loin de leur port d'attache ?



,La bouée est prise sans coup férir ,par un membre de l'équipage muni d'une longue gaffe.  

Carte du cap Blanc, aujourd'hui râs Nouâdhibou (1958) 




Devant nous..... notre campement des années 50.....le vent et le sable



Le rendez vous de la méduse se trouve en Mauritanie 


il fut une époque ou une partie de la France ignorante en géographie vibrait pour ces héros qui survolaient les rivages déserts de la Mauritanie, défiaient ces univers de sable  
 Les pilotes naufragé se faisaient rançonner ;Quelques hommes courageux négoçiaient leur rachat Parmi eux Saint Exupery le souvenir de l écrivain va être pour moi l occasion 
d une reconnaissance avec une partie de mon adolescence(1)



  Saint Exupery(  ci dessus ) auprés de l épave de son avion accidenté  en attente de secours


  A une vingtaine de km au sud de Port Etienne tout au bout de la péninsule se dresse le phare du cap blanc pointe la plus avancée du continent saharien avant 
l' infléchissement de la côte vers le sud repère essentiel aux navigateurs
 C est ce cap qu 'a manqué la Méduse dans la nuit du 1er au 2 juillet 1816 

Au delà 100 km plus bas s 'étend un vaste traquenard;..... des milliers de km2   d un banc  de sable a peine immergé que les navires doivent à tout prix contourner par le large 


Le vent souffle sur les bancs d 'Arguin , les bancs de sable véritable piège sont a peine visibles à marée basse

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J ’ai  eu recours à mon  carnet de vol  jauni par le temps et bien rangé dans le fond d’un tiroir …je lis    20   séjours à Port Etienne et autant de survols de l’ile Tidra et des bancs d Arguin  
Au cours de nos missions sur Port Etienne de 1955 à  1957  J’ai donc  survolé comme beaucoup d autres la  Mauritanie ,ses plages désertes , ses dunes , ses massifs rocheux  et enfin les bancs d Arguin  …Il m’était donc difficile de rester indifférent à la tragédie de  cette  frégate disparue dans la région au siècle dernier …..la  Méduse  tragédie de la méduse reprise par les écrivains de l 'époque Et pourtant chaque jour en cours de vol ‘ aucun membre de l équipage  ne se posait  la question ignorant le drame qui s était déroulé le siècle précédent au large de cette région désertique
                                            Notre Sunderland amarré  à la bouée
 
Frontiére Mauritanie  Rio de Oro   La sentinelle espagnole souhaite  poser pour la photo 
Assailli par les mouettes ....!
Les maures  nous invitent sous leur tente pour un thé fort et sucré 
Seul sur la planéte !
Squelette de chameau !!!!!
Pécheurs irraguiens
                                                                                                                                                  
Notre Survol journalier du Cap Blanc, promontoire rocheux et désolé sur fond de brume la baie du Lévrier  Plus désolé ,.plus stérile encore que le reste de la côte ... Pas le moindre buisson sur la côte sablonneuse ,pas le moindre relief que l'homme est en droit d'attendre du plus aride  des paysages ..et pourtant c'est le plus surprenant  refuge d'oiseaux marins de la planète ....mais c’est là aussi que nous  réalisons entre deux vols  les plus belles pêches en espérant que les requins ne viendront pas troubler notre quiétude de pêcheur amateur     
 


Distinguer en dessous de nous l’emplacement approximatif du naufrage c ‘était rechercher une aiguille dans une botte de foin…
 
L'écran radar fourmille d'une multitude de points brillants.. image PPI ;;;  ce sont des flottilles de chalutiers canariens et des bancs de poissons.. masses compactes et phosphorescentes   qui se déplacent à fleur d'eau  prés de la surface  .... au milieu d’un « retour de mer »qui noie véritablement l’écran
En survolant ce lieu désertique ,de notre couche de  nuages   il nous est facile de distinguer sans efforts cette eau d'un vert profond qui s'éclairçit  lors de la présence d'un banc de sable effleurant  la surface de l'eau C'est   en effet le fameux banc d'Arguin, un immense banc immergé ,une plate forme sous marine située bien au large constamment recouverte d'eau... Une immensité d'eau de  faible profondeur à différents endroits cachant comme on le sait … un  gigantesque  piège aux marins non informés ..Ce sont les bancs de sable  ….’
C est là que  la Méduse s’échoua un beau jour de 1816 

Le privilége de survoler cette région et de découvrir sous un ciel limpide les bancs d’Arguin  ,incite inévitablement à vouloir évoquer et comprendre les causes de ce drame

Inexpérience du capitaine ou cartes mal renseignées ? Le sujet a été largement traité !
Nous tentons quand même quelques approches radar ;;; Ne serait ce que pour évaluer  le point de ce  naufrage célébre ,mais rien ce jour  ,ne dissipera la part de mystere qui enveloppe cette disparition Face a cette terre aride la  frégate  s'est choisie la plus austère  des tombes , « les bancs d’Arguin » un immense plateau  à fleur d'eau ,vaste banc de sable ….qui émerge à marée basse ... quelque part au sud du cap Blanc par le travers de l'ile Tidra 
Curieux, j’étudie le sujet et je constate que la dernière expédition permettant d identifier l’emplacement du naufrage doit remonter   aux environs de  1930 ?je quitterai donc la Mauritanie sans avoir eu le privilège exceptionnel de survoler  l 'endroit précis du naufrage
 Donc il ne reste  plus qu’ à rêver ! et de songer aux faibles moyens  dont nous disposions pour détecter l’épave du Noroit disparu dans le lac  de Bizerte ,deux années  auparavant …

 Notons la position exacte du naufrage en 1816 que nous survolions pratiquement chaque jour dans le cadre de nos missions 
20 degrés de latitude nord 17 degrés ouest par le travers de l ile Tidra    ( 5 metres d'immersion environ  100  miles au sud de Port Etienne ( Nouadhibou) notre base d hydravion Sunderland 


 
Sunderland ...décollage !!!!

Recherches de l 'épave de la méduse ( suite )

Une seconde campagne en 1961 1963 permet de compléter les connaissances du banc d’Arguin … mais pas de trace de l’épave
Dix ans plus tard ,nouvelle déception …

La réponse je la trouverai 50 années plus tard ….lors de la lecture de l’ouvrage d un remarquable explorateur des fonds marins jean yves Blot
Découverte de l’épave en 1980 .donc 25 ans aprés notre séjour à Port Etienne
Toutefois l’intérêt et la curiosité persistaient grâce à un homme qui se passionnait depuis de longues années pour la frégate disparue , le professeur Théodore Monod dont les travaux lui valaient une renommée mondiale dans la connaissance du grand désert saharien
La solution définitive va finalement résulter de sa rencontre avec le jeune archéologue plein d’énergie et d’enthousiasme Jean –Yves Blot

Je fais reference à son ouvrage « Chronique d’un naufrage ordinaire «publié en 1980
Dans le cadre des moyens de recherches, l’exploration aérienne , le sonar que l on utilise dans nos escadrilles ,les sondeur à sédiments , le scanner à infra rouges apparaissaient d’emblée inutilisables
Restait le magnétomètre à protons mis au point pendant la seconde guerre mondiale lors de la recherche d’un moyen de détection des sous marins en plongée et qui devait permettre de déceler les parties métalliques issues de l’épave et réparties sur une centaine de metres carrés
La chance sourit enfin à l’expédition , une anomalie magnétique de 1000 gammas est repérée puis confirmée ( référence faite à l ouvrage de jean yves Blot) Deux plongeurs confirment la présence d’une épave et revenus à la surface annoncent la présence sur le fond de canons de fer et de clous de cuivre 
L’enthousiasme est grand …. ce ne peut être que la Méduse......

Jean yves Blot plonge à son tour dans une eau opaque et glauque La visibilité ne dépasse pas 1 mètre 50 et la profondeur est limitée à 5 ou 6 mètres
« Quelques herbes épaisses poussent ça et là …. une épave ancienne surgit….rongée par plus d’un siècle de séjour sous marin Des poissons hantent le fond …..
Les minutes passent interminables;;;

Soudain une voix jaillit du haut parleur , sa voix ressemble a un vol de perruches au dessus d 'un champ de tournesols...témoignera jean yves Blot

Des noms fusent ....canons de fer ,clous de cuivre , la voix répète «  c est la méduse il n 'y a pas a tortiller c est la méduse"

Nous sommes en décembre et l eau n' est certainement pas a 22degrés la Visibilité ne dépasse pas un mètre, un mètre cinquante.... la profondeur n 'est que de 5 a 6 mètres,le fond est de sable comme prévu , un morceau de métal oxydé apparaît

Au fur et a mesure de ma progression surgit le décor habituel d une épave ancienne … une tige métallique de forte section apparaît Cette tige est la verge d une ancre, je découvre une seconde ancre posée sur le sable




En conclusion quelle que soit la vérité ,c’est l’horreur du drame  du radeau mis en évidence par la réaction de l’opinion publique devant le tableau de Géricault   qui retiendra l’attention .La rencontre du drame et d’une œuvre exceptionnelle exaltant et fixant  l’image de ces hommes désespérés  n’a pu  laisser indifférents les amateurs de sensations fortes 


  jean yves Blot auteur de l’ouvrage aime rappeler …. «  Sans le radeau …la disparition de cette frégate n’aurait été qu’un simple fait divers »


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Retour vers Dakar 





A la mi janvier , l’exploration se disloque .Une identification plus approfondie permet de dire qu’il s’agit bien de la Méduse Mais la solution de cette énigme entraine une interrogation Que sont devenus les fameux barils de pieces de monnaie ?
L’une des expéditions précédentes s’est elle approprié ces pieces d’or ….en toute discrétion
Une autre hypothèse inattendue …. les barils n’auraient pas quitté le royaume le commandant du bateau aurait mis en lieu sûr les 90000 francs or  avant le départ
Le mystère reste donc entier

(1)Ce 31 juillet   1944
En effet réfugié en basse normandie aprés le débarquement alors que notre domicile était occupé par une compagnie de la Luftwaffe je percevais sur mon poste a galéne soigneusement dissimulé une voix de la BBC  annonçant la disparition de Saint Exupery en Méditerranée
 "Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien", les derniers mots écrits par Saint-Exupéry, avant de s'envoler le 31 juillet avant  d être abattu par un chasseur allemand de la Luftwaffe
L, années  1944 a entretenu le mystère sur sa disparition, Les recherches ont permis d'élucider, un demi-siècle plus tard, la découverte de son avion, au large de Marseille et d une gourmette ayant appartenu au pilote