lundi 17 octobre 2016

Paderborn Sennelager et la bataille des frontiéres


Photo familiale le 14 eme hussards a Alençon

 Paderborn Sennelager et la bataille des frontiéres  

Surprise je découvrais que depuis plus de 1 000 ans, les villes de Paderborn et du Mans partageaient une amitié privilégiée. Le premier événement fondateur de cette histoire remontait à 836 date à laquelle les reliques de saint Liboire (évêque du Mans de l'époque) ont été transférées à Paderborn. 
Depuis, Saint Liboire est le saint patron de la ville et de la cathédrale de Paderborn, mais aussi le saint patron commun des deux villes qui leur a permis de tisser des liens si étroits

Les événements de la 2 eme guerre mondiale n'ont pas terni les relations entre les deux villes et ont même renforcé le sentiment commun de vouloir reconstruire cette amitié qui les liait depuis l'an 836 Ainsi, cette amitié franco-allemande devient officielle le3 Juin 1967 avec la signature d'un accord de jumelage par les maires respectifs des deux villes : Christoph Tölle (Paderborn) et jacques Maury  (Le Mans). Saint Liboire reste le symbole emblématique de cette amitié et est fêté tous les 27 juillet  à Paderborn (Libori Fest) par les diocèses du Mans et de Paderborn. Au-delà des différentes cérémonies religieuses qui y ont lieu, cette date marque le début d'un grand nombre de festivités au sein de la ville pour une durée de 9 jours. Chaque année, les différents stands, installés sur plus de 2,5 km, et autres attractions attirent plus d'un million de visiteurs dans la ville.
DEUX  GI' S un SOLDAT FRANCAIS
j'avoue que  la découverte de ces festivités  m'  laissé très circonspect

Mon  valeureux grand pére ( paternel )passa plus de '4 années de sa vie dans le camp de Sennelager et l 'évocation de ce nom  laissait dans les  conversations familiales des interrogations et de rancune   


Le 14 eme hussards avant son départ pour la Belgique


 A cette date du 22 aout 1914.avait lieu     le terrible combat de Ethe où le régiment du 14 eme  hussards fut totalement déçimé dans le brouillard par les mitrailleuses allemandes  ( voir le site 14 eme hussards  Régiment commandé par le commandant de Hauteclocque )
Ce dernier et son fils ( photo ci dessus )y perdirent la vie , le pére en uniforme noir arrivant de l 'école de cavalerie de Saumur et son fils juste derriére
Mon grand pére maternel le premier a gauche   premier rang 



Mes deux grand pére et la guerre de 14  18

 Ma conclusion... mon grand pére maternel était présent a Ethe  lors de l affrontement entre le 14 eme hussards  et les mitrailleuses allemandes et ce même jour le 22 aout 1914 mon grand pére paternel était fait prisonnier a   Iwuy    suite a la percée allemande de Charleroi

 

Foudroyée par la puissance de feu de l'artillerie allemande, l'armée française vit alors les heures les plus sanglantes de son histoire : 27 000 soldats sont tués dans la seule journée du 22 août

J ai pu recuperer   le journal de marche du 27 ri  ter de Mamers  Comment ce valeureux grand pére est il  parvenu à Sennelager ...?

 4 Aout 1914  est rappelé sous les drapeaux lors de la déclaration de guerre contre l Allemagne dans le 27  eme régiment territorial de Mamers il appartient alors à la subdivision des territoriaux de Mamers qui partira le 12 aout vers le front  Les regiments de Mamers seront  repartis en 3 trains   (source le journal de marche du 14 eme hussards)

Le regiment arrive a Massy Palaiseau le 13  Aout  1914 et reçoit l ordre de se diriger a pied sur Choisy le roi par la Croix de Berny et Fresnes                       Journal de marche du 27 RI TER

Sennelager  le gardien allemand est a l 'extréme droite 
au dos de la photo Paderborn Sennelager Walter Muller photographe   Mannheim 


WALTER MULLER ,photograph,Kunstwerkstaff,Paderborn Sennelager

  A Choisy cantonnement boulevard de la republique rue du pont Avenue de Paris et  ensuite  cantonnement  bd de la république   rue du Pont Avenue de Paris 


Mon grand pére 2é eme a gauche  journal a la main

  au dos de la photo Paderborn Sennelager Walter Muller photographe   Mannheim

17  Aout  train Vitry   Ivry sur seine 18 Aout arrivée au quai 

d embarquement de la gare de Douai ( nord )

18 Aout  Arrivée au quai d embarquement de la gare de Douai itinéraire Marchiennes  Raismes forêt de Vicoigne

22 Aout     Arrivée a Valenciennes   premiers combats a Iwuy 
Extrait journal de marche 22 Aout'

Affrontements avec les uhlans   Nombreux disparus Mon grand pére  est fait prisonnier a partir de cette date suite a la percée de Charleroi par les troupes allemandes

                                  Cavalier uhlan

 26 Aout 1914  A 3 Decembre 1918   Captivité en Allemagne a Paderborn et Sennelager ( Manheim )  2 fois évadé  camp de discipline

 4 Decembre 1918  a 12 Fevrier 1919  

Toujours en activité et libération du service militaire le 10 Octobre 1926

 

  SENNELAGER 1914  1918


On y arrivait par trains : 40 hommes par wagon.et des l arrivée nombre de prisonniers logèrent dans les tentes
Des Belges, des Français, des Britanniques et des Russes,furent internés a Sennelager  rapidement groupés par nationalité (les Belges et les Français auraient toutefois été rassemblés).
La guerre continuant , le camp situé d'abord près du camp allemand, fut agrandi et réorganisé à plusieurs reprises. 

 Il y eut ainsi Senne I, Senne II, etc... puis, le camp de Staumühle situé au nord de Sennelager, dans l'enceinte du champ de manoeuvre.


A côté de ceux-ci existait également un camp de civils, recevant, par exemple, les Belges qui avaient été pris lors d'une tentative de passer en Hollande, et condamnés par les Tribunaux militaires d'occupation ... 


Cliquez pour agrandir
Prisonniers français arrivant au camp de sennelager
Sans aucun doute mon grand pére appartenait au groupe de soldats
ci dessus
A la rencontre de Paderborn Sennelager  Ces deux mots  faisaient partie du langage familial et je les ai entendu toute ma jeunesse
Aprés plus de 30 années ils traduisaient   encore toute l angoisse de mon pére, emprisonnement de mon grand pére lors de la bataille où français et allemands s affrontérent a nouveau aprés plus de 40     années de répit lors de la bataille des frontiéres aux alentours de Longwy .
Aussi je m étais promis de " remonter le temps " et de tenter de comprendre les évenements ayant marqué cette période où la France et l Allemagne s 'affronterent une fois encore 

IWUYMaM
monument de iwuy




Nous savons aujourdhui que la bataille des frontiéres fut particulierement meurtriére où    27 000 soldats français
                         perdirent la vie dans un engagement

Ce valeureux grand pére habitait Vibraye dans le département de la sarthe   50    km au nord du Mans   C' est pourquoi il se retrouva dés la déclaration de guerre au 27 eme ri ter de Mamers














Paris (AFP) - Avec 27.000 soldats français tués par la mitraille allemande, le 22 août 1914 fut la journée la plus sanglante de l'histoire de France. Moins de trois semaines après le début du conflit, cette hécatombe balaie les illusions d'une supériorité française sur l'envahisseur allemand.
27.000 morts sur 400 km de front, de la Belgique à la Lorraine, et pratiquement aucune trace dans la mémoire collective. Une tragédie "oubliée", pour occulter les graves lacunes de l'état-major français et une stratégie offensive irresponsable qui poussa les hommes à l'abattoir.



vendredi 14 octobre 2016

FALLINGBOSTEL CAMP DE PRISONNIERS STALAG 11 B RETOUR A PUTANGES


Les saules pleureurs sur les bords de l orne Vue du pont de Putanges


Cesar Martinelli debout au milieu (  une cigarette  dans la main gauche )
Cesar Martinelli et son aumonier
Le stalag XI B de Fallingbostel, situé tout prêt est lui aussi destiné aux prisonniers de guerre de la Wehrmacht avec celui d’Oerbke (Stammlager XID, qui verra durant l’hiver 41-42 mourir 30 à 40.000 PG Russes !) et de Wietzendorf (Stalag X D, 16.000 PG Russes morts durant l’hiver 141-42)...

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Cesar Martinelli 1er a gauche au second rang
( Rédaction provisoire )


Le camp de Choisel est un camp d'internement situé en France, dans la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique (à l’époque « Loire-Inférieure »).
Après avoir abrité des prisonniers de guerre en 1940, il est connu à partir de 1941 sous le nom de Centre de séjour surveillé de Choisel, dépendant du sous-préfet et mis sous la surveillance des gendarmes français. Il abrite alors des nomades, des détenus de droit commun et des détenus politiques dont la plupart étaient communistes.
Les premières troupes allemandes arrivent à Châteaubriant le 17 juin 1940.
1940
En juin 1940, lors de la bataille de France, 45 000 prisonniers de guerre de l’armée française et quelques anglais sont internés à Châteaubriant et répartis en quatre camps, identifiés par les lettres A, B, C et S. Le plus important est le camp C situé à sur le champ de course de Choisel, au Nord de Chateaubriant sur la route de Fercé1,2.

Aprés juin 1940 la famille Martinelli a connaissance du lieu où est emprisonné César Martinelli 
Mme Martinelli réussit à rassembler la petite famille de trois enfants dans  la traction avant citroen et   se rend  malgré la distance au camp de Choisel  Les prisonniers enfermés dans un vaste enclos exposé a la pluie et a tous les vents ne bénéficient 
d' aucune liberté et les contacts sont particulièrement surveillés par des sentinelles vigilantes et intraitables  
Aucune information concernant la vie au camp sinon les documents exposés ci dessus

Laissez-passer pour prisonniers de guerre français et belges travaillant a l 'extérieur du camp




Ensuite grand départ pour l Allemagne  
C M a travaillé dans une ferme où les contacts semblaient excellents avec les fermiers IL  nous parlait fréquemment d' un camp de déportation a proximité de Fallingbostel où il avait effectué certains travaux en fonction de son expérience
 d' entrepreneur du bâtiments
Par la suite aprés la défaite de l' Allemagne en 1945 il employa dans son entreprise deux prisonniers allemands dont l' un d 'eux est devenu chef de chantier l 'autre exerçantla profession de menuisier
L'un des deux s'est d ailleurs marié avec une habitante de Putanges


Fallingbostel
Plusieurs sagiens et ornais sont prisonniers en juin 1940 a Fallingbostel   stalag 11 B  





Putanges pont Ecrepin


Cette statue située a l entree du pont de


 a été jetée dans la rivière par les allemands et ensuite retrouvée ;.........

Ce n'est cependant que le 21 juin qu'apparaissent à Putanges les premiers feldgrau, cyclistes et cavaliers qui passent sans s’arrêter. Le 23 juin, un détachement d'artillerie antichars s'installe à Pont- Écrépin et tient pendant plusieurs jours le pont sous contrôle de ses pièces. Le 12 juillet, de nouvelles troupes de passage font étape à Putanges et à Pont-Écrepin. Les officiers sont logés chez l’habitant :






Parachutistes allemands place de la mairie 
Les chevaux sont réquisitionnés dans les fermes (ci dessous)
ds et sedirigent
pour équiper les voitures de ravitaillement allemandes Les différents convois  ne pourront resister aux attaques de l avion alliée ( voir gué de Moissy )
20 Aout 1944  Un char britannique franchit le pont Bailey installé par le génie








le  gué de moissy a Chambois Le couloir de la mort est le nom donné à la fin de la bataille de Normandie à un étroit passage entre Saint-Lambert-sur-Dive et Chambois dans le nord-est de l'Orne. Durant les journées du 19 au 20 août 1944, sur un passage de 3 km de largeur1 ce qui reste des troupes allemandes en Normandie essayent de s'échapper par le seul passage encore ouvert dans la poche de Falaise sous la pression des Canadiens et des Polonais au nord, et des Américains et d'un détachement de la 2e DB française au sud. Seuls le gué de Moissy, traversable l'été et le pont de Saint-Lambert permettent aux véhicules de franchir la Dives. Cette zone est durant ces deux jours sous le feu de l'artillerie et de l'aviation alliée. Lorsque les troupes alliées font leur jonction, ils découvrent un spectacle dantesque avec un enchevêtrement de véhicules détruits, incendiés ou abandonnés et de cadavres de soldats et de chevaux recouvrant la route, parfois sur une épaisseur de trois ou quatre corps1, ce qui lui faudra ce surnom de « couloir de la mort ».
cathedrale saint Germain Argentan

Putanges 1945


un char anglais a demi immergé aux pieds du pont









 
En arriere plan l 'immeuble " le Bosquet "






Retour au bercail reprise de l' activité de 
l 'entreprise

ceremonie en l honneur de l officier britannique dont le corps avait été retrouvé prés d une arche du pont ( voir plus haut )Etaient présents  monsieur   le   maire de Putanges et messieurs Hayton pére et fils représentants britanniques





 


Bombardement de Putanges et destruction du pont en Aout 1944( texte de Monsieur Darpentigny )
Les Allemands ont un instant le projet de marquer un temps d'arrêt sur l'Orne et leurs états-majors parcourent les crêtes de la rive droite en quête de positions d'artillerie. Mais deux colonnes Alliées, arrivées simultanément, sont déjà dans Putanges et à 11 heures, malgré l'intervention héroïque d'un officier anglais qui s'est porté sur le pont pour couper les mèches mises à feu, l'ouvrage saute et entraîne dans sa ruine tous les immeubles construits dans son voisinage. Le courageux officier et l'alsacien qui l’accompagne perdent la vie. 

Cependant, un détachement de tanks anglais descend la route de Fromentel, il est pris à partie par un tank allemand embossé à l'entrée du chemin de la scierie. Mais ce dernier bientôt repéré est neutralisé en quelques obus. Un second détachement de tanks américains s'approche de Putanges par la route de Condé et le 18 au soir, la ville est au mains des Alliés. Quelques éléments allemands tiennent encore sur la rive droite. 

Les patrouilles d'infanterie sont en contact et le silence de la nuit est ponctué par le crépitement des mitrailleuses. Au cours de la nuit des éléments anglais prennent pied sur la rive droite. Des tanks légers franchissent l'Orne à gué, à la hauteur de la ferme des Naudières et se portent en avant sur la D15.  

Le 19 août, Pont-Écrépin connaît à son tour la joie de la libération. Les cloches sonnent ; les ruines se pavoisent, les alliés en quelques heures installent un Pont Bailey sur les piles de notre vieux pont écroulé et la file ininterrompue des tanks et des convois reprend sa marche vers l'est... vers la victoire... !


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Cesar Martinelli   et a droite  monsieur le maire en 1949





Reconstruction du pont par l 'entreprise Martinelli





Enfin libérés....  retour en  France Pélerinage à Lourdes    date  hypothèse 8septembre 1946
Cesar Martinelli debout premier a droite

Le camp de la Wehrmacht

Lors du premier conflit mondial, les Allemands construisent à Bergen un camp de prisonniers destiné à accueillir des soldats Français et Belges. En 1940, la Wehrmacht réactive le camp qu’elle destine à l’accueil de prisonniers de guerre blessés. Le camp accueille 600 prisonniers, Français et Belges.
Le 31 mai 1941 le camp de Bergen devient le Stalag 311 (XI C) et accueille à partir de juillet 21 000 prisonniers de guerre soviétiques, cantonnés en rase campagne et sans abri. Arrive l’hiver 1941-1942 : la faim, le froid, la maladie tuent 14.000 hommes. 

la rue du Beigle à Argentan













 
1949   Aout   Election de la reine du Commerce 


Ce site n 'est que provisoire je fais en sorte de rassembler le maximum d informations concernant Fallingbostel   Pour gagner du temps je publie les photos et documents en ma possession 
VOIR PUTANGES   ARTICLE MAIRE

Ce texte a été rédigé par un parachutiste allemand de retour a Putanges aprés la liberation S arretant sur la place de l hotel de ville il  s adressa aux habitants pour leur témoigner l amitié du peuple allemand



 

Aprés la liberation la vie reprend à Putanges