lundi 4 avril 2016

Evasion des aviateurs rescapés du crash de Belfonds Juillet 1943 Témoignage

Complément aux témoignages de Maurice Quentin ,Robert Aubin , et Joseph Onfray concernant l'évasion des aviateurs rescapés du crash de Belfonds Juillet 1943




Je fais référence au témoignage de Maurice Quentin 1er Octobre 1978 Fonds Vigile 41 J 5 ADO ( Crash du 4 Juillet 1943 Belfonds ) ci joint en annexe et auquel j'apporte les précisions suivantes :



La lecture du rapport d'évasion de l'US Air Force no 263 de Willard E Freeman ,l'un des deux évadés blessés avec Charles Mankovitz ,document issu des archives de Maxwell Alabama reçues en 1998 ,me permet de confirmer et de compléter le témoignage de Maurice Quentin en y ajoutant



Les noms des trois évadés qui figurent dans le rapport de l'US Air Force et de la RAF . Les trois évadés en question avaient été hébergés chez Victor Chevreuil et pris en charge par Albert Terrier et Jacqueline Frelat accompagnée d'un enfant . Ils avaient pour nom



Willard Freeman mitrailleur USAF 384 BG caché en forêt de Gouffern

Charles Mankovitz mitrailleur " " "

Ivor Samsun RAF 78 sqa Son Halifax avait été abattu le 15 Juillet 1943 prés de Nogent le Rotrou ( Voir rapport d'évasion 3316 . 1561 , Sources Archives de la RAF ) Une guide inconnue (certainement Jacqueline Frelat )

a conduit nos trois évadés jusqu'au Mans



Noms cités par Willard E. Freeman dans son rapport Chevreuil , Jacqueline Frelat , Mme James Gill ( Nelly ) au Mans , Monamour ,Roger Paupe à Lyon , Sigot à Flavier ( Voir traduction Rapports d'évasion Roger Cornevin Hayton )





Lors de leur périple les conduisant vers les Pyrenées ,Freeman ( rapport d'évasion no 263 )confirme que malgré la fraicheur du temps ( fin Aout 1943 )et en raison des craintes de l'hébergeur( Mr Pavageot) , le groupe entier avait été obligé de passer la nuit dans un bois à proximité du Mans ...

Il parle d'un homme âgé ( Terrier ) qui avait établi de multiples contacts au Mans avec différentes personnes appartenant au réseau clandestin .


Du fait de leur méconnaissance du français,le groupe des trois évadés ignorait bien sûr toutes les tractations dont il était l'objet ( voir filiére VIC ci dessous )



CLIQUER sur le Lien ci dessous  crash de belfonds la Philippiere

Album Archive - Belfonds la Philippière - Google





Note sur l'arrestation de Robert Aubin et de Joseph Onfray .

Les causes de leur arrestation



Robert Aubin



Robert Aubin 38 ans ingénieur du génie rural , maire de Fontenai sur Orne,travaillait en accord avec Edouard Paysant était chef de l'OCM (organisation civile et militaire ) principale organisation de résistance dans l'Orne .

Il fut arrêté à Alençon le 3 Novembre 1943 soit quatre mois aprés le crash de Belfonds .Libéré à Lubeck le 2 Mai 1945 du camp de déportation ,il revint par la Suéde avant de regagner la France



Lettre de Robert Aubin adressée à Jean Vigile 1975 fonds Vigile 41 J 28 ADO



" C'est là que se produisit l'incident qui ferait que je serai arrêté le 3 Novembre

Mon nom ayant été donné en clair dans une correspondance qui n'atteignit pas son destinataire , une dame Barbier de Paris qui travaillait pour l'IS ( Intelligence service ) et qui malheureusement venait d'avoir des ennuis avec les allemands . Sa boite aux lettres fut ainsi abandonnée et le courrier trouvé 3 mois plus tard par les occupants "



Journal de Joseph Onfray "l'âme résiste , journal d'un déporté "



" Il fallait évacuer les quatre aviateurs pour cela reprendre les liaisons . Il faut noter que le même jour une autre forteresse etait tombée dans le département à La Coulonche . Là aussi il y avait des rescapés



NP En complément des crashes de Belfonds et La Coulonche , deux autres forteresses seront abattues ce même jour à Mézeray et Poillé sur Végre ( Sarthe ) lors de ce même raid sur Le Mans ( Voir l'article independence day Roger Cornevin Hayton )



suite témoignage Joseph Onfray .... "Aubin prend contact avec Caen , on le met en relation avec Y . qui juge inutile d'envoyer quelqu'un à Paris et fait écrire par sa femme une lettre en clair à une dame Barbier de l'IS . Cette lettre se termine ainsi " D'ores et déjà vous pouvez prendre livraison de six bidons vides chez Mr Aubin service du génie rural à Alençon "

En Octobre une partie de la section de rapatriement de l'IS à Paris a dû se faire " gauler " La lettre précitée a été retrouvée ... D'où notre arrestation

Heureusement les aviateurs étaient déjà embarqués pour Paris et avaient déjà probablement regagné l'Angleterre "



NP Source rapports d'évasion nos 65 à 68 de l'US Air Force . Effectivement les quatre aviateurs indemnes dont Erickson pilote était le leader , atteignaient Gibraltar le 17 Aout 1943 , tandis que les deux blessés cachés dans la forêt de Gouffern atteindront Gibraltar que le 13 Décembre 1943



La note ci dessous extraite de l'ouvrage de Roger Huguen " Par les nuits les plus longues "permet d'affirmer que la filiére Barbier était déjà désorganisée depuis le 18 Juin 1943 et que la lettre imprudente adressée par Robert Aubin à Elisabeth Barbier plusieurs semaines plus tard , ne pouvait que ... tomber entre les mains de la gestapo



Cette dame Barbier citée par Robert Aubin et Joseph Onfray de l'IS avait pour nom Elisabeth Barbier ,elle était le chef du secteur parisien assistance directe de " Guillaume ". Elle avait débuté dans le réseau " Saint Jacques " en 1940 et c'est à cette époque que "Guillaume " l'avait connue . La mére d'Elisabeth Barbier était la chef logeuse de l'organisation en préparant l'hébergement des aviateurs chez des particuliers

Un important coup de filet aux conséquences multiples (np précédant de trois mois la lettre écrite en clair par l'épouse de Robert Aub in ) venait d'être donné le 7 Juin 1943 par la gestapo et bientôt plusieurs agents du réseau Cométe se trouvaient entre les mains de la police allemande . L'adresse d'Elisabeth Barbier" alias Babette " 72 rue Vaneau Paris 7 eme fut découverte sur l'un d'eux et ce fut un jeu d'enfants pour les allemands d'organiser une souriciére .

Plusieurs membres de l'organisation arriveront sur les lieux du rendez vous habituel et apercevront une voiture portant une marque de la police allemande garée le long du trottoir . Prudents ils attendront mais ne pourront résister au désir d'entrer en contact avec Elisabeth Barbier signant ainsi leur arrestation le 18 Juin

Le courrier à partir de ce jour restera en souffrance dans la boite aux lettres réservée aux membres de l'organisation et la gestapo aura toute facilité pour capter le courrier de l'OCM Orne ....ce qui provoquera l'arrestation de Robert Aubin le 3 Novembre 1943





On trouve encore ce nom de Barbier , dans les rapports nos 65 66 67 68 issus des archives US de Maxwell de l'Alabama et relatifs aux quatre autres aviateurs rescapés du crash de Belfonds 4 Juillet 1943



Dans ce rapport no 65 ( Source US Air Force ) ,le pilote rescapé Gordon Erickson leader du groupe des quatre évadés hébergés par Victor Chevreuil à Mortrée avec George Ashworth , Robert H Penly , Frank J Wingerter est pris en charge par la filiére Barbier ....


"Aprés le 26 Juillet nous avons rencontré notre guide André Barbier . Le 31 Juillet de nouvelles cartes d'identité et une carte de transport nous ont été fournies avant de nous diriger sur Biarritz . Lorsque nous nous sommes arrêtés à Dax nos cartes ont été examinées par un allemand en civil . Il ne semblait pas satisfait des cartes de Erickson et de Ashworth et commença à les questionner mais Barbier ,s'entretint avec lui en Français .

L'affaire fut vite réglée ,mais l'allemand continua de regarder nos chaussures avec suspicion ".



On se demande d'ailleurs comment nos quatres évadés ont pu passer au travers des mailles du filet tendu par leurs poursuivants aprés cette suite d'événements démantelant en Juin 1943 l'organisation du réseau Cométe auquel appartenait Barbier



André Rougeyron cite les noms de Henri et René Barbier emprisonnés comme lui même dans les géôles du chateau de ducs en Août 1944 .

" Henri Barbier le parisien arrivé dans la matinée du 9 Août au matin était le propriétaire d'un bar situé prés de la Bourse et dont il avait fait un siége de la résistance . Recherché par les allemands à différentes reprises , il avait quitté son domicile et décidé d'aller à la rencontre des troupes alliées . Arrivé le 1er à Alençon n'y connaissant personne , il était malencontreusement descendu dans un grand hotel le plus boche de la ville . Donné par la fille de salle il avait été arrêté le 2 vers17 heures par Bertaud ,Perrin et consorts ....

Hildelbrandt ( chef de la gestapo dans l'orne )aidé par la frau Mûller avait réussi à l'identifier .... "

Roger Cornevin Hayton )












Filiére d'évasion utilisée par Freeman et Mankovick ( Source "rapports d'évasion US Air Force Maxwell Alabama )

Nos deux aviateurs rescapés du crash de Belfonds et dissimulés dans la forêt de Gouffern prés d'Aunou le Faucon , furent pris en charge pâr le réseau d'évasion considéré comme le plus puissant et le plus efficace pendant toute la durées de la guerre .

Ce réseau avait été mis en place par Vic agent de la section DF du SOE avec la participation d'autres agents français du SOE parmi lesquels Georges Levin , Lazare Rachline , Jacques Mitterand et le général espagnol " Martin " responsable du passage trans pyrenéen . Le général espagnol fournira à Vic tous les passeurs dont il aura besoin de Perpignan à Barcelone ( source " La guerre secréte " de Marcel Ruby )



Itinéraire suivi par nos trois évadés apportant un complément au témoignage de Maurice Quentin .....Le Mans , Tours , Bourges ,Lyon ... Perpignan , et traversée de nuit de la frontiére franco espagnole ,( pendant 4 heures ) Figueras ,Madrid

Arrivée à Gibraltar le 13 Décembre 1943 soit 5 mois aprés la date du crash , sauf Igor Samsun pris en charge par un agent britannique lors de son périlleux périple



A la demande de leurs hébergeurs de Mortrée ,nos deux évadés Freeman et Mankovick devaient adresser par l'intermédiaire de la BBC ,le message suivant lors de leur arrivée en Angleterre " Les amis du petit bois sont bien arrivés " ( The friends of the little wood are well arrived )





samedi 2 avril 2016

Radio Londres..... une arme de guerre









 En 1942 , l’exaspération et la rancune des hommes plaçés sous le joug germanique se faisaient de moins en moins silencieuses
Un message secret de la radio de Londres annonçait le lieu du parachutage et la date du rendez vous Encore fallait il que l’avion de la RAF soit présent à l’endroit précis et dans une nuit uniquement écl
airée par la pleine lune Nous les jeunes nous en étions conscients mais dans l incapacité d aider nos glorieux ainés
 

Echappant aux tirs de la DCA et aux chasseurs de nuit de la Luftwaffe , l’avion anglais devait naviguer feux éteints dans la pénombre ,repérant les points stratégiques ,lacs ,ponts lignes de chemin de fer, cours d’eau , villes calfeutrées ..enfin toutes sortes de signes distinctifs avant de trouver enfin un terrain identifié par la présence au sol de lampes torche formant une lettre de reconnaissance Il s’agissait de larguer à cet endroit précis les containers de munitions et de médicaments attendus par les résistants

 Radio Londres une arme de guerre .......extrait"les chemins de la mémoire " .Aurélie Luneau    historienne

La grande arme secréte , ce n'étaient pas les V1,V2 c était la radio .Et ce sont les anglais qui l ont mise au point .ainsi 
s exprimait Jean Galtier -Boissiére écrivain, (polémiste ,journaliste français )au sortir de la seconde guerre mondiale témoin de la violence d' une guerre des ondes qui s 'est jouée au quotidien entre trois radios majeures , radio Paris ,radio Vichy et la BBC 

Le générique de cette émission "les Français parlent aux Français" débutait par "pon pon pon ponnnn", qui sont les premières notes de la 5° Symphonie de Ludwig van Beethoven, et qui furent choisies comme symbole pour ce générique parce que ce "pon pon pon ponnnn" ressemblait à la lettre "v" en morse : " . . . -" , "v" comme "victoire"

Des lettres inédites retrouvées dans des cartons d archives 
d' Angleterre témoignent de cette relation unique tissée entre radio Londres et ses auditeurs et nous révélent l 'état de l opinion publique de ces français restés avides de liberté ...." sous le joug allemand " chers amis anglais merci pour le réconfort qu' apportent vos émissions
Messieurs vous avez droit a l infinie reconnaissance des français patriotes par vos émissions quotidiennes alors que tout croulait autour de nous vous nous avez maintenus en contact avec le monde extérieur vous avez été pour nous le phare qui permet aux marins 
d éviter les écueils et indique l entrée du port ,vous avez été le guide qui soutient et réconforte "

En France un homme a compris la force de la radio et des mots sur le champ de bataille ...Le 18 juin le colonel de Gaulle lance sn appel a la résistance depuis un studio de la BBC  à Londres..... .la guerre des ondes s engage
 En france la TSF devient un bien précieux mais a l approche du dénuement des saisies de postes TSF furent engagées la plus importante en mars 44 dans l 'orne ,le calvados, la manche l eure le nord et la seine inférieure théatre possible d un débarquement allié
En ce qui nous concerne lors de notre arrivée a dans notre refuge la mairie de Bursard nous dormions dans le grenier  avec mon frére parmi tous les postes de TSF qui avaient été récupérés dans le village dictant notre décision de construire un poste a galéne 
poste qui restera caché dans l un des pupitresde la classe 


Afficher l'image d'origine






 Me reférant aux archives de l orne j ai pu obtenir quelques extraits relatifs aux parachutages exécutés dans notre département





Enfin  grandissant le vrombissement grave d un moteur ...
Va t  il repérer nos signaux au sol,?
Est ce bien lui celui que nous attendons ?,allié?ennemi ?
Les yeux fouillent le ciel sombre , au bruit des moteurs on l'identifie  ; 
C 'est lui ....une grande ombre apparait trés prés au  dessus de nos têtes et passe une  premiere fois 
Les signaux s allument au sol ;l'avion répond par une lumiére clignotante  et 
s éloigne pour revenir bientôt tous feux éteints six fois ,huit fois,silhouette à peine visible ,noire dans  la nuit noire et dans un bruit de tonnerre
 Le risque d attirer l'attention au sol grandit à chaque minute si  l'appareil reste dans le voisinage en estimant que les allemands sont équipés de radar permettant de détecter et donc d'intercepter l'avion lanceur de containers 
                                PARACHUTAGES  Un  deux , trois, quatre   nous comptons les parachutes qui 
s ouvrent comme d 'énormes fleurs  cinq ,six, huit ,dix  Nous repérons le point de chute dans la prairie ... le compte y est.....
Un souffle de fraternité est passé tout prés   si prés!

Avec le contenu des containers armes,explosifs ,nous récupérons le "colis cadeau ..".
Cigarettes pour les fumeurs ..du thé pour les amateurs 

L'avion est reparti.. son bruit familier  s  éloigne  Et maintenant  reste le travail dont il faut s' acquitter méthodiquement avec la plus grande prudence

Avril 1944 La ferme de l'' hopital ( suite témoignage Bernard Cercueil )

 "Veuillez écouter tout d'abord quelques messages personnels." Ce 14 août 1944 en début de soirée, parmi les quelques mots prononcés sur l'antenne française de la BBC, certains résonnent tout particulièrement aux oreilles de la Résistance. 

"Nancy a le torticolis", 
"le chasseur est affamé",
 "Gaby va se coucher dans l'herbe"...


"Nous avons encore en mémoire l'échec du parachutage du 9 Juillet 1944 par  quatre  appareils Halifax pour une livraison totale  de 16 Tonnes  (par E.Voyer)
atterrissage d un container
Entendant le ronronnement d'un avion gros porteur en direction du terrain nous avons donné  le signal d'allumage des lampes de la ligne de balisage en même temps que la lettre  conventionnelle en morse 
Au moment où cet avion passait nous nous aperçumes un peu tard qu'il s' agissait d'un Dornier qui précédait de peu l'un de nos avions livreurs Halifax attendus Celui ci aprés avoir disparu à  l'horizon fit demi tour et revint sur le terrain à nouveau balisé c'est alors que le Dornier qui préçédait de peu l'un de nos livreurs fit un passage sur le terrain en faisant feu de toute la puissance de ses mitrailleuses Par chance aucun de  nos hommes ne fut atteint ...mais une vache qui se trouvait à l'extrémité du terrain fut touchée et du être abattue
il me fallut indemniser son propriétaire soit la somme de 10000 francs ...car c était bien entendu la meilleure vache du troupeau..."



Aprés cette alerte le premier Halifax nous larguait son chargement suivi a peu  d'intervalles par nos trois avions livreurs 
Une pluie de parachutes et de containers parsemait le terrain mais fort heureusement nous étions nombreux plus d une trentaine dont une dizaine préposés à la sécurité aux abords du terrain"


"Deux agents secrets du BCRA emettaient au  2 eme étage  a destination de Londres
Aussitôt mon pére monte au premier et demanda aux agents s'ils avaient des problémes . Les agents racontérent qu'ils étaie
nt en train d'émettre vers l'Angleterre et qu'ils avaient été captés par un avion allemand . Bien qu'ils aient coupé leur émission l'avion survola )plusieurs fois le secteur


Un cheval fut attelé dans la minute à un tombereau ,les agents cachés sous les couvertures montérent dans le tombereau avec le matériel recouvert de paille Ils furent emmenés dans la campagne de Champ Gérard qui était trés boisée à l'époque
Bien que n'ayant rien trouvé les allemands arrêtérent une dizaine de personnes qui habitaient dans le secteur répéré ; Aprés interrogation elles furent relâchées . L'occupant ne trouva jamais l'emplacement de l'emetteur pourtant les personnes arrêtées habitaient à 200 métres du 30 rue Saint Martin





jeudi 31 mars 2016

Le palais episcopal Aout 1944




 Le palais épiscopal Aout 1944




 Sous la coupe de l occupant !!!



Lors d un rassemblement au cercle catholique l' abbé Fulgence et les  abbés responsables des jeunes coeurs vaillants nous avaient  informé que tout rassemblement était  dorénavant interdit et qu' il 
n' etait  plus possible de " défiler " en chantant dans les rues de notre vieille cité sagienne 

Nous sommes également  avertis de ne pas défier l occupant ..

.Rappelons que notre intervention dans le chantier prés de la cathédrale en octobre 1940 n 'avait nullement été appréciée par 
 l 'occupant et un ordre de la Orskommandantur ( affiché a l' hotel de ville  )nous fit comprendre que tout incident de ce genre serait puni sévérement Comme on le sait la riposte à la nuée de marrons d inde sur la sentinelle dans sa guérite fut brutale et 
d 'aprés le maire nous nous en tirions à trés bon compte




En fait ce chantier c 'était le lieu où toutes les masses et roches de granit indispensables à la restauration de la façade de la cathédrale était réunies mais c était aussi notre terrain de jeux et 
d aventures 


Malgré quelques incursions risquées dans les sous sol du palais en passant par le soupirail non protégé nous  avions abandonné a la demande impérative du maire tout projet d'intrusion dans les lieux réservés à la wehrmacht

RAPPEL DU MAIRE EN AVRIL 1943

La Ortskommandantur siegera a l HOTEL DE VILLE  les lundi mecredi vendredi  de 10 heures a midi 
En cas d urgence s 'adresser au bureau de l 'Orskommandantur couvent de la misericorde  En ce qui concerne le chantier prés de la cathedrale a l appel "halt Wer Da" on doit immédiatement s arreter sous peine de s exposer a un coup de feu Personne ne doit franchir les murs armés du séminaire et de la miséricorde ni ceux du no 49 de la rue d argentré
il est défendu  de descendre dans les abris creusés dans les cours du Petit séminaire et de l école communale


Mais  notre curiosité sans limites nous incitait a récupérer lors des différents changements de compagnie   les objets les plus divers abandonnés par nos occupants .....là il n y avait plus de sentinelle pour nous barrer le passage

Signal était le principal journal de propagande  publié par les nazis durant la seconde guerre mondiale 
 Il était célèbre par la qualité exceptionnelle, pour l'époque, de ses photos en couleur.et variées  Nous nous faisions donc un devoir de récupérer tous les journaux et les photos abandonnés  par leurs propriétaires
La grande opération illustrée  c 'était l invasion de l URSS par les troupes allemandes et les images montraient avec un certain réalisme  la lente  progression des troupes du Reich et des convois de véhicules dans les neiges glaçées de l 'Ukraine 
Les actualités du Rex , accompagnées d une musique militaire 
entrainante soulignaient avec force la supériorité écrasante  des troupes allemandes ( par la suite j'apprendrai qu il s agissait de la fameuse opération "barbarosa" grand objectif antisémite du fuhrer

Par la suite la cour du Chapitre et l entrepôt de Bujosa espagnol émigré et installé place du parquet ( angle de la rue Billy) restera notre lieu de rencontres et d affrontements entre jeunes

http://storage.canalblog.com/49/05/326328/24926627.jpg

  L 'abbé Fulgence nous rappelait avec tristesse la disparition de Michel Coupry  fusillé à 18 ans marquant ainsi   le refus de résignation des jeunes


Tous ces camions remplis de prisonniers de la wehrmacht arrivent de Chambois ( voir mon texte )et prennent la direction du palais épiscopal (photos prises de ma fenêtre )







Defilé des Gi 's place du parquet

la Nueve libère Sées avec la 2 éme db Leclerc A l'avant du char on distingue les photos de Staline et Thang kai- chek








N oublions pas qu 'un jour le jeune gardien de manège d auto scooter  début 44 passa une nuit agitée au palais suite à
 l échauffourée qui opposa dans le cadre
d une bataille rangée place du Parquet , jeunes français et espagnols a une troupe de " mongols " assoiffés aux pieds du socle de Conté abandonné par son héros pour alimenter les fonderies du Reich
le palais episcopal  rue d Argentré


 
Mon journal ......
























                                      

jeudi 24 mars 2016

DAVID BUTCHER Son odyssée

Saint Louis Missouri 31 Juillet 1998 
430 SO Clark Ferguson MO 63135 USA
DAVID BUTCHER   ALFRED AUDUC




Traduction de la lettre de David Butcher du 31 Juillet 1998 ,
Seul rescapé du crash de la forteresse volante B17          4 Juillet 1943 ,de Poillé sur Végre ( Sarthe ) . Objectif Le Mans 

CE JOUR DE L 'INDEPENDENCE  DAY 

Poillé sur végre

David Butcher, mitrailleur, sera le seul rescapé de son équipage. Sa forteresse "Lakanuki" touchée par la flak explosera en plein vol. Panique... instinct de survie...  à moitié évanoui il se retrouvera  miraculeusement, parachute déployé, au dessus du village de Poillé sur Végre . "Quelle impression bizarre" dira t il ! Deux habitants providentiels l'aideront à s'esquiver mais à bicyclette. Employé clandestinement comme jardinier "sourd et muet" et ensuite incorporé malgré lui, dans le réseau de résistance local il participera à la réception des parachutages d'armes des avions ravitailleurs de maquis. Son périple aventureux en territoire français aura duré sept mois. Ses compagnons de résistance auront subi des fortunes diverses mais David Butcher, chanceux malgré lui, aura déjoué toutes les embûches dressées sur son chemin. Il gardera un souvenir impérissable de son séjour en territoire français. Il est aujourd'hui citoyen d'honneur de Poillé sur Végre et son nom est intégré au réseau de resistance français 

Cher Roger  friday  july 31-98


Voilà bien longtemps que j'ai reçu votre lettre . Je l'avais égarée et ensuite oubliée .
Vous êtes un ami de la famille Leloup et je suis vraiment gêné de ce retard .
J'avais un ami qui habitait l'Orne et en particulier Alençon .
Il s'appelait Dominique Chasseguet ,il pourrait avoir approximativement votre âge .
Son pére avait largement contribué à l'effort de la résistance ( 1 ) . Un monument où son nom est inscrit ,a été érigé à Brotz .

Mais peut être mon aventure vous intéresse t elle davantage ?
Deux B 17 appartenaient au 384 eme groupe , mon équipage et celui de Gordon Erickson . En fait , il y avait également deux équipages du 303 eme groupe ,entre autre celui de Bob O Conner . Je ne connais pas l'autre ( 2 ).
Je suis donc le seul survivant de mon équipage ( 3 )et je volais alors , comme mitrailleur de queue .

Nous volions approximativement à 28000 pieds ( 9300 métres )lorsque nous avons été touchés par des chasseurs ennemis( 4 ) . Une explosion s'etant produite à l'avant , je bouclais tout de suite mon parachute . Le parachute ventral est normalement accroché à un des harnais que nous portons en permanence . Je l'avais donc plaçé derriére le siége sur lequel j'étais assis ,siége ressemblant d'ailleurs à une selle de bicyclette . Il est pratiquement impossible d'avoir sur soi le parachute et d'actionner en même temps les mitrailleuses . L'avion partit alors dans un piqué trés rapide jusqu'à 3000 pieds ( 1000 métres ) ,....lorsque la queue de l'avion se brisa . Pratiquement inconscient ,je pense avoir été projeté par une ouverture provoquée par la cassure .Lorsque je repris mes esprits , je tombais en chute libre ,en tourbillonnant . Quelle sensation bizarre !
Je tirais enfin la corde de rappel et le parachute s'ouvrit .
J'atterrissais dans un champ appartenant à une ferme . C'était la ferme de la famille Gouin (Mme Gouin fut déportée à Ravensbruck ....),répondant au nom de "Grand Breil" .De braves gens ,Marcel Gouin et Paul Thion ...qui me prirent sur leur bicyclette . Paul Thion prit mon parachute et plus tard tressa les cordons ensemble .Quand je revins en 1984 il m'en donna un morceau , que j'ai accroché dans mon local " aux souvenirs "
Dans mon sous sol ,je posséde des photos de tous ceux avec lesquels j'ai lié connaissance .... dans les différentes régions de France . Une période mémorable de l'histoire de France .

Fred Auduc le chef du groupe des résistants et sa femme Renée ,vinrent me chercher au "Grand Breil " ,me donnérent des vêtements ,m'obtinrent des faux papiers ,un peu d'argent et une bicyclette . Ensuite ils me conduisirent à un petit village appelé Chenu ,situé à environ 12 miles ,un peu au sud ouest de Chateau du Loir . J'étais alors présenté à plusieurs membres du S.O.E. ( direction des opérations spéciales ) , Andre Dubois le chef du réseau Hercule , Henri Frager le chef du circuit Donkerman et Gabriel Chartronde son second ( Canadien )( 5 )
Un événement curieux était alors survenu en Avril 1943 .
Le circuit Donkerman avait été formé à Londres . Le chef était Henri Frager , André Dubois "le pianiste" ou l'opérateur radio ,et Gabriel Chartronde et Leimer les assistants . Ils avaient sauté de deux avions Lysander dans les prairies bordant la ville d' Amboise (5 )
. Ils restérent alors au domicile de Yvonne Regates (Yvonne Rigat ) qui était un abri sûr . Une femme pleine d'entrain .
J'ai oublié de citer le nom d' une femme importante . Lorsque ils étaient à Chenu ils séjournérent chez Giséle Baron . C'était un appartement situé au dessus d'une boulangerie . Une autre femme courageuse ....
Ce qui arriva ......,André Dubois était un homme de de Gaulle ( donc appartenant à la France Libre )et il ne voulait pas rester sous les ordres de Maurice Buckmaster ,aussi il forma son propre réseau et l'appela Hercules . C'était un homme trés estimé et il n'eut aucune difficulté à trouver des gens pour l'aider . Il travailla encore comme opérateur radio pour Henri Frager et le réseau Donkeyman .
Il me semble bien que Gaby Chartronde continua à collaborer avec Pierre en réalité André Dubois comme je l'ai toujours appelé . D'une façon ou d'une autre ils restérent en relation avec le docteur Henri Toude de Chateau du loir et à trois ils commencérent à organiser des parachutages d'armes . Ils devaient découvrir des fermes et des habitants à l' esprit patriotique .Leur but , utiliser leurs champs pour permettre aux avions de parachuter les armes .
Aprés cela ils devaient trouver des endroits sûrs pour stocker ces armes .L'une des femmes qui avait accepté cette tâche se nommait Albertine Moneris ,de Chateau du Loir .Sa maison était l'un des abris les plus sûrs .
Je vous ferai remarquer Roger que j'ai passé la plupart de mon temps avec André Dubois ( Pierre ) ,le suivant partout , jusqu'au moment où nous sommes allés au " Bugelier " où la Gestapo rôdait dans les environs , ,si bien que nous sommes partis pour la Touraine . Nous avons été hébergés par Yvonne Regars . Henri Frager et Gaby Chartronde étaient déjà présents .
Nous étions là depuis quatre jours , lorsque la Gestapo encercla la maison . Gaby sortit par l'avant et leur fit face .
Frager et Pierre réussirent tous deux à s'esquiver et je me sauvais moi même par l'arriére . Ils attrappérent Gaby mais il réussit à disparaitre ..
Par chance , Gaby et moi ,chacun de son côté , nous nous sommes retrouvés à Chateau du Loir .
Je n'ai jamais revu Pierre aprés cela ,je sais qu'il a été pris et déporté au camp de Crossrosen en Pologne ,où il a té torturé et pendu avec une corde à piano d'aprés ce que j'ai appris plus tard .( 6 )
C'est une longue histoire Roger mais c'est tout ce que je puis vous dire pour le moment . Je me suis évadé de Paris à Toulouse , en passant ensuite par les Pyrenées ( 7)

Bien Roger ,faites un salut amical pour moi , à toute la famille Leloup et demandez à Perrick qu'il m'écrive ,dés qu'il le pourra .

Votre nouvel ami
Dave Butcher





Notes personnelles

( 1) Dominique Chasseguet est le fils de Fernand Chasseguet controleur des PTT à Alençon ,chef du secteur d'Alençon en remplacement de Daniel Desmeulles .Fernand Chasseguet fut fusillé le 9 Aout 1944 à la lisiére d'un petit bois dépendant du chateau de Brotz avec Albert Frémiot ( notre voisin place du Parquet à Sées ), jean Mazeline ( mon instituteur et professeur au cours complémentaire de Sées d'Octobre 1942 à Juin 1943 )....François Bouillac et jean Moreau .


(2 ) Ce même jour du 4 Juillet 1943 ( independence Day ) ,lors du raid sur la ville du Mans ,quatre forteresses volantes furent abattues par la chasse allemande .

Crash de Belfonds prés de Sées (Orne ) : 2tués ,six évadés , 2 prisonniers ( voir mon rapport à ce sujet )
" de La Coulonche ou Val de Vée ( prés de Domfront .Orne ) 3tués ,4 évadés ,un évadé mort de froid lors du passage de la frontiére pyrenéenne par un garde frontiére , 2 prisonniers ( voir rapport La Coulonche )
Crash de Pouillé sur Végre . Un seul rescapé David Butcher . 9 tués
" Noyen sur Sarthe . tués , évadés , prisonniers

(3) Equipage du B17 de David Butcher

Pilote 2lt Laurence Myer
Copilote Norman A.Gaunt
Navigateur James C .Crouch
Bombardier 2lt Thomas H. Brsozwowski 

    Henri Frager

  • En tant que l'un des 104 agents section fF morts pour la france  , Henri Frager est honoré au mémorial de Valençay (Indre).
  • Brookwood Memorial, Surrey, panneau 21, colonne 3.
  • au camp de Buchenwald, une plaque, inaugurée le 15 octobre 2010, honore la mémoire des officiers alliés du bloc 17 assassinés entre septembre 1944 et mars 1945, notamment vingt agents du SOE, parmi lesquels figure « Frager, Maj. H.J.P. ».
  • Une plaque apposée en 2014 honore sa mémoire au 13 boulevard du Montparnasse dans le 6e arrondissement de Paris où Henri Frager vécut
 

Andre Dubois


Pendant la guerre


  • 1941. Il est représentant de produits pharmaceutiques et vétérinaires (Sarthe, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher).
  • Il est opérateur radio dans un groupe de résistance à Saumur, pendant dix mois.
  • Il est recruté sur place (« commissioned in the field ») par Raymond Flower « Gaspar », chef du réseau MONKEYPUZZLE.
  • Dans la nuit du 17 au 18 mars 1943, André Dubois revient à Londres en Lysander1
  • Dans la nuit du 14 au 15 avril 1943, il est déposé en France, près de Tours2. Il est opérateur radio indépendant : le SOE l'autorise à choisir son lieu de travail (il choisit Tours) et à travailler pour plusieurs réseaux. Après MONKEYPUZZLE, il émettra pour DONKEYMAN d'Henri Frager, SALESMAN de Philippe Liewer, INVENTOR de Sydney Jones, SACRISTAN d'Ernest Floege, FARRIER d'Henri Déricourt, FARMER de Michael Trotobas, Prosper-PHYSICIAN de Francis Suttill et CLERGYMAN de Robert Benoist.
  • Début août 1943, sa famille est ar
    • Septembre 1939-Juillet 1940. Il est opérateur radio dans l’armée française.
    rêtée et déportée en Allemagne3. Pendant quelque temps, il cesse d'émettre.

Aux mains de l’ennemi


  • Le 19 novembre 1943, il est arrêté à Montrouge (banlieue sud de Paris). Il tue un Allemand, en blesse un autre. Lui-même est blessé sept fois dans le cou et dans le bas ventre 4.



Mobilisé en 1939 comme maréchal-des-logis, Fernand Chasseguet est fait prisonnier le 21 juin 1940 près de Nancy. Le 24 août 1941 il est rapatrié en raison de sa profession de contrôleur PTT qu'il exerce à Alençon.
A partir de janvier 1943, il prend une part active à la Résistance au sein du réseau Action PTT en qualité de chef départemental tout en adhérant à l'OCM sous le pseudonyme de "Pascal". D'abord chef de groupe. il est promu chef du secteur OCM d'Alençon après l'arrestation de Maurice Fourmond survenue le 3 mars 1944. Sa tâche essentielle consiste alors à recruter et armer convenablement les groupes de combat placés sous son autorité.
Après le Débarquement, il prend part aux opérations militaires menées dans le secteur qui lui a été assigné. Victime d'un guet-apens, il est arrêté. le 24 juin 1944. en forêt d'Ardenay (Sarthe) en compagnie d'Emile Janvier. François Bouilhac lui succède.
Ramené à la prison du Mans. Fernand Chasseguet subit la torture avant d'être transféré à Angers, puis Alençon où il demeure jusqu'au 9 août 1944; date à laquelle il est fusillé à L'Hôme-Chamondot au cours du repli de la Gestapo d'Alençon devant l'avance alliée.

Sources :
BAMC : dossier statut d'interné résistant de Fernand Chasseguet.
SHAT (Vincennes) : 1 K 634 : dossier individuel dans le fonds de liquidation OCM.
François Roland Jacquelin, Biographies des victimes de l'Occupation allemande de 1939 à 1944, L'Aigle, Le Réveil Normand, 1948.
Thomas Pouty et Stéphane Robine

En  ce début du mois d' Aout.......Le sort de nos prisonniers sagiens  au chateau des ducs....


Le Chateau des ducs a Alençon
jean mazeline
Albert Frémiot

Témoignage de André Rougeyron ( extrait «  agents d’évasion «) 



 «  Le 9 Aout soit trois jours avant l'arrivée de la 2éme DB de Leclerc et de la 
5 eme division  US dans nos murs   André Rougeyron témoigne
"Au matin la cellule est envahie par de nouveaux arrivants venant de la «  17 «  . Ce sont Moreau de l’intelligence service ,Jean Mazeline ,Bouillac , Daniel Desmeulles ( que je quitterai quelques jours avant sa mort ) Chasseguet des PTT d’Alençon , Frémiot cultivateur à Sées ( En fait Albert Frémiot notre voisin était transporteur ) Henri Barbier de Paris . Tous résistants acharnés instruits de leur sort ,aucun n’est triste ou abattu malgré les charges qui les accablent .
 La meurtriére laisse passer un gai rayon de soleil et nous faisons un agréable et bruyant petit déjeuner interrompu par l’arrivée d’un boche qu’accompagne un valet de la gestapo . Ils appellent Moreau , Mazeline , Bouillac , Desmeulles ,Chasseguet , et Frémiot . L’un d’eux demande : Faut il prendre les couvertures et les gamelles ? Ce n’est pas la peine répond en riant le milicien.


Quelques minutes aprés  nous entendons le ronflement d’une voiture sur la place : nous nous précipitons vers la meurtriére et apercevons la partie arriére de la traction sans portes . Jardin debout sur le trottoir y fait entrer nos camarades en menaçant «  Le premier qui bouge je l’abats " 
 Me reférant a l ouvrage de Michel Pichard " l espoir des ténébres "page 326 je note " Genest "dit joseph responsable du maquis récemment désigné au poste de chef FFI Sarthe
Frantz adjoint de joseph Voici le témoignage de janvier" cinq minutes aprés le début de notre réunion la petite clairiére où nous étions assis en rond autour des cartes était cernée et quatre mitraillettes apparaissent aux quatre points cardinaux _ nous étions faits _Genest qui trahissait fut fusillé au Mans le 15 février 1945
Le nom de david butcher figure sur la liste des résistants sarthois  A mon avis c est peut être le seul américain dont le nom est inclus dans une liste de résistants français


Stèle B-17 n° 42-3235 Poillé-sur-Vègre Sarthe (72)




mercredi 16 mars 2016

14 EME HUSSARDS FETE D 'ARMES DU 14 AVRIL 1902


 14 EME HUSSARDS   FETE  D 'ARMES DU 14 AVRIL 1902
LE 14  AVRIL 1902 ETAIT UN LUNDI 



En mars 1897, Lyautey retrouve Gallieni, devenu quelques mois auparavant gouverneur général de Madagascar. Celui-ci le charge de la pacification du nord-ouest et de l'ouest de l'île puis de l'organisation du sud. L'occupation des territoires s'accompagne de grands travaux d'aménagement destinés à permettre l'essor économique et commercial du pays.

Promu colonel en 1900, Lyautey  rentre en France en 1902 pour prendre le commandement du 14ème régiment de hussards à Alençon

 On pense que  ce coffret a  fait l'objet  d un don a mon grand pére  pour cette commémoration










Coffret marqué interieurement 14 eme hussards  Dessus  cuivre gravé 
I                                                FËTE D ARMES 14 AVRIL 1902



Trois du quatorzieme hussards ( photo familiale )
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