vendredi 3 juillet 2015

DEUX HEURES de Tempsford aéroport secret de la RAF... il nous fallait deux heures pour atteindre l'orne et une "dropping zone"pleine d embûches



DEUX  HEURES DE VOL SUFFISAIENT A UN BOMBARDIER DE LA RAF POUR ACCOMPLIR LA DISTANCE ENTRE TEMPSFORD ET LE DEPARTEMENT DE L ORNE

TRAJET  DU BOMBARDIER TEMPSFORD   LONDRES BRIGHTON  CABOURG et ;;;;; CAP sur l 'objectif  désigné

     
 
WELLINGTON
Bombardier Halifax lanceur de containers d armes



EDOUARD PAYSANT CHEF  du BOA    CLOUET DES PERRUCHES Chef de la region 2  


Le SOE début 1941 ne disposait que de quelques bombardiers  modifiés pour le lancement de containers  d armes tel le Withley  appareil lourd peu maniable  avec un rayon d action limité 
Comme l écrivait un agent secret " être largué en France occupée ce n était ni 
bombardier withley
une grande aventure ni un passe temps excitant ,c'était une lutte sans merci avec un ennemi impitoyable bien souvent avec la mort au bout"

La navigation relative a la recherche d un terrain balisé  par une nuit de pleine lune ,feux éteints présentait des difficultés toutes particulieres pour 'léquipage en mission spéciale, qui pour mener sa tache à bien ,devait etre capable de repérer avec la plus grande précision dans la nuit noire  une cible minuscule mal définie aprés avoir volé  pendant des heures au dessus du territoire ennemi"
Résultat de recherche d'images pour "clair de lune"

Nos résistants  ou comités de réception  avaient ordre de choisir des sites aisément repérables du ciel mais pour de multiples raisons cela n'était pas toujours chose possible et l avion ayant enfin trouvé  sa zone  de largage devait parfois chercher encore longuement les lumieres destinées à le guider et qui pouvaient etre cachées par  un bois ou les versants d une vallée

Le navigateur du bombardier  devait souvent recourir à la lecture des cartes et a la navigation a l'estime ce qui exigeait du pilote qu'il vole a basse altitude au dessus de la campagne
terrain balisé par la resistance
La tache des comités de réception de la resistance était quelquefois hérissée de difficultés  et souvent encore plus compliquée aprés le lancement des  containers  d'armes  sur  le  terrain choisi et ayant fait l'objet  d'un message  secret a la radio
Les résistants  devaient éclairer et surveiller la zone choisie et identifiée par un nom de code
  Exemples
Aurore ( rouges terres ) Lapin( Mortrée ) Orage ( Macé ) Eclair ( Tanville) Grêle ( Echauffour ) Ilot ( Le sap) Levite ( Ranes ) etc...


Le risque d 'attirer l'attention au sol grandissait a chaque minute passée par  l appareil  dans le voisinage d'une campagne tranquille Des le milieu de la guerre ,les allemands s'étaient équipés de radar permettant de detecter et donc   d intercepter les avions en vol ou en cours de recherche du terrain
Inutile de dire qu'un bombardier lourd occupé à larguer du materiel ,volant ailerons baissés juste au dessus de la vitesse minimale de sustentation et dont l'équipage  avait l'attention attirée  pour tout ce qui se  passait en dessous de lui ,constituait du point de vue de la chasse ennemie une cible revée

Chasseur de nuit Fockewulf
Par  la suite en combinant Euréka  en vol et S phone au sol il semblait possible de ne plus se laisser arrêter par des nuages ou des bancs de brume pour determiner  plus rapidement l'mplacement de la DZ( dropping zone)

La cause plus probable d'incident était en fait  
Résultat de recherche d'images pour "containers d armes soe parachutages"l interception des  membres du comité de reception par la feldgendarmerie,c' est la raison pour laquelle les resistants  se faisait volontiers fabriquer un faux permis de garde chasse ou de médecin qui permettait de circuler aprés le couvre feu

http://www.chrd.lyon.fr/static/chrd/contenu/menu%20haut/ressources%20historiques/archives/SAP/chrd_parachutage_Coll_Riviere.jpgLe dixieme des échecs nocturnes était dû 
d' aprés les pilotes a des erreurs de navigation Ils ne trouvaient pas leur zone de largage ,,situation due quelquefois a des problemes techniques ,quelquefois marquée par l 'absence  du  comité  de réception pour des raisons indépendantes de sa  volonté
Des accidents exceptionnels  pouvaient survenir ainsi sur le terrain .x. c est un Dornier de la luftwaffe qui survint à la place  de l avion allié attendu et qui mitrailla les hommes  rassemblés au  sol causant quelques  dégâts parmi  les troupeaux d animaux

Meme si l'avion et le comité de reception  arrivaient tous deux au bon endroit au bon moment le parachutage pouvait lui meme poser probléme , seuls les pilotes les plus expérimentés savaient  évaluer avec précision leur altitude   Si l'on était trop bas les colis risquaient de se déteriorer  et les hommes de se blesser ,  Trop haut et un coup de vent suffisait a disperser les containers

Vol de nuit..... feux éteints L 'équipage composé d 'aviateurs chevronnés a la  recherche du terrain balisé devait prendre en compte  par exemple les différents types de repéres au sol en énumérant leurs avantages et leurs piéges 

Commençons  par les énumérer


l 'eau  
 Toujours plus facile a repérer que n importe quel autre élément ... Même si la nuit est profonde un point d 'eau  est facile à repérer dés lors qu'il  se trouve entre vous et la source de lumiére 
Lorsque la lumiere est diffusée par les nuages on peut voir l'eau de trés loin ,
Au delà de la L’espoir des ténèbres « visibilité de tous les éléments susceptibles de nous aider  l'eau reste le meilleurs repére sauf si on parle  bien sûr de  la côte et les grands fleuves 

bois  et forêts 

les grandes forêts, elles font d'excellents repéres, Les bois peuvent être particulierement identifiés lorsque vous arrivez aux abords de votre zone de lancement par comparaison avec la photo  aérienne 
 
voies ferrées 
comme l 'eau les rails brillent lorsque ils se trouvent entre vous et la lune

routes  
une grande route nationale bordée de peupliers et coupant le paysage peut vous etre trés utile



localités importantes  tout ce qui ressemble à une grande ville ou un centre industriel doit etre évité en raison de la présence possible d une DCA 
Une ville est aussi bien caracterisée par les forêts qui l'entourent 


j'ai  rappele sommairement les précautions prescrites par Hugh Verity avec lequel jai communiqué durant quelques années On peut considérer que les recommandations succinctes  ci dessus concernent aussi bien les pilotes de bombardiers du SOE que les pilotes de lysander ayant pour tache d acheminer et de récupérer des agents secrets sur le territoire national
Plusieurs personnalités appartenant a la résistance furent ainsi de nuit conduits en Grande Bretagne ou déposés sur le territoire national sur  des  terrains dont les noms étaient gardés secret



Correspondant avec Hugh verity et me reportant a l article suivant   issu de  son ouvrage"  we landed by moonlight"je lui ai donné la  solution de son probléme

  Traduction de  son  article issu de "  we landed by moonlight"
édité dans les  années 50
"la nuit du 16 au 17 Aout 1943  Je me dirigeai vers Couture sur  loire ;;;;prés d'Alençon A 22.25 j ai eu une expérience pénible toutefois exceptionnelle  sur  les routes de France , juste un  mile devant moi, je vis un avion en flammes victime sans aucun doute  d'un chasseur allemand   Dans la lueur des flammes j'espérai découvrir un parachute  mais rien .....j 'avais un paquet a délivrer à Dericourt ..."
le lysander


Aprés quelques recherches sur les documents en ma possession       je lui précisai que cet avion en flammes qu'il avait rencontré lors de sa  mission était un Lancaster de la RAF touché lors  d'un  raid sur Turin (  ref à bomber command losses de la raf ( wr chorley )edition 1943

NOTE adressée à HUGH VERITY concernant le Lancaster tombé au Chenay dans lanuit du 16 au 17 aout 1943

Stèle Lancaster II DS684 KO-M Chenay Sarthe (72)Squadron Leader John Russell Watson - Pilot
 

Sergeant Adrian Bernard Heyes - Flight Engineer of Birmingham
 

Sergeant Walter Bell Pettet - Wireless Operator/Air Gunner of Edinburgh
 

Sergeant Charles Edward Brook - Bomb Aimer of Boldon Colliery, County Durham
 

Sergeant Richard Clifford - Mid Upper Gunner
 

Sergeant Stanley Eastwood - Rear Gunner
Dessin, Britannique, lourd, quadri-moteur, Bombardier avro. Typ 683, lancaster Wallpaper
  Sgt Robert Crawshaw (Nouvelle-Zélande),

l avion est tombé au Chenay prs d Alencon TOUS inhumés au cimetiere  du Mans ouest


72 Sarthe   Commune  : Chenay

Lancaster Mk.II DS684 du 115 Squadron RAF codé KO-M tombé le 15 août 1943 entre Chenay et Lignières-la-Carelle dans la Sarthe. L'appareil était parti de sa base de Little Snoring, en Grande-Bretagne dans le cadre d'une opération de bombardement sur Turin. Les 7 membres de l'équipage Sqn Ldr John Watson, Sgt Robert Crawshaw (Nouvelle-Zélande), Sgt Adrian Heyes, Sgt Charles Brook, Sgt Walter Pettet UK, Sgt Richard Clifford et Sgt Stanley Eastwood UK ont été tués dans le crash. Ils ont été enterrés au cimetière ouest au Mans.

De ma chambre face à la cathédrale  nous nous interrogions chaque soir sur la destination haut dans le ciel des  escadrilles  de bombardiers alliés ;;;;Cap au sud....c est ainsi que j'ai pu assister au passage du WITHLEY en flammes et  qui  allait s écraser a la Potence vers 23 heures
Apres le passage de ces bombardiers nous trouvions dans la campagne des paquets de bandes argentées destines au brouillage des radar allemands 

Avions ravitailleur de maquis abattus en cours de mission dans le département de l’Orne, avant et après le débarquement du 6 Juin 1944.( extrait de mon dossier enregistré  sur ANSA 39 45)


 En général, ces avions britanniques étaient lourdement chargés et le fait de voler à basse altitude représentait un handicap certain.
Le 12 Août 1943, un  Halifax du 138 eme Squadron basé à Temsford , en mission SOE, touché par la flak en volant à une altitude de 500 mètres, s'abattait vers 23.30 heures dans un herbage en bordure Est du bois du Frileux, commune d'Ecorcei (Orne).
L'avion ravitailleur de maquis préparait un lancer de parachutes pour le réseau clandestin Spruce 20 /21. Deux aviateurs Foster et Cameron furent tués et inhumés au cimetière d'Ecorcei,  trois
aviateurs grièvement brûlés se rendront  aux allemands après s'être réfugiés au château des Graviers. Deux autres, Scott et Trusty, réussissent à s'échapper vers le village des Genettes puis vers Moulin la Marche.

Concernant un Halifax de la RAF du même Squadron, chargé également d'une mission de parachutages, un témoin se souvient le 17 Août 1943, avoir vu un avion pris dans les projecteurs de la Flak d'Aube Saint Esprit  "Celui-ci volait si bas que l'on apercevait les hommes à bord ". L'avion toucha la ligne à haute tension, explosa puis s'écrasa sur la commune d'Aube, prés du lieu dit "Les vallées ". Des explosions s'en suivirent pendant plusieurs heures. L'appareil transportait des munitions et des pigeons voyageurs destinés au maquis dans le cadre d'une opération du réseau.
Le pilote Norman Hayter de nationalité australienne et quatre aviateurs anglais furent tués sur le coup.  Les deux survivants, les Sgt WS Davies et JA Hutchinson décédèrent de leurs brûlures et seront inhumés au cimetière de Bernay.
En 1944 plusieurs bombes tombèrent à l'endroit du crash. Elles visaient certainement la batterie allemande située à proximité.
Les américains des "Carpetbaggers"  sont venus à la rescousse. Le 5 Avril 1944, un Liberator du  801 BG / 406 BS touché par la DCA de Berniéres le Patry (Calvados) s'abattait au lieu dit  "Les Haieries" ou "Anfernel" (3 kilomètres au nord ouest de Tinchebray). Ce bombardier de  l'USAF en mission SOE avait décollé de Harrington à 22 heures pour ravitailler le maquis de Sainte Marguerite. Six membres d'équipage seront tués lors du crash et  inhumés à Truttemer le grand. Le lieutenant Kalbfleisch rescapé témoigne "Nous volions à 300 mètres d'altitude à la recherche des feux posés par le réseau de résistance lorsqu'un obus a touché le compartiment du navigateur. A 150 mètres, nous avons sauté et l'appareil s'est écrasé aussitôt après. Les allemands nous ont tiré dessus pendant que nous descendions. Je n'ai pas eu le temps de cacher mon parachute et je l'ai jeté dans une rivière proche"
Le sergent Porter autre rescapé est tombé à proximité des batteries de DCA allemandes "J'ai passé une haie, je l'ai suivie en courant en passant prés de plusieurs pièces de DCA à ma gauche et à ma droite… évitant ainsi de justesse ceux en fait qui nous avaient abattus"

Le 11 Avril 1944 vers 23h15, un Halifax en mission de ravitaillement des maquis de la région touché par la DCA,  passait en flammes au dessus du bourg de la petite Savetiére (Commune de Sainte Gauburge) en éclairant les maisons d'une immense lueur. Ses moteurs tournant à plein  régime, il s'écrasait à environ 200 mètres de la route de Paris. On retrouvera dans les débris une grande quantité de produits pharmaceutiques, postes radio, destinés au maquis. Les huit membres de l'équipage Anglais et Canadiens sont enterrés à Saint Hilaire sur Rille prés de Aube (Orne).

Dans la nuit du 9 au 10 Mai 1944 un short Stirling du 90 eme Squadron basé à Tudenham, Suffolk, est touché par la batterie de Berniéres le Patry et s'écrase vers  23H45 à Saint Jean des Bois (Tinchebray). Trois hommes d'équipage sont cachés dans la forêt de Gers (Témoignage de André Rougeyron) et ravitaillés par un cultivateur Henri Durand habitant les Gériers. "Nous partons pour la forêt et après plusieurs appels découvrons trois gaillards bizarrement accoutrés s'approchant craintivement". Il s'agissait de Ph. Green, Royston John et de Charles Potten. "Par la suite, j'apprends que le docteur Ledos a été arrêté, et je demande à Bourgoin d' abriter mes pensionnaires à l'Ermitage". Green témoigne "C'était mon 31 eme vol et nous avions pour mission de lâcher armes et approvisionnement sur un terrain situé dans le sud de la France. Nous devions effectuer ce trajet en respectant un horaire rigoureux, franchir la côte immédiatement après le crépuscule et au retour, être hors de France avant l'aurore. Nous volions prés du sol sans avoir éveillé exagérément les défenses allemandes. Nous avons été touchés par la DCA (Il s agissait de la DCA de Berniéres le Patry ). Moteur tribord en feu, moteur bâbord hors d'usage. Trop bas, nous ne pouvions sauter en parachute. Il fallait donc s'écraser avec la machine... L'un après l'autre, nous sommes sortis dans l'herbe longue et drue, une bonne terre de France ferme et sûre" témoignera l’un des rescapés.

Témoignage personnel:

Le 16 Juillet 1944, alors que nous étions réfugiés à Bursard, nous apprenons qu'un bombardier venait de s'écraser de nuit prés de Larré au lieu dit "La Chouannerie". C'était un Halifax qui, dans le cadre d'une mission SOE, devait larguer ses parachutes sur le terrain "Goudron" situé prés de Radon en bordure de la forêt d'Ecouves. Mais les allemands avaient semble t il déplacé les feux de balisage. L’avion trompé ne put éviter la Flak. Les munitions stockées à bord explosèrent une grande partie de la nuit. Nous trouverons dans la forêt un poste émetteur certainement destiné au réseau de résistance local. 




lundi 22 juin 2015

le 14eme Hussards d'Alençon à Ethe Virton et le 27 eme RI du mans a Paderborn Sennelager




Lors de la guerre 14 18 c 'est en aout et septembre 1914 sur une période de deux mois que les pertes sont les plus élevées  c est en effet l'époque de l 'attaque à outrance fondée sur  le réglement de 1914 Pour vaincre Il faut rompre par la force le dispositif de combat de l 'adversaire   Cette rupture exige des attaques poussées a fond ;L'attaque implique de tous les combattants la volonté de mettre l 'ennemi hors de combat en pratiquant  à l'époque le corps a corps a la baîonnette 
Peu de différence en fait entre cette maniére de combattre et celle qui se pratiquait a l'époque napoléonienne . Mais cette derniére ignorait les canons et les fusils à tir rapide et les mitrailleuses

Les fantassins de 1914 encore vêtus du pantalon garance se heurtent alors a une puissance matérielle inconnue et globalement supérieure a la leur ...  d 'ou les échecs dans le sud de la Belgique à Charleroi
Dans le cas présent il s'agit de rappeler  la bataille de Ethe Virton  où le 14 eme hussards cantonné à a Alençon subira de lourdes pertes

Le 14 eme hussards et le 103 eme RI sont mobilisés le 2 aout à Alençon Dés le 7 aout ils sont dans la région de Verdun  Pour les hussards commencent aussitôt les missions de reconnaissance
Les deux régiments passent en Belgique le 21aout  

Le 22 août 1914, jour le plus sanglant de l'histoire de France

Le Jour le plus meurtrier de l'histoire de France: 22 août 1914 
Toute mon enfance j ai entendu parler de guerre …., de celle qui venait de se terminer  ….je parle de la guerre de 14 ; Un grand pére du 14 eme hussards d’Alençon  dont le régiment avait été déçimé à Ethe Virton  Belgique ,

Des cadavres de chevaux et de soldats gisent au sol à Halen (Belgique), le 12 août 1914.Le 22 août 1914  Dans le brouillard   a l’assaut des troupes allemandes ,le 14 eme hussards perd son chef  le  commandant Wallerand de Hautecloque oncle du futur marechal Leclerc ,8 officiers ,73 sous officiers et plusieurs centaines de cavaliers  

Le fils du commandant Wallerand de Hauteclocque Bernard est parmi les victimes Tous décimés par les mitrailleuses ennemies, au combat de Ethe,


  Le régiment est obligé de retraiter sous le feu de l'artillerie allemande.
 Des reconnaissances, en particulier celle du lieutenant de La  Croix sabrent les Cavaliers allemands et rapportent de nombreux trophées, montrant dans toutes ces rencontres malgré l’échec  des hussards l'incontestable supériorité de la Cavalerie Française sur la Cavalerie adverse, tant au point de vue allant, qu'au point de vue valeur au combat à l'arme blanche.

Mon grand pére ( 1er a gauche )le 3 eme en noir le commandant de Hauteclocque  ,et son fils juste derriére ,Le quatriéme(  bras croisés )est  le colonel Raymond











Ce 22 Aout 1914  mais à "PONT DU 14e HUSSARDS"

http://i12.tinypic.com/4ygplea.jpg
Historique

Ce pont, connu à Ethe comme Pont des Arminis, fut construit en 1873 pour supporter le passage de la ligne de chemin de fer de Virton Ville vers Marbehan.
pont du 14 eme hussards
coffret du 14 eme hussards
Il est devenu Pont du 14e Hussards en mémoire des cavaliers français tués à cet endroit le 22 août 1914.
A Ethe le 22 aout ayant reçu l'ordre de charger pour dégager  des  colonnes d'infanterieWallerand a deux chevaux tués  sous lui Il est mortellement blessé  et mourra seul
à la corne d 'un bois qui surplombait le champ de bataille  


Une croix est érigée à l'endroit  où son corps fut retrouvé  et où il fut inhumé par les hommes du capitaine Pille du 124 eme regiment d'infanterie (ref à conférence de Chantal Bonazzi 19  21 Novembre  1997 )




Moins de trois semaines après la déclarationde guerre  de l'Allemagne à la France, le 3 août 1914, les deux armées passent à l'offensive.

Une de ces journées fut particulièrement meurtrière : le 22 août 1914. Entre l'aube et la tombée de la nuit, pas moins de 27 000 soldats français sont tués, soit deux fois plus que du côté allemand. C'est le jour le plus sanglant de l'histoire de l'armée française, toutes guerres confondues. Comment expliquer une telle hécatombe ? Pourquoi, paradoxalement, cet événement tragique est-il si peu connu ?

note Chantal  Bonazzi ( conference 19 21 Novembre 1997 )

Wallerand  demande en octobre 1892 à être détaché pour participer aux operations contre Samory au Soudan français il servira brillamment en Afrique durant un an et demi ce qui lui vaudra d'être à 28 ans décoré de la légion d honneur et  proposé à deux reprises au  grade de capitaine et lui permettra 
d apprendre le toukouleur et le bambara   Rentré en France il sera affecté successivement au 3 eme chasseurs d Abbeville, au 11 eme hussards à Belfort ,à lécole de cavalerie de Saumur DE 1907 à 1914
Rentré en france apres un séjour en Afrique Wallerand  fut affecté à l école de cavalerie de Saumur au  
12 eme regiment de chasseurs ( voir ecusson chifre  12 et uniforme noir sur la photo du 14  eme hussards)La  guerre allait interrompre  sa brillante carriére

 Mon grand pére paternel   prisonnier  pratiquement ce même jour et emprisonné   a Paderborn Sennelager

10 Aout  1914 ( ref a journalde marche du regiment ) Le régiment a terminé sa mobilisation est au complet de guerre et n'attend plus que l'heure fixée  de son embarquement continuation de l'entrainement ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------  

17 Aout  départ de Choisy le roi
 22 Aout  les mitrailleuses ne peuvent être mises  en batterie ,les mitrailleurs sont déçimés
 Combat d' iwuy combats avec les regiments de Uhlans
Prisonnier  dans la région d iwuy

 Emprisonnement en Allemagne à  Paderborn Sennelager des les premiers jours du conflit  Le commandement avait prevenu le regiment de «  territoriaux » du 27 eme regiment   d infanterie de Mamers «  Approchez vous  le plus prés possibles des tranchées allemandes et creusez .. « ce qui fut fait ….  mais le soir nous étions prisonniers des allemands et ensuite direction Paderborn Sennelager dans un camp de prisonniers de la région de Hanovre"
Il m a fallu attendre les premiers mois de  1919 avant d être libéré »nous rappelle t il !
Mon pére  me contera souvent son retour au Mans,Il le reconnut aprés  ce  long séjour  de privations en raison des lettre KG peintes sur son blouson Anecdote qu’il me rappellera  souvent avec émotion .....Plus de quatre années s étaient écoulées …

On continuera a parler de cette guerre  de 14   retraçant  la victoire , les revues imagées  «  ; l’illustration « « ,,le miroir de la guerre, »   les films » la grande illusion » avec  Pierre Fresnay ,Dita Parlo ," j’accuse "avec Victor  Francen  « , les Croix de bois « ,les pélerinages organisés par  les associations ,l’ ossuaire de Douaumont , Et aussi la visite de cette  terrible tranchée avec ses  baionnettes dressées vers le ciel


WALTER MULLER ,photograph,Kunstwerkstaff,Paderborn Sennelager

 Prisonniers  à Paderborn    Sennelager de 1914 a 1919Le gardien allemand  a  l'extreme droite

WALTER MULLER ,photograph,Kunstwerkstaff,Paderborn Sennelager
 
 Il est évident que le rappel de ces faits de guerre  dans le cadre familial ne pouvait que renforcer ce besoin de retrouver enfin la paix dans le monde

Une mémoire peu entretenue
La violence de ces quelques jours, et notamment du 22 août 1914, est un peu passée sous silence aujourd'hui. Comment expliquer que l'opinion publique connaisse, au moins de nom, les batailles de la Marne ou de la Somme, mais pas celle de Rossignol et de Ethe Virton ? Dès la fin de la guerre, ces événements sont minimisés 
Ne restent que trois paragraphes sur ce  terrible affrontement  L'armée préfère alors retenir les faits constructifs, comme la bataille de la Marne, plutôt que les échecs cinglants, où son commandement est directement mis en cause  Ref histoire des armées Ce mois d'aout 1914)


Jean Dauphin, Légion d’honneur( extrait article  jean  Dauphin sur  la création du  musée de LATOUR )

Virton Le conservateur du musée de Latour a été , honoré pour son travail de mémoire( extrait article  journal musée latour )









samedi 30 mai 2015

le jardin de LA NUEVE a la mairie de Paris




 passage a sées de la 2 eme  DB

la  Nueve   se distingue au milieu de la 2eme DB
voir le lien suivant

Et ces tanks ?  Ce sont eux ? Oui, ce sont eux. Ce sont des Espagnols.Toute la colonie espagnole présente dans les lieux depuis 1936 est là pour les accueillir sur notre grande place laP place du Parquet.Je vois toutefois le drapeau tricolore. sur l’un des chars

Partant du  tchad nous font ils savoir Ce sont eux qui, après avoir traversé l’Afrique,.se distinguent au milieu de la 2eme DB

Les tanks portent des noms évocateurs : “Guadalajara”, "Ebro" "Guernica" “Teruel”,  etc...                   
 


 La  division Leclerc rattachée à la 3 eme armée du  general Patton  débarquée à Utah  beach   le 1er Aout  est   composée de..5000 français et maghrebins ..... et  de 130 espagnols
antifranquistes

Le haut commandement finit par insister : Paris doit être libéré par des Français. Les Américains permettent ainsi aux combattants de la 2e DB de se distinguer en devenant les premiers libérateurs de la capitale

Les conducteurs de  chars montrent leur joie


Ref à  "carnet de route d un croisé de la France libre"




A la fin de la nuit une patrouille de chars légers et de half tracks emmenée par le général en personne avait  occupé sans coup férir  les ponts sur la sarthe à Alençon

A 10  heures nous sommes a Alençon   nouveaux ordres   destination  Sées ?  Par  Semallé ,Larré  Bursard   Neauphe

 LA Nueve s est forgée une personnalité originale le seul bataillon  où l 'espagnol est communément parlé

A la tête de ce bataillon un chef qui sort de l’ordinaire le commandant Putz  français C’ est un guerrier ;."..les espagnols ,?  A l’expérience je constatais rapidement qu’il  étaient a la fois difficiles et faciles a commander


La plupart avaient combattu dans les rangs de l’armée  réguliére républicaine ou dans les milices  populaires pendant la guerre 
d Espagne Forts divers il y avait  parmi eux des communistes ,des anarchistes ,des socialistes et des républicains modérés .( on remarque sur l'avant  du char léger "le moustique " la photo de Staline)


La plupart des espagnols s étaient engagés sous des identités d’emprunt ce qui ne facilitait pas les opèrations d etat civil   Ils redoutaient des représailles contre les familles restées en Espagne Ils n’avaient pas l’esprit militaire mais ils étaient de magnifiques soldats ,des guerriers courageux et expérimentés difficiles à commander mais ayant épousé notre cause


Tels étaient les  hommes de la Nueve, ils n'étaient pas des saints  ils étaient tout simplement des hommes mais au sens plein et noble du terme

Désireux de baptiser leurs  chars ils avaient choisi des noms de lieux   en  Espagne ,nom de provinces, de villes ,de batailles  Madrid  , Estramadura ,Santander ,Teruel   ,Ebro etc ...

la 2 eme DB accueillie par  la colonie espagnole  "sagienne "lE CHAR  LE MOUSTIQUE " place  du Parquet
extrait rapport 2 eme DB

« Nous entrons à Sées à13 Heures   un instant d arrêt sur la place principale(la place du Parquet l'accueil de la population est délirant  ensuite nous fonçons sur Saint  Christophe le jajolet et a la nuit tombante  Ecouché    Là ce fut un carnage...! les panther allemands avec leur fort blindage surclassent  nos sherman a l’entrée 
d Ecouché un des chars de la division le "Massaoua" est mis hors de combat   ( ce char est toujours à Ecouché il  a été érigé en monument par les soins de la municipalité à l’endroit même où il a été touché )
1er janvier 1945, le capitaine Dronne  rend hommage  à la compagnie espagnole dans une lettre :

« Les Espagnols se sont remarquablement battus. Ils sont délicats à commander mais ils ont énormément de courage et une grande expérience du combat. Certains traversent une crise morale nette due aux pertes subies et surtout aux événements d'Espagne. »
 
La 2e DB est relevée fin février pour cinquante jours de repos, dans la région de Chateauroux. Fin avril, elle reprend les combats jusqu'à la prise, le 5 mai, du « Nid d aigle , à Berchtesgaden. À ce moment, les pertes de la 9e compagnie s'élevaient à 35 morts et 97 blessés. Il ne restait plus que 16 Espagnols actifs dans la Nueve, beaucoup ayant été affectés à d'autres unités de l'armée française. À la fin de la guerre, quelques-uns suivirent Leclerc en Indochine, certains partirent avec des véhicules blindés en direction de l'Espagne franquiste, tandis que d'autres retournaient à la vie civile en acceptant la nationalité française qui leur était proposée pour avoir combattu au sein des troupes françaises.


Postérité et hommages

Le rôle de ces Espagnols tombe rapidement dans l'oubli. Aujourd'hui, rares sont les soldats de la Nueve encore vivants, mais leur part dans la Libération de la France, et surtout de Paris, est reconsidérée.


samedi 16 mai 2015

Le temps des parachutages dans l 'Orne


  21 au 22 Septembre 1943 " Noémie a un bouquet de violettes"

C 'est le temps où dans la campagne ,nous interrogeons les aboiements de chiens au fond de la nuit ,le temps où les parachutes multicolores ,chargés d armes et de cigarettes ,tombent du ciel dans la lueur des feux des clairiéres .... 
 André Malraux















Une nuit sur le terrain "lapin " ( Mortrée )nuit du 21 au 22 Septembre 1943
Extrait   Archives Orne . Echec L' équipe  a quitté  le  terrain à 3 heures  L avion est passé à "3 Heures  45  Etaient présents Victor Chevreuil   chef de  terrain 
son équipe  Clouet  des perruches ,jean pierre alias joel ,ou Galilée 1 chef régional BOA  
 Brigitte Friang sa secrétaire ou " Galilée"



André Gros    alias Grandvallet ou " mon minet " 
Albert Terrier d Alençon alias "monsieur jules "
René Croiset de Mortagne alias " janvier "
Auguste Briand alias"petit maurice "

Récit  par  Brigitte Friang présente sur le terrain en attente de  l'avion anglais " regarde toi  qui meurs"  Paris Plon 1978

Brigitte friang secrétaire de Clouet des perruches
" Nous avions attendu  le lever du jour .Nous étions glaçés .mornes aussi .  L'opération avait raté .Au reste les équipes de réception craignaient ma présence comme la peste  il,me suffisait 
d 'apparaitre afin de participer à un parachutage et l'opération 'échouait   En place sur le terrain lapin depuis 11 heures du soir nous avions attendu l'avion anglais qui devait venir nous parachuter des armes La phrase était passée deux fois dans la  journée  à la BBC   Les opérations s effectuaient en période de lune dont la clarté était indispensable pour le repérage  des terrains par les avions et des containers par les receveurs
  Aussi nos plannings  s 'organisaient en lune,et nous appelions nous les gens de la lune trés contents de notre jeu de mots
 
Vers une heure  du matin  dans le ciel gris  de lune nous avions repéré un lointain bruit de moteur d avion .L'appareil semblait chercher .Nous avions allumé le balisage  c était un L formé de trois lampes torches  la lettre indiquait le sen du largage en fonction du vent et de la forme du terrain  dans le micro du s phone Jean François ( Clouet des Perruches )s 'était employé à attirer lavion dans le faisceau 
 de son appareil ...here france calling ,france calling   nous étions sortis du couvert des arbres ;la haute silhouette de Clouet se découpait dans le ciel .Cette voix qui eut pu être britannique tant l'accent était parfait,résonnait  étrangement dans le silence de la nuit normande,  l'immobilité des hommes et des choses que soulignait le bourdonnement vague de l'avion .Néanmoins dans les fourrés tout autour du terrain on eut pu entendre les coeurs battre 
battre d'émotion,D'espoir. 
Venu d' Angleterre pour larguer ses passagers et ses cylindres métalliques de matériel l'avion symbolisait la réussite d efforts de centaines d hommes et de femmes qui risquaient toutes les minutes leur vie pour cela des parachutes se balançant dans le clair de lune .Le triomphe sur l'occupant .Sur la mort...
Les coeurs battaient de tendresse aussi .Dans l'univers presque uniformément hostile ,toujours dangereux ,où nous vivions .Londres je l'ai dit représentait la maison ,le refuge 
De Londres nous parvenaient certes les ordres mais aussi tous les éléments  indispensables à notre survie c était la mére . et l,avion le cordon ombellical qui nous alimentait tant  moralement que matériellement 

Plus que les télégrammes transmis par les ondes impalpables , 
l'avion était la démonstration sensible que ,petits groupe d 'êtres isolés dans la nuit de l'occupation qui recouvrait l'Europe  nous constituions  un souci pour ceux  qui de Londres tiraient les ficelles de notre action 
Le bombardier aux flancs  bourrés  était l affirmation  que nous n'étions pas abandonnés dans notre monde d arrestations,de fusillades , de tortures   l'assurance  aussi que  les risques que nous  prenions nétaient pas vains que nous étions bien des rouages de l'énorme machine de résistance dont le cerveau moteur siégeait au delà de la mort quotidienne et obsédante
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Le bruit des moteurs s 'était rapproché   la masse noire s 'était profilée  dans le ciel gris   nous avions  rallumé les lampes ,passé en morse la lettre de reconnaissance du terrain   l'avion était là  ça y était   Nous avions tous tremblé de joie



L'appareil s  était éloigné il ne nous avait pas encore repéré    peut être était il gêné par  la luminosité de la lune pour distinguer nos maigres torches   .IL allait revenir

C 'était déjà arrivé qu un avion ne vint pas au rendez vous   . Mauvais temps sur les côtes anglaises  . Touché par la flak en pénétrant sur le territoire français  . Ou abattu.Mais de l'avoir vu à le palper   c 'était bien plus pénible !
Pourtant ce qui était plus pénible encore c 'était l'impression de solitude ,
d 'abandon   la solitude
 s appesantissait toujours à la fin d'une opération même réussie   
les hommes se retrouvaient livré à eux même confrontés avec  la réalité _  la Gestapo_dans la nuit  vide une fois le messager de Londres disparu
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La  brume lentement  nous avait enveloppés .C était la lune de Novembre


Extrait du Récit  de  Brigitte Friang présente sur le terrain en attente de  l'avion anglais " regarde toi  qui meurs" 







jeudi 14 mai 2015

le crash d un B17 et le tombeau de napoléon

The golden dome - Paris, Ile-de-France







Le crash d'un B17 et…. Le tombeau de Napoléon

Extrait de l'ouvrage de Hugh Verity  "We landed by moonlight " 
Hugh Verity ami de la famille avait identifié les noms de 
l équipage du withley abattu à sees "la potence"
Il  témoigne
«  Bien que  cette information sorte du  programme ,cela vous amusera d apprendre que l 'aviateur ramassé par Primrose  ( 18  19 Octobre )   1943 s'appelait Joseph Cornwall qu il s 'était caché quelque temps dans  le dôme de la " chapelle  des invalides" à Paris

«  Cette  histoire assure Hugh Verity(nota ) m' a été racontée hier par la veuve du   gardien des invalides MmeMorin ( je suppose  aprés la libération )

 Mme Morin et sa fille ,  revenues  d'un camp de concentration vivent encore aux invalides où elles ont caché prés  de 60 aviateurs, évidemment pas tous à la  fois   Elle déclare, à juste titre que la fouille du dôme est une tâche impossible Bien qu'ayant  été  arrêtées  elles sont encore en possession de leurs documents ;;;et des photos de leurs hôtes ,tous leurs papiers ayant été conservés  Elles  ont même quelques photos plutôt drôles prises du sommet du dôme mais se  plaignent de l'habitude déplorable des aviateurs de jeter du gravier ou des pierres sur la tête des  allemands   
Mme Morin parle d un américain  qui "  disparut  "   des invalides aprés avoir détecté  l  endroit où elle  gardait la clé de la grille principale
 Quand  la  famille s'éveilla  elle s inquiéta en découvrant que son hôte avait disparu .Un peu plus tard il se présenta avec une "fille de joie patriote "qui expliqua «   comme il me quittait ce matin j'ai compris qu il s'était perdu et bien qu'il ne parlait pas français j ai cru comprendre qu'il habitait avec ...Napoléon "
 je l'ai alors ramené de Montparnasse et.... le voici « 
Une histoire  peu convenable  mais je gage quelle vous divertira "
Hugh Verity

Récemment  en ce qui me concerne   je prenais  connaissance du  rapport 
d évasion de joseph  Cornwall ( nom  cité par Hugh  Verity )qui nous raconte dans son témoignage  comment  il fut abattu et  l'un des  rares  survivants du crash
 On trouve sa  présence dans le livre document de Hugh Verity où il fut  rapatrié le17  18octobre 1943 sur Lysander  à Cottainville ( nord d 'Orléans )dans le cadre d une "opération primrose" avec deux autres passagers
Tombeau de  Napoléon 



extraits résumés du discours de Lionel jospin premier ministre
"Réunis à l'Hôtel des Invalides, où se reflètent tant de pages de l'histoire de la France, chacun de nous ressent une émotion particulière à l'inauguration de la plaque en hommage à Georges Morin , désormais apposée sur un des murs des locaux rénovés de l'Office National des Anciens Combattants. 
Monsieur le Fonctionnaire de l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, Georges Morin travaillait ici. Il y vivait également, avec sa famille, dans un pavillon aujourd'hui disparu. Vétéran et victime de la Première Guerre mondiale -il fut blessé aux yeux-, il est distingué pour son courage par une médaille militaire et par la Croix de guerre. Au lendemain de " l'étrange défaite ", il refuse la honte de la capitulation et s'engage, dès novembre 1941, dans le réseau " Action Vengeance de la France Combattante ". Agent de renseignements, il réceptionne des postes de radio clandestins, distribue la presse résistante, assure la cache et le transport d'armes. Il place cet Hôtel des Invalides au centre d'une filière d'évasion de jeunes aviateurs anglais, américains et canadiens. Plus de cent trente aviateurs sauvés par les Résistants, après que leur appareil eut été abattu dans le ciel de France, ont ainsi été hébergés ici même, entre 1942 et 1944, avant d'être rapatriés vers l'Angleterre, par l'Espagne ou la Bretagne, munis de faux papiers.
Le Lysander 
Pour Georges Morin , pour son épouse -affectueusement surnommée " Mammy Rabbit " par les aviateurs qu'elle cachait- et pour vous-même, Madame, qui êtes sa fille, chaque jour rapprochait notre pays de la Libération. Pourtant cette libération tant attendue, Georges Morin ne la verra pas. Le 5 juillet 1944, moins de deux mois avant l'insurrection du Comité Parisien de Libération et l'entrée de la 2ème Division blindée dans Paris, vous êtes tous les trois arrêtés par la Gestapo. Torturé, Georges Morin est déporté à Buchenwald puis à Dora-Ellrich où il meurt le 26 décembre 1944. Denise Morin, votre mère, et vous-même êtes déportées à Ravensbrück d'où vous êtes, toutes deux, revenues."



Nota ;Hugh Verity l'un des pilotes les plus rompus à ces vols  risqués de nuit entre la Grande Bretagne et la France; En fin de soirée ,sans moyens de navigations complexes ,au dessus des zones ennemies ,sans lumiére a bord ,les atterrissages clandestins avaient lieu sur les champs noyés  de brume éclairés ,par une lune plus ou moins brillante
Le rôle des pilotes consistait à déposer en terre ennemie des dossiers secrets ou a y  recueillir des agents  , indispensables sources de renseignements pour les états  - majors alliés De nombreuses personnalités liées à la résistance  et des aviateurs abattus  en métropole furent conduits ainsi vers la Grande Bretagne dernier bastion de l'Europe occupée .Ce fut  les cas de joseph  Cornwall parmi tant d autres ....



Comment Cornwall est il parvenu aux invalides ?
Je fais reference  au site de l’afees pour reconstituer  l’histoire simplifiée  de son évasion  . ;

Cornwall fut donc l’un des rescapés  du crash de son B17  abattu dans la région d Evreux le 14 juillet 1943  et en mission sur le Bourget

Le bombardier est alors attaqué par une nuée de chasseurs allemands stationnés à la base d 'Evreux

le B 17 ou forteresse  volante
Blessé  il saute à proximité d un bois et lors de son évasion et sa rencontre fortuite avec une jeune fille prête à tout pour l aider  il est pris en charge par un réseau de résistance qui le conduit clandestinement aux invalides où la famille Morin exerce  là son activité clandestine d 'aide aux aviateurs alliés évadés



Trois mois passent .. et après un contact clandestin avec Londres il est pris en charge par un Lysander piloté par Hugh verity chef de l'escadrille a qui il confie son odyssée et les détails de  son séjour aux invalides  aidé et protégé  par la famille Morin